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BURIDAN
26 abonnés
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4,5
Publiée le 21 octobre 2013
Venise un labyrinthe aquatique reflétant les méandres mélancoliques du souvenir… Venise ses canaux enchâssés de palais dégradés, usés… Le temps inexorable… Venise ses brumes et ses lumières irréelles et diaphanes… Venise les touristes partis, ses hôtels fermés, les fauteuils drapés fantomatiques. Venise et ses vaporetto(s) (je francise le mot), la vie réelle quoi ! Venise si belle. Venise si triste. SI VOUS AIMEZ VENISE CE FILM EST POUR VOUS ! Mystérieux et fascinant le « Ne vous retournez pas » de Nicolas Roeg (son troisième film) qui nous enserre dans un cadre d’images magnifiques et troublantes… Car le réalisateur anglais fut d’abord un excellent directeur de la photographie. Cette histoire, inspirée d’une nouvelle de madame Daphné du Maurier, aurait pu sombrer dans l’habituel du cinéma fantastique… Ce n’est pas le cas ici… Tous les détails font mouche… Et la trame scénaristique nous conduit très progressivement, très logiquement, vers une conclusion surprenante… L’étrange et le bizarre ne manque pas. Certains y ont retrouvé l’ambiance surréaliste d'André Delvaux (« Un soir, un train »)… Moi j’y vois plutôt un questionnement proche de l’ « Au-delà » de Clint Eastwood.
Donald Sutherland à la tronche trop sérieuse d’un sosie de Cabrel et Julie Christie naïve et fragile, sont excellents. N’HESITEZ PAS : CE FILM EST A VOIR…
Je n'ai pas été totalement convaincu par ce film malgré ses qualités évidentes. Il manque un je ne sais quoi pour en faire un bon film. Je le recommande malgré tout.
16 219 abonnés
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4,0
Publiée le 27 juillet 2013
Opèrateur rèputè, Nicolas Roeg a pourtant ètè un metteur en scène contestè! Pour sa troisième rèalisation, Roeg signe un film troublant, et ce dès les premières images. "Don't Look Now" installe une ambiance, puis laisse les choses s'enchaîner dans leur « logique paranormale ». Les amateurs de frissons seront sûrement comblès par l'atmosphère exceptionnelle de cette production fantastique qui rèussit à faire de la belle Venise un sujet d'èpouvante et de rèpulsion! De plus, c'est un mètrage qui joue sur la fascination de l'image, avec une virtuositè remarquable dans la prise de vue et le montage! La douleur (la perte d'un enfant) qui traverse "Don't Look Now" intrigue mais elle sait aussi surprendre où le spectateur se retrouve impliquè dans le processus qui consume les personnages de Donald Sutherland et Julie Christie dont les scènes de cul firent sensation en 1973! Dècidèment, Venise est de toutes les humeurs: vivante et gaie pour ses habitants, proche de l'adieu dèchirant dans "Morte a Venezia" de Visconti, mystérieuse et fantomatique chez Roeg avec quelques scènes vènitiennes (de jour comme de nuit) d'une insoutenable beautè...
Une histoire de voyance à Venise. Un homme et une femme s’y rendent après la mort de leur petite fille qui s’est noyée. Nicolas Roeg fait de Venise la ville de tous les dangers. L’homme (joué par Donald Sutherland) est pris de visions et croit voir partout l’imperméable rouge que la petite fille portait lorsqu’elle a trouvé la mort. La femme (jouée par Julie Christie) croit aux prédictions d’une voyante aveugle. Difficile de parler objectivement de ce film car il est assez déroutant et n’a toujours pas d’équivalent à ce jour. En temps normal, j’aime les objet curieux, mais là je dois reconnaître que je suis resté de marbre. La faute peut-être à un scénario très creux. Ou alors la faute à une réalisation très heurtée qui tente d’instaurer une ambiance malsaine sans y parvenir réellement. Ce qui est rageant c’est que Roeg n’exploite quasiment pas tout le potentiel étant mis à sa disposition, franchement avec un sujet de départ comme celui-ci, on était en droit d’attendre tout autre chose. «Ne vous retournez pas» se perd entre lourdeur, confusion, longueurs et fulgurances. Vraiment regrettable...
Bien que totalement inconnu, Ne vous retournez pas est film atypique particulièrement intéressant à étudier pour tout cinéphile adepte de fantastique. Nicolas Roeg est parvenu à créer une ambiance si pesante que la vision des mésaventures du couple incarné par les brillants Donald Sutherland et Julie Christie est aussi psychologiquement éprouvante que pour ces personnages. Avoir réussi à faire de Venise, ville culturellement assimilée à un lieu romantique, estival et fleurissant, un lieu sinistre, froid et dépourvu de vie au point de l’assimiler à un véritable purgatoire est une réussite artistique admirable auquel peu de réalisateur saurait parvenir. Tout le suspense vient de la virtuosité avec laquelle le montage parvient à nous balader, sur un rythme très lent, dans les recoins de cette cité infernale ainsi que dans les tréfonds des frayeurs de ces individus hantés par le souvenir de leur défunte fille. Cependant, au-delà de cette atmosphère glaçante et des deux personnages principaux merveilleusement interprétés, le scénario est quelque peu confus au point que la conclusion, bien que terriblement tendue, peut sembler être complétement tirée par les cheveux.
Venise mystérieuse, angoissante, stressante. Venise, ville d'eau qui se noie elle aussi. spoiler: Comme la petite fille, retrouvée morte dans son cirée rouge . Le rouge est rappelé tout au long du film : Les bottes que porte sans cesse Julie Christie, un cartable ici, une écharpe ou un foulard là, quand ce n'est pas une bougie quelque part dans l'antichambre d'une lugubre demeure. Le rouge est présent partout, et je doute qu'il s'agisse d'un quelconque caprice du chef opérateur. C'est superbement filmé et la mise en scène est redoutablement efficace. Les personnages ont des gestes à la fois faibles et vifs, tout est tension, ambiguïté : L'atmosphère propre aux nouvelles de Du Maurier se retrouve pleinement, on ne peut s'empêcher de penser à Rebecca, où les personnages se cherchent, s'affrontent dans une incompréhension totale et inéluctable. spoiler: La scène de poursuite finale est on ne peut plus onirique, hitchockienne ; la musique envoûtante.
Tout se passe comme dans nos pires cauchemars, du début à la fin. Le film n'a pas vieilli et nombre de contemporains devraient s'en inspirer.
Je suis légèrement déçu par ce film dont j'avais entendu beaucoup de bien. Le côté fantastique est vraiment peu travailler, le récit est plutôt axé sur des scènes intimistes. La mise en scène par contre m'a bien plut, ainsi que le montage. Le dernier quart d'heure est prenant.
Un couple perd accidentellement son enfant, et se retrouve à Venise où il se passe des choses bien étranges ... L'histoire ne m'a pas convaincu et le film pas plus, malgré la bonne volonté des acteurs.
Un couple traumatisé par la mort leur fille part à Venise. Un film fantastique à l'ambiance sombre et envoûtante, porté par l'interprétation remarquable du couple Julie Christie/Donald Sutherland.
Réalisé par Nicolas Roeg et sorti en 1973, ce film nous raconte la vie d'un couple après la mort de leur fille, hanté par des visions dans Venise. Se présentant comme un film fantastique, celui-ci manque néanmoins de vraie référence fantastique et se contente de visions fade pour se conclure sur un final quasiment surréaliste. De plus, le film manque cruellement de rythme et on s'ennuie assez vite. Malgré tout, l’évolution de la psychologie des personnages, et de leur folie, ainsi que les flash-back et les flashforward, permettent de resté intéresser au film jusqu'au bout mais sans un désir énorme de connaitre la fin. Un peu déçu par ce film réputé culte.
Un film assez fascinant avec une reconstitution d'un Venise sordide, mystérieux, inhabité. Le film est assez lent car tout au long du film cela prépare à la scène finale d'une rare intensité. Il y a tout d'abord la scène d'intro maîtrisée à merveille avec cette prémonition du père qui sent sa fille en danger avec la tâche rouge sur la photo qui coule comme le sang et le cri de douleur qui suit. Ensuite c'est la vie à Venise qu'on ne quittera plus pour oublier le drame. Mais des éléments mystérieux (pas tous déchiffrés) se passent,notemment la présence d'une vieille dame et d'une aveugle. C'est là que c'est un peu long car on suit leurs tribulations sns réel intensité pour enfin finir sur la scène qui est peut être la plus effrayante du cinéma ! La force de cette dernière scène tient à tout un ensemble à la fois (musique stressante, mise en scène, montage) et on sera bien secoué. Ne vous retournez pas est donc vraiment étrange, fleurtant vers un réalisme à la fois poétique et où le fantastique n'est jamais très loin sans vraiment tomber dedans. Assurément à découvrir.
Film très déstabilisant par son ambiance et la justesse de sa direction d'acteur. La photographie est remarquable et les sentiments traversent l'écran. Un film sur le sentiment de culpabilité et la tristesse du deuil. Est-ce un Thriller? Un Drame? Un Film fantastique ? Tout à la fois.
Un film très déroutant à l'ambiance gothique et aux lisières du fantastique qui n'a pas tellement d'équivalent.Nicolas Roeg réussit à faire de venise,une cité terriblement angoissante,aux ruelles menaçantes,aux visions nocturnes irréelles et aux personnages excentriques.C'est du cinéma d'auteur,qui utilise à plein les artifices à sa disposition(flash-backs,montage heurté,gros plans et scènes d'attente volontaires).On ne sait trop que penser de "Ne vous retournez pas"(1973).Objet glaçant à la beauté plastique indéniable,ou illustration pessimiste de la plongée en enfer de ce couple.Un couple,qui dès la première séquence,perd sa fille,noyée dans le lac de leur propre domaine.Exilés à Venise,le mari semble voir partout l'imperméable et le capuchon rouge de sa défunte fille,alors que la femme se fait happée par deux soeurs médiums.La cité semble être le théâtre d'une immense machination,mais toutes les interprétations sont possibles.Etonnante interprétation de Donald Sutherland,presque trop flegmatique et de Julie Christie,insondable.Dans la scène d'amour déstabilisante,leur passion hors-écran éclatait au grand jour.Une oeuvre vraiment à part.
Mystérieux, déroutant, fantastique et fascinant. Le troisième film de Nicolas Roeg (deuxième réalisé seul) est une descente aux enfers d'un couple déjà déchiré par la tragique disparition de leur petite fille, et dont le souvenir est ravivé lors d'un séjour à Venise. Admirablement bien conçu, le film présente une ouverture et une conclusion qui se répondent, par leur caractère dramatique, mais aussi par la boucle qu'elles closent. La fin offre aussi une splendide compilation des meilleures images du film : Nicolas Roeg étant un ancien directeur de la photographie, elles ne tarissent pas au long du film. Don't look now est émaillé de scènes inoubliables : la scène de la noyade, vue de différents points de vue, la scène de vie conjugale qui aboutit en une torride scène d'amour, et tous les plans fugitifs qui suggèrent la stupeur et le désarroi des personnages. Finalement, la trame est sordide, mais la manière de raconter est admirable : les dialogues sont très confus, et ce sont les images, autant que les regards, qui narrent cette pénible histoire.