L'extravagant docteur Dolittle est incarné par l'élégant Rex Harrison, un sympathique docteur qui a le don de parler avec les animaux mais on le prend pour un fou. Il s'échappe de l'asile ou il est incarcéré pour attirer sur une île où il va lui arriver moult péripéties. C'est un gentil film, agréable à voir mais un petit peu longuet.
Dès le départ l’entreprise était vouée à l’échec. Allan Jay Lerner, l’auteur-créateur (à Broadway) de BRIGADOON et scénariste d’UN AMERICAIN A PARIS pour lequel il obtint l’Oscar du meilleur scénario original (il aura deux autres Oscars pour GIGI, deux golden globes, et deux Tony Awards), tenta bien d’écrire scénario et musique pendant près d’un an pour finalement jeter l’éponge. Rex Harrisson, interprète de MY FAIR LADY à Broadway, comme au cinéma, avait beaucoup apprécié le travail de Lerner qu’il considérait comme un des plus grands scénariste, à l’égal de Betty Comdem et Adolphe Green, le talent lyrique en plus. Il accepta donc le rôle titre avec une ambition, partagée par Fleischer, de ne pas faire un film pour enfant. Le remplacement de Lerner par Leslie Bricusse, sans même consulter le réalisateur, fut accepté par Rex Harisson, qui quitta d’abord le projet, mais fut rappelé à ses obligations (le contrat). Excellent parolier mais médiocre scénariste, Bricusse n’arriva pas à fournir un scénario solide élevant le sujet et Fleischer sembla se contenter d’une mise en scène “de commande”. Malgré une chanson, "Talk to the Animals" qui obtint un Oscar, et quelques numéros plus ou moins réussis, l’ensemble se déroule avec des hauts (rares) et des bas parfois ennuyeux. Rex Harrisson ne voulait pas tourner dans un film pour enfant, pourtant Dr DOLITTLE semble interdit aux plus de douze ans.
Lassé des hommes, leurs simagrées et leur méchanceté, le docteur Dolittle (excellent Rex Harrison) est devenu vétérinaire. En défenseur des animaux, il en possède même le langage. La nature du sujet et des personnages détermine une comédie enfantine -dans un sens qui n'est pas péjoratif- sur fond de chansons, de respect des animaux et de bonheur. L'intrigue a les accents du conte merveilleux et il est fait pour ravir le jeune public. Mais pas que. Car les qualités de la mise en scène et le soin apporté à la réalisation séduiront aussi les grands. La première partie du film m'a semblé un peu bavarde et statique, son humour trop gentillet. Alors la seconde partie arrive à point pour permettre au sujet de rebondir et de sortir du ronronnement. L'expédition mouvementée sur les traces d'une créature maritime extraordinaire donne au film un caractère aventureux tout à fait charmant. "L'extravagant docteur Dolittle" est un film inventif qui entretient ou ressuscite habilement l'imaginaire de l'enfance.
Très bon film, qui se rapproche pas mal du livre de Hugh Lofting. Les effets spéciaux sont acceptables et le côté comédie musicale donne une tournure très gaie à l'histoire rocambolesque de ce docteur. Ce film a été tourné dans un des plus beaux villages d'Angleterre, Castel Combe, qui accentue le côté pittoresque du récit.
Malgré son échec commercial à sa sortie, le film a survécu, trouvant son public au fil des ans pour devenir un classique familial chéri. La magie opère dès les premières secondes du film, on sent tout de suite, que l’on n’est pas devant un film ordinaire, et puis, les décors grandioses prennent place, ils remplissent l’écran, les costumes, la légèreté de ton, les animaux vrais ou faux se mêlent avec harmonie. Je ne considère pas ce film comme une comédie musicale à proprement parlé, certes, il y a les moments chantés, ou parlé-chanté comme je mentionnais plus tôt, mais pas de ballet, pas de danse frénétique, peut-être un joyeux bazar dans la scène du zoo, mais c’est tout. Alors, oui, le film a des défauts. Ses 2h32 peuvent paraître longues aujourd'hui, et son rythme est parfois lent. Mais ce sont des faiblesses mineures face à la générosité et à l'ambition folle qui animent chaque plan. C'est un cinéma spectaculaire, fait avec une passion qui force le respect. Redécouvrir ce film en 2026, c'est s'offrir un voyage dans un monde où l'empathie peut briser les barrières. C'est se rappeler que les plus grands excentriques sont souvent les plus grands visionnaires. C'est un film qui parle directement à notre âme d'enfant, à cette partie de nous qui croit encore qu'il est possible de parler aux animaux, et surtout, de les écouter. Alors oui, j’ai gardé mon âme d’enfant en me plongeant dans cette aventure extravagante, et, peut-être que j’ai rempli ma mission, et que je vous ai donné envie de le découvrir, peut-être avec vos enfants ou petits-enfants,