La Clepsydre
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Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Un film polonais, prix du jury au festival de cannes.
Un film étrange, son système narratif n a rien de classique, c est une expérience, une traversée mentale de ce jeune homme visitant son père dans un hôpital particulier.
Un mode onirique s offre à nous ou l espace temps se plie, se désagrège, se répète, on y entre pas pour comprendre l histoire mais on se laisse porter par ce rêve fiévreux.
Visuellement le film est époustouflant, chaque pièce de cet hôpital est un tableau de l inconscient de ce jeune homme.
Le film est est une très bonne expérience mais assez exigeant et peut à la longue rebuter les personnes qui aime des scénarios linéaire, classique.
Bref un chef d œuvre, une œuvre unique qui par son récit me fait penser au film plus récent du russe serebrenivkov la fièvre de petrov.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Un voyage psychique déroutant au cœur de la mémoire et des trauma d’un jeune homme marqué par la figure écrasante de son père mourant.
Un film-labyrinthe fascinant au début puis rapidement frustrant car aucune clé pour se retrouver.
Zargloub
Zargloub

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2025
Difficile de trouver les mots. J'ai dû le voir trois fois, une par décennie, plus intrigué que véritablement convaincu (même si j'aime beaucoup d'autres de ses films et que son travail force le respect, d'où mon insistance). Les références sont si nombreuses, les circonvolutions si complexes qu'il ne faut pas forcément chercher de clef, ce que j'avais bêtement cherché à faire les premières fois, tout fiérot de ma petite "culture" cinématographique. C'est un film à presque nul autre pareil, qui peut pourtant s'apparenter à une véritable épreuve, proche du labyrinthe arpenté par le personnage principal : il vaut mieux être prévenu.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2025
Tourné en 1973 par le cinéaste polonais assez méconnu Wojciech Has, La Clepsydre prend la forme d’une plongée dense, baroque et un peu épuisante dans la psyché d’un homme qui revit pendant 2 heures et dans un mouvement dilatoire du temps et de l’espace, des moments de son enfance, de la vie de ses parents – des petits commerçants juifs – voire du peuple juif dans son ensemble. Film en perpétuel mouvement, à l’instar d’un kaléidoscope d’images, La Clepsydre brasse une quantité impressionnante de décors et de costumes, nous offrant autant de moments émouvants que de passages plus abscons et un peu fatigants. Tout comme ses décors, tantôt fascinants, tantôt laissant une impression de carton-pâte, cette œuvre étrange et ambitieuse se laisse regarder par curiosité.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Un film complètement fou : labyrinthique, obsessionnel, énigmatique, abscons… Wojciech Has a la réputation d’être un cinéaste baroque, et La Clepsydre en est un très bel exemple. Il regorge de scènes toutes plus inventives les unes que les autres, avec une direction artistique complètement délirante et foisonnante, d’une générosité particulièrement appréciable. Il n’y a pas un cm2 laissé vide : tout le cadre est utilisé et est signifiant, bourré de décors ou de personnages.

Il est incroyable qu’un tel film ait pu être réalisé, qui plus est sous l’ère soviétique. Déjà parce que son budget fut énorme, et on comprend pourquoi. Au moins, on peut dire qu’on voit à l’écran l’argent dépensé. Mais surtout, le propos et la narration, surréalistes, obscurs, licencieux et provocateurs, n’étaient clairement pas dans le goût des élites de l’époque… La Clepsydre sera d’ailleurs mal accueillie par une partie de la critique et du public de l’époque. Aujourd’hui, ce film visionnaire étonne par son ambition et la puissance de la réalisation de Wojciech Has, qui fut décidément un immense cinéaste, à l’art et au style sans pareil : en regardant ce film, on se dit qu’on n’a jamais rien vu de tel…
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
Un voyage onirique ou un homme est obsédé par son père mourant dans un sanatorium déglingué ou le medecin evoque un temps suspendu et où la belle infirmière gironde se montre bien peu farouche. Les hommes et leurs femmes sont vieux et laids mais la belle rouquine nous montre ses charmes avec allégresse.
Aurélien Merceron Laubus
Aurélien Merceron Laubus

59 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Visuellement somptueux. Narrativement abscons, glauque et morbide. Ce très long rêve (ou plutôt ce cauchemar) d'un autre ne m'a pas touché, j'étais pourtant dans les meilleures dispositions pour y rentrer, mais en vain. À réserver aux cinéphiles audacieux.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2024
Bonjour tout le monde,

Voici un chef d'œuvre visuel mâtiné par un onirisme surréaliste et une musique atypique qui titille une forme d ' inconscient collectif avec pour " guide " le protagoniste Josef.

L' imagination est, ici, au pouvoir par des plans séquences étonnants et des travellings énigmatiques..............

Original et harmonieux!

A vous.

Gérard Michel
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2024
Au titre français du film – La clepsydre – il nous semble préférable d’évoquer la traduction littérale du titre original polonais, à savoir Le sanatorium au croque-mort. C’est d’ailleurs avec cet intitulé qu’est sous-titré le titre original dans le générique en début de film. Le titre original et sa traduction littérale en français sont bien plus évocateurs du contenu réel du long-métrage. De plus, ce titre est celui de la nouvelle ici adaptée au cinéma de Bruno Schulz, écrivain, dessinateur, graphiste et critique littéraire polonais, assassiné en 1942 par les SS. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#C
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 décembre 2017
Un jeune homme rend visite à son père mourant. Il est logé dans un sanatorium où le temps ne fonctionne pas normalement. Ici son père est vivant alors qu'ailleurs il est mort. Le voyage s'engage alors dans un voyage à travers le temps et l'espace où se mêlent souvenirs et rêves.

Ambiance onirique bien rendue. Le films rappelle beaucoup Le manuscrit trouvé à Saragosse (film suivant du cinéaste). La photographie est sublime (grand angle, mouvement de caméra) et les décors fastueux venant contredire l'ambiance de putréfaction qui suinte du film. On pense également au Stalker (Tarkovski, 1979) et au roman Ubik de Philip K Dick (1969).
Le rythme est néanmoins un peu pesant et les références à la Kabbale et à la culture juive un peu opaques.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 février 2017
Après une journée bien remplie, je m’étais décidé à me faire une séance ciné tranquille, mais voilà que je jette mon dévolu au hasard sur Sanatorium. Alors là, je ne sais pas s’il faut avoir le cerveau vidé pour accepter n’importe quoi ou pour se plonger de manière analytique dans la psyché de l’auteur. Un film ésotérique, incompréhensible pour le spectateur lambda qui veut juste se détendre, donc pour moi. Ca tourne en rond dans d’interminables scènes en plans séquences, en lents panoramiques, en long travellings. Les scènes s’entrechoquent d’un plan à l’autre dans une narration elliptique qui m’a perdu définitivement. Je me suis même demandé si les acteurs comprenaient ce qu’ils jouaient…
J’ai baillé tout du long, ça devait servir à ça je suppose. Mais si le rêve permet de raconter tout et n’importe quoi, il m’aura épargné de tenter de comprendre ce film en songe. Par contre c’est bien filmé et l’ambiance visuelle est particulière. A rapprocher d‘Imaginaerum pour le ressenti.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2014
Un film circulaire et allégorique. Il m'aura fallu un second visionnage pour dépasser la surprise déroutante du premier. "La Clepsydre", c'est le pèlerinage d'un homme en quête de vérité et d'absolu, à la recherche de son père et sans doute aussi de Dieu, mais qui ne trouve sur son chemin qu'un monde en délabrement physique et moral, gouverné par l'éphémère et le caractère passager des choses. Les guides sont aveugles, les portes condamnées par de grands murs en pierre, les routes perdent ceux qui les empruntent, quand elles ne sont pas des impasses ... Construit comme un rêve, avec sa succession de scènes sans lien cohérent apparent entre elles, le film est un "passage" permanent ; non pas vers les réponses espérées, mais vers le doute le plus absolu.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2012
Totalement déconcertant en tant que tel, ce "Prix Spécial du Jury" cannois en 1973 a cependant des qualités esthétiques flagrantes (ambiance ethno-fantastique, décors surtout, absolument époustouflants, entre « gothique », expressionnisme et baroque). Onirisme et surréalisme donnent la tonalité générale de quelque chose à l'évidence d'estimable, mais qui résiste en permanence à l'entendement : méditation sur le temps, qui s'écoule et se contracte, entre failles et repentirs des souvenirs, probablement, mais quoi d'autre ? J’avoue être restée largement en dehors d’un propos m’échappant, ce qui justifie alors une notation intermédiaire, la magie des images ne pouvant justifier à elle seule une adhésion supérieure ! Le cinéaste juif polonais Wojciech Has (1925-2000) adapte ici un recueil de nouvelles de son compatriote également juif, Bruno Schulz, abattu en pleine rue en 1942 par un gestapiste, dans le cadre d’une vengeance personnelle - le côté décousu du récit vient alors peut-être du passage à l'écran de plusieurs histoires, et non d'une seule (sauf à remarquer que le fil rouge minimum est la relation père/fils, le père de fiction s'appelant "Jacob" et étant marchand de tissus comme le père de Schulz, et ayant la même place centrale que dans la vie réelle), fortement marquées à la fois par la nostalgie de l'enfance et la récurrence de fascinations nettement plus adultes, pour les dominatrices dénudées. Has a su à cet égard (ce qu’on ne peut que porter à son crédit !) reprendre avec pertinence et développer « cinématographiquement » ces obsessions qui faisaient aussi l’essentiel de l’autre partie du travail de Schulz, éminent graphiste : omniprésence de sa ville natale en Galicie (aujourd’hui ukrainienne) avec nombre de scènes de rue, importance du judaïsme (bien qu’étant « assimilé » et ne vivant pas dans le ghetto avant l’invasion nazie), culte pour la femme, quasi-idolâtre, voire teinté significativement de sado-masochisme.
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 août 2012
Film stupéfiant de maîtrise au niveau technique et artistique. Mais l’histoire … hormis les premières scènes dans le train et l’arrivée au sanatorium ainsi que le magistral plan final, quel dédale confus et peu accessible auquel nous assistons. Et les dialogues n’éclaircissent en rien le cheminement mental du héros principal. Laborieux. Certainement le plus gros budget de l’histoire du cinéma en toiles d’araignées.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2011
Pour rendre compte de la sophistication inouïe d'un film comme La Clepsydre il conviendrait presque de n'en parler qu'avec des mots de cinq syllabes ou bien de rédiger une critique intégralement en alexandrins. Effectivement l'oeuvre de Wojciech J. Has est proprement démiurgique dans sa forme : la densité des images est évidente, la direction artistique extraordinairement imposante, la mise en scène impressionnante, la continuité du récit par le montage exemplaire. C'est l'Art baroque à son acmé, avec tout son raffinement et toute sa démesure. Si l'on excepte la filmographie d'Orson Welles La Clepsydre contient quelques-uns des décors les plus merveilleux et les plus recherchés de toute l'Histoire du Cinéma. Véritable voyage dans le temps, symphonie sidérante voire parfois hallucinante, l'oeuvre-monstre de Wojciech J. Has a donc toutes les apparences du chef d'oeuvre absolu... Il est pourtant terriblement dommage de devoir affirmer que sans le génie visuel et purement rythmique de son réalisateur La Clepsydre ne serait qu'un récit nébuleux sans la moindre substance scénaristique. L'unité du film est indéniable dans sa structure mais fortement discutable dans son écriture : les personnages et leurs interactions sont peu développés, parfois même approximatifs ; l'évolution du semblant d'intrigue n'a visiblement ni queue ni tête, le film prenant des allures de visite au musée en cherchant à s'appuyer sur la magnificience de ses tableaux multiples. Bref La Clepsydre est certainement une oeuvre d'Art à part entière mais aussi un film qui n'assume pas véritablement son déséquilibre intrinsèque. Somptueux mais vain.
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