Ce bon vieux David DeCoteau, ça faisait longtemps que je n’avais pas chroniqué un de ses films. Etreinte mortelle s’inscrit dans le registre des thrillers érotiques, et ce film ouvre un peu la mode car en 1989 ce n’était pas très fréquent. Malheureusement être le premier ne signifie pas être réussi ! Déjà le film dure 80 mn et s’ouvre sur un générique de 5 mn, donc ça fait peur ! En fait Etreinte mortelle développe une histoire d’adultère potentiellement intéressante. Il y avait de quoi faire une sorte de giallo érotique un peu pervers, ou un truc cronenbergien à base d’obsessions étranges, mais c’est DeCoteau aux commandes et donc vous n’aurez que des esquisses d’un scénario qui alterne peu ou prou entre des scènes de fesses soft et des conversations téléphoniques. En effet, Jan-Michael Vincent a sûrement tourné 90 pct de ses rares scènes en 2 heures et hors pateau, et donc sa présence se résume essentiellement à des appels téléphoniques ! Pas seulement lui d’ailleurs car c’est aussi le cas de la petite amie du héros qui n’est pas là durant la moitié du métrage ! Bref, le scénario au potentiel intéressant n’est pas du tout exploité et on se retrouve avec un film mou qui se termine de façon grotesque. On pourra heureusement se rabattre un peu sur les scènes de fesses, DeCoteau ne semblant s’intéresser qu’à cette partie de son récit ! Malheureusement même là c’est assez médiocre, avec des sortes d’inserts métaphysiques ridicules ! On reconnaîtra la patte DeCoteau à sa manière de filmer Ken Abraham, car DeCoteau a un faible pour les garçons ! Il a d’ailleurs mis de ses obsessions dans le film ! Ken Abraham qui n’est malheureusement pas un génie de l’acting, et qui de surcroît ressemble plus à un homme de main mexicain un peu bourru et bourrin qu’à un modèle de séduction (ce n’est que mon avis mais bon). Heureusement, côté casting féminin on pourra se rattraper avec un casting d’habituées du genre érotique. En tête Linnea Quigley, mais le gros rôle revient surtout à Ty Randolph, une actrice assez charismatique aux faux airs de Sabrina Salerno que j’ai plutôt trouvé pas mal dans son rôle, peut-être la meilleure du lot même si elle n’évite pas le surjeu. Pour le reste, le film est ultra fauché avec des décors minimalistes, une photo sans relief, une bande son en trois notes de synthé, bref, rien à relever de ce côté-là. En conclusion, un thriller érotique tout à fait dispensable, quoique pour le coup j’ai trouvé quand même que la générosité en scènes de fesses permet de supporter l’ensemble sans trop souffrir. C’est court, plutôt drôle par moment, jamais effrayant ou tendu en tout cas.
C’est à la vision de ce type de film que l’on comprend que tout à chacun ne peut pas devenir metteur en scène ou a cteur. Il faut vraiment du courage pour aller jusqu’au bout de ce tout petit thriller qui hésite en permanence à basculer franchement dans le genre érotique. Tout est de seconde zone, des acteurs (hormis Ty Randolph qui mieux utilisée pourrait peut-être faire passer quelques sentiments) à la musique en passant par le montage et les images. Rien à sauver c’est sûr même si on se prend à sourire devant tant de maladresse naïve. On se dit souvent que soi-même on n’aurait pas fait pire. Jan-Michael Vincent le héros de "Supercopter" ne sauve en rien l'affaire, parvenant à se hisser ici au niveau du pire. C’est dire !
J'ai tellement de bons films à voir que je me promets de regarder toujours en premier ce qui me semble être mauvais, nul, dur à aller au bout ... Et c'est le cas pour ce (film) téléfilm là !
J'ai bien choisi et je ne regrette pas de l'avoir visionné. Tout est mauvais en passant par le jeu des acteurs, l'histoire etc,
même la scène d'amour entre le jeune jardinier et la maîtresse de maison m'a été pénible à voir, tellement elle traînait en longueur et la musique donne pas envie en plus !...c'est vous dire)