Ça démarrait pourtant si bien... Un tueur en série (c'est l'acteur qui joue le gardien de musée du film Bean, pour l'anecdote : on a les réf qu'on mérite) qui démembre ses victimes est attrapé par la police ("Déjà ? Et l'intrigue, l'enquête, la cavale, alors ?"... Maniac Trasher n'est pas ce film-là), placé à l'interrogatoire dans un hôpital psychiatrique, et c'est là que tout dérape. Un mentaliste se croit plus malin que la psychologue qui avait commencé le questionnaire, et se fait berner par le tueur, ce qui conduit à son évasion (mais pas trop loin : l'hôpital est bouclé, il devra se contenter de courir dans les couloirs blancs et labyrinthiques de l'hosto), tuant tout ce qui bouge sur son passage. La pauvre psy est alors obligée de faire alliance avec un patient (pas franchement zinzin... On ne connaît pas son dossier, mais il semble n'avoir rien à faire là, ce pauvre gus) pour essayer de prévenir la police à l'extérieur (comme la brigade à l'intérieur apprend la couleur de leurs viscères...) et empêcher le tueur de prendre les clés du bâtiment pour s'enfuir. Le synopsis de Maniac Trasher est, on se l'avoue, très bon candidat pour un film d'action de série B généreux en action, en rebondissements, en galères pour trouver une solution à cette situation, et la déception n'en est que plus grande quand on découvre qu'il est un film fainéant. Une fois la première demi-heure passée, il ne se passe plus rien, les personnages déambulent dans les couloirs, parlent au talkie-walkie, ne se croisent jamais, passent de pièce en pièce et évitent plutôt soigneusement de jouer à Docteur Maboule avec les patients (on pensait que les dingos seraient de la partie : raté, on n'en voit aucun, à part le faux-fou qui n'a pas l'air une seule seconde pathologiquement atteint). Grave déception, on s'ennuie ferme, et l'on rouvre un œil dans le final qui s'accorde
une course-poursuite courte, mais qui casse des murs en placo (ça, on aime toujours), et résout finalement le problème avec un bon vieux coup de fusil dans la tronche (ça aussi, on aime toujours, c'est radical).
Dommage que seules les trente premières et les dix dernières minutes essaient de dynamiser le récit, la visite de l'hosto la moitié du film n'est pas intéressante. Pas si fou qu'on l'espérait.