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Theo
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3,5
Publiée le 2 juin 2024
"Une Nuit en Enfer", réalisé par Robert Rodriguez et scénarisé par Quentin Tarantino, est une œuvre cinématographique qui fusionne le genre du film de braquage avec celui du film d'horreur fantastique, offrant une expérience à la fois chaotique et captivante.
Dès les premières minutes, le film plonge le spectateur dans une frénésie d'action et de tension. Les frères Gecko, interprétés par George Clooney et Quentin Tarantino, se démarquent par leur dynamisme et leur chimie à l'écran. Clooney, dans son rôle de Seth Gecko, apporte un charisme indéniable qui contraste parfaitement avec la folie instable de Richard, incarné par Tarantino lui-même.
La première moitié du film s'articule autour de l'évasion des Gecko et de leur prise d'otage, incarnée par Harvey Keitel, Juliette Lewis, et Ernest Liu. La tension monte graduellement, rendant le spectateur avide de découvrir comment cette situation pourrait encore empirer. La direction artistique de Robert Rodriguez brille ici, capturant l'essence crasseuse et suffocante des paysages désertiques et des établissements miteux.
C'est dans la seconde moitié du film que "Une Nuit en Enfer" bascule complètement dans le fantastique. L'arrivée au Titty Twister, bar emblématique situé au cœur de la frontière mexicaine, marque un tournant radical. Ce lieu, avec son ambiance décadente et ses personnages grotesques, se transforme soudainement en un théâtre d'horreur vampirique. La performance envoûtante de Salma Hayek en Santanico Pandemonium est un moment phare, mais c'est aussi le point de rupture où l'intrigue change de ton de manière abrupte.
Là où le film excelle, c'est dans ses effets spéciaux et son maquillage, créés par les experts du genre, qui donnent vie à une armée de vampires aussi repoussants qu'implacables. Les scènes d'action sont intenses et gore, rendant hommage aux classiques de l'horreur tout en conservant l'énergie frénétique propre à Rodriguez.
Cependant, cette dichotomie nette entre les deux moitiés du film peut déconcerter certains spectateurs. Le mélange des genres, bien que rafraîchissant, manque parfois de cohérence narrative, ce qui pourrait aliéner ceux qui préfèrent une progression plus linéaire et prévisible. Le script de Tarantino, bien qu'éblouissant par moments, souffre de quelques longueurs et de dialogues qui, à force de chercher à être iconiques, tombent parfois à plat.
La bande originale, composée de morceaux de Texas blues et de rock mexicain, accentue l'atmosphère unique du film. Les morceaux interprétés par Tito & Tarantula ajoutent une couche supplémentaire de charme sinistre à l'ensemble.
En fin de compte, "Une Nuit en Enfer" est une œuvre qui brille par son audace et son style distinctif. C'est un film qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il reste une expérience mémorable grâce à ses performances marquantes, sa mise en scène inventive, et son mélange inusité de genres. C'est une excursion cinématographique qui, malgré ses imperfections, mérite d'être vue pour sa singularité et son impact culturel durable.
Déjanté, et complètement assumé! Bon, faudra pas chercher la plus petite once d'intelligence ou de cohérence dans ce film, mais c'est bien en cela qu'il est plaisant! Parce que dans le genre jouissif et jubilatoire, il y a de quoi prendre son pied dans "Une nuit en enfer". Entre l'humour obscène et gras, les sympathiques trouvailles au niveau des effets spéciaux, et l'interprétation barrée de Tarantino, y a pas mal de plaisir à prendre! A condition de laisser son cerveau de côté...
Sanglant, mystique, une Salma Hayek soit sensuelle et brulante soit monstrueuse, rythmé, chaud, gore et finalement jouissif, voilà ce que nous livre Robert Rodriguez (bien aidé par Quentin Tarantino) avec "Une Nuit En Enfer". L'histoire est déjanté, mais le scénario est bien construit et rythmé. On naviguera peu à peu entre vampire, prêtre ou bal malfamé, avec beaucoup de second degré, de braise et de gore ! Séparé en deux parties distinctes, la première qui s'apparente à un road-movie où l'on suit un Tarantino violent et un Clooney cynique se frayant un chemin pour aller dans un bar au Mexique puis une seconde partie qui est plus une bonne série B. Les dialogues sont très bien écrits, enfin surtout dans la première partie, entre cynisme et humour noir. Et le final est déjanté, servi par un excellent casting comprenant des excellents Clooney, Keitel, Juliette Lewis ou encore Salma Hayek (qui nous fera rêver à travers l'une des séquences culte du film, la danse aux serpents !). Un bon gros délire auquel on adhère sans grande difficulté !
Film en deux parties. La première, c'est du pur Tarantino comme j'aime (enfin on sent la touche Tarantino car c'est évidemment Robert Rodriguez qui a réalisé tout le film), avec des dialogues extrêmement bons et des situations très drôles et teintées d'un bel humour noir. La cavale de deux personnages excellents interprétés avec brio par le duo Tarantino/Clooney. George Clooney est parfait tout le long du film, aves ses mimiques habituelles qui font toujours effet aujourd'hui, et restera excellent jusqu'à la fin, même dans la deuxième partie qui est pourtant bien naze (naze pour moi, j'ai encore du mal avec l'humour gore et je pense que je ne m'y ferai jamais). La deuxième partie du film est un véritable retournement à la fois dans le style, la cohérence, le scénario. On passe d'un style Tarantino génialissime à un style Rodriguez que je ne supporte pas. Ca devient absolument n'importe quoi, les personnages perdent de leur force même si la plupart continuent à faire rire. Les dialogues sont également plus faibles, rendant les personnages ridicules (celui d'Harvey Keitel notamment), et si Une nuit en Enfer porte bien son nom, il regorge alors d'effets spéciaux et d'effets gores vraiment nuls. Bref, Rodriguez ou l'art de gâcher un film qui partait pourtant extrêmement bien. Je ne suis définitivement pas fan. Vraiment déçu par cette fin, d'autant que Clooney est brillant et que Tarantino (acteur) avait encore beaucoup à apporter à l'histoire avec un personnage atypique et assez flippant. Les clins d'oeil au fétichisme des pieds de Tarantino sont d'ailleurs très amusants (avec Salma Hayek), ainsi que la classique "scène du coffre de voiture en contre-plongée" qui apparait dans l'intégrale des films de Tarantino. Bref, légèrement dommage même si le film continue de divertir jusqu'au bout et qu'on ne s'ennuie pas grâce à l'humour noir parfois efficace (lorsqu'ils débarrassent les bouts de barbaque). Heureusement que Clooney et Tarantino sont là, car leurs jeux d'acteurs sont tout simplement magistraux.
Lorsque l'on m'avait prêté la VHS, j'étais à mille kilomètres de savoir ce qui m'attendait. Au départ j'étais assez emballé, ça prenait le chemin d'un Tarantino classique avec une tension palpable et des textes soignés. L'intringue prenait également un bon chemin. Mais c'était sans compter sur cette horde de monstres surgissant de derrière les comptoirs ! Pourquoi nous faire ça ? Aujourd'hui encore, je suis médusé.
Tout simplement culte, que sa soit par ses "héros" complètement barrés, un scénario excellent, beaucoup d'humour ainsi que les scènes d'actions tout est réussi !!! Indispensable !!!
Voila un film inracontable et tellement caricatural à l'excès qu'il m'a tout de suite interpellé lorsque je l'ai vu lors de la Fête du cinéma 1996 ; j'étais tellement abasourdi que je suis retourné le voir le soir même, puis je l'ai revu sur Canal +, puis j'ai acheté le DVD, et depuis je me régale à chaque fois. C'est du total délire ! On a d'abord un road-movie en forme de thriller saignant, avec une scène d'ouverture délirante dans le drugstore de bouseux où l'on découvre le duo le plus incroyable de frangins : Clooney et Tarantino, un tordu de première qui a dû se régaler à écrire ce film. Puis la seconde partie bascule habilement dans le fantastique dès l'entrée au Titty Twister, avec un côté biker et viril très marqué. Les fx qui utilisent la technique du morphing sont très réussis pour l'époque. Rodriguez enchaîne alors des séquences complètement folles qui sont autant d'hommages aux films de zombies de Romero et de vampires, à grands coups de jets sanguinolents et de maquillages affreux. On y retrouve une pléiade d'acteurs excellents : ses potes Cheech Marin (qui tient 3 rôles dont celui de Chet Pussy le bonimenteur hilarant du Titty Twister qui "vend de la chatte") et bien-sur Danny Trejo en barman aux dents longues. Et puis on trouve aussi Fred Williamson, un acteur de la Blaxploitation des années 70, Michael Parks (en Texas Ranger du début, et qu'on retrouve souvent chez Rodriguez), Tom Savini, as du maquillage des années 80 sur les films de zombies, et puis la bombe Salma Hayek qui dégage un érotisme troublant avec son python blanc... sans oublier Harvey Keitel qui garde tout son sang-froid dans cette histoire qui sent bon la tequila, la musique rock au ton Mex et le sang frais. A savourer.
C'est quoi ce nanard ? Même de grands noms du cinéma comme G. Clooney ou Q. Tarantino n'arrivent à relever le niveau de ce film ... L'idée originale n'est pourtant pas mauvaise, mais après une entrée à la sauce Tarantino on bascule dans du gore à gogo ... Franchement mauvais !
Le film ne commence vraiment qu'à partir de 50 minutes. POURQUOI ? En fait le scénario nous plonge tellement dans autre chose au départ qu'on a l'impression que deux films viennent se superposer ici, et le changement est si brutal qu'il a de quoi surprendre ! Je n'avais pas lu le synopsis du film et ne m'attendait donc pas à ce revirement, je dois dire qu'à partir de la scène de la danseuse dans le bar j'ai cru à une blague, une hallucination de l'un des protagonistes tant le contraste entre les deux parties du film est fort. Reste que la première partie m'a véritablement beaucoup intéressé, avec une mise en scène efficace, tandis que la seconde partie ne m'aura pas convaincue. Peut-être aussi à cause de ce que j'ai expliqué plus haut...
Un film étonnant, malheureusement pas dans le sens positif de ce terme. La première partie est bonne voire excellente, surtout le tout début avec la scène de la station service, mais aussi la partie road-movie en camping car. C'est sanglant, certes, mais c'est du Tarantino, exagéré et pas vraiment sérieux, la seconde partie dans la boite de nuit est un peu du même niveau, davantage sensuelle, sans doute, mais il y a une ambiance bière et bikers plutôt sympa, là où tout part en quenouille, et c'est bien long, c'est quand on tombe brutalement dans le vampirisme, les morts-vivants et le gore le plus total. Certes c'est tellement énorme qu'on ne peut qu'en rire, mais c'est pénible, inutile et sans aucune distanciation....c'est du Rodriguez !! reconnaissons que les acteurs font de leur mieux ( Clooney et Tarentino) et qu'il y a dans la toute dernière scène avec ce temple maya, u,e tentative d'explication, trop tardive et qui ne sauve pas le film
Rarement un film aura eu 2 parties aussi distinctes. La 1ère commence comme dans un classique de Tarantino. D'ailleurs, il y officie vite fait en tant qu'acteur, scénariste et producteur exécutif. Rien que ça. On est dans le thriller. Ca se tient bien, avec un Clooney éblouissant. La transition se fait dans le Titty Twister. Aux environ de l'heure du film, on tombe dans le fantastique/horreur. Et là, ça devient n'importe quoi. Certes, il y a de l'action, des sfx et du gore. Mais il n'y a plus d'histoire, juste du tape-à-l'oeil. Au final, "Une Nuit en Enfer" est composé d'une très bonne 1ère partie, du talent de Clooney (Keitel et Tarantino un cran en-dessous) et d'une bande son rock bien poisseuse.
Une nuit en enfer est un pur film culte. Ça démarre comme un road-movie criminel tendu, puis ça bascule sans prévenir dans un délire horrifique totalement assumé. Violent, fun, excessif, avec des personnages marquants et une ambiance unique. Un grand n’importe quoi maîtrisé… et c’est exactement pour ça que ça marche.