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Sergio-Leone
210 abonnés
1 096 critiques
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5,0
Publiée le 6 avril 2010
Fresque sublime de la folie excentrique d'un homme porté par ses rêves les plus fous jusqu'à réaliser l'impossible pari de faire passer un bateau au-dessus d'une montagne en pleine forêt amazone. Herzog explore encore plus loin les limites de la folie incarnée à merveille par un Klaus Kinski toujours aussi hallucinant. De plus la photographie et la mise en scène ne peuvent que bercer le spectateur dans un spectacle virtuose entre aventure, opéra et beauté plastique. Un grand moment d'évasion.
Combat harascent de la volonté furieuse et folle d'un homme contre une nature sauvage, Fitzcarraldo est probablement la plus belle oeuvre de Werner Herzog, n'en oublions pas pour autant l'authentique Aguirre la colère de Dieu, jalon incontestable du cinéaste et par la même occasion du fameux Kinski. Ce dernier est impressionant et campe à merveille Brian Sweeney Fitzgerrald, l'homme qui veut faire fortune dans le caoutchoux et bâtir le plus fabuleux opéra dans la jungle amazonienne, il va pour essayer d'arriver à ces fins faire passer son navire au dessus d'une colline ! Son navire qui finira par être son opéra, avec une image que je ne suis pas près d'oublier, la dernière image du film : Kinski qui salue la foule de son bateau avec un cigare énorme au coin des lèvres. Sacré charisme qu'a ce Kinski ! Cette histoire est très passionante et l'est plus grâce à la réalisation (récompensée à Cannes) formidable et les images magnifiques de cette jungle hostile qui font durer le suspense pendant une bonne vingtaines de minutes. Une aventure de qualité marquée par la présence charmante de la très belle Claudia Cardinale.
Un chef d'œuvre, qui fait inévitablement penser à "Aguirre, la colère de Dieu", pharaonique avec son scénario incroyable, sa photographie sensationnelle, sa musique extraordinaire. Complexe, massif, pas facile d'accès, magistral. Klaus Kinski est impérial dans ce rôle de mégalomane, même si son jeu, dans cet autre film de Werner Herzog, est plus posé et moins extravagant. Un film phare, une grande découverte. Génial !
LE film de la démesure et de la folie, des projets égocentriques et pharaoniques qui peuvent traverser l'esprit des hommes... Ainsi que leur vacuité...
Fitzcarraldo est un film extraordinaire par son sujet,son acteur principal(Kinski) et la présence de la jungle peuplée d'indigènes.Prenant de bout en bout le film surprend par sa démesure.Du très grand cinéma qu'on peut rapprocher d'Apocalypse Now.
comme quoi, klaus kinski n'est pas bon qu'à camper des fous ! j'ai beaucoup aimé ce film, et pourtant, je n'aime pas trop l'opéra. il faut croire que les films avec des fleuves ne donnent que des chefs-d'oeuvre
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,5
Publiée le 8 avril 2021
Peut-être ne suis-je qu'un philistin mais je trouve que Fitzcarroldo est comme tant d'autres films européens qui aspirent à l'art il est inutile, elliptique et ennuyeux. J'aime plutôt le principe central un homme animé d'un amour brûlant pour l'opéra en général et pour Enrico Caruso en particulier. Nous assistons au spectacle amusant de Klaus Kinski dans un costume blanc incroyablement propre alors qu'il est dans la jungle avec un chapeau à larges bords qui met en marche son phonographe et écoute des enregistrements de Caruso tout en remontant l'Amazone. Mais l'événement central du film lorsque des dizaines d'indigènes aident Fitzcarroldo à transporter son grand bateau à vapeur d'un bras du fleuve à l'autre est incroyablement peu crédible. Nous n'avons aucune idée de la raison pour laquelle les indigènes entreprennent ce travail herculéen. Fitzcarroldo lui-même se demande pourquoi alors qu'il cherche à comprendre les indigènes. Le spectateur se pose la même question à propos de toute l'entreprise et du film lui-même...
Dans la meme ligné que AGUIRRE, la colère de dieux. L'histoire d'un mégalomane pret a tout pour réussir ses reves. On peut préféré Aguirre, la colère de dieux mais cela reste du très shaut niveau...
Fitzcarraldo ou l’histoire d’une obsession est un film réellement original mais je dois avouer que je l’imaginais différent en fait je trouve que ce film manque de folie à l’exemple de Kinski, très bonne interprétation mais sobre loin de ses envolées hystériques de certains de ses autres films. Si Fitzcarraldo ne m’a pas intensément passionné c’est un film de 2h30 accrocheur du débit à la fin comportant de nombreux instants fascinants en particuliers cette séquence de la traction du bateau ou j’étais presque hypnotisé devant mon écran devant une telle démesure. Je ne qualifierais pas Fitzcarraldo de chef-d’œuvre mais Werner Herzog signe une œuvre du 7ème Art auquel il serait dommage de passer à côté.
Le duo Herzog-Kinski se reforme, 10 ans après Aguirre, pour un nouveau film hors-normes. Cette fois, le clou du spectacle consiste à faire basculer un bateau par-dessus une colline pour rejoindre lautre rive. Rien que ça. Des figurants trouvèrent la mort précisément en hissant le bateau. Un projet digne de la mégalomanie de Fitzcarraldo (et de Herzog). Malgré latmosphère de pure folie qui plane sur le film, ça reste un vrai bonheur pour les yeux. Inoubliable.
10 ans après "Aguirre", Werner Herzog retrouve la jungle amazonienne pour ce film, sans aucun doute son meilleur où l'homme doit affronter la nature pour réaliser ses rêves les plus fous. Le tournage, à l'image du parcours de Fitzcarraldo, fut chaotique (crises de colère de Kinski notamment) mais cela finit par servir le film. Herzog filme la jungle à merveille, l'histoire est prenante malgré sa longueur et les décors sont vraiment superbes. Dans un de ses meilleurs rôles, Klaus Kinski est génial, à la fois tendre rêveur et fou dément.
Il est vrai que ce long métrage possède pas mal atouts à son actif. La mise en scène de Werner Herzog est réellement de qualité, la photographie est très réussi et Klaus Kinski fait une performance de très haute tenue. Mais bon pour pouvoir apprécier pleinement ce "Fitzcarraldo", il faut avant tout être conquis par l'histoire ce cette aventurier qui rêve de bâtir un opéra en pleine jungle péruvienne, ce qui n'a pas vraiment été mon cas.
Il est toujours délicat d'évaluer un film qui transforme autant une figure historique, d'un oppresseur manipulateur à un rêveur marginalisé... Cependant on comprend que Werner Herzog a mué ce baron du caoutchouc en double (survolté Klaus Kinski), renforçant une mise en abîme que le suivi minutieux de l'exploit constituant aussi les coulisses du tournage rend évident. Plus célèbre pour sa production compliquée (et même létale!), ce récit d'aventures bénéficie d'une réalisation maitrisée, semblant suivre les méandres des espoirs du héros, tout en sublimant les paysages énigmatiques du fleuve. Quête existentielle voire spirituelle, l'intrigue manque de dynamisme et de nervosité, tant au début, quand le malaise du couple (assorti!) se ressent désagréablement en instillant une certaine gêne pour le spectateur, que lors de l'expédition même, où la langueur infusée par le décor annihile les menaces pourtant effectives, se contentant d'effleurer les problématiques indigènes. Une illusion...
J'en attendais plus de ce "Fitzcarraldo". Si la performance d'acteur de Klaus Kinski est à la hauteur de mes espérances, il n'en est pas de même de l'histoire et du scénario qui n'offrent pas la puissance émotionnelle et humaine prévue. Ce long métrage de Werner Herzog est trop lisse et pas forcément passionant d'un bout à l'autre. On passe un agréable moment à suivre cette aventure mais sans plus.