Documenteur
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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2013
Un film sur une relation mère/fils. C'est davantage sur la vie du couple que le film se base. Doit être intéressant à voir pour les gens qui ont connu Los Angeles dans les années 80. Sinon plus je regarde Varda plus je pense que c'est Alain Resnais au féminin...
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2023
Dans cette « évocation » indiquée au générique, Agnès Varda dresse le portrait d’une femme en proie à la douleur de sa récente séparation. Il s’agit en fait d’une confidence intime (le seul accompagnant de cette femme est son fils, interprété par le propre fils de la cinéaste). Ce film court, d’à peine plus d’une heure est un film littéraire (et un peu pictural), genre « nouveau roman » et ce n’est pas, à mon avis, le point fort de la réalisatrice. Il restera de ce film au final anecdotique quelques images et des courtes séquences annonciatrices de bien meilleures œuvres ultérieures : les gros plans de visages très expressifs de personnes inconnues (Visages villages) ou les récupérations d’objets dans les poubelles (Les glaneurs et la glaneuse).
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2016
Un document témoignage qui rend tout de même triste et montre la réalité de l'immigration, que la différence culturelle est également importante dans la difficulté d'intégration. Les États-Unis ne sont pas un eldorado mais juste un pays comme les autre où il est souvent difficile de s'en sortir. Un portrait froid et franc qui laisse parfois pantois.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 776 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 1981, Documenteur accompagne Varda dans sa période californienne. Tourné dans la continuité de Mur Murs (son documentaire sur les fresques murales de Los Angeles), le film adopte le même territoire mais change de focale. Ici, la caméra ne scrute plus l’espace public coloré, mais l’intériorité assombrie d’une femme séparée, Émilie. Elle vit seule avec son fils Martin (joué par le véritable fils de Varda, Mathieu Demy). La voix off, celle de Varda, devient la matrice affective du film : un « je » qui se confond avec le personnage, avec le réel, avec la mise en scène.

Que cherche-t-il à dire ?
Documenteur est un film hanté par la porosité des formes : entre documentaire et fiction, entre autoportrait et récit délégué, entre la vérité des lieux et l’artifice du montage. Varda y met en scène l’exil, la solitude, le deuil affectif, mais aussi la possibilité fragile d’un récit intime.

Par quels moyens ?
Le titre lui-même (Documenteur) est un oxymore : documentaire + menteur. Le film assume son ambivalence : tourné dans des lieux réels, avec un enfant qui joue son propre rôle, mais porté par une fiction qui stylise et déplace. Varda explore la frontière entre le vrai et le raconté, entre la vie et sa mise en récit. Comme souvent chez elle, le cinéma n’est pas une captation neutre, mais une mise en jeu de la subjectivité.

La narration en voix off, assurée par Varda, ne se contente pas de commenter l’action. Elle dédouble Émilie, l’enveloppe, lui prête une conscience qui hésite entre l’intime et le poétique. La voix devient matière du film : tantôt confidente, tantôt distance critique.

L’appartement, les plages, les rues de Los Angeles sont filmés avec un sentiment de vacuité : cadres dépouillés, horizons désertés, plans étirés. La ville, pourtant saturée d’images dans Mur Murs, devient ici un désert affectif.

Émilie est monteuse dans le film, Sabine Mamou l’était dans la réalité. Varda inscrit le montage dans la diégèse pour signifier que le travail du cinéma et celui du deuil s’analysent de manière parallèle. La fiction se construit comme on reconstruit une vie après une rupture : par fragments, par morceaux raboutés.

Si Varda n’apparaît pas à l’écran, elle est partout : dans la voix, dans le choix de son fils, dans les décors de son exil californien. Le film devient un autoportrait par délégation. Cette mise à distance n’est pas une esquive, mais une manière de mettre en scène la vulnérabilité sans la figer en confession frontale.

Où me situer ?
Ce que j’admire dans Documenteur, c’est sa manière de traduire une expérience subjective en dispositif filmique. Je comprends qu’il ait pu paraître trop discret, trop mineur face aux fresques de Varda ; mais cette retenue, justement, fait sa force. Documenteur nous apprend que le cinéma peut être un murmure, et que ce murmure a une intensité égale à celle des cris.

Quelle lecture en tirer ?
Documenteur montre que l’exil et la solitude ne sont pas seulement des épreuves psychologiques mais aussi des conditions sociales. La ville étrangère, l’absence de réseaux de soutien, la précarité affective deviennent des déterminants visibles. Esthétiquement, Varda propose une radicalité discrète : filmer le banal avec une intensité telle qu’il révèle une vérité de l’existence.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 décembre 2023
En 1981, Agnès Varda signe une sorte de docu-fiction dans lequel elle filme des bribes de vie d’une française vivant seule avec son fils dans les quartiers défavorisés de Los Angeles. Il est difficile de percevoir la ligne directrice recherchée par la réalisatrice, d’autant plus que son habituelle mise en scène soignée laisse place à une photographie globalement hideuse. La démonstration de l’individu isolé dans une ville étrangère demeure bien dépouillée et sans envergure. Bref, à réserver aux inconditionnels de la cinéaste.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2024
« Documenteur » est un docu-fiction intellectuel et froid sur l’histoire d’une française et de son fils, expatriés dans les quartiers miséreux de Los Angeles après la séparation avec son mari. C’est tout à la fois un témoignage parlant de la vie difficile de ces ghettos et une forme d’introspection autour de la solitude et des souvenirs intimes (attention : images de nus pouvant choquées les puritains). Les plans-séquence sont longs et parfois répulsifs, à l’image de cette nouvelle vie, faite de débrouillardise et de petits boulots et le grain (liée à la mauvaise conservation du master d’origine) distille une nostalgie qui ne fait pas rêver. La voix off accentue un sentiment sombre et un quotidien désargenté. Le scénario n‘évolue pas et il se contente d’images sans véritable ligne conductrice. Quel message Agnès Varda voulait-elle faire passer ? Le mystère reste entier.
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 648 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2024
Documenteur est un film réalisé par Agnès Varda et sorti en 1981.
Rare sont les films qui portent aussi bien leur nom. Inspiré de sa propre rupture avec Jacques Demy, Agnès Varda suit le quotidien d'une femme quittée vivant seule avec son enfant. Le duo formé par Sabine Mamou et Mathieu Demy est criant de vérité, cette dernière faisant passer avec forme la palette d'émotion qui couvre son personnage tout le long du métrage. Les plans d'Agnès Varda, toujours très précis, sont à la limite de la photographie et de la peinture, donnant à l'ensemble une cohérence et une beauté certaine, les rues de Los Angeles étant particulièrement cinématographiques. Le tout est sublimé par la voix de Delphine Seyrig lisant un texte fort inspiré et par la musique de Georges Delerue (jouée au piano par Michel Colombier). Le seul vrai reproche pouvant être fait à ce film est sa longueur (à peine une heure) qui tend à laisser le spectateur sur sa faim (un quart d'heure de plus n'aurait pas été déplaisant).
Un film de Varda qui filme le quotidien d'une femme dans sa banalité des grands sentiments, un très beau film.
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2023
Il y a dans ce film un côté expérimental intéressant et une construction du récit qui m'a beaucoup fait pensé au Nouveau Roman. C'est descriptif et répétitif. Une genre de collage, de souvenirs, d'impressions. Un petit côté Guy Gilles mais en moins réussi. J'ai beaucoup aimé le début avec la voix off, et tout le discours sur le langage, les mots. Et puis la suite m'a moins convaincue. J'ai apprécié le côté documentaire sur Los Angeles, le logement, les fresques murales, la plage, la pêche, la relation de l'enfant à sa mère. Certaines scènes sont intéressantes et puis d'autres beaucoup moins. J'avoue que sur la fin je me suis un peu ennuyée... Je pense que ce film manque d'une vraie structure et qu'il a un soucis de rythme. Avec quelques scènes de moins, il gagnerait me semble-t-il en cohérence. Et puis les voix pas toujours parfaitement synchronisées m'ont dérangée... Intéressant mais de mon point de vue pas son meilleur film.
Two Pice
Two Pice

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2025
Vraiment pas le meilleur varda, ni le meilleur varda américain mais pas mal. on retrouve son sujet dominant : les gens, leur situations...
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