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Nosferat
34 abonnés
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5,0
Publiée le 3 novembre 2018
Très beau film ! Les couleurs sont fantastiques. Venise en hiver comme on ne l'a jamais vue (peut-être depuis Vadim et "Sait-on jamais ? 1956). La réalisation est superbe, les acteurs tous excellents : le couple Donald Sutherland-Julie Christie, les deux soeurs anglaises (Hillary Mason, Clelia Matania), Massimo Serato, remarquable en évêque glacial ... Le Fantastique naît vraiment du quotidien : Venise déserte après la fin de la saison touristique, tous les hôtels ferment ... Il faut se loger chez l'habitant. Une vague histoire policière : des meurtres en série et des corps retrouvés dans les canaux. Les Anglais traumatisés sont là car le mari restaure une vieille église Renaissance. Leur petite fille est morte noyée dans un étang et ils cherchent une explication à cette injustice. L'Anglaise aveugle est voyante et les informe d'un danger ... Mais le mari croira retrouver l'esprit de sa petite fille dans la nuit et rencontrera le meurtrier en série ... C'est assez terrifiant sans grand-guignol. Un vrai film Fantastique où les apparences sont trompeuses. Le meilleur film de Nicholas Roegg ...
Un film labyrinthique qui joue avec les rues de Venise, sombres et mystérieuses, mais également avec les personnages énigmatiques et inquiétants. Les deux femmes, le directeur de l'hôtel, l'évêque. Roeg créée un climat fantastique parfait qui se dévoile dans un final complètement hallucinant et horrifique. Film assez impressionnant de maîtrise.
Après la mort accidentelle de leur petite fille, un couple anglais s’installe pour travailler à Venise. Mais entre d’étranges visions, les dédales de la cité des Doges, et un serial killer qui rôde, le séjour de nos héros sera tout sauf sérénissime… « Don’t Look Now » était très probablement assez novateur à sa sortie, et je ne doute pas qu’il a inspiré quantité d’œuvres fantastiques. Mais il n’en demeure pas moins assez mou. La cause principale est l’absence de vrais enjeux dans l’intrigue. On comprend que des visions et le comportement de sa femme dérange notre héros, mais cela restera finalement assez léger en termes de suspense. Toutefois, l’ensemble n’est pas avare en qualités. Donald Sutherland et Julie Christie portent bien le film. Les décors de Venise sont allègrement exploités, entre routes barrées par les canaux, et rues étroites et sombres. D’ailleurs il est amusant de voir la ville fréquemment quasi-déserte, alors qu’aujourd’hui c’est une perpétuelle brasserie à touristes ! Tandis que Nicolas Roeg s’essaie par occasions à une mise en scène expérimentale de bel effet, jouant sur un montage détemporalisé. En particulier avec l’introduction cauchemardesque. Ou une scène de sexe qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque, car bien plus osée que la norme. spoiler: D’ailleurs, les plans de sexe sont entrecoupés de plans où nos héros se rhabillent. Il s’avèrerait que ce choix a surtout été mis en place pour apaiser la censure, qui refusait des mouvements de va-et-vient explicites entre les corps !
Il est juste dommage que tout le film ne soit pas de cet acabit. Pour autant, le réalisateur joue avec des thématiques récurrentes. Celle de l’eau ou du verre pour prévenir d’un drame. Et celle de la prémonition, qui travaille nos personnages… et constitue une mise en abyme pour un film qui emploie des effets de mise en scène pour annoncer des événements ! Mais dans le domaine de la prémonition et de la fatalité, je lui préfère le giallo « Sette note in nero », sorti quelques années plus tard, davantage prenant.
Un film de grande qualité bien trop méconnu qui nous plonge dans la perte cruelle d'une enfant et qui plonge dans la psyché des parents, perturbés à jamais par cette perte insurmontable. Très content d'avoir découvert ce film des seventies qui est livré dans son jus de l'époque.
"Ne vous retournez pas" est avant tout un film d'ambiance et sur ce plan il est réussi avec une utilisation particulièrement efficace des rues décrépites du Venise de 1974. L'histoire a tout pour être intrigante, et même si elle n'est jamais horrifique, elle arrive à être inquiétante. Tout devient de plus en plus pesant et on se demande quelle est l'implication et la volonté de personnages aux comportements très étranges, comme l'inspecteur et l'ecclésiastique. On a l'impression que le couple est pris dans une machination machiavélique et on attend avec impatience une montée en puissance qui n'arrive jamais, d'autant plus que le film est assez lent et du coup un peu long. On espère alors que la révélation finale viendra nous bousculer... mais là aussi elle m'a laissé quelque peu circonspect tant elle frisait même le ridicule. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus flamboyant et surtout de beaucoup plus bouleversant compte tenu de tout le travail fait sur l'ambiance et les thématiques de fond. Et je me suis dit 'tout ça pour ça...' et c'est le principal problème.
Le réalisateur réussi à mettre en scène de façon kaléidoscopique le remords des parents qui ont perdu leur enfant. Et le tout se passe à Venise, où personne n'imagine une ambiance pré-exorciste ! Une véritable curiosité.
Fasciné par ce film que j'ai dû voir 5 ou 6 fois en quelques années, il se dégage une nostalgie profonde et c'est une vraie parabole sur la vie et la mort, et un long deuil intense et beau. Entre le film d'amour, le film d'horreur, fantastique, Galio italien, thriller , il reste assez inclassable et Œuvre culte de son auteur, le Britannique Nicolas Roeg, dont c'est le film le plus connu et d'ailleurs selon mon point de vue le seul qui a passé les époques, et qui peut être apprécié par un large public plus que ses autres films qui n'ont pas trop passé les époques. Alors évidemment ça a le charme des films des années 70, et sa lenteur est d'autant plus appréciable. Mais cette lenteur permet de s'attacher aux personnages et ne pas savoir où nous amène le réalisateur. Julie Christie et Donald Sutherland sont sublimes et Venise (le 3eme personnage du film) et son côté baroque n'a jamais été filmé de cette manière, épurée de tout son glamour, glauque, quasiment vidée de ses habitants et touristes. Des images très fortes restent après visionnage de ce film, spoiler: comme le rouge bien entendu, le cri au ralenti de Sutherland après la noyade de sa fille, l'image de la femme aveugle, assez terrifiante alors que le danger ne vient pas d'elle, La naine en rouge bien sûr, et son visage en gros plan très angoissant, qui provoque surprise et dégoût .
A noter la très belle musique dirigée par le grand Pino Donnaggio, le musicien qui composera les Musiques de divers chefs d'oeuvre de Brian De Palma.
Apparemment un grand classique, et c’est la raison qui m’a donné envie de voir ce film avec le génial Donald Sutherland. Le film a plus de 40 ans mais ce n’est pas l’âge qui m’a dérangé mais le manque d’histoire du film. C’est creux, vide et seul la fin peut sortir du lot. Ou sinon être un fan de Venise, la caméra film la cité de belle manière.
Un film que j’attendais de voir depuis longtemps, sûrement trop longtemps car j’ai été déçu. Je m’attendais à une tension plus forte et du frisson, je ne l’ai pas eu. C’est dommage car le sentiment d’étrangeté est la, la dissertation sur le deuil est bonne aussi. Le film bénéficie aussi de la présence de l’immense Donald Sutherland, mais c’est loin de ce que j’attendais.
J'ai été un peu déçu par le film, sans doute parce que j'en attendais trop, que je ne l'ai pas vu au bon âge ou bien que le fait de connaître le twist final était trop préjudiciable. L'ambiance installée par le réalisateur est toutefois très réussie, nous mettant souvent mal à l'aise grâce à un découpage abstrait, parfois abscons mais qui nous maintient dans un état d'incertitude et de malaise bien palpable. Les acteurs sont très bons, la mise en scène immersive et certaines séquences restent très réussies mais voilà, en dépit de sa découverte de Venise par un biais assez original et peu souvent vu au cinéma, on est parfois à la limite de l'ennui. Je n'ai pas trop aimé mais ça reste un film à découvrir et qui s'apprécie encore mieux si on ne connaît pas la fin. C'est sombre, noir, intrigant et ça possède le charme vénéneux des meilleures productions fantastiques british. D'autres critiques sur
Après 'L'homme qui venait d'ailleurs" avec David Bowie, ma seconde incursion dans la filmographie de Nicolas Roeg. Un film fantastique pas forcément facile d'accès, assez tortueux et ennuyeux par moments mais qui s'avère être, grâce à un final dantesque, une perle de mise en scène. Un long-métrage qui rappelle "Sixième sens" de M. Night Shyamalan pour la force de ses coups de théâtre portée par les très bonnes prestations de Donald Sutherland et Julie Christie. Un ensemble qui a vieilli mais qui demeure tout à fait impressionnant et magistral. Une agréable découverte.
Voici donc un giallo britannique nimbé de fantastique, où des personnages inquiétants rôdent dans une Venise plus que mystérieuse... J'ai été quelque peu déstabilisé par la narration bizarre, les plans étranges, les séquences oniriques... Mais, grâce au bonus du Dvd, un entretien avec Jean Baptiste Thoret, j'ai compris la profondeur du scénario, le pourquoi du comment...
'Don't Look Now' commence comme un drame familial esthétisant, avant de prendre une tournure plus ouvertement fantastique et inquiétante, mais tout aussi convaincante. Malgré quelques ratés - et une scène de sexe un peu démodée - Roeg fait preuve d'une remarquable inventivité et donne à voir des plans inoubliables.
Je viens de voir ou revoir ce film. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu mais sans en être certain. Et j'ai l'impression qu'il m'a plu davantage cette fois-ci. Malgré la lenteur générale de l'histoire, on se plonge assez bien dans cette histoire un peu fantastique qui mêle visions et spiritimes. C'est du à la mise en scène du réalisateur qui arrive à mettre un peu de suspense et de rythme dans cette histoire qui resterait plate et fade autrement. Le couple Sutherland-Christie est bien entendu le coeur du film et a permis au film d'avoir trouvé son public à sa sortie. Aujourd'hui ce sont plutôt les autres caractéristiques du film, notamment la mise en scène, qui en font un classique ou presque.
Un thriller d'atmosphère, voilà à quoi nous avons à faire ici. Pas ou peu de scènes chocs, de gore, d'action ni d'effets spéciaux, juste une ambiance générale étrange, sombre, malsaine, mais ô combien captivante et enivrante pour le spectateur. Le film commence par l'atroce scène de mort accidentelle de l'enfant, puis se poursuit à Venise ou l'ambiance "giallo" nous rappelle indéniablement les meilleurs Argento tels "Ténèbres" ou "Les frissons de l'angoisse". Là notre couple fait la rencontre de deux soeurs dont une médium qui leur apprend que leur défunte fille est avec eux... Ceci va alors entraîner une foule d'évènements pour notre couple... L'autre grande force du film est de laisser le spectateur sur une réflexion captivante après son visionnage, en plus d'être totalement envouté par son atmophère bien sûr.