Brubaker
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Malevolent Reviews

1 110 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2013
Plus de dix ans après Luke la Main Froide, le réalisateur Stuart Rosenberg retrouve l'univers carcéral pour un nouveau drame poignant, cette fois-ci tiré d'une histoire vraie. Mettant en scène l'excellent Robert Redford, Brubaker dévoile avec une puissance inouïe les dessous d'une prison de l'Arkansas à la fin des années 60. En proie à la corruption, aux humiliations, aux viols, brutalités et autres sévices inhumains, la prison est le théâtre d'une effarante routine jusqu'à ce que le nouveau directeur, au préalable infiltré en tant que simple détenu, ne décide d'intervenir. La première partie du film consiste donc à introduire le personnage incarné par Redford (parfait), au même titre que le spectateur, dans la prison où, impuissants, nous constatons les ignominies qui s'y déroulent. Les matons, crédibles à souhait, sont interprétés par la crème des gueules de l'époque, avec en particulier Everett McGill, Joe Spinell et Yaphet Kotto, bourreau malgré lui. La seconde partie, plus longue, narre les efforts que met le nouveau directeur à modifier les conditions de vie de sa nouvelle demeure, se confrontant par la même occasion aux matons habitués à un train de vie déplorable. Décors soignés, musique envolée, réalisation minutieuse et interprétation haut de gamme, le film ne contient quasiment aucun défaut. Et si on peut hélas regretter une baisse de rythme en fin de métrage et des facilités mises en place pour ne pas entraver le scénario (les prisonniers sont au final doux comme des agneaux), Brubaker reste un excellent film carcéral mis en scène d'une main de maître par Stuart Rosenberg et mené à la perfection par un Robert Redford plus naturel que jamais. Dur, poignant, violent, émouvant et réaliste, le long-métrage nous terrasse deux heures durant sans que l'on voit passer le temps.
AMCHI

6 969 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2017
Déjà auteur de l'excellent Luke la main froide, Stuart Rosenberg nous livre avec Brubaker un nouveau film sur le milieu carcéral. La 1ère demi-heure du film ou Brubaker est infiltré parmi les prisonniers est assez dur à voir, ce film toujours aussi bon de nos jours offre un constat sans concession de l'horreur carcéral. Le casting est très bon et Robert Redford, acteur talentueux et très charismatique, est parfait dans son personnage qui se bataille pour ses idées.
Tedy

309 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2008
Un autre film sur l'univers carcéral et le mauvais traitement infligé aux prisonniers. Ce n'est pas le plus passionnant car il manque de piquant, mais il se laisse regarder.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2024
Inspiré d’une histoire vraie, un drame carcéral engagé (mais ayant un peu vieilli) qui dénonce les zones de non-droit du système pénitentiaire américain, porté par un solide Redford en directeur de prison idéaliste. 2,75
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 860 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2011
Brubaker est un film au message social et politique fort. Robert Reford est brillant, campant un directeur de prison humaniste dans un environnement qui ne l'est pas.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 945 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2024
Malgré une réalisation très plate, ce récit fonctionne grâce à l'interprétation concernée de Robert Redford en directeur de prison dont la narration adopte le point de vue afin de dénoncer les conditions dégradantes de vie pour les prisonniers (quel que soit leur crime), l'omerta des gardiens couplée à une corruption politicienne, les collusions dirigeantes à l'oeuvre. Sans jamais héroïser les prisonniers, ce drame (adapté d'un essai autobiographique) en rappelle l'humanité tout en exprimant la conviction idéologique (utopique ou sensée?!) que respect, écoute, équité réussissent mieux que violence ou humiliation - spoiler: ce qui culmine dans cette belle fin symbolique.
Intéressant!
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

87 abonnés 1 517 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2021
La force de ce film est qu'il est tiré d'une histoire réelle, et au delà des conditions de vie des prisonniers, le système administratif, corrompu et inattaquable et le point central de la dénonciation de toute cette organisation.
Le film datant du début des années 80; on retrouve les acteurs de cette époque, tous les administrateurs sont antipathiques, pas un pour rattraper les autres et cela sert le film, on se prend à les haïr, les prisonniers, qui sont aussi les matons, sont tout aussi corrompus, et ils ne veulent pas que l'on viennent troubler leur petit confort, même si c'est pour améliorer celui du plus grand nombre, c'est la nature humaine, mais au delà des hommes, c'est le système qui est corrompu.
Brubaker lui, se veut intègre, un idéaliste qui essaie de changer les choses, mais n'a que peut de soutient.
C'est plein de petites informations, dont celle du détenu condamné à perpétuité pour deux vol de voiture et détérioration de bien public, (des toilettes), cela ne rigolait pas en ce temps là.
On peut aussi apprécier une courte scène où apparait Morgan Freeman, l'un de ses premiers rôles, mais il faudra encore attendre 10 ans et le redécouvrir dans Glory pour qu'il commence réellement sa véritable carrière.
Le film n'a pas trop mal vieilli et Redford est impeccable, comme toujours, charismatique et engagé.
Akamaru

3 517 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2013
Un directeur d'établissement pénitentiaire nouvelle nommé,qui s'infiltre parmi les prisonniers,pour mieux comprendre le fonctionnement de la prison de Wakefield et en réformer le système injuste. Un scénario rudement bien trouvé pour ce film de genre maîtrisé par Stuart Rosenberg,qui était déjà le metteur en scène de "Luke la main froide",dans le même genre. Le film dénonce amèrement,surtout dans sa première demi-heure les injustices,les brimades,les sévices,l'insalubrité d'un endroit où les codes pour survivre ne sont pas les mêmes que dans la société extérieure. Tout réformateur qu'il est,Henry Brubaker se heurte au Congrès et à des gardiens corrompus. Tous ne sont pas près au changement... Robert Redford porte le film à bout de bras,avec cette subtilité et sa volonté coutumière. les dialogues sont parfois crus,certaines scènes dures pour les nerfs. On est révolté,ce qui est un bon indicateur de la qualité de "Brubaker"(1980). En revanche,on est moins conquis la trop grande gentilesse des prisonniers,et un final somme toute très hollywoodien. Un bon témoignage de l'univers carcéral américain à une certaine période.
Eselce

1 629 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2017
Un directeur de prison s'infiltre quelques jours parmi les prisonniers avant de prendre ses fonctions. Il va remuer ce qui pue et tenter d'améliorer la situation de la prison à tous les niveaux. Des découvertes crédibles et dénonciatrices. Morts, corruptions, contrebande... Des questions d'ordre morales et financières sont soulevées. Intéressant et bien mené par Robert Redfort en prisonnier / Directeur. Les postes des différents prisonniers demeurent farfelus par moment. On ne sait pas trop s'ils sont gardiens ou prisonniers.
Roub E.

1 325 abonnés 5 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2019
Un film de prison qui a pour originalité d’avoir comme héros le directeur de la prison. En plus de disséquer les affres de l’enfermement on a avec ce personnage un sous texte sur la corruption qu’elle soit au niveau de l’individus d’une administration ou d’une institution. Cela montre que ceux qui restent fidèles à leurs convictions passent au final pour des illuminés. Mais en même temps et c’est là où cela devient très intéressant il montre que le jusqu’au-boutisme et le dogme peuvent aveugler au point de ne pas se rendre compte que le succès est là et que continuer ne fera qu’empirer les choses. Robert Redford est LA superstar du film toujours mis en avant mais on trouve aussi et il faut le souligner beaucoup de très bons seconds rôles. Ça n’est pas un chef d’œuvre mais c’est très bien mené.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2023
Ce film de S. Rosenberg avec R. Redford en tête d'affiche nous livre une histoire peu banale.
Tirée de faits réels, d'après ce que j'ai lu, elle est celle de la vie de prisonniers dans une prison d'état américaine.
Passée la surprise de découvrir qu'un des prisonniers est en fait le nouveau directeur, on plonge dans un univers totalement masculin ou presque, il n'y a que deux femmes dans le film si je me souviens bien, fait de brimades, et de violences surtout, mais aussi de corruption, une vraie société dans la prison. Et le nouveau directeur qui veut changer ça va se heurter à beaucoup de réticences à tous les niveaux d'ailleurs. La fin est en demi-mesure mais sauve l'honneur. Ce n'est pas un film à grand spectacle mais plutôt une critique forte du monde carcéral.
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2012
Ce regard porté sur la difficile situation des prisonniers américains et du mépris gouvernemental envers ce grave problème tient toute sa force de sa véracité. Le scandale révélé par l’impuissance de ce directeur de prison pour mettre fin à l’insalubrité et les conditions de vie digne d’un goulag sibérien est un sujet parfaitement maitrisé par Stuart Rosenberg grâce au réalisme donné aux relations entre les personnages et à une intensité dramatique soutenue. Robert Redford est, comme à son habitude, un excellent acteur plein de charisme. L’enfer carcéral aura rarement été dépeint avec autant de profondeur que dans ce brûlot virulent contre l’administration pénitentiaire.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2018
Avec sa peinture d'un univers carcéral sombre, corrompu et violent, un film qui se place dans la lignée d'oeuvres comme "Les évadés" ou "Papillon". Malgré une bonne prestation de Robert Redford parfait, en démocrate convaincu, dans son rôle face à l'excellent Yaphet Kotto ou encore Morgan Freeman tout jeune, un long-métrage assez étrange, au rythme irrégulier et à l'écriture alambiquée pour un résultat qui m'est resté nébuleux sans être mauvais. Un beau discours humaniste mais une réalisation terne, peu marquante.
Max Rss
Max Rss

259 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2017
Stuart Rosenberg : voilà un nom qui ne saute peut-être pas instantanément aux oreilles de tout le monde et pourtant, le bonhomme s'est fait une jolie carrière en se permettant le luxe de s'attacher les services de plusieurs acteurs de renom : Paul Newman, Rod Steiger, Charles Bronson. Ici, c'est à une autre pointure qu'il fait appel : Robert Redford. Film carcéral dont le début présente une vraie originalité, « Brubaker » est porté entièrement par son acteur principal éclaboussant l'ensemble de son charisme. Le but premier du film ? Proposer un divertissement de qualité tout en dénonçant certaines pratiques inhérentes au monde carcéral. Le chantage par la peur, des tortures où sont utilisés bon nombre d'outils et j'en passe. Sans oublier l'influence que la politique peut avoir sur les conditions de détention. Tout ceci, Rosenberg le réussit en faisant preuve d'une maîtrise certaine. Alors, on pourra reprocher à son film un vrai manque de surprise. Le début est original. Le reste obéit aux canons du genre. Tout comme on pourra reprocher un manque de rythme. Finalement, « Brubaker » ne révolutionne ni le genre, ni le cinéma, mais il est fait avec implication et remplit son office.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

152 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2017
Un film qui détonne par son thème et son propos (surtout en 1980 !) mais qui souffre d'une lenteur générale et de longueurs. Il s'agit de l'adaptation cinématographique d'une autio-biographie de Tom Murton, administrateur pénitentiaire en Arkansas. Le livre sorti en 1969 explique le scandale des traitement inhumains découverts en 1967 grâce à un rapport que le nouveau gouverneur Rockefeller avait déterré de l'administration précédente.L'intérêt du film est donc de nous plonger dans la réalité des prisons US de cette époque, et qui plus est par des faites réels. On parlait même d'un fosse commune dissimulée à proximité... Autant ma découverte de ce film m'avait fait grande impression, autant un nouveau visionnage plusieurs années après ne m'a plus du tout fait cet effet. Trop lent et plat.
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