Fitzcarraldo
Note moyenne
4,0
980 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

92 critiques spectateurs

5
21 critiques
4
37 critiques
3
26 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2025
Il est toujours délicat d'évaluer un film qui transforme autant une figure historique, d'un oppresseur manipulateur à un rêveur marginalisé... Cependant on comprend que Werner Herzog a mué ce baron du caoutchouc en double (survolté Klaus Kinski), renforçant une mise en abîme que le suivi minutieux de l'exploit constituant aussi les coulisses du tournage rend évident. Plus célèbre pour sa production compliquée (et même létale!), ce récit d'aventures bénéficie d'une réalisation maitrisée, semblant suivre les méandres des espoirs du héros, tout en sublimant les paysages énigmatiques du fleuve. Quête existentielle voire spirituelle, l'intrigue manque de dynamisme et de nervosité, tant au début, quand le malaise du couple (assorti!) se ressent désagréablement en instillant une certaine gêne pour le spectateur, que lors de l'expédition même, où la langueur infusée par le décor annihile les menaces pourtant effectives, se contentant d'effleurer les problématiques indigènes. Une illusion...
Leonardo Tommapelo
Leonardo Tommapelo

1 abonné 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2025
Le synopsis promettait quelque chose d’intéressant, mais dans le film, ça part un peu en vrille. Cela dit, la réalisation est solide Herzog sait y faire et les paysages sont vraiment captivants.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2025
Il n'est pas fréquent qu'un metteur en scène décline sous une forme différente un sujet présentant de nombreuses analogies avec un de ses films précédents. En l'occurrence , la mégalomanie du personnage principal, la navigation sur l'Amazone, ...et Klaus Kinski!).
Au hiératisme austère et minimaliste d' "Aguirre, la colère de Dieu", Werner Herzog substitue une mise en scène plus spectaculaire, voire grandiloquente, sinon baroque. A la mégalomanie féroce d'Aguirre succède l'exubérance de Fitzcarraldo, qualifié de conquérant de l'inutile. Plus sobre ici, Klaus Kinski arpente l'Amazone au milieu d'une jungle mystérieuse, parfois hostile, superbe sur son bateau massif.
En dépit d'une mise en place un peu longue et quelques fois d'un manque perceptible de sincérité, le film réserve de jolis moments, autant dans les images de la traversée majestueuse du fleuve que dans l'expression de l'ambition surréaliste d'un personnage que l'idée folle d'édifier un spoiler: opéra en pleine forêt vierge conduit à envisager de vendre de la glace aux indiens...

Le clou du spectacle, inoubliable, est l'entreprise herculéenne consistant à spoiler: transporter le bateau de Fitzcarraldo d'un bras du fleuve à un autre en surmontant une colline
. On touche là à la sublime démence humaine, et la formule "renverser des montagnes" prend tout son sens.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2025
Malgré le tournage chaotique d’Aguirre, la colère de Dieu, Werner Herzog n’avait pas dû être rebuté totalement par l’Amazonie car il choisit d’y retourner pour raconter l’aventure hors-norme de Fitzcarraldo. Et une fois de plus, le tournage fut extrêmement compliqué et ne fut pas aidé par le choix d’Herzog de remplacer dans le rôle principal Jason Robards, tombé malade, par celui qui était à la fois son acteur fétiche et une personne qu’il l’exaspérait : l’ingérable Klaus Kinski. Cette arrivée en dernière minute de l’acteur explique sûrement que son jeu soit nettement plus calme et mois halluciné qu’habituellement. En effet, Brian Sweeney Fitzgerald est effectivement un personnage relativement socialisé malgré certains accès de colère et ses rêves assez démesurés qui l’amèneront dans une aventure hors-norme. L’histoire est intéressante à suivre et bénéficie d’une certaine beauté des images et des interprétations de Klaus Kinski et de Claudia Cardinale mais on pourra penser que le tournage extrêmement tendu (deux amérindiens ayant même proposé à Werner Herzog de tuer carrément Klaus Kinski !) était en réalité plus spectaculaire et rocambolesque que le film en lui-même.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Un projet titanesque et un des plus ambitieux du Cinéma ! "Fitzcarraldo" est plus qu'un film : c'est une leçon de vie ! Que cela soit son histoire, ou la production de ce film, tout se rejoint en un seul point commun : la persévérance. Son histoire est symbolisé par une tendre poésie, digne des plus grands contes, tandis que la réalisation éprouvante, apporte une authenticité à la réalité. Dans les deux cas, c'est extraordinaire ! La mise en scène apporte cette sensibilité et cette amour pour la nature, qui est rempli dans de danger, malgré la mégalomanie du personnage principal. 42 ans plus tard, le film ne prend pas une ride, notamment par son realisme troublant : L'absence d'effets spéciaux rend la réalisation impressionnante et unique en son genre. Werner Herzog est à la fois, un génie et un fou par ses propositions ! Un grand film de la decennie des années 80 !
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2024
Un farfelu rêvant de faire construire un opéra en pleine jungle pour que Caruso vienne s'y produire. Mais, pour cela, il lui faudra passer son bateau sur l'autre flanc de la montagne, par la voie terrestre...Une histoire aussi dingue (et vouée à l'échec) ne pouvait appeler que Werner Herzog, le cinéaste (autoproclamé) de l'extrême, pour ce qui est de Fitz, ça ne pouvait être que Klaus Kinski. Bon, c'est bien mignon tout ça, mais comment parler de ce monstre qu'est "Fitzcarraldo" ? Balèze. Cela dit, il n'y aurait rien de déconnant à le voir comme un "Aguirre" avec 1 heure de plus au compteur. Herzog tire en longueur, filme, contemple, à la manière d'un documentaire parfois. Il ne se passe pas grand chose ici. Pour tout dire, il n'y a qu'une seule clé : se laisser prendre par l'atmosphère lourde, humide et poisseuse du film. C'est la seule solution. Oubliez les sempiternels discours de la petitesse de l'Homme par rapport à la force de la Nature, ça n'a pas sa place ici. Ce qui mène Fitz à l'échec relève de sa démesure, de sa folie et de cette impression qu'il donne de ne pas vivre dans le monde réel.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2024
Le réalisateur, via la quête de Fiztcarraldo, montre bien tout le côté paradoxal de ce nouveau pays nommé Brésil. En effet, alors que les autochtones vivent comme il y a des siècles ils restent des esclaves pour des blancs dont le luxe façonnne les villes nouvelles comme Manaus. Un rêve dément, surréaliste surtout en ce début 20ème. L'entreprise prend toute sa dimension, voir tout son côté kafkaien dans sa partie "croisière fluviale". Herzog connaît bien l'Amazonie, il la filme de la même façon que dans "Aguirre...", envahissante, inquiétante et mystérieuse, et par là même il y a les indigènes, à la fois omniprésents absents, soumis et sages. Il n'y a qu'une séquence avec des effets spéciaux (celle des rapides) mais la partie aussi mythique que dantesque du bateau hisser en haut de la montagne a bel et bien été réalisée à la force des centaines d'autochtones dans un chantier boueux (les orages !) aux allures de tranchées de 14-18. Le navire de 360 tonnes a donc bien été hissé via des poulies géantes, une opération surréaliste démente à l'image de Fiztcarraldo mais aussi à celle de son réalisateur. Un film qui reste étonnament optimiste ce qui est rare pour un Herzog, un film fascinant et envoûtant, sur un fou rêveur à voir et à conseiller.
Site : Selenie.fr
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2024
Comment ne pas penser à Aguirre en voyant ce film ? Même réalisateur, même acteur principal, et surtout même défi insensé lancé aux éléments ! Kinski incarne ici Fitzcarraldo, un entrepreneur fou d'art lyrique qui poursuit le but de construire un opéra en pleine forêt péruvienne. Pour récolter les fonds nécessaires, il imagine alors un projet démentiel. Parviendra-t-il à le réaliser ? Les décors sont magnifiquement filmés. Kinski est une nouvelle fois prodigieux en homme dévoré par son ambition. Sous-utilisée, Claudia Cardinale n'apporte hélas pas grand chose au film. Le bateau qui gravit la montagne reste fascinant. Il manque peut-être à ce film la scène finale de Aguirre, sur le radeau, qui illustrait la folie qui s'était définitivement emparée du conquérant. Ici, c'est un opéra sur un bateau qui clôt le récit, nous ramenant à la civilisation.
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2024
Sacrée production que ce "Fitzcarraldo", quatrième collaboration entre le réalisateur et l'acteur principal Klaus Kinski, tous deux allemands ! Tout d'abord, j'avoue ne pas avoir été totalement envouté lors du visionnage mais quand on connaît les conditions et la durée du tournage et le fait que Kinski ait été ingérable (à l'exemple de Marlon Brando sur le filmage de "Apocalypse Now"), on ne peut qu'avoir de la compassion envers ce morceau de cinéma. Surtout à l'heure actuelle où bons nombres de productions hollywoodiennes (ou non) ne sont que des pitreries sur fonds verts remaniées par ordinateur, sans goût ni saveur.
En effet il a fallu trois années, deux changements d'acteurs, des blessures, des mises en dangers (scène tournée sur une rivière, ou celle du bateau hissé sur la montagne réellement mise en lumière) et bagarres ou engueulades entre le réalisateur et le premier rôle : l'adjectif "dantesque" paraît donc approprié pour décrire le tournage.
Ensuite j'aime beaucoup l'approche de Werner Herzog de filmer à la manière d'un documentaire, cela magnifie la beauté de la forêt amazonienne. Le réalisme est quasiment total étant donné le fait que tout ou presque a été véritablement joué.
De plus l'intérêt principal du film réside dans le personnage de Brian Sweeney Fitzgerald alias Fitzcarraldo : un être mégalomane mais nul en affaire qui veut absolument créer un opéra (et faire jouer "Caruso") au milieu de la plus grande forêt vierge du monde, n'à que faire des habitants, se comporte comme un tyran (car il veut atteindre ses rêves) et spoiler: qui finira par revenir au point de départ
tel un "conquistador de l'inutile". Le rôle colle parfaitement au sulfureux Klaus Kinski et l'on reste subjugué par le bleu puissant de ce regard (et la couleur blanche du costume et de ses cheveux) qui oscille entre folie et calme mais dont on sent qu'à tout moment le dérapage incontrôlé est proche.
L'apparition de la sublime Claudia Cardinale - qui supporte son mari dans son aliénation - est déroutante car on ne comprend pas pourquoi le soutient dans son entreprise vouée à l'échec.
Enfin le film ouvre des pistes de réflexions sur de nombreux thèmes à l'instar de la colonisation de l'Amérique du sud, l'exploitation des populations locales pour extraire le caoutchouc, l'esclavage (cf. scène du bateau hissé à la force des bras des amérindiens) ou encore la démesure humaine.
Le principal défaut réside dans la durée du film de 2h40 qui parfois perd en rythme et qui pourrait repousser des "néophytes" du septième art.
Pour conclure, ce long-métrage est une grande œuvre de folie, mais créatrice (remplie de dommages collatéraux) à l'inverse de "Aguirre" qui en fut une plutôt destructrice.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2024
Prix de la mise en scène (cannes 1982), " Fitzcarraldo", ne fut pourtant pas bien accueilli par la critique à sa sortie et représenta même le champ du cygne de W.Herzog.

La postérité en a décidé autrement et cet opus du cinéaste, figure tutélaire du renouveau du cinéma allemand ( fin années 60, début années 70) est aujourd'hui un des ses plus connus et apprécié par le public.

Au début du XIX ème siècle, un entrepreneur malchanceux, mégalomane décide de construire un opéra à Iquitos (Équateur) au milieu de la forêt amazonienne.

Réflexion sur l'illusion, sur le décrochage du réel pour continuer à vivre, illustration du mythe de Sisyphe, hommage à l'art, à sa beauté, dernier ancrage pour permettre de ne pas sombrer face à un monde matérialiste dépourvu d'âme.

La critique y verra une exposition néo colonialiste et les commentaires de l'époque ne seront pas tendres à l'égard du cinéaste ( confondu avec le héros du film).

On pourra sans doute regretter un scénario qui s'égare parfois et finit par réduire le titre à son morceau de bravoure : le passage de la montagne du bateau, tiré par les Jivajos.

Quatrième film sur les cinq de la collaboration entre Kinski et Herzog, la postérité donnera tort à la critique allemande.

Plus de quarante ans après sa sortie en salle "Fitzcarraldo" est aujourd'hui devenu un classique, vu largement au delà du cercle des amateurs du cinéma d'auteur.

C'est aussi ( avec "Aguirre" ) une des plus grandes réussites du cinéma allemand de la période.

Parfois comparé à "apocalypse now" ( certains épisodes y font penser), "Fitzcarraldo" est surtout une grande réussite baroque qui tire paradoxalement ( Herzog préfère les décors naturels à ceux du studio) en direction du travail de Fellini.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2023
Fitzcarraldo est plein de cette beauté épique, inspirée de l'opéra, qui caractérise le cinéma de Herzog des années 70 et 80 : lieux de tournage grandioses, bande originale ambitieuse et omniprésente et figurants innombrables en sont notamment le signe. Ici, le programme qui se déroule est attendu (le rêve / la désillusion), tout en se permettant un pas de côté bienvenu en laissant percer une lumière derrière la fatalité du destin. On peut y voir la volonté chez Herzog de montrer qu'un partage entre des cultures si étrangères l'une à l'autre est possible, que l'exploitation et la violence ne sont pas les seules issues. Fitzcarraldo est donc un film à voir, même si ce n'est pas selon moi le plus réussi d'Herzog à cause d'une épure si grande qu'elle ne laisse que trop peu de place au développement des personnages (la faute, sûrement, au tournage chaotique).
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2022
Film de la démesure et d'un projet fou, "Fitzcarraldo", malgré quelques longueurs, ne manque de charme, à l'image de la sublime Claudia Cardinale, amoureuse d'un ingénieur mélomane aux projets démesurés. La fascination exercée par la jungle amazonienne, le fleuve et ses affluents, est captée avec brio par le réalisateur d'"Aguirre", tout comme la folie qui anime Fitzcarraldo, superbement incarné par Kinski. La scène finale, où le bateau accueille la représentation donnée par une troupe en provenance de Manaus, est inoubliable.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Il y a Werner Herzog, il y a Klaus Kinski, il y a l’Amazonie par ailleurs sublimement filmée notamment à Iquitos (Pérou), il y a un gros budget, il y a un mise en scène énorme et de qualité , il y a l’exploit technique du bateau franchissant une colline, il y a l'Opéra, bref du Cinéma avec un grand C, mais il manque l’étincelle, le coup de folie qui a fait de « Aguirre, la colère de Dieu » un chef-d’œuvre inoubliable. Le scénario est assez creux et Klaus Kinski trop présent. C’est trop commercial, et ça sent le réchauffé.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Werner Herzog, comme son personnage de « Fitzcarraldo », aime les grands défis, et il y a un parallèle évident entre le tournage du film et ce qu’il raconte, l’aventure extraordinaire d’un ingénieur, exemple extrême de l’entrepreneur et de l’utopiste, qui veut construire un opéra dans la jungle ou faire gravir une montagne à un bateau ! Le film a un côté grandiose, surtout dans sa seconde partie avec la présence des indigènes, et c’est bien vers l’opéra qu’il lorgne, privilégiant les grands moments et les grands airs, laissant de côté nuances et subtilités. Il en résulte un spectacle esthétique et étonnant, dont de nombreux plans marquent durablement la rétine.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Il y a Werner Herzog, il y a Klaus Kinski, il y a l’Amazonie par ailleurs sublimement filmée notamment à Iquitos (Pérou), il y a un gros budget, il y a un mise en scène énorme et de qualité , il y a l’exploit technique du bateau franchissant une colline, il y a l'Opéra, bref du Cinéma avec un grand C, mais il manque l’étincelle, le coup de folie qui a fait de « Aguirre, la colère de Dieu » un chef-d’œuvre inoubliable. Le scénario est assez creux et Klaus Kinski trop présent. C’est trop commercial, et ça sent le réchauffé.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse