L'Armée Brancaleone
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Prad12
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122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2016
Le premier mot qui vient à l'esprit pour définir ce gros délire est truculent. Ce film est entre Don Quichotte et les Monthy Python mais en mieux..... les deuxièmes ont pas mal pompé dans ce Brancaleone qui est une métaphore de l'Italie et l'occasion de critiquer l'église, l'armée, la société, les convenances, la morale, les lâches, les hypocrites et les corrompus.... c'est énorme et rempli d'humour et de farce. Vittorio Gassman s'en donne à cœur joie à la tête d'une troupe hétéroclite et bancale dans une sorte de quête du Graal miteuse. Les acteurs y sont magnifiques et le film fut un énorme succès qui surpris tout le monde. Brancaleone est depuis devenu synonyme de bras cassé.....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2006
Avec à sa tête l'hilarant Vittorio Gassman dans une étourdissante composition de Paillasse, ce film est une farce médiévale à l'inspiration furibonde. Le rythme irrésistible, l'enchaînement infernal des blagues de base, des situations loufoques et des lazzis satiriques, les dialogues à l'emporte-pièce des orfèvres Age & Scarpelli, la mémorable «Marche de L'Armée Brancaleone» du compositeur Carlo Rustichelli,le fourmillement de détails cocasses, la curieuse épaisseur humaine des personnages, les extraordinaires enluminures de la photographie signée Carlo Di Palma, la touche de tragique occasionnel qui est la marque de fabrique de la «comédie à l'italienne», la reconstitution historique qui fracasse en pleine poire la doucereuse mièvrerie des nombreux «films de Moyen-Âge» qui l'ont précédé et suivi, enfin la truculence pas croyable des comparses (Catherine Spaak en fausse innocente, Gian Maria Volontè en hypocrite prince byzantin déchu, Folco Lulli qui devient le domestique d'un ours, Enrico Maria Salerno délirant en prédicateur qui part aux croisades, Carlo Pisacane en vieux marchand qui traîne partout avec lui sa malle aux roues grinçantes, Maria Grazia Buccella en séductrice empestée, etc !) - tout ceci contribue à faire de cette comédie de Mario Monicelli un des plus puissants films comiques du cinéma parlant. Plus loufoque que Frankenstein Junior, plus disjoncté et mieux rythmé qu'Airplane, plus drôle que A Fish Called Wanda, plus médiéval que Les Visiteurs et Monty Python & the Holy Grail réunis... Ne ratez surtout pas L'Armée Brancaleone !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 mai 2012
On peut situer le film entre du Pasolini et du Monty python bref du gros délire. Pour faire court je siterai seulement un Gassman particulièrement actif et un Salermo particulièrement habité.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2017
Ce film est l'histoire des mésaventures d'un chevalier qui réussit ses exploits plus par chance que par son talent, c'est une comédie au ton décalé notamment la scène finale très comique.
C'est un bon film qui sort de l'ordinaire grâce à son humour farfelu, si vous avez l'occasion n'hésitez pas à voir ce film italien rempli de bons acteurs (Vittorio Gassman, Gian Maria Volonte) et même une actrice (Catherine Spaak) qui fut la nièce d'un 1er ministre belge.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Franchement je me suis retrouvé à voir ce film par hasard et il m'a fait bien rigoler. Ce film est vraiment drôle.
C'est un des meilleurs films du genre
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2011
Farfelue et décalé c'est le résumé cette épopée médiéval,qui suit cette petite armée de bras cassés,conduit par un chevalier qui multiplie les bourdes.C'est une très bonne comédie italienne même si l'esprit tarte a la crème de certains gags téléphonés leur donne un ton légèrement obsolète.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2021
Injustement tombée dans l'oubli, cette comédie picaresque et burlesque est truffée de rebondissements inattendus et drolatiques. Comme dans toute farce à l'italienne, pensons à la Comedia dell'Arte, on y retrouve l'humour basique un peu pipicaca mais aussi une peinture sociale féroce où tout le monde est affreux, sale et méchant et quelques dialogues complètement décalés, résolument modernes.

Là où la sauce prend, c'est à travers des acteurs principaux de très haute stature, Vittorio Gassman, habitué du genre, et Gian Maria Volontè, plus connu pour ses rôles engagés. Les acteurs secondaires font, eux, partie des castings habituels des comédies de l'époque, du Pigeon au Grand Restaurant.

Pour haïssables ou pitoyables qu'ils paraissent au début de l'histoire, on leur découvre des qualités parfois nobles au cours de leurs multiples aventures et on finit par s'attacher à eux. Pauvres, pas bien malins, mais terriblement humains.

On notera également un souci des décors, entre réalisme historique et délires clownesques (les vêtements) ainsi qu'une bande son alternant la ritournelle militaire "Branca, branca, branca" et quelques notes de la Mort de Siegfried (Wagner, le Crépuscule des Dieux, qui servira plus tard d'introduction à l'Excalibur de Boorman).

Au final, ce film est un ovni, une pépite sortie bien avant Sacré Graal (Monty Python) et Kaamelott (Astier) mais qui n'a pas à souffrir de la comparaison.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2025
Avec Dino Risi, Ettore Scola, Pietro Germi, Nanni Loy et quelques autres Mario Monicelli fut l’un des maîtres de la comédie dite « à l’italienne », dirigeant à de nombreuses reprises les cinq mousquetaires de cette faste période du cinéma transalpin (Alberto Sordi à 9 reprises, Vittorio Gassman à 8, Ugo Tognazzi et Marcello Mastroianni à 7, Nino Manfredi à seulement 2 reprises). Au milieu de sa foisonnante filmographie, Monicellio qui participe très souvent à l’écriture des scénarios de ses films, retrouve le duo Agenore Incrocci et Furio Scarpelli pour livrer avec « L’armée Brancaleone » une aventure picaresque et loufoque qui dans l’esprit s’inspire de Don Quichotte le fabuleux conquérant de l’inutile né de l’imagination fertile de Miguel de Cervantès. Un Don Quichotte dont on peut penser que Vittorio Gassman aurait été un interprète idéal. C’est justement à Gassman qu’il a déjà dirigé dans les deux chefs d’œuvre phares de la comédie à l’italienne (« Le pigeon » et « La grande guerre »), que le réalisateur fait appel pour camper ce mythique personnage revu et corrigé à la sauce spaghetti (le western du même nom est alors en pleine expansion grâce à l'avènement de Sergio Leone). Dans les temps moyenâgeux, par le truchement d’une invasion barbare ayant mal tourné, une bande de va-nu-pieds se retrouve en possession d’un parchemin faisant de son détenteur le seigneur du fief d’Aurocastro dans les Pouilles. A leur tête un chevalier (Vittorio Gassman) sorti de nulle part qui se prétend être Brancaleone da Norcia descendant de preux guerriers. Preux sans doute un peu mais aussi et surtout fanfaron qui n’a du caractère du chef que le titre qu’il s’est auto-attribué sans peine face à des pauvres bougres demandeurs et encore plus démunis que lui. La minuscule armée est bientôt rejointe par un prince byzantin de pacotille interprété par un Gian Maria Volonté qui semblera tout au long du film un peu perdu au sein d'une épopée sans doute trop extravagante pour lui qui a en réalité été imposé à Monicelli (qui aurait préféré Raimondo Vianello) par le producteur Mario Cecchi Gori à la suite de sa participation remarquée dans les deux premiers segments de la trilogie des dollars de Sergio Leone. Les cinq « conquérants » entament alors le long voyage jusqu’aux Pouilles qui sera parsemé de scènes drolatiques permettant à Vittorio Gassman d’exprimer la formidable dimension comique de son jeu, dévoilant toute la palette du caractère humain où la louable recherche d’une grandeur d’âme et d’actes est souvent entravée par les petites bassesses que nous inflige notre condition indécrottable de pauvres mortels pour qui trop souvent tout finit par être dérisoire. Acteur protéiforme capable de changer radicalement de posture et d’humeur en un seul clignement d’œil, l’acteur génois était unique portant sans doute en lui une angoisse profonde qui lui donnait le carburant pour se mettre à nu face à la caméra. On rit donc beaucoup devant les efforts de cette armée "désarmée" mais aussi franchement sympathique car tout simplement humaine qui à la fin de son aventure décide de partir pour la Terre Sainte. Voyage tout aussi drolatique que Monicelli et Gassman parachèveront brillamment quatre ans plus tard.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2021
(Avis commun aux deux films) Pourquoi choisir entre la farce et le pamphlet quand on peut faire les deux à la fois ? Les Brancaleone sont d'une irrévérence sans bornes envers la société du Moyen Âge, mais tout y est reconnaissable et facilement applicable à une Italie contemporaine. Entre une violence désarticulée à la giallo et une xérophilie qui se fonde sur le western spaghetti, Monicelli prend tout ce qu'il a sous la main pour passer des messages bringuebalants et faire rire au passage.

Très irréguliers, les deux films peuvent être géniaux, et parfois tenir du navet. Dans les deux cas, c'est parfois exprès et parfois non. Avec le temps qui a passé et ces casseroles qu'ils traînent, c'est difficile de les aimer, même pour leur Gassman aussi braillard qu'illuminé. Mais c'est bon de voir qu'une Italie parfois très standardisée en matière de cinéma pouvait aussi tout mélanger et produire des ovnis.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
Comment ne pas voir dans l'épopée picaresque et burlesque du dénommé Brancaleone de Norcia l'équivalent italien de Don Quichotte? Moins chimérique peut-être que l'illustre personnage de Cervantes mais autant illuminé, Brancaleone traverse la campagne italienne en quête d'aventures chevaleresques et, plus particulièrement, tente de rejoindre le fief de Casteldor, terre promise dont il s'imagine devenir le nouveau seigneur.
A la tête d'une petite troupe de pauvres hères, son cheminement est parsemé de rencontres et d'embûches que la maladresse et la stupidité de Brancaleone -déjà desservi par les caprices de son cheval- transforment invariablement en situations grotesques, fiascos et revers humiliants.
Fier et arrogant, mais à la fin toujours piteux, Brancaleone permet à Vittorio Gassman une mémorable composition tout en dérision et en cabotinage. Ses expressions ahuries lorsque les choses tournent mal sont irrésistibles. Peu épargné par les auteurs et leurs dialogues sarcastiques, ce héros désarmant autant que fréquemment désarmé ne renoncera pourtant sans doute jamais à son utopique quête de gloire. La preuve: la suite" Brancaleone s'en va-t-aux croisades", quatre ans plus tard, par le même Monicelli.
Trustworthy
Trustworthy

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2017
Le film est moyen mais il est tout de même à ne pas manquer pour quelques scènes décalées bien marrantes et certains de ses personnages hauts en couleur. Vous n'oublierez pas ce film.
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