Le même quatuor présent dans Un poisson nommé Wanda est de retour sept ans plus tard pour une nouvelle comédie délurée mêlant humour british et gags américains pour notre plus grand plaisir. On retrouve donc l'inénarrable John Cleese en nouveau directeur de zoo scrupuleux mais dépassé par les évènements, Kevin Kline interprétant un investisseur macho ainsi que son père grincheux et pétomane, Jamie Lee Curtis en bomba businesswoman sans oublier le cette fois-ci très discret Michael Palin, l'ex-Monty Python n'ayant qu'un petit rôle de gardien au final. Réalisée par Fred Schepisi et Robert Young (Six degrés de séparation et Grandeur et descendance entre autres), cette histoire de rachat de zoo tournant rapidement au gros vaudeville est d'une efficacité et d'une originalité dont seul John Cleese a le secret pour en tirer les ficelles. Entre quiproquos innombrables, dialogues drôlissimes, personnages délurés et situations dénudées absurdes, il reprend la même recette qu'Un poisson nommé Wanda tout en en changeant la trame, n'hésitant pas à placer discrètement quelques clins d'yeux à celui-ci. On sera donc esclaffé de rire en voyant des scènes comme la grande mascarade organisée, lorsque Rollo, Bugsy et Cub sont enfermés dans un placard avec une mygale ou encore lorsque Rollo cache des animaux dans son appartement. Moins culte que son prédécesseur, Créatures féroces reste un spectacle réjouissant et hilarant dont on ne se lasse jamais.
Un film délirant. C'est sûr que ça vaut pas "Un poisson nommé Wanda", mais avec le même quatuor, ça le fait toujours. N'étant pas spécialement fana de l'humour typiquement angliche (j'arrive toujours pas à cerner certains sketches des Monty Python), les situations ne peuvent pas ne pas faire rire et personnellement, je peux m'empêcher pas d'imiter les nombreuses scènes et mimiques vraiment fendards des acteurs.
Alors après "Un Poisson nommé Wanda, "Créatures Féroces" est une excellente comédie, ça faisait longtemps que je ne m'était pas autant marrer devant un film. Un film qui fait vraiment du bien et qu'il ne faut surtout pas rater, que vous soyez fan des Monty Pythons ou non.
Huit ans après le succès d'Un Poisson nommé Wanda, l'équipe du film revient à la charge avec une comédie qui fera la part belle aux animaux, puisque l'intrigue tournera autour d'un zoo.
Propriétaire d'un zoo en Angleterre, un grand groupe américain décide de faire quelque chose pour le re-dynamiser, l'affaire n'étant pas très rentable. Elle décide d'envoyer sur place Rollo, qui a une idée assez précise de ce qu'il faut à un zoo : de la férocité. Les gens ne payent pas pour voir de gentils animaux domestiques, ils veulent voir des monstres déchaînés et redoutables, capables de vous arracher un bras ! Mais bien sûr, les employés sont peu enclin à se séparer de leurs braves bêtes auxquelles ils se sont attachés. Pendant ce temps là, Willa Weston (Jamie Lee Curtis, avant qu'elle ne devienne vieille, chauve et moche) tente de s'imposer au sein de l'entreprise, et se verrait bien diriger le zoo à l'étranger. Prête à tout, elle ira même jusqu'à sympathiser avec le benêt de fils du patron (Kevin Kline).
Incrédule face à tant de bêtise, le spectateur se demandera s'il s'agit d'une parodie de comédie lourdingue américaine, mais non. Comment peut-on rire d'un coup de poing au ventre qui fait péter ? En quoi un demeuré qui gesticule est drôle ? C'est presque par hasard que le film nous décrochera deux trois sourires, notamment lors de "l'exécution" des animaux. Le seul point qui fait à peu près mouche est le comique de répétition sur la vie sexuelle débridée et abondante du Rollo, et c'est peu. Mais pour une bonne blague comme ça, on en compte dix en dessous de la ceinture et d'un telle lourdeur (jeux de mots faciles et qui arrivent inopinément) que s'en est indigeste. Et que dire du scénario, vide et dont la moitié n'est pas justifiée. Et tous ces défauts se retrouvent pour une fin grotesque et lamentable où plus rien n'a de sens, ni même celui du ridicule. On l'a tué, on dit que c'est un suicide, personne n'y croit, mais on s'en fout ! À moins d'être complètement décérébré ou un adepte inconditionnel de l'humour scatophile (l'un aidant l'autre), mieux vaut s'éviter cette tumeur ravageuse.
C'est la suite fantomatique du célèbre Un Poisson nommé Wanda. Créatures féroces ne contient pas un seul moment de mordant, j'ai pas ris une seule fois. Je m'y attendais, je suis vraiment en dehors de l'humour que veut faire passer ce film. Rien mais rien n'est relevable pour ma part.
Pas LA comédie de ses 15 dernières années,mais suffisamment loufoque pour nous arracher des rires.Et puis c'est toujours un plaisir de retrouver John Clesse et Kevin Kline ensemble.
"Créatures féroces", comédie américano-britannique réalisé par Fred Schepisi et Robert Young en 1997. Le réalisateur australien Fred Schepisi est aussi celui du film "Iceman" en 1984, avec Robert Young ils réalisent ici une pseudo suite du film "Un poisson nommé Wanda" de 1988 où l'on retrouve le quatuor composé des deux membres du fameux "Monty Python", John Cleese et Michael Palin avec Jamie Lee Curtis et Kevin Kline. John Cleese est aussi scénariste du film, nous retrouvons son style dans l'écriture des dialogues. Une comédie déjantée très sympathique, bien réalisée. Un Vaudeville où l'on joue avec les portes, où l'on se cache dans les placards et où l'on passe par les fenêtres en accumulant les malentendus et les quiproquo. Une belle galerie de personnages Un film drôle, à regarder en V.O bien entendu.
Un film assez délirant, avec quelques moments drôles, mais pour le reste, qu'est-ce que c'est lourd... Un bon casting, mais des acteurs peu convaincants ( ou convaincus... ).
Et pour couronner le tout, la fin est pitoyable...
A voir un après-midi bien chaud : parfait pour la sieste...
Je découvre "Fierce Creatures" sur le tard, et je dois dire que c'est une bonne surprise, tant le film se traîne un réputation moyenne. Fraîchement accueilli par le public et la critique à sa sortie, il semble depuis avoir été peu ou prou enterré, au profit du très bon "A Fish Called Wanda", dont il est la suite spirituelle. Même John Cleese a depuis à moitié plaisanté en disant qu'il regrettait d'avoir tourné "Fierce Creatures"... Il faut dire que la comparaison avec "A Fish Called Wanda" fait un peu mal. "Fierce Creatures" est clairement moins bien écrit, et tombe dans la grosse farce là où son prédécesseur traitait avec finesse de sujets tels que les relations américano-britanniques. Il reprend la même équipe principale, et référence allègrement "A Fish Called Wanda". Jusqu'à par exemple créer un rôle quasi inutile à Michael Palin, ici une pipelette, juste histoire de blaguer car il était bègue dans le film précédent. Ceci dit, s'il on ôte la comparaison, il s'agit d'une comédie tout à fait plaisante, autour de la gestion d'un zoo, racheté par un financier implacable. Alors oui c'est inégal. Oui c'est parfois lourdaud (les bruits de pet, était-ce nécessaire ?). Oui Kevin Kline en fait parfois des tonnes dans un double rôle. Mais il est agréable de revoir le quatuor de comédiens, auquel s'ajoutent quelques autres têtes (dont l'ex Bond girl Carey Lowell, dans l'un de ses rares rôle au cinéma !). La craquante Jamie Lee Curtis en femme forte qui remue les hommes. Kevin Kline qui s'amuse à nouveau en andouille. John Cleese en directeur rigide qui va se prendre d'affection pour le zoo. Et Michael Palin dans ce rôle bavard de figuration. J'y ai trouvé quelques excellents dialogues et jeux de mots (par contre je n'ose imaginer le carnage dans une version traduite !), et une poignée de scène franchement loufoques. Sympathique.
L'équipe du Poisson Nommé Wanda remet le couvert, et c'est toujours aussi déjanté ! Inutile de le cacher derrière un placard coulissant (avec une horrible tarentule en liberté) : on a beaucoup rigolé. Les gags fusent à la seconde, que cela soit dans les dialogues (par pitié, écoutez-le en VO, les jeux de mots se savourent : quand John Cleese bute sur des mots comme "Slot" / "Sal*pe" pour dire "Slip" / "Lapsus", évidemment la vanne est bien meilleure en VO), ou dans les situations cocasses (le running-gag de John Cleese qui bégaye quand il parle à une femme dans les yeux, mais qui est censé être un chaud lapin avec moult femmes et animaux dans son lit : c'est plus que oui). Créature Féroces se laisse volontiers regarder surtout par la folie douce qu'il arbore, osant un rythme de gags qui pourra en décourager certains (qui ne connaîtraient pas le débit hallucinatoire des Monty Python : on adore, mais il est vrai qu'il faut apprivoiser la bête), tandis que les autres rigoleront très simplement de ce brancard qui passe pour la troisième fois devant le directeur qui doit remarquer "combien telle créature est féroce", de ces bestioles qui jouent gaiment dans la chambre du directeur (qui ne s'est pas résolu à les tuer, et on le comprend : vous avez vu le regard larmoyant du lémurien ? Vous l'avez vu ?), du capharnaüm final lorsque spoiler: le fils héritier fait croire au suicide de son père (un sacré bazar, mais on se marre encore bien de la supercherie loufoque). Créatures Féroces n'est pas fin ni malin, mais il est très généreux et audacieux dans son humour, enchaîne les quiproquos comme des perles, ce qui parvient très vite à faire glousser puis rigoler franchement. Et en plus, on se repaye Kevin Kline, Jamie Lee Curtis, John Cleese et Michael Palin, ce qui vaut le pesant de cacahuètes (en sachet à 1 pound à l'entrée, à jeter aux animaux). Prenez un ticket pour ce zoo, c'est une ménagerie que vous n'oublierez pas de sitôt !
Une comédie absurde flirtant parfois avec le ridicule sans jamais vraiment y tomber. Si le film aurait pu aisément se passer de ses gags pas toujours très fins, l’ensemble demeure punchy et plutôt sympathique surtout grâce à son casting qui prend clairement du plaisir.
Vu de loin, le sujet fait penser aux mièvres bluettes américaines destinées aux enfants, qui exposeraient ici les gentils animaux d'un zoo à la menace de méchants financiers. C'est d'ailleurs le sens que recouvre le scénario assez léger de la comédie. Mais ce serait oublier la causticité et l'humour iconoclaste de John Cleese, lequel a écrit une farce délirante ou l'on reconnaitra, en dépit d'un comique qui tire vers le vaudeville, la patte de l'ex-auteur principal des Monty Python. L'action se déroule essentiellement dans un zoo anglais que ses nouveaux propriétaires américains envisagent de fermer faute de rentabilité conséquente. spoiler: Suppression des animaux "doux" jugés peu spectaculaires, publicité dans les cages ( !) : tout est bon aux cadres du zoo -dont John Cleese en directeur et personnage central- pour faire du bénéfice. Cleese égratigne, dans la bonne humeur plus que dans le registre du pamphlet, des méthodes capitalistes dont il souligne et amplifie les ridicules. Et si on se laisse entrainer par les situations vaudevillesques, parfois faciles, de "Créatures féroces" -on comprendra que l'appellation ne vise pas les animaux du zoo- j'ai été plus sensible encore aux accents pythonnesques que la comédie ressuscite.