Voilà ce que j'appelle un chef d'oeuvre à la dardenne : 1 h30 qui parait le double tellement on s'amuse, acteurs réquisitionnés dans la rue, minimalisme atroce. Je précise que j'ai apprécié " le fils" si si, beaucoup moins rosetta et l'enfant .
Si Igor, 16 ans, essaie tant bien que mal de se frayer un chemin professionnel "légal" dans la société, il est très vite rattrapé par les illégalités de son père qui l'emploie à manager des immigrés en difficulté en leur faisant rénover de l'immobilier au noir. Jusqu'au jour où l'un d'eux se tue en tombant d'un échafaudage, et demande avant de mourir à Igor de bien s'occuper de sa famille. Jérémie Rénier s'en tire à merveille en fils exploité par un père excécrable (Olivier Gourmet impeccable) dont les actes et pensées vont très vite choquer le fiston, en pleine phase de transformation évolutive : l'inéluctable clash père/fils. De part cette caméra déambulatrice, cadrée serrée, qui saisit es comportements, les impressions de chacun, les frères Dardenne s'imposent. Sobre, touchant, déjà génial!
Un film à voir absolument et à montrer dans les écoles. Les acteurs sont excellents et les frères Dardenne film les personnes en difficultés (social, relationelle) d'une façon trés juste et touchante.
J'ai vu l'Enfant et la Promesse et je ne cacherai pas avoir légérement préféré La promesse, mais ce sont tous les deux de grands films, du bon cinéma intelligent et un style bien particulier, mais il y a ce petit plus d'action qui pousse à préférer La promesse.