Fitzcarraldo
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Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2017
Quelque part entre Apocalypse Now et The Lost City of Z, le film de Herzog est somptueux. La maîtrise est parfaite, les décors magnifiques et l'acting précis. Reste que le personnage mégalo reste assez flou, le film en devient vain, le message social et écologique superficiel.

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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2017
La folie d'un homme qui entraîne tout un peuple dans son monde.... c'est assez gigantesque et démesuré. Il croit résoudre les problèmes en brandissant le sceptre de l'Art Suprême: la musique, tel le phonographe sur le fleuve Amazone au cœur du danger.
Tout se concentre vers la démesure du canal qui est une scène clé du film. Malgré tout, la progression lente de l'histoire est son principal défaut.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juin 2016
L'histoire d'un homme qui brave tout pour réaliser son oeuvre. Une aventure qui fait miroir avec Herzog qui à tourner en condition réelle. L'utilisation des plan est très travailler faisant toujours écho a quelque choses, ainsi ormi de rare exception la camera monte toujours, symbolisant l'ascension.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mai 2016
On connait pour beaucoup ce film grâce au Fossoyeur de films, et c'est lui qui m'a donné envie de m'intéresser un peu à Herzog, dont pour l'instant je n'ai vu qu'Aguirre. Les deux films se rapprochent étrangement : tous deux narrent un vain périple en pleine nature sauvage mené par un mégalomane interprété par Klaus Kinski. J'ai toutefois plus adhéré à Fitzcarraldo, la première raison étant que je trouve le personnage de Fitzcarraldo bien plus sympathique que celui d'Aguirre (son rêve fou le rend très humain), et les enjeux me parlent plus. Le film est comme Aguirre d'un réalisme saisissant : les paysages sont beaux, c'est bien filmé, on s'y croit sans trop de problème, d'autant que je trouve le film mieux rythmé qu'Aguirre. Après je dirais que 2h30, c'est peut-être un peu trop, le film n'est pas ennuyeux, mais il aurait peut-être gagné à être un poil plus court, même si globalement ça reste très bon.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2016
Quelques années plus tard, Werner Herzog retrouve son acteur fétiche, Klaus Kinski pour une toute nouvelle aventure à l'épreuve de la profonde et luxuriante jungle Amazonienne. Fitzcarraldo est une oeuvre sans précédent aux contours ingénieux et aux épisodes cauchemardesques pour la production. Jamais dans un film, l'idée de brut n'a jamais aussi bien porter son nom que ce soit dans la gestion des acteurs, à la technique phénoménal (faire passer un bateau sur un relief qui sépare 2 rivières) ou face à la gestion des conditions climatiques extrêmes. Cette oeuvre, tout vraisemblance mise à part, propose un récit plus construit, aboutit et intéressant qu'Aguirre même si on ne peut s'empêcher de ressentir quelques longueurs ou encore une gestion des personnages secondaires douteux. Herzog n'a finalement qu'une obsession et une crainte, Kinski. Il transperce à l'écran à chaque apparition interrogeant le spectateur sur sa folie réelle ou surjouée. Finalement, l'intrigue devient secondaire par rapport à l'attitude du personnage. Oeuvre monumentale, marquante, elle reste une oeuvre à voir pour les cinéphiles. Pour les autres, elle reste un simple film d'aventure en compagnie d'un personnage excentrique. Or, la piste de lecture est beaucoup plus complexe...
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2016
Dans sa manière d'illustrer directement l'appel de la démesure qui animait son auteur, Fitzcarraldo sonne comme un écho optimiste d'Aguirre, le chef-d'oeuvre de Werner Herzog. Si je m'y suis par moments quelque peu ennuyé, c'est que l'allemand délaisse cette fois sensiblement la mystique qui faisait la grandeur d'Aguirre pour lui préférer une fibre plus humaine, ménageant des séquences plus longues pour faire ressentir au plus près la solitude de son héros, qui doit se battre à chaque instant contre les éléments et l'étiquette de folie que lui accolent les autres. Il donne alors parfaitement à voir combien cette volonté de grandeur est celle d'une tentative d'émancipation, relève d'un défi existentiel bien plus que de la simple lubie d'un homme déconnecté de tout. Dans un style moins documentaire, Herzog filme de façon pourtant tout aussi naturaliste par des contre-plongées qui donnent un élan d'ascension au film en même temps qu'elles font la part belle à une Nature dominatrice. Par des moyens différents, Fitzcarraldo retrouve donc la prégnance primitive d'Aguirre, même si celle-ci est plus diluée, recherchée avec un peu plus de distance. Moins désespéré, Herzog regarde les limites du pouvoir humain sur sa propre vie et sa quête de grandeur de façon un peu plus apaisée : si le personnage achève lui-aussi son voyage sans rien avoir concrètement accompli, et que l'aspect cyclique du périple parait délimiter tout ce dont un Homme est capable, le personnage de Klinski (encore une fois époustouflant) trouve dans l'amour et le souvenir d'un accomplissement éphémère une forme de contentement inébranlable, puisqu'elle naît au cœur même de ce qui paraissait une défaite. Cet optimisme, nuancé et surtout pas naïf, prend parfaitement corps dans la mise en boîte plus retenue qu'Herzog avait adopté tout du long et qui avait pu m'ennuyer par séquences, là où une folie constante à la Aguirre aurait mal préparé le terrain à cette conclusion mélancolique mais porteuse d'un certain espoir. C'est pourquoi, même si j'ai sur le coup été moins emporté que par la première collaboration Klinski/Herzog, Fitzcarraldo trouve dans sa conclusion une cohérence qui en fait le revers d'Aguirre, un autre regard sur la vie et le rêve qui possède la même profondeur, et sans se marcher dessus mais sans doute au contraire en se complétant, les deux œuvres dantesques de Werner Herzog disent, indéniablement, quelque chose de très pur sur ce qu'est l'existence et l'envie brûlante d'en dépasser les limites.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Bon, cette fois je peux l'affirmer : personne ne fait du cinéma comme Werner Herzog. Personne d'autre ne se serait risqué à retourner dans la jungle après un premier tournage calamiteux, personne d'autre n'aurait choisi d'employer un acteur aussi instable que Klaus Kinski pour un travail aussi éprouvant et surtout, personne d'autre n'aurait RÉELLEMENT tenté de faire passer un bateau au dessus d'une montagne. Et c'est pour ça que Fitzcarraldo est génial. Je pourrais presque refaire ma critique d'Aguirre puisque je retrouve les éléments qui m'avaient plu dans ce film : le côté authentique de chaque plan, la forêt luxuriante, les images prisent sur le vif pendant le tournage et finalement incorporées au montage, etc. Mais deux choses me séduisent beaucoup plus dans Fitzcarraldo. La première est la longue durée du film, qui permet d'étirer le périple du personnage principal et de le transformer en véritable voyage psychologique, où l'ambition démesurée règne. La deuxième est le futur incertain du projet de Fitzcarraldo. Dans Aguirre, on savait dès le départ que les conquistadors poursuivaient une chimère, alors que dans ce film rien ne nous permet d'affirmer que l'entreprise va réussir ou échouer. On ne peut que s'assoir en silence et regarder. Bien entendu, la tâche du héros est titanesque et Herzog utilise différents angles de caméra pour mettre l'homme en perspective avec la taille du bateau, mais aussi de la jungle. Les scènes où les travailleurs construisent l'installation permettant de tracter le bateau deviennent alors saisissantes puisque tous les hommes sont associés à des fourmis par la taille mais aussi par leur manière de s'affairer à leur tâche. Par ailleurs, ces cadrages permettent de rendre les décors imposants, que ce soit la maison de l'exploitant de caoutchouc ou le fleuve et ses rives menaçantes. La nature prend au fur et à mesure une place de plus en plus importante, aussi bien dans l'intrigue qu'à l'écran. Le réalisateur prend plaisir à la filmer sous toutes les coutures et cela se voit, surtout entre les plans faisant la transition entre deux scènes. Ils durent quelques secondes et font office de retour au calme, comme si Herzog invitait le spectateur à se remettre de ses émotions et à profiter du lever de soleil ou du plan nocturne qu'il lui montre. Bien qu'elle se fasse peu entendre, la musique tient une place importante dans cette œuvre. Il s’agit du point de départ du scénario (Fitzcarraldo veut construire un opéra dans la forêt amazonienne), et elle revient régulièrement accompagner les actions importantes, comme un leitmotiv. En outre, elle fait partie intégrante de la fin du film, qui apporte une conclusion étonnante à une œuvre qui ne l'est pas moins. Parmi toutes les moments marquants du film, je pense que ceux qui mettent en scène le couple Kinski/Cardinale sont les meilleurs témoins du génie du réalisateur. Avec quelques sourires, quelques regards, Werner Herzog arrive a rendre évident le profond amour qui les unit. Le personnage de Cardinale a manifestement une grande confiance en son mari et finit par financer son projet, après quelques réticences. C'est ce genre de détails qui m'évoquent un grand film.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2016
Nous ne sommes pas encore à l'époque du numérique où l'ordinateur peut faire l'inimaginable. L'inimaginable Herzog l'a fait en faisant passer un bateau par dessus un mont amazonien. Fou excentrique Klaus Kinski est totalement lui même. Une magnifique fresque dans les paysages de la jungle guidée par la musique d'opéra célèbres. On peut penser ce qu'on veut de la mégalomanie d'Herzog et de l'homme Klaus Kinski, il n'empêche que ce film est un magnifique et insensé pari .
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
J'ai pas vu beaucoup de fictions d'Herzog, mais j'avoue que ce Fitzcarraldo m'a un peu déçu (un peu, c'est relatif), disons que j'en avais entendu tellement de bien que j'espérai un truc de la trempe d'Aguirre, avec la même folie. Alors certes je ne vais pas nier que ce film est également fou, mais la folie me semble moindre, car c'est une folie créatrice, pas une folie de destruction (bien qu'il y ait également de la destruction) et quelque part je m'identifie plus à Aguirre qu'à Fitzcarraldo.

Enfin... Je ne vais pas dire beaucoup de mal du film, j'ai rien à lui reprocher, je trouve ça juste fou comme histoire, d'avoir réussi à faire un tel film, d'avoir réussi à passer ce foutu bateau par dessus cette putain de montagne... J'étais pris dans l'histoire, et puis moi dès qu'on remonte un fleuve sur un bateau et que tout le monde est plus ou moins taré, je suis à fond.

Parce que cette nature me donnait envie ! Cette nature me faisait rêver, ce danger omniprésent, cette folie de l'homme prêt à raser une montagne pour permettre son rêve ! Mais je trouve la fin un peu trop douce encore, j'aurai aimé quelque chose de plus noir, lorsque ça se termine je ne comprends pas, ça ne me va pas, ça ne devait pas se finir comme ça...

Disons que je trouve ça un peu trop optimiste.

Enfin je chipote parce que la fin est en soi assez belle, comme tout le reste du film d'ailleurs.
Mais voilà, j'étais du côté des arbres silencieux...
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2015
Film esthétiquement très beau avec une histoire magnifique sur la démesure, cette mise en abyme est géniale, Herzog parle de lui-même et de ce film en particulier, de sa réalisation, c'est très dur mais très beau en même temps. Après il souffre de quelques longueurs mais ça n’entache que très peu le portrait magnifique d'un homme aux ambitions démesurées. Kinski joue parfaitement bien le fêlé (enfin ça se sait) bref du grand cinéma, une oeuvre culte et un film titanesque.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2014
Voilà un film titanesque et grandiose, l'histoire d'un homme rendu fou par l'ambition et qui fait tout pour sortir de sa condition. Klaus Kinski est éblouissant dans ce rôle, retranscrivant à merveille la passion qui anime Fitzcarraldo. Avant tout, ce personnage est un rêveur, il est complètement soumis à l'opéra et tente d'assouvir sa passion en exerçant lui-même un pouvoir sur la nature. Il se croit ainsi capable de faire plier les éléments, mais le cadre est hostile et n'aura de cesse de refouler ses envahisseurs. Le mystère est toujours présent, que ce soit dans la forêt ou sur le fleuve, ou encore dans les brumes qui engloutissent le bateau, mais il n'est que la réponse à l'esprit possédé de Fitzcarraldo. Cette vision qui obsède le personnage, c'est ce qui le fait sombrer mais aussi qui fait de lui un homme au-dessus des autres. Fitzcarraldo, c'est le rêveur absolu, l'optimiste prêt à tout en dépit du danger. Le film est un duel entre cet homme et la nature, et l'immensité du ciel a beau tout engloutir à la fin, le mélomane pourra néanmoins afficher sa fierté, puisque, même après sa défaite, son adversaire lui aura laissé une récompense, un cadeau à l'obstination qui a fait de lui un ennemi valeureux.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2013
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1982 il le mérite. Fitzcarraldo sur un bateau se jette à l'eau dans sa folie. Pour ce qui est de Kinski et de Claudia Cardinale, il serait dingue de s'en plaindre. Kinski joue un personnage qui finance une opération folle, un voyage et pari fou de construire un opéra en plein milieu de la foret péruvienne. Le décor est hostile et magnifique. L'histoire de base est enrichissante mais j'attendais probablement trop de ce Herzog. Je retiens extrêmement un moment majeur qui fait tout le film, le fameux bateau qui se déplace dans la jungle et qui est un vrai bateau, pas un effet numérique. Fitzcarraldo est clairement un film atypique et de grande curiosité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 août 2013
Film magnifique, extraordinaire ne serai ce que par les décors naturel et les scènes mythiques dans les entrailles de l’Amazonie. La folie d'un homme porté par l'excellent jeux de Klauss Kinski.
Un chef d’œuvre.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2013
Un chef d'œuvre, qui fait inévitablement penser à "Aguirre, la colère de Dieu", pharaonique avec son scénario incroyable, sa photographie sensationnelle, sa musique extraordinaire. Complexe, massif, pas facile d'accès, magistral. Klaus Kinski est impérial dans ce rôle de mégalomane, même si son jeu, dans cet autre film de Werner Herzog, est plus posé et moins extravagant. Un film phare, une grande découverte. Génial !
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2013
J'en attendais plus de ce "Fitzcarraldo". Si la performance d'acteur de Klaus Kinski est à la hauteur de mes espérances, il n'en est pas de même de l'histoire et du scénario qui n'offrent pas la puissance émotionnelle et humaine prévue. Ce long métrage de Werner Herzog est trop lisse et pas forcément passionant d'un bout à l'autre. On passe un agréable moment à suivre cette aventure mais sans plus.
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