Onibaba
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Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2026
Film esthétiquement très beau, un superbe noir et blanc qui apporte beaucoup de nuances et une musique très prenante. Le film est plutôt long et répétitif. L'interprétation est bonne, avec des scènes plutôt primitives. Le film est sauvé de l'ennui par la dernière demi-heure, qui nous laisse stupéfait
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2019
Je vous raconte le pitch vite fait. Deux femmes vivent seules dans un paysage de marais alors que les hommes sont partis à la guerre. Pour survivre, elles tuent les guerriers imprudents et affaiblis qui feraient l’erreur de traîner dans le coin afin de les dépouiller et échanger leur matos contre de la nourriture. Elles ne les enterrent pas, elles jettent les corps dans un trou. Pouf, comme ça. Or le trou, c’est pas super pour le repos de l’âme. Enfin, il paraît. Et une âme qui ne se repose pas est comme votre petite dernière quand elle a pas fait sa sieste, elle est irritable. Ici, on est dans un genre typiquement japonais que l’on appelle le kaidan. Kaidan signifie mot à mot « histoire de l’étrange » ou « récit d’apparitions étranges » et c’est un genre très populaire au cinéma mais aussi dans la littérature depuis l’époque Edo soit entre le 17ème et le 19ème siècle. Au cinéma, dans le genre, il y a de grands classiques comme le Château de l’araignée, adaptation de Macbeth par Akira Kurosawa en 1957 ou les Contes de la Lune vague après la pluie de Mizoguchi en 1953, le film qui donnerait un peu naissance au genre au cinoche. Et Onibaba alors ? Et bien nous tenons là un kaidan efficace et surtout assez hallucinant. Par sa musique décalée, par ses portraits, par son rythme syncopé, le style rappelle un peu la nouvelle vague française dont Onibaba est contemporain. Il faut surtout souligner un fabuleux travail du chef opérateur qui donne un éclairage saisissant aux expressions de peur ou aux détails qui comptent. Alors bien sûr, bon nombre de kaidan de cette période sont fortement recommandables mais celui-ci est un vrai coup de cœur !
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2009
Le Japon médiéval en proie aux guerres intestines entre empereurs. Une femme et sa belle fille, dans l’attente du retour du fils (et mari), survivent dans une petite masure perdue au milieu des roseaux en assassinant et dépouillant les soldats égarés. Un jour, un compagnon de lutte du fils attendu revient et leur annonce la mort au combat de celui-ci. Cette arrivée va perturber le quotidien de ces deux femmes, déchaînant leur désir et leurs pulsions sexuelles. Très librement adapté d’un conte bouddhiste, Onibaba de Shindo brille par la qualité de sa réalisation et la beauté de ses images. Selon moi, le film est une très belle réussite sur 3 niveaux : le lieu où se joue le drame, l’érotisme suggéré, et le travail du son. Ainsi, l’ensemble du film se déroule dans un environnement primitif : une vaste et dense étendue de roseaux en bordure de rivière, filmée sous tous les angles et sous toutes les conditions (jour/nuit, soleil/tempête) par Shindo, et donnant lieu à chaque fois à de superbes images. Les seuls plans nous offrant un autre décor sont des plans sombres d’intérieurs exiguës (les masures, la caverne du receleur) et les plans à l’intérieur de la fosse, fosse éminemment symbolique, qui renforcent l’ambiance ténébreuse du film. Loin du spectacle érotico-voyeuriste vulgaire, Shindo parvient finement à saisir les pulsions sexuelles de ses personnages et à faire affleurer l’érotisme à la surface de scènes anodines, en utilisant subtilement les éléments (l’eau, le vent). Le travail du son, très riche, mélange de percussions et de sons naturels exacerbés, colle parfaitement à la mise en scène du film. A noter également la beauté des scènes flirtant avec le fantastique (je pense au masque de démon), réellement inquiétantes et visuellement époustouflantes. En résumé, un très bon film de Shindo, s’ouvrant à différents niveaux de lecture, et porté par une réalisation de haute tenue. A découvrir.
chrischambers86

16 196 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2009
Moins complaisant et plus en rapport avec les traditions romanesques et dramatiques du Japon, "Onibaba", de Kaneto Shindo, ètonnante symphonie des marais et des roseaux, nous montre deux meurtrières qui attirent dans des guet-apens des guerriers ègarès afin de les assassiner et de se nourrir de leurs cadavres! L'action se passe au Moyen Age! Une atmosphère de frustration règne sur cette oeuvre forte, dans un montage saccadè, faits de gros plans et de ralentis, dans laquelle on voit des femmes meurtrières se frotter contre un tronc d'arbre, dans une pantomime masturbatoire! Ce genre de film, qui mêle l'èvocation d'un passè lègendaire à la violence et l'èrotisme, est une constante du cinèma nippon! Fantastique et sensuel...
betty63
betty63

42 abonnés 428 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2011
J'ai beaucoup aimé ce film qui donne des frissons et nous retient en haleine jusqu'à la fin. Les roseaux qui ondulent, la brue qui court la nuit et le démon m'ont bien fichu la frousse. Magnifiquement filmé, tout distille l'angoisse. Surtout les regards...
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2014
Alors que la famine fait rage, deux femmes vivent et se nourrissent en attirant et achevant des samouraïs blessés qu'elles jettent dans un trou profond et noir, puis en revendant ce qu'ils portent au marché noir.

Dès les premières secondes Kaneto Shindo nous emmène dans les hautes herbes où sévissent les deux femmes, l'une vieille et l'autre plus jeune, sa belle-fille. Des hautes herbes constamment en mouvement, sauvage et entourant des humains essayant de survivre, que ce soit les deux femmes ou les samouraïs qu'elles tentent de piéger. Des hautes-herbes abritant un trou absorbant la vie des samouraïs.

C'est avec simplicité et sans lourdeur que Kaneto Shindo met en place son récit, d'abord les deux protagonistes féminins avec une relation faite à base de survie et de violence avant qu'un homme intervienne, que la violence s'intensifie et que la peur, le plaisir de la chair ou encore la frustration prennent place. Des éléments bien maîtrisés par le réalisateur, qu'il introduit au récit sans lourdeur et en nous y intéressant et avec toujours le spectre des hautes herbes et du trou, personnage à part entière du film.

Il met en place une atmosphère étouffante, effrayante, envoûtante et sensuelle, qu'il sublime avec une excellente utilisation de la musique et de divers bruits (vent, cris...) . Sa maîtrise derrière la caméra est brillante et plusieurs scènes restent gravées dans les mémoires à l'image des longs travellings dans les champs, les visages derrière les masques ou les apparitions des "démons", souvent sous une pluie battante. Il joue aussi avec le contraste de la photographie en noir et blanc, participant à la noirceur et l'atmosphère du film, créant des tableaux puissants et symboliques.

Un conte où la morale n'existe plus dans des terres dévastées par la guerre et où règnent la violence et les pulsions primaires comme seuls moyens de survie. De bout en bout maîtrisé par Kaneto Shindo, ce dernier met en place un récit angoissant, étouffant et inoubliable.

Thanks to Sergent Pepper)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 avril 2011
Que devient l'homme lorsque la guerre détruit la civilisation, il revient à ses besoins primaires. Une absence totale de morale, de loi parcourt ce film possédant des plans d'une grande puissance esthétique ainsi qu'une symbolique hautement sexuelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2009
Encore un tres beau film japonais, l'image en noir et blanc est magnifique. Niveau ambiance, que ce soit le decor, les personnages ou le contexte, aucun moment de detente n'est permis, on sent toujours que quelque chose de lourd peut se produire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2008
magnifique noir et blanc, magnifique de cruauté et d'érotisme. J'ai eu envie de revoir Rashomon, va savoir pourquoi!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Quand érotisme et fantastique louchant vers l’horreur se marient avec humanisme et lyrisme, c’est à une œuvre magnifiquement singulière que l’on a la chance d’assister. Et quand on a qui plus est une photo sublime et une mise en scène sensible l’Elysée n’est plus très loin. Ici les personnages de chair et d’os se partagent la vedette avec les hautes herbes où se situe leur histoire. Tour à tour sensuelle, envoûtante, inquiétante puis menaçante, ces herbes maintes fois filmées semblent doués de vie et se fondre dans les émotions des personnages, ici au nombre de trois, et tentant de survivre dans un contexte de guerre civile assassine, n’hésitant pas pour cela à achever les soldats blessés afin de vendre leurs armes et armures. A la sexualité animale des deux plus jeunes, s’oppose le matérialisme égoïste de la plus vieille qui l’entraînera dans les tréfonds de l’enfer, ici symbolisé par un trou profond caché au beau milieu des hautes herbes. Ici le message de Shindô est clair. Que l’on soit soldat ou simple civil, la guerre pousse les gens à se transformer en démons et l’amour n’y a pas sa place. Seule la nature, que Shindô sait si bien mettre en valeur et qu’il avait sublimé dans L’île nue, conserve sa pureté originelle, et se montre finalement comme l’entité la plus sensible du film.(+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 août 2012
Film assez effrayant, avec une mise en scène parfaite pour l'époque. Un classique du cinéma d'horreur japonais.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2025
Ce qui séduit le plus dans Onibaba, c’est qu’il s’agit d’un film de pur cinéma : une œuvre d’une grande beauté plastique, dont l’originalité tient au fait que les splendides compositions picturales, aux cadrages sophistiqués, s’opposent aux comportements agités, voire erratiques, des personnages — des comportements accentués par une musique mêlant percussions frénétiques et bruits naturels, dans un esprit assez proche du free jazz.
Une œuvre singulière à découvrir !
Saba
Saba

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2023
Vu à la cinémathèque de Nice. Excellent, pour ceux qui aiment le cinéma japonais d'après guerre évidemment. Histoire très intéressante, bien filmé, acteurs qui en font plus que ce qu'il faut mais c'est dans la culture asiatique. Et c'est bien comme ça. Magnifiques gros plans pleins de sueurs. Et puis Jitsuko Yoshimura ! Ah là là ! Qu'elle beauté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une atmosphère moite à la limite du fantastique, des personnages cruels, egoïstes et sans scrupules, tous détruits psychologiquement (ravages des guerres claniques). Explorés jusqu'aux tréfonds de leur âme, ils se révèlent tels qu'en eux-même au plus fort des tensions créées par leur cohabitation. A voir impérativement.
HorrorWatcher
HorrorWatcher

48 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juillet 2025
"Onibaba" Huis-clos à ciel ouvert qui nous plonge dans la descente dans la folie et aux enfers (sens littéral et figuré) d'une vieille paysanne qui survit aux guerres qui ravagent son pays en pillant les cadavres de samouraïs mourants avec la femme de son fils, mort au combat.

Le film est long, très long pour ce qu'il raconte qui pourrait tenir en une quarantaine de minutes. En réalité un seul évènement nous sort de ce film extrêmement monotone spoiler: L'arrivée du samouraï au masque de démon au bout d'une heure de film.


Autant vous dire que le film entier consiste en des enchaînements de répliques entre des personnages névrosés, au surjeu typiquement japonais et des plans sur des champs de canne à sucre.

C'est un film sur la frustration et la jalousie, qui intéressera probablement ceux qui aiment voir des femmes frustrées sur leur écran pendant 1h40, malheureusement ça n'a pas pris de mon côté.
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