Ce qu’il y a de bien avec la franchise Mission Impossible c’est que chaque réalisateur qui y bosse peu y apporter son style personnel au sein même d’un récit ultra codé. Brian De Palma restait fidele à la série d’origine en orchestrant un vrai film d’espionnage, John Woo faisait de Ethan Hunt une action star sur-vitaminé dans un second opus pensé comme un gros film d’action bourrin, quand à J.J Abrahams son expérience télé rendait le troisième volet certes moins cinématographique mais plus dynamique, gorgé de rebondissement et aux personnages plus humains. De ce faite, on peut aisément dire que la saga MI est plus concentrée sur la réalisation qu’autre chose. Alors comment ne pas baver d’impatiente à l’annonce au manettes de ce quatrième opus de Brad Bird, émule de l’école Pixar et génial réalisateur des ses 3 chefs d’œuvres que sont le géant de fer, Ratatouille et surtout des indestructibles, véritable déclaration d’amour au cinoche de genre et relecture intelligente du mythe des supers héros. Seule la crainte de voir Tom Cruise, producteur tyrannique en mal de succès, qui avait déjà sérieusement ruiné un deuxième épisode calamiteux en virant le réalisateur, pouvait amoindrir notre enthousiasme. Mais rassurez vous il n’en est rien Brad Bird, pour son premier film live vient de prouver qu’il était bien plus malin que l’on croyait. Inscrivant, en apparence, son film dans la droite ligné des précédents, où tous les passages obligés du genre son présent, Brad Bird dynamite constamment ses passage clef et nos attentes par la même occasion par une seule idée qui traverse tout le film : faire que rien ne marche. Les appareils hight technologie tombe en rade dès que les héros en on besoin, l’équipe est lâcher par ses supérieurs et se retrouve donc sans soutient livrer à eux même, les personnages sont constamment flippés ou largué par les événements Tom Cruise en tête… Cette idée, en apparence anodine, permet néanmoins de rendre l’action plus spectaculaire, les personnages plus touchant et le film plus drôle. Drôle mais aussi plus sombre, l’esprit de vengeance consume l’un des personnages principal au point de mettre en péril la mission. Une mission, qui pour une fois porte bien sont nom : impossible. Si la star continue toujours a faire elle-même ses cascades, que les gadgets même foireux sont toujours présent et que le coté carte postale en voyageant autour du monde est de mise. Mission impossible 4 procure tout de même l’effet de voir, pour la première fois, un VRAI Mission Impossible ; au personnage diablement humain aux fêlures douloureuse et à la foie vacillante. Si la mise en scène à proprement parlé n’ai pas aussi inventive que l’on aurait pus l’espérer, le montage et ce qui ce passe dans les cadres est tout bonnement bluffant. Les scènes d’action chorégraphier avec soin, dynamite ce qui a été fais avant par l’apport de l’humour, d’idée surprenantes (la tempête de sable à Dubaï) et de la gestion de l’espace scénique qui ferait presque penser, par moment, à du Chaplin (la baston final). Film d’espionnage old school dans le sens noble du terme, MI4 est avant tout jouissif de bout en bout, audacieux, parfaitement maitrisé et où l’émotion est bien présente grâce à un scénario plus porté sur l’humain que sur l’action. Pour son premier passage live Brad Bird comble toute nos attentes, et ce, dès le générique d’ouverture, vibrant hommage à la série d’origine et bien plus encore car en filigrane, le réalisateur, comme dans ses précédent film autopsie le genre qu’il investit en lui apportant une dimension contemporaine. A se sujet MI4 se pose comme la réponse à une problématique actuel : dans un monde en plein chaos où plus rien ne marche nous ne pouvons conter que sur l’humain ce que dit en substance Ethan Hunt lors d’un final intimiste qui clôt parfaitement le film et annonce une suite bien plus sombre encore. Alors autant dire que quand un gros blockbuster humble, intelligent, jouissif, méga fun, spectaculaire, drôle, émouvant et qui en plus donne a réfléchir sur notre monde en moderne débarque pour 2h de pur bonheur cinématographique on cesse toute activité, on pose son cul sur son fauteuil et on ouvre grand les yeux et les oreilles.