Malgré quelques longueurs, ce film policier / post western oscille entre mélodrame et polar, remarquablement mis en scène. Pas transcendant ni incontournable, mais à voir pour son scénario intelligent et son casting.
D'une belle densité réflexive et émotionnelle, ce drame, à travers l'enquête d'un shérif sur la possible implication de son propre père dans un meurtre juste découvert, s'intéresse aux relations filiales, au poids du passé, à la transmission, autant qu'à la coexistence de différentes ethnies, à l'intégration sociale, à l'identité individuelle par ses choix narratifs et en évitant habilement le didactisme dialogué. Porté par un impeccable casting ainsi qu'une réalisation habile (notamment par la fluidité dans le passage aux analepses), ce récit prend son temps pour équilibrer ses enjeux ainsi que l'importance donnée à chaque protagoniste, jusque dans la touchante romance (sensuelle scène de slow). Maîtrisé, intéressant, prenant.
John Sayles est moins bon réalisateur que scénariste, mais bon dieu quel scénariste ! Avec ce film romanesque, il fait vivre sa terrible histoire texane à travers une communauté de personnages tous précisément croqués à peu de traits et avec un sacré sens de la formule. Un peu invisibilisé par un âge d'or du cinéma indépendant américain qui le fait rivaliser avec les frères Coen, Lone Star était un irréductible de ma watshlist et un film qu'il fait bon de revoir en ces temps d'Amérique troublée.
Très bonne idée de John Sayles cette enquête sur un corps retrouvé 40 ans plus tard. Bon casting, bon scénario et bonne réalisation en particulier le montage tout en finesse pour insérer les séquences passées. Ca vaut le coup d'oeil...
Le film reussit brillamment a poser une reflexion sur la memoire, l'histoire et les souvenir en alliant une forme brillante (les transition present-flashs backs) avec un scenario profond. Sans oublier une distribution parfaite.
Excellente surprise avec ce film mésestimé de John Sayles de 1996. Le grand mérite de l’œuvre est d'explorer sans jamais se disperser plusieurs pistes de scénario, et de parcourir ainsi de nombreux genres : western, polar, drame, documentaire, romance, film choral... Cela ne fonctionnerait pas sans la présence de grands comédiens : Chris Cooper, Kris Kristofferson au charisme énorme et la charmante Elizabeth Pena entre autres. Ajoutons à cela une certaine habilité de mise en scène lors des flash back. Ce film donne vraiment envie de découvrir le reste de la filmographie de son réalisateur...
Un excellent film policier calme et posé qui vaut davantage pour la qualité de son scénario et pour la richesse de ses personnages et la complexité des liens les unissant que pour sa mise en scène où les quelques flashbacks sont insérés sans génie. Chris Cooper et Kris Kristofferson livrent chacun une solide prestation monolithique.
Entre western, drame et reflexion, Lone star est une réussite grâce à la presence de kris Kristofferson parfait en shérif corrompu et violent, le rythme est assez lent mais cela ajoute plus de réalisme et fonctionne parfaitement.
Lone star est un film indépendant américain réalisé en 1996 avec l'ancienne star des 70(s), j'ai nommé: Kris Kristofersson terriblement terrifiant dans son rôle de sherif tortionnaire. Mais je crois bien que se soit un des seuls aspect positif de ce film avec la trés belle Elizhabeth Pena. Déjà, le film tire en longueur et l'intrigue croule sous des dialogues lourds de sens historiques. Le film est un trés long cour d'histoire sur la frontière Texas/Mexique. Donc, comme je le disai, cela peut-être bien rendue mais malheuresement le cinéaste a voulue en faire des tonnes pour nous faire comprendre les relations qu'entretenaient les Indiens, les Afros, les Latinos ect... entres-eux. Mise à part E.Pena et K.Kristofersson, on frise par moment le pathétique. Il faut dire aussi que les dialogues sont pas trés fin. Je pense que la véritable déception vient du fait que malgré le statue d'indépendant revendiqué fièrement, "Lone Star" n'échappe pas à des formatages mielleux rendues encore plus ridicule par une réalisation soignée. Je veux dire par là que l'image est travaillé, les mouvements de caméras trés lents et bien cadrés provoquent des scènes de mélos classique en gros clichés vulgaires. Je retiendrai seulement les raccords dans le temps qui sont fait avec inventivités en 1 plan, mais si vous pouvez éviter...
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3,5
Publiée le 14 février 2021
Dans Lone Star un crâne est trouvé dans une partie isolée d'un comté frontalier du Texas qui commence une enquête par le shérif local qui doit déverrouiller un placard plein de squelettes pour résoudre le mystère. Lone Star est un film à ne pas manquer. Il présente de solides performances sans la puissance habituelle d'une superproduction, une histoire captivante, une sensation réelle et un montage magistral qui permet de présenter sans faille les nombreux flashbacks nécessaires pour raconter l'histoire. Vous trouverez peu d'émotion ou de raisons d'être ému dans ce film contemporain qui se termine par un coup de pied. Il vaut la peine d'être regardé par n'importe qui suffisamment mature pour le sujet...
Avec « Lonestar », John Sayles proposait en 1996 avec ce western moderne une plongée dans la société américaine du Texas, à travers la vie d’une bourgade proche de la frontière mexicaine. Cette petite vile est le symbole d’une Amérique multiethnique où les blancs, les afro-américains, les hispaniques et les descendants des indiens doivent cohabiter dans un pays érigé dans la violence et dans lequel les tensions entre communautés sont toujours vives. L’histoire est basée sur la découverte d’un squelette dans le désert qui ramène Sam, le shérif du comté en charge de l’enquête, à un crime commis 37 ans auparavant, celui de Charlie Wade, shérif corrompu et sadique. Ses investigations auprès des habitants font resurgir le passé et vont entrainer Sam dans une quête identitaire en le menant sur les traces de son propre père. L’enquête criminelle suite à la découverte du cadavre n’est pas véritablement le thème central mais sert de fil conducteur à l’intrigue afin d’approfondir la connaissance des différents protagonistes du récit et de mieux exposer leur histoire respective au sein de cette petite ville du Texas. Le scénario est bien construit et habile avec des personnages forts aux destins imbriqués. Sur des dialogues bien écrits, le réalisateur John Sayles prend le temps de développer son histoire, ce qui permet à chaque personnage d’exister. A travers cette introspection, le réalisateur aborde des thèmes tels que le racisme, l’immigration clandestine des mexicains ou le poids de l’héritage du passé. La distribution est très homogène avec de très bonnes prestations de Chris Cooper, Kris Kristofferson en flic brutal et raciste, Matthew Mc Conaughey et Elizabeth Pena. La mise en scène adopte un rythme assez lent, parfois langoureux, et joue plus sur la psychologie des personnages que sur le suspense inhérent à une enquête criminelle. Le réalisateur utilise judicieusement des flashbacks en reliant les deux époques dans un plan continu, permettant ainsi de mettre en lumière les évènements qui se sont déroulés 37 ans plus tôt. Le film bénéficie également d’une belle photographie signée Stuart Dryburgh. Ce film de John Sayles, injustement méconnu, possède de nombreux attraits, autant par son message que par sa construction, et mérite à ce titre d’être redécouvert.
Vu un peu par hasard, qui fait parfois bien les choses. Ce film est superbement réalisé, avec son rythme un peu lent comme un cowboy qui guide son troupeau. Une myriade de personnages gravitent dans une ville frontalière du Texas, avec ses différentes communautés (hispanique, noire et blanche). La découverte d'un squelette va faire ressurgir le passé, entre mémoire et légende. Chacun aura l'occasion de relire l'histoire selon son point de vue. La distribution est plutôt excellente, les rôles bien écrits aidant bien les acteurs. La narration se fait entre le présent et le passé, passant de manière très fluide de l'un à l'autre, sans autre effet que le mouvement de la caméra. A découvrir !