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titusdu59
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3,0
Publiée le 21 février 2012
L'un des Buster Keaton les plus connus, mais certainement pas mon préféré. Le postulat est pourtant alléchant, et certains gags, certaines situations sont réjouissantes... mais voilà, ça ne va jamais plus loin, "Our hospitality" est quelque part trop lent dans son démarrage pour être véritablement plaisant tout du long. Il y a de l'acrobatie (stupéfiante scène de la cascade), de l'humour, de la romance et du spectacle, et ça n'est jamais formellement déplaisant (ça se laisse même très bien suivre!), mais il manque peut-être cette sensation de rêve éveillé qui faisait le charme de nombre de ses autres films, courts et longs métrages.
Ce film muet co-réalisé par Buster Keaton et John G. Blystone en 1923, mélange habilement comédie dramatique et cinéma burlesque. Frappées par une vendetta ancestrale, deux familles se livrent une guerre sans merci jusqu’au jour où l’un des clans accueille sous son toit un membre opposé. Les gags qui s’ensuivent sont jubilatoires et remplis de poésie. Par ailleurs, les séquences avec le train préfigurent le magistral « Le mécano de la Générale » qui sortira trois ans plus tard. Bref, une œuvre riche avec « l'homme qui ne rit jamais ».
S'inspirant de fait historique authentique à propos de deux clans familliaux qui se livraient une guerre depuis plusieurs générations, Keaton y adapte une variante de Roméo et Juliette. Pour les besoins du film, le cinéaste fanatique de trains, fit construire une réplique de "La roquette" un des premiers train anglais. Le film préfigure à ce titre "Le mécano de la Générale". Keaton fut victime d'un accident sur ce film dans la scène des rapides où il fallit se noyer. La prise est resté dans le film pour laquelle le cinéaste inventa par la suite une scène.
La ressortie en salle et en version restaurée des Lois de l’hospitalité offre une belle opportunité de redécouvrir ce film réalisé en 1923 par John G. Blystone et Buster Keaton. Ce dernier signait là sa deuxième coréalisation d’un long-métrage après avoir réalisé une vingtaine de courts-métrages au début des années 1920. Les lois de l’hospitalité brille d’ailleurs de reflets empruntés à ces courts-métrages. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Le deuxième long-métrage de Buster Keaton qui arrive à mixer habilement une histoire façon "Roméo et Juliette" avec les traditions sudistes. Après un prologue d'une très grande densité dramatique, le film se divise en trois parties toutes aussi réussies les unes que les autres. La première, qui fait certainement partie des séquences les plus hilarantes de l'oeuvre du réalisateur, nous compte principalement un voyage dans un train anachronique. Les gags sont très nombreux et variés mais elle permet aussi de voir le sens très profond du détail qu'avait Buster Keaton dans ses reconstitutions d'époque. La seconde, le coeur du film, nous montre ses fameuses "lois de l'hospitalité" en action mélangées à une autre tradition à la morale beaucoup plus douteuse. Là aussi cette partie se montre très drôle. Mais pour la troisième partie, qui se déroule sur les pentes d'une falaise ou dans les rapides d'un fleuve, le suspense prend considérablement le pas sur le rire pour arriver à une très grande intensité aux vues risques énormes qu'à pris Keaton. On notera aussi la présence comme partenaire féminine de Natalie Talmadge qui n'était autre que la première Madame Buster Keaton. Véritablement excellent.
Ce deuxième long métrage de Buster Keaton contient tout ce qui fait la grandeur de son cinéma et donnera quelques chefs d’œuvre : D’une part son personnage, naïf, sensible, ingénieux, astucieux et opiniâtre, éminemment attachant. D’autre part la qualité des gags, certains relevant du génie (la motivation des jets de pierres sur la locomotive). Keaton fonde son comique sur la création de situations, la réaction des personnages (essentiellement le sien) face à ces situations et sur le dévoiement de l’utilisation « normale » des objets. Le dernier tiers du film est plus « spectaculaire », répondant probablement, à l’époque d’un cinéma encore jeune, à une volonté d’impressionner le public. On ressort ravi de la vision de ce film, ravi d’avoir beaucoup ri et d’avoir été -étonnement- ému par le romantisme du personnage.
Un bon Buster Keaton. Les gags s'enchainent (j'ai beaucoup aimé le passage du train) pour amener un bon suspens (mais comment va-t'il s'en sortir ?) qui touche au film d'aventure. Mais le passage qui m'a le plus fait rire est le gag final spoiler: avec les pistolets. Courageux, mais pas téméraire !
[Vu sur YouTube] Deux familles, les McKay et les Canfield, se détestent à un point tel que leurs membres n’hésitent pas à se tirer dessus pour venger la génération précédente. A la suite de la mort de son mari, la veuve McKay décide de partir élever son fils à New-York. Mais vingt ans plus tard, celui-ci revient dans sa région natale pour récupérer la propriété familiale. « Les Lois de l’hospitalité » est librement inspiré d’un fait divers d’une ampleur extraordinaire, une véritable guerre à laquelle se livrèrent deux familles américaines, les Hatfield et les McCoy. Après un prologue dramatique, le film change de ton pour devenir une comédie burlesque aux gags (en apparence seulement) simples mais efficaces. La transition entre les deux genres est facilitée par l’expression imperturbable de l’interprète principal. Les gags sont souvent des cascades mais quand on sait que Keaton les fait lui-même, le résultat est impressionnant… et parfois un peu angoissant. Le film est plutôt court, mais c’est la bonne durée. Il n’est pas bavard car il se contente de montrer (il y a peu d’intertitres), et ça marche. spoiler: Si la fin est prévisible, le chemin pour y arriver ne l’est pas du tout. Le film se divise en trois parties : le voyage en train, dans la maison (qui donne son titre au film), et la fuite. Keaton dénonce l’absurdité de l’histoire indirectement, par les aventures de son personnage. La dernière partie est un peu longue, et la fin précipitée. Mais elle contient un gag très efficace encore utilisé de nos jours ! On rit bien.
Pour son deuxième long métrage, Keaton s'inspire d'un fait divers à la Roméo et Juliette. Pour montrer la gravité de cette histoire, le film a commence de façon très tragique, avec la bataille entre les deux familles, la mort etc. Les dix premières minutes, on se demande même le bon film est dans le lecteur, aucune trace de comique, ni de Keaton lui même. Keaton est, en fait, le fils emmené loin de toute cette histoire à New York. Pour obtenir son héritage il doit revenir dans sa ville natale, et tombe pendant le voyage amoureux de la fille de la famille rivale. A partir de là commence les gags burlesques, intelligents (le chapeau dans la voiture). Tout finit bien, comme c'est une comédie, et Keaton nous fait encore preuve de son talent sur ce film.
A l'image de cette réplique, ce film amène des éclats de rire intenses et libérateurs. Après la scène d'ouverture qui met en place l'histoire, on commence les péripéties avec un voyage quelques peu mouvementé, où Keaton nous montre des gags plus souriants que drôles, mais qui donnent le ton futur du film. Ma première énorme rigolade fut la chute de cette fameuse réplique, dite avec soulagement par le personnage joué par Keaton qui ne se rend pas compte de ce qu'il raconte.
A l'arrivée en ville, la construction est la même, quelques petits gags sympathiques, sans être franchement bidonnants, vont doucement amener aux scènes de repas / poursuite dans la maison, hilarantes grâce à une situation super originale : que faire quand on est dans la gueule du loup et que c'est, ironiquement, l'endroit le moins dangereux où vous pouvez vous trouver ; les lois de l'hospitalité fonctionnent étrangement quand même.
Puisque, à partir de l'instant où l'on se retrouve en dehors de cette fameuse maison, la course-poursuite démarre sur les chapeaux de roue, enchaînant encore une fois des situations extrêmement hilarantes (la corde, par exemple), mais aussi des moments beaucoup plus aventureux. Et c'est dans ce burlesque amené tout à coup au film d'aventure, que Keaton va soudainement et très ingénieusement amené un suspense, autant inattendu que bien placé. On a vraiment peur pour le personnage, comme dans les plus grands films d'aventures (j'exagère peut-être un peu, chacun jugera), tout en continuant à bien se bidonner face aux gags parallèles.
Pour finir en beauté, la dernière scène est à la fois porteuse d'une belle et intelligente morale, et d'un dernier gag superbe, peut-être même un des plus marrants du film.
Un classique qui est intéressant de voir au moins une fois pour le côté historique. Sinon ça a Hyper mal vieilli, le film est censé être humoristique mais il arrive difficilement à nous tirer un sourire. Difficile de lui en vouloir, il a presque 1 siècle et depuis on a usé jusqu'à la corde de ce type de gag visuels. On est vraiment sur de l'humour de dessin animé.
Comme 'Battling Butler', du même Keaton, ce 'Our hospitality' démarre lentement, hors la scène d'exposition, intéressante, qui pose la situation entre les deux familles. En réalité, il faut attendre le ressort comiquespoiler: ( les membres de la famille Canfield ne peuvent pas s'en prendre à notre héros MacKay tant que celui-ci est sous leur toit) pour que l'affaire démarre et pétarade. La seconde moitié du film, pleine de rythme et de gags, devient alors tout à fait fréquentable.
Avec Les Lois de l'hospitalité, Buster Keaton et John G. Blystone déploient un burlesque d’une précision mécanique admirable, fondé sur la rigueur du gag et le sens du cadre. La rivalité familiale, moteur du récit, offre un terrain fertile à une série de situations inventives, sans toujours dépasser le simple enchaînement de trouvailles. Keaton impose son flegme légendaire, transformant chaque danger en chorégraphie comique parfaitement maîtrisée. Pourtant, la progression narrative reste assez ténue, comme si le film hésitait entre récit et succession de numéros. Reste un classique du cinéma muet, ingénieux et élégant, mais dont l’impact dramatique apparaît secondaire face à la virtuosité technique.