Fitzcarraldo
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juin 2011
Werner Herzog et Klaus Kinski retournent en Amérique du Sud, quelques années après "Aguirre", pour tourner un autre film relativement similaire puisqu'il est encore question d'un homme prêt à tout pour atteindre un Eldorado, et dont le plan sera contrarié par la présence d'Indiens. "Fitzcarraldo" est un des films les plus fous jamais tournés, une oeuvre radicale, extrême, fascinante, hypnotisante. Le même réalisateur, avec le même acteur principal (Kinski, encore une fois aussi magistral que fou), autour des mêmes thématiques, dans les mêmes régions exotiques, signe deux films proches, deux chefs d'oeuvre qui seraient difficilement finançables aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juillet 2010
Le vrai chef-d'oeuvre de Herzog!
L'un des plus grands films d'aventures de la fin du 20e siècle avec Le Convoi de la peur et Le Dernier des Mohicans.
Immense Kinski. Immense réalisation. Immense film.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2012
C'est peut-être avec "Aguirre, la colère de dieu", le meilleur film de Werner Herzog! Oeuvre unique qui dèbouche sur la folie de "Fitzcarraldo", qui rêve de faire venir chanter le grand Caruso à Iquitos, au coeur de l'Amazonie! Film de la dèmesure qui rèpond à "Aguirre", dans une entreprise grandiose, ou Herzog faillit y laisser sa vie! Difficile de savoir depuis sa sortie en 1982, ce qui reste de ce long-mètrage, aussi connu pour ses dèboires de rèalisation que son rèsultat final! Encore plus difficile d'oublier cet imposant bateau, accrochè à la montagne que la brume enveloppe d'un halo presque divin, tandis qu'au premier plan, l'hallucinant Klaus Kinski, dont la blondeur et le bleu des yeux semblent une provocation à la nature, exprime un sentiment dont on ne sait pas s'il s'agit de dètresse sincère ou de folie furieuse! Un tournage èpique, un scènario hallucinè, un cinèaste tenace, un acteur principal timbrè, "Fitzcarraldo" est un film cannibale qui reste l'une des aventures cinèmatographiques les plus folles de toute l'histoire du cinèma! Une rèfèrence...
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2011
Alors Fitzcarraldo fut mon premier Herzog et je le vis récemment. Ce que j'ai beaucoup aimé dans son film c'est son histoire et ses personnages, surtout celui de Kinski bien sûr, qui offre une grande performance, on sent que cet acteur transmet une âme à son personnage. Ce périple au coeur de la jungle amazonienne est bien mis en scène par Herzog, et celui-ci sait instaurer une certaine forme de tension, je pense à la scène où le bateau arrive sur le fleuve, où l'on entend les chants des indigènes au loin et ensuite plus rien... Après je souligne la composition de Popol Vuh, je l'ai trouvé très réussie, en parfait accord avec les images, une composition qui marque et qui est loin d'être superflue.
Après on ne peut pas dire que j'ai adoré non plus, disons que j'ai trouvé quelques passages assez dispensables, un rythme assez inégal et surtout que ça devenait vraiment intéressant après une heure de film. La première heure je ne l'ai pas trouvé monotone ni inutile, elle introduit bien les personnages et l'intrigue à venir mais ça s'étire peut-être un peu trop. Donc mon impression globale est très positive, j'ai beaucoup aimé ce film, l'histoire de cet homme qui est prêt à tout, même les choses les plus folles, pour accomplir ces rêves est touchante mais je n'ai pas eu le coup de coeur. Je lui préfère la folie et le côté cauchemardesque d'un Aguirre mais Fitzcarraldo vaut très clairement le coup d'oeil.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2016
Quelques années plus tard, Werner Herzog retrouve son acteur fétiche, Klaus Kinski pour une toute nouvelle aventure à l'épreuve de la profonde et luxuriante jungle Amazonienne. Fitzcarraldo est une oeuvre sans précédent aux contours ingénieux et aux épisodes cauchemardesques pour la production. Jamais dans un film, l'idée de brut n'a jamais aussi bien porter son nom que ce soit dans la gestion des acteurs, à la technique phénoménal (faire passer un bateau sur un relief qui sépare 2 rivières) ou face à la gestion des conditions climatiques extrêmes. Cette oeuvre, tout vraisemblance mise à part, propose un récit plus construit, aboutit et intéressant qu'Aguirre même si on ne peut s'empêcher de ressentir quelques longueurs ou encore une gestion des personnages secondaires douteux. Herzog n'a finalement qu'une obsession et une crainte, Kinski. Il transperce à l'écran à chaque apparition interrogeant le spectateur sur sa folie réelle ou surjouée. Finalement, l'intrigue devient secondaire par rapport à l'attitude du personnage. Oeuvre monumentale, marquante, elle reste une oeuvre à voir pour les cinéphiles. Pour les autres, elle reste un simple film d'aventure en compagnie d'un personnage excentrique. Or, la piste de lecture est beaucoup plus complexe...
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Dix ans après "Aguirre, la colère de dieu", Werner Herzog retourne tourner au Pérou une autre histoire sur un mégalomane maudit. Le réalisateur va une fois de plus à l'image de ses héros se lancer dans une aventure garguantuesque où il ne cessera de jouer de malchance. Il commenca son film avec Mick Jagger au coeur du Pérou, mais ne pu finir son tournage en raison de conditions météo défavorables. Le contrat de Jagger n'étant pas renouvelable l'année suivante en raison d'une tournée des Rolling Stones, il recommença avec son acteur fétiche Klaus Kinski, et retourna une grande partie de son film. Signalons également que Herzog pour la réalisation du film refusa catégoriquement tout procédé de tromperie en ce qui concerne le bateau en fer (exception faite du franchissement des rapides); c'est donc un véritable bateau à vapeur qui fut hissé au sommet d'une colline pour les besoins du tournage. Kinski fut encore une fois impregnié de son personnage a tel point que les indiens locaux trouvèrent Herzog en lui proposant sérieusement de le tuer.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Bon, cette fois je peux l'affirmer : personne ne fait du cinéma comme Werner Herzog. Personne d'autre ne se serait risqué à retourner dans la jungle après un premier tournage calamiteux, personne d'autre n'aurait choisi d'employer un acteur aussi instable que Klaus Kinski pour un travail aussi éprouvant et surtout, personne d'autre n'aurait RÉELLEMENT tenté de faire passer un bateau au dessus d'une montagne. Et c'est pour ça que Fitzcarraldo est génial. Je pourrais presque refaire ma critique d'Aguirre puisque je retrouve les éléments qui m'avaient plu dans ce film : le côté authentique de chaque plan, la forêt luxuriante, les images prisent sur le vif pendant le tournage et finalement incorporées au montage, etc. Mais deux choses me séduisent beaucoup plus dans Fitzcarraldo. La première est la longue durée du film, qui permet d'étirer le périple du personnage principal et de le transformer en véritable voyage psychologique, où l'ambition démesurée règne. La deuxième est le futur incertain du projet de Fitzcarraldo. Dans Aguirre, on savait dès le départ que les conquistadors poursuivaient une chimère, alors que dans ce film rien ne nous permet d'affirmer que l'entreprise va réussir ou échouer. On ne peut que s'assoir en silence et regarder. Bien entendu, la tâche du héros est titanesque et Herzog utilise différents angles de caméra pour mettre l'homme en perspective avec la taille du bateau, mais aussi de la jungle. Les scènes où les travailleurs construisent l'installation permettant de tracter le bateau deviennent alors saisissantes puisque tous les hommes sont associés à des fourmis par la taille mais aussi par leur manière de s'affairer à leur tâche. Par ailleurs, ces cadrages permettent de rendre les décors imposants, que ce soit la maison de l'exploitant de caoutchouc ou le fleuve et ses rives menaçantes. La nature prend au fur et à mesure une place de plus en plus importante, aussi bien dans l'intrigue qu'à l'écran. Le réalisateur prend plaisir à la filmer sous toutes les coutures et cela se voit, surtout entre les plans faisant la transition entre deux scènes. Ils durent quelques secondes et font office de retour au calme, comme si Herzog invitait le spectateur à se remettre de ses émotions et à profiter du lever de soleil ou du plan nocturne qu'il lui montre. Bien qu'elle se fasse peu entendre, la musique tient une place importante dans cette œuvre. Il s’agit du point de départ du scénario (Fitzcarraldo veut construire un opéra dans la forêt amazonienne), et elle revient régulièrement accompagner les actions importantes, comme un leitmotiv. En outre, elle fait partie intégrante de la fin du film, qui apporte une conclusion étonnante à une œuvre qui ne l'est pas moins. Parmi toutes les moments marquants du film, je pense que ceux qui mettent en scène le couple Kinski/Cardinale sont les meilleurs témoins du génie du réalisateur. Avec quelques sourires, quelques regards, Werner Herzog arrive a rendre évident le profond amour qui les unit. Le personnage de Cardinale a manifestement une grande confiance en son mari et finit par financer son projet, après quelques réticences. C'est ce genre de détails qui m'évoquent un grand film.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Il y a Werner Herzog, il y a Klaus Kinski, il y a l’Amazonie par ailleurs sublimement filmée notamment à Iquitos (Pérou), il y a un gros budget, il y a un mise en scène énorme et de qualité , il y a l’exploit technique du bateau franchissant une colline, il y a l'Opéra, bref du Cinéma avec un grand C, mais il manque l’étincelle, le coup de folie qui a fait de « Aguirre, la colère de Dieu » un chef-d’œuvre inoubliable. Le scénario est assez creux et Klaus Kinski trop présent. C’est trop commercial, et ça sent le réchauffé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mai 2016
On connait pour beaucoup ce film grâce au Fossoyeur de films, et c'est lui qui m'a donné envie de m'intéresser un peu à Herzog, dont pour l'instant je n'ai vu qu'Aguirre. Les deux films se rapprochent étrangement : tous deux narrent un vain périple en pleine nature sauvage mené par un mégalomane interprété par Klaus Kinski. J'ai toutefois plus adhéré à Fitzcarraldo, la première raison étant que je trouve le personnage de Fitzcarraldo bien plus sympathique que celui d'Aguirre (son rêve fou le rend très humain), et les enjeux me parlent plus. Le film est comme Aguirre d'un réalisme saisissant : les paysages sont beaux, c'est bien filmé, on s'y croit sans trop de problème, d'autant que je trouve le film mieux rythmé qu'Aguirre. Après je dirais que 2h30, c'est peut-être un peu trop, le film n'est pas ennuyeux, mais il aurait peut-être gagné à être un poil plus court, même si globalement ça reste très bon.
Olmo
Olmo

56 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2010
C'est Herzog qui se projette avec Fitzcarraldo, ce rêveur fou, obstiné par sa destiné, nous renvoie à nos propres désirs de grandeurs, s'y cotoient le ridicule et le magistrale, le pittoresque et le grandiose...
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2011
Le film met du temps à démarrer mais on s'y accroche et on a envie de connaître l'histoire.
Ce film a le mérite de faire découvrir pour ceux qui ne connaissait pas l'épisode de la fièvre du caoutchouc en Amazonie entre 1879 et 1912. Le film s'inspire de la vie de Carlos Fitzcarrald et sa recherche l'isthme (étroite bande de terre séparant les deux rivièress) en 1891.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2020
Dix ans après "Aguirre", le plaisir de retrouver Werner Herzog et Klaus Kinski avec comme cadre le fleuve Amazone est évident. La folie demeure, cette fois peut-être plus du côté du réalisateur que de son acteur fétiche, La beauté visuelle des paysages et la qualité de la mise en scène en font une réussite totale, une oeuvre frappante et inoubliable.
SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2011
Un film assez impressionnant quand on s'intéresse un peu à son histoire : le tournage a été plus que difficile, le bateau a vraiment monté la colline, le réalisateur et l'acteur principal étaient à couteaux tirés (expression à prendre au pied de la lettre). L'histoire est celle d'un rêveur mégalo, qui veut un opéra en plein milieu de la jungle amazonienne. Comme il n'a pas le sou, il envisage un plan audacieux pour en gagner beaucoup et très vite, dans le fabrication et le commerce de caoutchouc. Un périple en vapeur commence, façon Au cœur des ténèbres, rencontre avec les indigènes, etc. Le bateau monte la colline... sans trucage ! Klaus Kinski livre une prestation hallucinée. L'absence par moment de musique est un peu déroutante. Le tout est assez incroyable et marque les esprits.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2013
Un film "hénaurme", aussi fou que son personnage principal, surnommé le "conquistador de l'inutile". Après Aguirre, Herzog est donc retourné au Pérou où il avait connu tant de galères. Nouvelle entreprise masochiste et démesurée, avec le même acteur incontrôlable, Klaus Kinski (dans un rôle initialement prévu pour Mick Jagger !). Mais les aventures les plus folles sont souvent les plus belles. Cette odyssée, en tout cas, est fascinante. L'atmosphère, à bord du bateau, est lourde de tension et de menace. La présence indienne, très mystérieuse. Et le passage de la colline, hallucinant (le bateau a vraiment été tiré par les Indiens et la séquence n'est pas sans rappeler un épisode de la prise de Constantinople). Il faut voir le visage de Kinski, génial, yeux globuleux et cheveux hirsutes. Il faut aussi entendre la voix de Caruso jaillir d'un gramophone au coeur de la jungle.
Si, techniquement, tout n'est pas parfait (son, doublage, montage), si quelques scènes auraient pu être coupées (prologue longuet), on est malgré tout envoûté par la beauté vieillie des images et la force de l'histoire. La dérive du bateau, livré aux eaux rugissantes du Pongo, est un ballet incroyable. Et le final s'avère grandiose. Fitzcarraldo est peut-être moins parfait qu'Aguirre, mais c'est un grand film. Avec le plus magnifique des perdants magnifiques.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 février 2012
« Fitzcarraldo » raconte l'histoire d'un possédé et semble aussi être le film d'un possédé. Werner Herzog avait déjà tourné « Aguirre la colère de Dieu » dans la jungle péruvienne avec Klaus Kinski. Mais les conditions aventureuses dans lesquelles ce deuxième projet est conçu – le film documentaire de Les Blank, « Burden of Dreams » en trace un portrait captivant – sont comparables à celles du film « Apocalypse Now » de Coppola. Les catastrophes durant le tournage vont de l'annulation des inetrprètes principaux Robards et Jagger à l'implication dans une guerre frontalière entre le Pérou et l'Equateur, des sécheresses aux inondations et jusqu'aux morsures de serpents et autres accidents graves. Et les fameux accès de colère de Kinski jettent aussi une ombre supplémentaire au tableau. Leur violence est telle, d'après Herzog, qu'un chef indien propose même d'assassiner Kinski! Herzog, qui ne connaissait que trop bien ce caractère imprévisible, n'avait d'ailleurs pas du tout prévu d'engager Kinski, jusqu'à ce qu'il fasse quand même appel à lui en remplacement de Jagger. Et d'ailleurs, Kinski, entouré de l'aura du visionnaire solitaire et peut-être dément, est sans conteste l'interprète idéal pour un héros représentant au fin fond de la jungle l'exigence d'absolu de l'art et devenant le portrait craché du metteur en scène comme dans aucun autre film de Herzog. « Fitzcarraldo » est ainsi un nouveau témoignage de la collaboration de deux génies, Herzog et son « ennemi intime » Kinski.
On peut spéculer pour savoir si la ferme détermination de Herzog à vouloir réaliszer son projet à tout prix – souvent comparée à celle de son personnage principal – est justifiable ou non. Il est contestable que ce long-métrage, en tant que film à effets spéciaux, aurait été inconcevable sans la bonne volonté remarquablement intrépide de l'équipe de tournage de s'engager malgré tous les impondérables du projet. La force visionnaire du film résulte de la vérité de ses images qui ne laissent absolument pas la place au doute. Le bateau a vraiment été tiré par des Indiens par-dessus la butte. Le réalisateur allemand a exprimé l'intention de créer des images de rêve jamais vues auparavant et cet objectif est atteint. Ses prises de vue, absolument originales et remplies d'une vérité pathétique, paraissent à présent, loin de la technique numérique et du cinéma ironique de citations d'aujourd'hui, peut-être encore plus grandioses que lors de leur création. « Fitzcarraldo », c'est du cinéma de première main.
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