Les Créatures
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JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 octobre 2017
Film vu il y a 50 ans. Revu donc, et assez déçu, malgré tout. Cela commence assez bien, pendant 1/2 heure, ensuite, cela tourne un peu en rond, le mystère, bien présent, ne prend pas, l'intrigue a peu d'importance , en fait l'intérêt du film tient à sa seule qualité technique et photographique : dans un beau noir et blanc, dans des décors naturels bien choisis, la réalisatrice sait bien filmer les êtres et les choses, ce qui donne au film, une qualité esthétique. Par contre l'aspect science-fiction est totalement grotesque.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2013
En général agnes varda aime filmer l'étrange et le superflu. Ici on frise le film de science-fiction. Il faut aimer Resnais. Les premiers films bien sûr. On pense avant tout à "je t'aime, je t'aime" et pour la musique à "l'amour à mort" (Bien que ces deux films lui soient postérieurs
) Franchement le moment avec la partie d'échec est vraiment ennuyeuse et moche.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 août 2022
Douloureux.
Après « Le bonheur », deuxième film d’Agnès Varda que je découvre.
Cette fois, promis juré, je ne m’étalerai pas comme je l’ai fait pour « Le bonheur ».
Très bien, Agnès Varda s’attaque à du fantastique, une fable où le montage entremêle réalité et imagination de façon assez confuse en ce que me concerne.
Pas toujours évident.
Ce qui me l’a rendu moins évident, c’est le ton du film dès son introduction et après l’accident. J’ai senti l’ennui de suite me saisir et tout ceci ne m’incitait pas à rester focus, ce qui fait que je n’ai pas de suite capté ce qui était de l’ordre de l’imagination d’Edgar.
J’étais comme dans une sorte de léthargie, un peu dans l’esprit du film !
C’est ça, « Les créatures » est un film léthargique…
chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2021
Une oeuvre d'imagination à nul autre pareil! Dans "Les crèatures", Agnès Varda marche continuellement sur un fil, satisfaite de pouvoir joindre l'amour et la mort dans la propre solitude d'un couple en apparence sans histoires! En « homme des bois » , Michel Piccoli fait une composition ètonnante! On est assez surpris de le trouver là, mais on parvient presque à oublier qu'il fut naguère le scènariste Paul Javal dans "Le mèpris", l'un des grands tournants de sa carrière! Dans un rôle quasi muet, Catherine Deneuve est belle comme le jour! Un tournage à Noirmoutier avec sa route submersible, sa magnifique plage des Dames, son vieux marchè, et un paysage qui n'est point dèpourvu d'un certain charme sauvage, accompagnè d'une bande son de facture « beethovenienne » . Fascinant! On peut (ou non) commencer la partie avec tout de même quelques sèquences confuses et difficiles à emboîter pour un non initiè (cf. les passages au noir et rouge entre-autres...). Le jeu est en place mais ceux qui sont larguer peuvent toujours goûter la potèe du pècheur! Quelle histoire Madame Varda...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 février 2013
A voir éventuellement pour les images, j'ai un peu de mal avec Varda.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2022
spoiler: Le roman de Piccoli qui naît de rien est évidement une référence au nouveau roman, duquel les personnages réels rentrent dans l'imaginaire de Piccoli pour en faire les personnages de son récit (ses créatures), qu'il fait jouer sur un jeu d'échecs, dont les règles semblent avoir été imaginées par lui-même. Le réel est le contre point sur lequel l'imaginaire et l'hypnose s'affrontent. Ainsi Varda porte en triomphe l'imaginaire, élévation du réel, sur l'hypnose, appropriation déformée du réel, qui va donc accoucher d'un homme nouveau. Et c'est là qu'intervient la politique de l'auteur : ce film traduit je crois une pensée socialiste. C'est dommage, car cette déformation du réel qui est dénoncée au moyen de l'hypnose, est en fait ce que le socialisme fait aux peuples qu'il contamine. Peut-être que Varda n'était qu'au début, et qu'elle n'avait pas suffisamment questionné le réel pour anticiper au moyen de son imaginaire, la duplicité morale du socialisme. Le dialogue entre les animaux et Piccoli est à l'image du nouveau langage que se cherche le socialisme français de l'époque : une déformation du réel dans le but d'établir un monologue. Ce camouflé annonçait le fanatisme woke et la faiblesse nihiliste de la cancel culture. Les quadrillages symbolisent les différentes strates du réel exposés par l'auteur. À cet effet les éléments du décors congruent tout au long du film avec le sous texte du récit. Par exemple les quadrillages du jeu d'échecs se superposent diachroniquement à ceux du sols et de la nappe lors de la scène du vieux fou, sont à l'images de l'altération du réel par son ivresse constante.. Mais encore, le maillot de bain de la jeune libertine, dont les courbures féminines déforment les courbures du quadrillage, comme elles déforment son réel sous le regard des hommes. Le metteur en scène joue à questionner le réel du spectateur, comme ses personnages jouent avec le réel de leurs personnages. Ainsi même le point de vue de l'auteur est mis en scène et congrue avec la forme de son film.. Cette mise en abîme formelle est sans doute un jeu qu'elle établie avec son futur époux, à qui elle dédicace le film : Jacques Demy.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 371 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mai 2022
LE JEU DE LA DAME. Quant Varda test son esprit, l'art et l'expérience. Un mélange de fantasme, de fantaisie et de liberté céleste.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2025
Qui est le film ?
Tourné en 1965 et sorti en 1966, Les Créatures met en scène Edgar Piccoli, écrivain, et sa femme Mylène, qui vient de perdre la parole après un accident. Installé sur l’île de Noirmoutier, Edgar décide d’écrire un livre à partir des « créatures », les habitants, qu’il observe autour de lui.

Que cherche-t-il à dire ?
À la surface, Varda parle de l’acte d’écrire, de la manière dont une idée naît, se fragmente, se nourrit de hasards et d’objets. Mais le vrai projet est plus exigeant : montrer que l’écriture n’est jamais innocente. Elle transforme les vies qu’elle adapte. Le film oblige à penser la création : qui devient matériau ? qui est réduit à rôle ? et comment la fiction colonise la réalité ? Mais cette belle tension reste davantage posée que travaillée : les idées s’annoncent, les figures se dédoublent, les habitants deviennent "créatures", et pourtant le film peine à incarner ce vertige.

Par quels moyens ?
La narration joue sans cesse la mise en abyme : Edgar écrit une histoire qui s’empare des personnes réelles qu’il rencontre ; le film, à son tour, filme ce glissement. Varda multiplie les strates (scènes « réelles », scènes « écrites », visions oniriques) et laisse flotter l’ambiguïté : la conspiration que croit inventer Edgar existe-t-elle « vraiment » pour les habitants, ou n’est-elle que le prisme déformant de l’auteur ?

Noirmoutier et son insularité isole les personnages et intensifie la responsabilité de l’observateur. Sur une île, on ne reste pas anonyme ; le récit a des effets directs. Mais le décor reste souvent réduit à fonction symbolique : l’insularité signale l’isolement, sans jamais être explorée dans sa matérialité vécue.

Le silence de Catherine Deneuve est pensé comme contrepoint moral. Mais cette figure reste trop figée, réduite à allégorie. Plutôt qu’une alternative expressive, Mylène devient symptôme d’un film qui n’arrive pas à donner chair à ses propres intuitions.

Les habitants filmés par Varda sont en partie non-professionnels, en partie acteurs ; cette hybridation documentaire/fiction fait sentir la tension éthique au cœur du film. Les « créatures » sont à la fois sources d’inspiration et sujets d’exploitation.

On peut voir le film comme une fantaisie quasi-science-fictionnelle ("lost sci-fi romance"), mais Varda n’utilise le merveilleux que pour déplacer la question politique. L’altérité envisagée par Edgar (parfois pensée comme étrangèreté quasi-extra-humaine) signale moins des monstres que l’altération de la reconnaissance humaine. Le registre s’installe mal, trop ténu pour devenir stimulant, trop appuyé pour rester discret.

Varda a elle-même reconnu l’échec du film en construisant Ma cabane de l’échec avec la pellicule invendue. Ce geste réflexif est plus fort que le film lui-même : c’est l’installation qui éclaire la fragilité de l’entreprise, non la fiction initiale.

Où me situer ?
Je regarde Les Créatures avec une certaine admiration pour son audace : il fallait du courage pour tenter un tel objet, entre métafiction et expérimentation. Mais cette audace me semble inaboutie. Je reconnais l’importance d’avoir posé la question de l’éthique de la création, mais je regrette que cette question reste formulée de manière si scolaire, sans chair ni nécessité dramatique.

Quelle lecture en tirer ?
Les Créatures rappelle que la fiction n’est jamais innocente, qu’elle transforme le réel et engage une responsabilité. Mais au lieu d’en faire une expérience sensible, le film en donne une démonstration parfois sèche, parfois maladroite. Il nous reste l’idée plus que l’émotion, le dispositif plus que la vision. C’est peut-être là son échec mais aussi son intérêt paradoxal.
Thomas B
Thomas B

6 abonnés 346 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2021
L'histoire est certes originale mais j'ai bien eu du mal a m'entousismer totalement au sujet de ce long-métrage de Agnès Varda. Pourtant la réalisation propose une certaine élégance et le casting fait une performance tout a fait honorable.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2023
Je me suis dit que si je ne comprenais toujours rien à son intérêt à mi-film, Deneuve ou pas, Piccoli ou pas, Nouvelle Vague ou pas, j’en arrêterai la vision, malgré quelques bonnes prises de vue de Noirmoutier. Ce que j’ai fait non sans avoir cru y déceler une influence Bergman mal assimilée.
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