Arf ! Je sais ce que certains se diront en lisant cette critique qui fait partie des bien rares à oser mettre une note peu flatteuse à ce gentil "Ce n’est qu’un début". Alors bien sûr, je n'ai pas été insensible à ces gentils petits bouts de choux qu'on a envie de bécoter à tout bout de champs tellement qu'ils sont tout mimis tout plein... De même, comme beaucoup je n'ai pu m'empêcher de sourire et de rires à certaines de leurs remarques touchantes de simplicité. Mais bon... Une fois passé le message qui consiste à dire qu'on peut apprendre à philosopher très jeune et que cela peut changer beaucoup de choses, ce "Ce n’est qu’un début" n'a pas grand-chose de plus à nous offrir, sinon quelques perles de vocabulaire de la part de gentils petits gamins. Alors oui, ça va dix minutes, mais au bout d'une heure et demie je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir l'impression que le réalisateur passait à côté de quelque chose à force de ne se focaliser tout le temps sur la simple retranscription de la parole d'enfant. Alors sinon, c'est sûr, elle est bien commode et elle est à la mode cette façon très épurée et « documentarisante » de filmer, mais au final elle se contente juste d'effleurer là où on aurait pu approfondir davantage. Ce n'est pas un vieux plan fixe d’une gare moisie et l'image d'une vitre mal lavée qui vont donner de la profondeur à un film dont le sujet l'aurait mérité. Et donc au final, ce "Ce n’est qu’un début" ne fait que nous offrir un spectacle au fond très basique (pour ne pas dire effroyablement pauvre) parce que, comme beaucoup d'autres ces temps-ci, il se contente juste de rester caché derrière l'audace et la créativité de son sujet pour se dispenser d'être lui-même audacieux et créatif dans sa façon de le porter à l'écran. C'est bien dommage...
Film-documentaire essentiel et émouvant qui montre avec finesse l'évolution de Petits, adorables de naturel, dans un atelier de philosophie en maternelle. Grâce à 'intelligence de Pascaline leur maîtresse, ils ont développé dans le temps la pensée, la réflexion et l'expression sur des concepts abordés en fonction de leur vécu. Plus qu'un documentaire, ce film apporte donc une évidence : la construction de l'individu passe aussi par la mise en place d'ateliers semblables dès la maternelle, en relation avec les Parents, et surtout par une évolution pérenne tout au long de la scolarité, afin que cela ne reste pas "qu'un début". La très belle bande musicale contribue à la poésie de cet évènement original, exemple de vivre ensemble et de démocratie dont on a vraiment besoin. A voir, revoir et méditer.
Un des grands mérites de ce film est de montrer le rôle essentiel que jouent l'école maternelle et ses instit's dans l'apprentissage de la vie en société. Un document à offrir à certains messieurs du Ministère qui n'y voient apparemment qu'une garderie où on change les couches et surveille la sieste (cf les paroles pleines de condescendance de M Darcos, rappelées en bande son) ! Bravo à l'instit' Pascaline qui accompagne tout en finesse la parole des enfants. Je me suis sentie parfois un peu mal à l'aise à l'idée que cet exercice de philo ne tourne au voyeurisme de l'intimité familiale de ces enfants, dont on devine que certains ne voient déjà pas trop la vie en rose. A part la séquence du Nutella (je ne suis pas sûre que la future jeune fille appréciera d'avoir fait rire à ses dépens quand elle reverra le film dans quelques années), les moments sélectionnés sont parfois drôles, souvent émouvants et toujours filmés avec intelligence.
Le projet pédagogique mis en place est ambitieux mais il fonctionne. Le film fait le choix de se centrer sur les enfants et leur réflexion plus que sur l'enseignante et la mise en place de ces activités. Ce documentaire cherche à capter l'enfance plutôt que de présenter le projet dans ses moindres détails.
Ce n'est qu'un début voir des enfants s'exprimer sur la vie est toujours intéressant mais d'un point de vue éducatif aucun intérêt car livrés à eux même où la plupart les adultes n'ont pas les réponses...
Quel film gnan-gnan, gâteux, et même un peu terrifiant. Dans ce genre de "pédagogie", les adultes manipulent des petites poupées (les élèves) en se regardant dans un miroir gratifiant ("avec moi les enfants sont philosophes"). Les adultes se comportent donc comme des enfants. Les enfants, eux, doivent être des adultes (des philosophes).
Ce retournement des valeurs a quelque chose de monstrueux et illustre le désastre de l'enseignement en France. Les élèves ne savent plus écouter ni se taire ; et ce film les encourage à s'exprimer encore et encore, dès le premier âge.
Nous sommes bien sûr censés nous extasier devant ces "cacas philosophiques" (oh le beau caca !).
Bien sûr, tous les gogos trouvent ça génial, nouveau, moderne, iconoclaste, etc.
L'horreur pédagogique est là, dans toute sa splendeur. J'espère qu'on verra ce qu'ils sont devenus, dans 15 ans, nos philosophes en herbe. Et là on rira bien (ou en pleurera, au choix).
Platon se demandait s'il fallait que les philosophes soient rois ou que les rois soient philosophes.
Notre époque, qui ne lit guère les philosophes, affirme en revanche que les enfants sont philosophes... Quelle honte.
Documentaire absolument exceptionnel autour de l'enfance - poignant, touchant, drôle, illustrant bien que la vérité sort de la bouche des enfants. Courrez-y avant qu'il ne soit trop tard!!
Assez sceptique à propos de ce documentaire. D'une part, le mot "philosophie" est à mon avis abusif. D'autre part, le mot "cinéma" à propos du film l'est tout autant. Enfin, les déclarations des enfants ne sont pas toujours très très encourageantes : leur opinion de l'homosexualité, par exemple... Cela dit, le principe n'est pas idiot : faire réfléchir les enfants, les faire débattre dans le respect les uns des autres, ça ne peut être que positif. Mais ce film n'est définitivement pas du cinéma, comme le montrent les transitions absolument ridicules (plan fixe de 30 secondes sur une gare de banlieue : what's the fuck ?) ; qui plus est, une diffusion à la TV, ne serait-ce que sur Arte, lui aurait donné un impact bien plus grand, et aurait touché beaucoup plus de monde que les quelques milliers de curieux qui vont se déplacer dans les salles obscures...
Dix euros pour un film pédagogique, insignifiant du point de vue cinématographique, c'est un peu cher non ? Mais peut-être que vingt films sortants en salles chaque semaine ce n'est pas assez alors pourquoi pas diffuser en salles Derrick et Julie Lescaut ? Sur le fond, c'est long et laborieux. On sent bien qu'il faut tirer les vers du nez à ces pauvres enfants... D'ailleurs la moitié des enfants qui sont sur l'affiche ne participent pas au débat et ne semblent pas comprendre ce qu'on leur inflige...
Le film est magnifique. Il pose une question essentielle des fondements de l'éducation à l'école primaire : la capacité à réfléchir, à dialoguer, à échanger. Ce n'est pas vraiment dans l'air du temps....... Loin du passéisme de "êtr et avoir", on a un documentaire qui deviendra un grand film, ça n'est pas si fréquent.
Moins frais que "Etre et avoir" mais sans doute plus intelligent. Ce film peut permettre de voir les enfants différemment. Et oui dès le plus jeune age ils pensent, ils comprennent, ils subissent... Pour les parents ou qui aime les enfants : n'hésitez pas !!!
ce documentaire est tout simplement magnifique! J'ai été complètement séduite par ces petits philosophes en herbe qui parlent de l'Amour, de la Mort, de choses légères et graves avec leurs mots à eux. Leurs propos sont d'une incroyable justesse et d'une grande clairvoyance. On rit beaucoup également avec eux. J'espère que cette expérience sera reproduite dans toutes les écoles du monde, car elle apporte un regard nouveau sur l'Education.
Ce film apporte énormément pour pleins de raisons : 1/ des répliques cultes et drôles 2/ apporte une réflexion sur le dialogue, le débat, le respect entre autre sans être moralisateur 3/ donne une vision optimiste de l'avenir avec ces enfants (et donc des nôtres) et sur les possibilités de leur éducation 4/ On sort de la salle avec la pêche, le sourire (et ça fait pas de mal en ce moment... !)
Liebskind ne joue plus d'anglaise classique. Il va transformer. Et tu te retrouveras devant la variante Tartakover du Gambit Dame. Sa défense favorite.
Je ne suis pas du tout d'accord avec Cinephille dont la critique sent l'aigreur à plein nez. Ce film m'a bouleversée car j'y ai vu de l'espoir. Je ne suis pas prof, je ne suis pas mère, mais je ne comprends pas que l'on puisse rester insensible à la lucidité de ces enfants qui nous montre à quel point ils ont soif de démocratie. Je trouve formidable de passer une heure et demi à observer des petits êtres qui n'ont pas encore été broyés par le système. La critique de cinéphille me reprend un peu de cet espoir. Elle vole en tout cas bien moins haut que les ateliers découverts dans le film. Aucune importance: je m'achèterai le DVD!