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    Les Garçons
    note moyenne
    3,5
    47 notes dont 7 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 7 critiques par note
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    7 critiques spectateurs

    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    4,5
    Publiée le 17 avril 2013
    Une délicieuse impression de liberté se dégage de ce film, dans lequel trois jeunes hommes errent au hasard dans la ville de Rome au gré des envies et des rencontres. Il est surprenant de voir que le film n'a pas vieilli. Ou plutôt, si. Il est tellement ancré dans son époque qu'il semble avoir figé cette époque insouciante qui fait fantasmer les jeunes comme moi qui n'ont pas eu la chance de la connaître. Une époque de liberté et plus spécifiquement de liberté sexuelle. Car en plus des prostitués et des rencontres d'un soir (un sujet probablement pas si anodin pour l'époque) on a le droit à une scène assez ambiguë où six jeunes et beaux éphèbes mangent des cuisses de poulet en se prélassant côte-à-côte sur des canapés. Une scène aux allures d'orgies romaines qui peut faire douter de l'orientation sexuelle du réalisateur. Et en effet, après vérification, Mauro Bolognini était bien homosexuel. "les garçons" est un film à voir !
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 25 juin 2016
    Voilà un film rare, bien réalisé et encore mieux photographié. C’est du vrai cinéma artistique grâce au talent et à la tenue d’acteurs professionnels et non pas d’amateurs comme le cinéma néo réaliste italien nous a inondé. Les cinq femmes sont d’une grande beauté et d’une sensualité plus grande encore, les hommes sont également beau physiquement mais trop peu reluisants sur le plan moral pour nous enthousiasmer. S’il n’y a pas vraiment de scénario, il y a des tranches de vie cohérentes et surtout une utilisation du cinéma qui emporte le film et qui lui donne son originalité. L’influence de Pasolini est nette mais c’est Bolognini à qui revient le mérite de ce témoignage artistique du milieu oisif des jeunes italiens de la fin des années 50. Lorsque ‘’les garçons’’ est sorti , il était interdit aux moins de 16 ans et pourtant on n’y voit que quelques bisous furtifs et deux ou trois plus réalistes entre Ruggeretto et Laura. C’est vraiment un très beau film qui en plus est philosophiquement très riche.Tout cinéphile se doit de le connaître.
    anonyme
    Un visiteur
    1,0
    Publiée le 29 juin 2010
    Le scénario semble travaillé dans les détails l'ennui c'est que l'ensemble ne donne rien et le casting mal employé ne fait qu'augmenté notre frustation.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 30 juillet 2012
    Portrait percutant d'une jeunesse qui tente à l'aube des annèes 60 de s'arracher à la pauvretè en passant par le recel et la violence, le sexe et le mensonge! Esthètique et souvent amer, le grand Mauro Bolognini s'appuie d'ailleurs presque toujours sur des bases littèraires extrêmement solides! Non seulement en effet Pier Paolo Pasolini a collaborè au scènario mais en plus la plupart de ses oeuvres sont adaptèes de romans cèlèbres, parfois français comme "Bubu" par exemple! Avec la nouvelle crème du cinèma français et italien comme Jean-Claude Brialy, Laurent Terzieff, Mylène Demongeot (du côtè français) et Tomás Milian, Franco Interlenghi, Elsa Martinelli, Rosanna Schiaffino (du côtè italien). Très pasolinien, un bon film dont le succès permit à Pasolini de convaincre un peu plus les producteurs de le laisser porter lui-même à l'ècran son scènario de "Accatone" deux ans plus tard! Mais au fait pourquoi diable est-ce Mauro Bolognini qui a signè ce film ? Parce que même si Bolognini est un grand metteur en scène, tout ressemble ici à l’univers de Pasolini…
    ronny1
    ronny1

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    3,5
    Publiée le 4 avril 2018
    Mauro Bolognini met en scène un scénario que Pasolini a adapté d’un de ses romans. « La Notte Brava » (La « brave » nuit) dont le titre cynique masque le portrait édifiant d’un trio de jeunes oisifs sans morale, profitant de prostituées, volant de l’argent (même entre eux), passant de bagarre en soulerie, entrecoupées de rapports charnels. Si le synopsis peut faire penser aux VITELLONI de Federico Fellini, le film s’en éloigne sur le fond et marque le début cinématographique de l’obsession de Pasolini quant à la décadence morale. Ici ni humour, ni sympathie pour cette sinistre galerie où seule Rossana Schiaffino interprète un personnage attachant. Tous les autres sont abjects, y compris Mylène Demongeot et Thomas Milian dans les rôles de bourgeois, respectivement la soeur capricieuse et dévergondée et le frère homosexuel pédophile. Si la dernière séquence peut entretenir l’illusion d’une rédemption pour Laurent Terzieff, le plan final (qui est aussi le premier du film) y mettra fin. Avec ce dixième film Mauro Bolognini fait preuve d’ambition et par là, change de dimension.
    Pascal
    Pascal

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    5,0
    Publiée le 21 septembre 2021
    Mauro Bolognini est un réalisateur qui n'a pas en France la même réputation que d'autres metteurs en scène Italiens de son âge d'or ( années 50 et 60). Beaucoup moins connu qu'Antonioni, Visconti, Fellini, Rosselini, De Sica pour n'en citer que quelques uns, Bolognini a pourtant signé de nombreux films de l'importance des plus accomplis des réalisateurs précités. "Les garcons" est l'un d'entre eux. A partir d'un scénario de Pasolini tiré d'un de ses livres mais qui n'était pas encore passé à la réalisation, le film nous raconte l'histoire de l'errance au cours d'une nuit, de deux puis trois jeunes italiens qui vivent à la marge. Le film nous propose un visage de l'Italie assez sombre, malgré son côté enjoué et festif. Ce n'est pas le premier film sur ce thème abordé par le cinéma italien. On pense ainsi aux "Vitelloni" de Fellini, aux " jeunes maris " du même Bolognini voire plus tard à "Accatone " de Pasolini. C'est d'ailleurs grâce au succès des "garcons" que Pasolini trouvera les soutiens financiers pour porter à l'écran son premier film qui n'est finalement qu'une variation des "garçons ", mais cette fois réalisée avec un casting de non professionnels. On notera que "les garcons" presente un casting absolument exceptionnel. On y croise la sublime Antonella Lualdi, mais aussi la sexy Elsa Martinelli, Anna Maria Ferrero ( compagne de Victorio Gassman ), Rosana Schiafino et la française Mylene Demongeot- concurrente de BB). Du côté masculin, c'est Laurent Terzieff qui a le plus grand rôle, mais il est accompagné de Brialiy et de F Interlenghi ( compagnon puis époux à la ville de Lualdi). Bref on est ici au cœur de ce que le cinéma italien de l'époque peut produire de meilleur. Le film a gardé un charme fou. Comme à l'accoutumée, les décors, la photo chez Bolognini sont exceptionnelles. On est ici en présence d'un excellent film, qui je le répète figure parmi les chefs-d'œuvre de son auteur. A voir et revoir éternellement.
    SerialBob
    SerialBob

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    4,0
    Publiée le 6 octobre 2020
    Ce film porte très clairement une double signature : celle de son scénariste, Pier Paolo Pasolini et celle de son réalisateur, Mauro Bolognini.

    Pier Paolo Pasolini adapte, ici, son propre roman (« La notte brava ») et passera à la mise en scène deux ans plus tard avec « Accatone ». On retrouve dans « Les garçons » son intérêt pour la marge de la société italienne et pour les petites frappes violentes et amorales. Les personnages principaux du film sont, en effet, des petits voleurs se vantant de ne jamais travailler (interprétés par Laurent Terzieff et Jean-Claude Brialy, le film est une co-production franco-italienne) ou des prostituées (interprétées par Elsa Martinelli et Antonella Lualdi).

    Cette oeuvre qui prend la forme d’une déambulation désordonnée dans Rome aurait pu être traitée dans un style néo-réaliste. Il n’en est rien puisque c’est Mauro Bolognini qui en est le réalisateur : tous les acteurs principaux sont beaux, la photographie est très travaillée, la mise en scène est au cordeau. Bien entendu, les déclassés de la société peuvent être méchants comme ici, mais il y a des chances qu’ils soient aussi affreux et sales pour reprendre les adjectifs du célèbre film d’Ettore Scola. Pourtant, l’« esthétisme » de Bolognini ne décrédibilise pas ses personnages, ni ne fige ce film dynamisé par un mouvement constant.

    Ce ne sont pas les scènes superbes qui manquent : des passes, à la campagne sous le soleil et la fine pluie de l’arrosage automatique où les garçons veulent partir sans payer et les filles leur voler leur argent, une rencontre avec des jeunes nantis se terminant par une scène où, dans une atmosphère homoérotique, tous les « garçons » sont alanguis, dans un salon bourgeois jusqu’à ce que le personnage de Laurent Terzieff ne rencontre, pour un coup d’un soir, la sœur de l’un de ses hôtes jouée par la magnifique Mylène Demongeot. Même s’il n’y a pas de nudité, cette succession d’aventures sans lendemain a valu au film une interdiction aux moins de 18 ans dans l’Italie de la démocratie chrétienne.

    Si les diverses rencontres du film semblent le fruit du hasard, elles s’inscrivent dans une mise en scène et un scénario qui ne doivent, eux, rien au hasard, nous décrivant, avec constance, des personnages, prêts à toutes les bassesses et trahisons, pour l’argent qui semble être leur unique moteur. Il n’y a pas de solidarité, ici, dans les classes populaires. Le catholicisme et même l’institution familiale ne sont qu’un très fragile vernis comme dans une scène où un receleur se goinfre lors de l’enterrement de sa femme et affiche une peine feinte alors que nos deux trafiquants insistent lourdement pour conclure une transaction malgré les circonstances. La famille des deux garçons est, par ailleurs, totalement absente de l’écran. Seules les scènes finales de « tournée des grands ducs » avec Rosanna Schiaffino et Laurent Terzieff durant lesquelles s’esquissent de la nostalgie et, peut-être, des sentiments apportent une autre tonalité au film.

    Pasolini et Bolognini en étaient, avec ce film, à leur troisième collaboration, ils se retrouveront l’année suivante, en 1960, pour l’excellent « Le bel Antonio » et « Ça s’est passé à Rome », un autre film réussi de déambulation qui met en scène, non pas des jeunes gens pauvres et oisifs, mais un jeune parent pauvre en recherche d’emploi. Quelle vitalité dans le cinéma italien de l’époque !

    Encore une grande réussite du si méconnu ou sous-estimé Mauro Bolognini.
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