Bon ben voilà typiquement le genre de films français tout pourri comme on faisait déjà il y a plus de vingt ans. C’est incroyable à quel point ce métrage respire la vacuité la plus totale. Déjà le jeu des acteurs est médiocre avec pour ma part une Karin Viard pas du tout entrainante dans le film. Elle est assez peps, mais son personnage versatile, colérique, dépressif est d’un ennui mortel et pas du tout drôle. Son côté nymphomane apparaît d’autant moins évident qu’elle semble au contraire chercher à s’enlaidir constamment. C’est peu crédible. Autour d’elle des seconds rôles sans intérêt avec un Pierre-Loup Rajot plutôt bon dans son interprétation mais doté d’un personnage tout aussi inconsistant et peu crédible que Viard. Quant aux autres acteurs ils sont vraiment secondaires et sont pas du tout aidé par des dialogues ridicules, mention spéciale au pauvre Sergi Lopez. Tout ce petit monde évolue dans une histoire d’une affligeante banalité spoiler: à coup d’histoire de fesses dans la petite bourgeoisie parisienne . C’est sans intérêt, pas drôle, déjà vu un milliard de fois, le tout avec une petite musique spoiler: « programme PS » martelé en ligne de fond. On a vraiment tout ce qui est irritable dans le cinéma français avec son lot de clichés, de personnages versatiles et indécis évoluant avec des enjeux insignifiants. C’est gênant par moment. Formellement il n’y a rien. Les images sont moches, sans aucune recherche de plan, on est presque toujours à mi-distance des personnages, avec peut-être les scènes de fesses les plus banales que j’ai vu depuis longtemps. Tout est impersonnel, tant dans la réalisation que la photographie d’une affligeante neutralité et j’ose à peine parler des décors, le film se déroulant essentiellementspoiler: dans des intérieurs sans âme et les quelques extérieurs n’étant aucunement soignés. C’est la même chose dans la bande son, une catastrophe jusqu’au générique dissonant prise de tête. Ce film aux sentiments artificiels, sans âme, sans intérêt, ni drôle, ni sensuel ni émouvant est une vraie catastrophe. Très honnêtement, ça faisait longtemps que j’avais pas vu un métrage aussi quelconque, qui a la saveur en bouche d’une vieille semelle.
Le film qui lance définitivement Karin Viard. Une comedie dramatique qui vire à la comédie sentimentale pas gnan gnan pour un sou (ce n'est pas si fréquent) et qui a le mérite d'être drôle tout en critiquant finement les comportements hypocrites de société petite bourgeoise très conformiste. Catherine Corsini montrait qu'elle était déjà une grande realisatrice en 1998 avant de tourner d'autres très bons films. Merci à Arte de nous faire redécouvrir son.oeuvre dans un cycle qui lui est consacré.
Comédie romantique moderne d une amante dans l air du temps, un rôle taillé sur mesure pour K Viard excellente dans ce type de rôle. Pour le reste un scénario assez convenu mais dans une réalisation suffisamment convaincante, ça se laisse voir sans être inoubliable.
Un film bien trop caricatural pour être intéressant. On ne croit pas une seconde à ce personnage de jeune femme libre, plutôt moderne, qui tomberait soudainement en pamoison , complétement dingue amoureuse d'un homme marié , bien peu dans son profil. Ce n'est pas crédible , et même si c'était un exercice de style théorique , confronter la liberté de mœurs à l'amour fou passionné exclusif , cela n'est pas convaincant . même Karine Viard, pourtant une immense actrice , n'est pas convaincante, elle joue souvent faux , hésitant dans la manière d'aborder le personnage , trop hystérique. Le film met mal à l'aise, car on de la peine pour ce personnage sauvage et perdu qui se met souvent dans des situations , glauques, sordides mais gratuites.
Au bout de soixante minutes, j'ai atteint l'overdose avec cette Camille exaspérante et même horripilante. Nouvelle Eve, je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'elle est instable. Aucune affinité avec ce genre de personnage sur vitaminé qui cherche des noises à tout le monde, ne pense qu'à elle et ses petits plaisirs. La suivre pendant une heure trente m'a semblé durer le double. Immature et erratique dans son comportement. Pourquoi est-ce classé dans le genre comique car à aucun moment on ne rit ou même sourit ?
Portrait d’une instable impulsive qui abuse de sa liberté pour tout fracasser sur son passage. Sans aucune moralité, « la nouvelle Eve » suit ses pulsions, excellemment interprétée par une Karine Viard en pleine forme.
La nouvelle Eve, C'est camille, modèle de jeune femme moderne, affichant son mépris du couple et multipliant les aventures. Mais cette liberté que Camille revendique et qu'elle consume dans des relations médiocres n'est-elle pas plutôt l'aveu de son instabilité, de son incapacité à aimer? Lorsqu'Alexis entre dans sa vie, la nouvelle Eve joue son rôle de tentatrice, comme jadis semble dire ironiquement Catherine Corsini. Le portrait de cette célibataire de 30 ans se nourrit d'indices psychologiques et sociaux très juste tout en préservant le caractère de comédie que détermine le personnage de Karin Viard à travers ses contradictions, son existence stérile ou, plus précisément, ses piteuses tentatives, maladroites et cocasses spoiler: (comme militer pour le PS!) , pour attirer l'attention d'Alexis, marié, deux enfants. Karin Viard, pleine de vitalité et de drôlerie, est remarquable dans ce rôle. Mais d'où vient que progressivement le sujet nous lasse un peu? Probablement de la mise enscène, impersonnelle, semblable à celles qui, décrivant un personnage et son évolution, composent une succession trop uniforme de tranches de vie exclusivement consacrées à l'identification du personnage. C'est le syndrome trop courant d'un cinéma français qui se préoccupe de construire un personnage au détriment d'une histoire, qui favorise le contenu et le sens plutôt que la forme et le style.
Davantage reconnue pour ses comédies sociales aiguisées, Catherine Corsini a également réalisé des films plus légers. Pour son troisième long-métrage, sorti en 1999, elle évoque l’histoire loufoque d’une célibataire endurcie tombant amoureuse d’un homme marié. Malgré la prestation énergique de Karin Viard, le scénario très convenu ne propose aucun rebondissement significatif. On frôle même l’ennui face à cette esquisse caricaturale de femme libérée. Bref, un divertissement banal et sans relief.
Catherine Corsini nous avait habitués à mieux : « Un amour impossible », « La belle saison » ou le magnifique « Partir ». Ici nous sommes sur une pâle imitation et un faux style François Truffaut mais sans âme ni épaisseur, sur un scénario flasque et un montage ennuyeux.
Pas spécialement convaincu d'avoir regardé une comédie, au sens où on l’entend ordinairement, trouvant dans ce film plus matière à tragédie qu'à rire. Il n'y a rien de vraiment amusant dans ce long métrage, où Karin Viard tranche dans le décor avec son naturel désarmant (il faut avouer que, le film n'étant pas très long, elle en vient presque à monopoliser l'écran) dans une romance contrariée sur un vieux fond de critique sociale. Ce n'est pas fondamentalement ennuyant mais pas non plus marqué du sceau du génie, on éprouve l'impression d'une succession de saynètes sans autre liant que son personnage principal.
C'est avec plaisir que j'ai revu ce film pas tout jeune mais avec une actrice que j'adore, Karin Viard. Elle campe une femme jolie, spontanée, insupportable, sensuelle, égoïste, charmeuse, coléreuse, maladroite, directe, paumée, adorable, intelligente, drôle, amoureuse, seule, immature, violente, malheureuse avec talent. Le portrait des militants socialiste est assez conforme à ceux que j'ai connu plus jeune, idéalistes et conformistes en même temps, intellos sans réel connaissance du monde ouvrier. Les acteurs qui gravitent autour de Karin Viard sont excellents, de Sergi Lopez à Laurent Lucas, de Catherine Frot à Nozha Khouadra...J'ai lu dans les critiques que la morale était discutable mais, pour ma part, je trouve qu'elle est conforme au sens de la vie, l'amour est un sentiment qui ne se commande pas et n'a pas de règle de bienséance.
Le rôle de Camille fut pour Karin Viard une étape importante de sa carrière : qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Pas grand chose, hélas. Malgré son abattage coutumier, la comédienne ne peut défendre valablement ce personnage égoïste et creux, mollement observé par la réalisatrice. Le scénario apparaît comme une suite de scènes improbables où chacun(e) essaie d'exister tant bien que mal. La séquence de l'union avec Ben est un exemple de cette superficialité : à force d'ellipses, le spectateur ne sait plus trop où il en est, tout comme Camille que l'on renvoie toujours vers Alexis.
J'ai adoré ! C'est un sujet sensible mais bien emmené (vu le nombre de 1 étoile ya du vécu dans l'air) Et surtout j'ai découvert Karine Viard qui joue terriblement bien la trentenaire chiante maladroite mais attendrissante.