On ne peut pas dire que la saga Don Camillo se termine en beauté avec ce cinquième épisode, mais les fans de la rivalité entre le religieux et le politicien devraient trouvaient leur compte avec ce "Don Camillo en Russie".
Cela a beau être le cinquième Don Camillo, il n'en reste pas moins que c'est un bon Don Camillo dans lequel on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier.
Quasiment rien à sauver dans ce cinquième film, réalisé par un Luigi Comencini qu'on a connu en meilleure forme ("Les Aventures De Pinocchio"). Il aura fallu 10 ans entre le quatrième film et celui-ci, preuve s'il en est que les producteurs sentaient bien que ce ne serait pas facile de relancer la machine un peu érodée du duo magique des années 50. A voir pour se dire qu'on a vu tous les films. Curieusement, le sixième film, datant de 1972 et réalisé après la mort de Fernandel, avec un aute acteur ("Don Camillo et les Contestataires") est un peu meilleur.
C'est au tour de Don Camillo d'être bouillonnant.Le fait de savoir les communistes partir dans la "fameuse grande Russie" pour après colporter au retour de la maudite propagande communiste,le rend impétueux. Mais qu'à cela ne tienne,le cerveau volcanique de Don Camillo est en marche pour contrecarrer ce conciliabule et se faire inviter avec eux pour entreprendre ce voyage. Du vrai génie et de la rigolade .
Même le grand Comencini a réalisé un épisode de Don Camillo. Le voyage en Union Soviétique est hilarant. C'est vrai que c'est une vision naïve de l'U.R.S.S., mais bon, ce n'est pas si grave. Ce qui compte, comme toujours c'est l'affrontement entre Peppone et Don Camille. Et là, c'est toujours une réussite !
Escapade plutôt réussie pour Don Camillo et Peppone, dans cette sombre ex-Urss alors en pleine période communiste. Un pari probablement osé pour lépoque 1965- dailleurs . Il est ici question dun jumelage entre Brescello et un petit bourg aux apparences charmantes mais où le catholicisme a été sévèrement banni, et où la menace sibérienne des goulags plane au moindre écart de langage. Heureusement, nos deux héros et leurs sous-fifres parviennent aisément à faire oublier cette période noire avec leurs péripéties toujours aussi drôles, qui par ailleurs, nous détournent dun scénario un peu trop simpliste Mais soit, retour en arrière plus quintéressant, politiquement parlant surtout, et humour toujours au rendez-vous dans ce cinquième et dernier épisode de Don Camillo, du moins pour Fernandel et Gino Cervi
Un Don Camillo qui nous sort de la monotonie qui était en train de s'installer en nous emmenant en Russie. Malgré un certain essouflement du film, il reste bon grâce à l'envie de revoir Fernandel et Gino Cervi se disputer de nouveau. Le film a biensur un peu vielli à cause du problème évoqué: celui des prêtres en Russie (maintenant, c'est plus trop d'actualité) mais l'humour lui est mieux conservé que dans les précédents épisodes. On en tire encore une leçon, qui fit, à mon avis, le succès du film.