Note moyenne
4,1
854 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
27 critiques
4
28 critiques
3
13 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Il était une fois dans le Japon féodal, la transposition de la tragédie royale écossaise de Sir Shakespeare in love par ce chef-d'œuvre de sensei Akira oh seigneur Kurosawa, Banzai, Banzai, Banzai !!! L'envoûtement de sa poésie musicale lointaine en ce début de son tambour battant calligramme mythifié. Difficile d'en trouver l'accès avec bonne traduction tellement c'est rare, ses films d'anthologie japonaise sont du grand cinéma. Les shogun percutent le daimyo tout honneur dans son château de l'araignée rongé par les esprits malins, prédit par sa maudite épouse de sa destinée, meurtrier par meurtrier pour le trône ravagé depuis l'intérieur, tel est l'ultime leçon.
Du maître japonais, j'ai vu d'autres films, mais c'est bel et bien la première fois que je vais poster une critique au sujet d'un de ses films. Pour tout dire, ce "Château de l'araignée", relecture japonaise de McBeth me laisse un goût amer dans la bouche. Autant la faire courte, pendant une demi heure, c'est juste génial à suivre. Le ton est donné d'entrée de jeu avec ce paysage brumeux et froid. Avec en arrière-fond sonore, des chants quasi funestes. Ensuite, Kurosawa ne prend pas trop de temps pour poser les bases de son intrigue. Au bout de dix minutes, c'est bon, les pions sont sur l'échiquier. Après, on touche au sublime quand on arrive dans la forêt. La maîtrise du maître fait rêver. Ce passage où les deux guerriers se retrouvent face à cette sorcière, esprit Malin comme ils disent, qui chante comme des incantations étalant les plus bas instincts de l'âme humaine avant de disparaître est tout simplement superbe. Voir comment Kurosawa met ça en scène, c'est une jouissance absolue. Sérieux. Il magnifie ça avec une facilité plus qu'apparente. Ensuite, ça se gâte un peu. L'histoire patine un peu. Cette dernière est alors parasitée par quelques longueurs. A l'image de tout ce qui précède l'assassinat du Seigneur, retiré dans la citadelle. Techniquement, c'est encore immense, mais ça souffre d'une faiblesse dans l'écriture. Mais, c'est arrivé à l'heure de film, ce qui correspond au banquet d'intronisation, que le film perd clairement de sa force. On retrouve encore ces longueurs déjà déplorées auparavant et le rythme est affecté. Se faisant beaucoup plus heurté. Et la fin, quant à elle, laisse l'impression d'arriver de manière trop abrupte. Au final, "Le château de l'araignée", pâtit clairement d'une faiblesse certaine dans l'écriture. On retiendra quand même que ce n'est pas ennuyeux, cette première demi heure juste énorme et la maîtrise technique à couper le souffle de Kurosawa.
La soif du pouvoir et ses dérives illustrée parfaitement dans ce film sombre et assez captivant du maître Kurosawa, librement inspiré du Macbeth de Shakespeare, transposé ici dans le Japon féodal.
Akira Kurosawa sublime de par son image son long métrage et contraste avec les tréfonds moraux qu'ils laissent resurgir. Les films films du cinéaste Japonnais sont pour autant de plus en plus sombre à l'image de celui-ci donc mais aussi des précédents, Vivre dans la Peur et Les Bas-Fonds. Il filme comme à son habitude les abysses de l’âme humaine et n'en ressort que traîtrise, doutes et vilenie en tout genres. Rien de bon ne transparaît dans Le Château de l'Araignée. La psychologie des personnages le reflète très bien notamment à travers le personnage du Général Washizu incarné par Toshiro Mifune qui s’exécute comme à son habitude avec hargne et passion. Un long métrage qui cherche et scrute toute traces de perfidies et qui m'a un peu ennuyé je dois bien le dire ... L'ensemble est mollasson et peine sur la durée. J’espère que le prochain, La Forteresse Caché, sera plus léger.
Le Château de l’araignée prouve deux choses : Le talent exceptionnel du réalisateur Akira Kurosawa et l’universalité de l’œuvre de William Shakespeare. Macbeth s’active dans le Japon féodal comme s’il y était né. Le personnage de Lady Macbeth prend encore plus de dimension dans le souffle du théâtre nô comme si cela venait mettre en exergue sa relation avec le diable. Les deux comédiens qui incarnent le couple maudit permettent à la production d’atteindre le niveau tragique que commande originalement la pièce. Elle tout en retenue et en profondeur, lui d’une intensité démesurée. Même s’il nous est plus difficile de juger la justesse de leur interprétation, la frénésie soutenue dans leur jeu, les décors épurés et la prise de vue géométrique propre au cinéma japonais viennent souligner l’aspect rituel de leurs actions et le caractère fabuleux de l’histoire. La photographie est magnifique et puissante. Le brouillard naturel qui sévissait pendant les extérieurs, et qui rendait la tâche particulièrement difficile à l’équipe de tournage, crée au final un climat empreint de mystère très approprié. Les séquences équestres, l’ambiance sonore, les scènes à grand déploiement tout en sobriété, il n’y a rien qui fait défaut. Il se dégage beaucoup de poésie de la violence souterraine que recèle l’univers shakespearien et l’œuvre de Kurosawa l’exprime de manière sublime. Au milieu XVIe siècle on hésitait entre croire aux prophéties ou forcer le destin. Cinq cents ans plus tard, on remercie le ciel pour la rencontre Shakespeare-Kurosawa.
Une superbe transposition du "Macbeth" de William Shakespeare dans le Japon médiéval . Une troisième incursion dans le cinéma d'Akira Kurosawa toujours aussi impressionnante par la qualité de sa mise en scène en apparence simpliste mais en réalité d'une complexité incroyable avec ses plans fixes, son rythme parfois excessivement lent et par sa direction d'acteurs, Toshiro Mifune livrant une nouvelle prestation électrique, presque animale. Une grande oeuvre sans être le chef d'oeuvre du réalisateur japonais.
akira kurosawa revisite macbeth
des acteurs impeccables et isuzu yamada juste geniale
une réalisation très a la hauteur de ce genie du cinema asiatique
le melange du theatre no avec une réalisation actuelle fait de se film une oeuvre unique
un film a voir pour tout passionne de cinema
des acteurs impeccables et isuzu yamada juste geniale
une réalisation très a la hauteur de ce genie du cinema asiatique
le melange du theatre no avec une réalisation actuelle fait de se film une oeuvre unique
un film a voir pour tout passionne de cinema
Une guerre a lieu, quand 2 soldats sont envoyés. Alors qu’ils se trouvent dans la forêt, un esprit fait son apparition et leur prédit leur avenir. Après avoir discuté de la prophétie avec sa femme, elle fait naître en le général Takatori la crainte que Miki le devance. La mise en scène de Kurosawa montre cette relation qui naît quand on voit sa femme entre les 2 personnages.
Kurosawa signe une super adaptation de Mc Beth en la transposant au temps du Japon médiéval. Il met en scène une fois de plus l’honneur des japonais sans égaler son Rashomon.
On est en 1957, mais grâce au talent de Kurosawa, la forêt est inquiétante au plus au point grâce aux effets visuels et au décor, dans une région brumeuse non loin du Mont Fuji.
Comme à son habitude, Toshirō Mifune est grandiose dans un rôle qui lui convient parfaitement.
Kurosawa signe une super adaptation de Mc Beth en la transposant au temps du Japon médiéval. Il met en scène une fois de plus l’honneur des japonais sans égaler son Rashomon.
On est en 1957, mais grâce au talent de Kurosawa, la forêt est inquiétante au plus au point grâce aux effets visuels et au décor, dans une région brumeuse non loin du Mont Fuji.
Comme à son habitude, Toshirō Mifune est grandiose dans un rôle qui lui convient parfaitement.
Très beau Kurosawa où le noir et blanc et la qualité de la réalisation restituent admirablement la lutte pour le pouvoir dans le Japon médiéval. Libre adaptation de Macbeth, c'est vraisemblablement l'une des plus belles mises en scènes du chef-d'oeuvre de Shakespeare.
Si la musique d'ouverture de Yojimbo laissait présager de l'aspect comique qui allait suivre, celle du Château de l'araignée est sans appel : Kurosawa instaure immédiatement une ambiance sombre et pessimiste (tragédie shakespearienne oblige) tout en exposant dès le départ les conséquences de l'histoire qui va se dérouler. Cette atmosphère inquiétante prépare le spectateur à l'arrivée du fantastique dans le récit, qui correspond au moment où Washizu/Macbeth rencontre un esprit dans la forêt de l'araignée. C'est la première fois que je vois le réalisateur s'attaquer à ce registre. Bien qu'il emploie que des effets usés, comme le brouillard investissant peu à peu la clairière ou les croassements irréguliers des oiseaux, la séquence fonctionne grâce aux enjeux narratifs imposants mais aussi grâce à son rythme. Kurosawa a eu la bonne idée d'étirer les scènes (la comptine de l'esprit puis la fuite à travers la forêt et la brume) jusqu'à les rendre étrangères à toute notion de réel, pour un résultat des plus saisissants. Ce rythme particulier se retrouve à d'autres moments dans le film (la longue scène du repas par exemple), servant cette fois-ci à suggérer la folie dans laquelle tombe progressivement le personnage principal. Par ailleurs, il est intéressant de voir que Lady Macbeth, qui pousse son mari à commettre un crime, est représentée comme un être vil et inhumain. Souvent séparée de son homme par le montage, elle reste parfois tapie dans le hors-champ pour dicter ses ordres, ce qui la rapproche habilement de la voix intérieure de Macbeth, rongé par le doute, puis par le remord. Le film prolonge donc les codes du fantastique pour rendre les conséquences des actes des époux encore plus dramatiques. Sans surprise, Akira Kurosawa s'est facilement approprié l’œuvre de Shakespeare et orchestre parfaitement la descente aux enfers du personnage principal. Le réalisateur s'est même permis de modifier légèrement la scène finale, concluant cette histoire avec une ironie mordante.
"Le Château de l'araignée" est l'adaptation de la célèbre pièce de Shakespeare, "Macbeth", avec dans le rôle principal l'acteur fétiche de Kurosawa, Toshirô Mifune. Que ce dernier interprète un général qui sombre progressivement dans la folie sonne comme une évidence, tant son investissement et son expressivité sont remarquables et donnent au film une force d'incarnation stupéfiante. Mais comme chez Shakespeare où l'on ne peut dissocier Macbeth de Lady Macbeth, on ne saurait ici parler du général Washizu sans évoquer sa femme Asaji, un personnage joué par la formidable Isuzu Yamada, qui semble réellement hantée. Et si les acteurs sont au sommet de leur art, la mise en scène de Kurosawa n'est pas en reste. D'une limpidité impressionnante, elle transcende avec une puissance inouïe les grandes thématiques de l'oeuvre (accomplissement du destin, soif de pouvoir, basculement dans la folie), inscrites dans des décors qui tendent à démontrer que la frontière entre réel et fantastique est poreuse. Il suffit de voir comment Kurosawa filme les personnages perdus dans la forêt, toujours à une distance conséquente pour prendre le point de vue d'un esprit alors invisible. Mais une fois la sorcière identifiée, c'est la brume qui entoure les deux généraux (Washizu et Miki), une façon de laisser penser que tout ceci n'est qu'un rêve. Même dans un lieu habité (le château), les ambitions politiques - inévitablement rattachées au réel - sont toujours liées à l'apparition du fantastique, notamment dans l'incroyable scène où Washizu délire, avec une caméra qui montre successivement l'apparition et la disparition de la figure imaginée par de lents travellings arrières et circulaires. Le vrai et le faux cohabitent mais sont constamment en tension, jusqu'à un final mémorable qui vient clore ironiquement sur cet étrange alliage : la scène de la forêt mouvante est en effet l'aboutissement de la vision déployée par Kurosawa, le cinéaste réalisant-là un film sidérant de bout en bout, complexe, riche et visuellement ébouriffant. Un chef-d'oeuvre !
Japon, durant le moyen-âge, un seigneur apprend par un messager qu’une rébellion a éclaté dans certains de ses forts mais deux généraux arrivent à retourner la situation pourtant mal embarquée. Sur le chemin les menant au seigneur, les deux hommes se perdent dans la forêt de l’Araignée et rencontre un esprit qui leur prédit un avenir de commandant et de seigneur…Transposition de la pièce « MacBeth » de Shakespeare dans le Japon médiéval, « Le Château de l’araignée » s’avère être une grande réussite. Passionnant de bout en bout, Akira Kurosawa nous fait suivre le destin de cet homme peu à peu manipulé par sa femme et par sa soif du pouvoir qui va inéluctablement le mener à sa perte. Les personnages sont intéressants et souvent ambigu, et les enjeux sont toujours bien retranscrits. Comme le montre les séquences d’ouverture et de fin, Kurosawa se fait humaniste et appelle à la raison.Très bien rythmé, il s’attarde aussi sur la psychologie de ses personnages. L’action ne se déroule que dans trois lieux différents et il les exploite à merveille, notamment dans le château et dans la forêt. La mise en scène du japonais est superbe, il met en place une atmosphère, à l’image du temps prédominant dans son film, brumeuse, fantastique et envoutante. Plusieurs scènes sont mémorables à l’image de celle finale ou des apparitions dans la forêt. Mais la réussite du film tient aussi à son esthétisme et au régal visuel qu’il procure. Chaque plan est savamment pensé et truffé d’idées sans que ce ne soit jamais trop lourd. C’est d’ailleurs là l’une des facettes du génie de Kurosawa, qui s’appuie sur l’image au détriment des dialogues pour faire avancer son film. Les reconstitutions du château et de la forêt sont excellents, tout comme le travail réalisé sur les décors et les costumes. Kurosawa nous emmène littéralement à cette époque.Toshiro Mifune incarne le personnage principal de la plus belle des manières. Il rentre dans la peau de ce général et retranscrit à merveille sa déchéance et ses obsessions, tout en lui laissant une part d’honneur et de dignité. Une passionnante relecture de Shakespeare qui s’avère brillante, tant sur le fond que sur la forme.
"Le Château de l'araignée" n'est pas le film que l'on retiendra dans la carrière de Kurosawa mais il s'avère bon tout de même. Les scénaristes ont parfaitement bien transposé l'intrigue du Macbeth de Shakespeare dans le Japon médiéval et l'on retrouve des éléments de qualité dans la mise en scène du cinéaste japonais. Après, ce long métrage manque peut-être du caractère épique et de l'intensité que l'on peut retrouver dans d'autres oeuvres du réalisateur. A voir.
Macbeth transposé au Japon, pourquoi pas ? Réalisation impeccable, des plans magnifiques (ces longs travellings accompagnant les scènes de chevauchées). Le jeu quelque peu hystérique de Toshiro Mifune est compensé par celui extrêmement calme d'Isuzu Yamada. Il y a quelques longueurs qui auraient pu être évités (la scène des deux cavaliers dans le brouillard, ou la fin où Mifuné est visé par une centaine de flèches qui se plantent presque toutes à côté), sinon c'est très bon !
Véritable maître, Akira Kurosawa est un de seuls metteurs en scène asiatique à avoir autant influencé le cinéma occidental! Mais avec une filmographie comme la sienne, ça ne peut forcer que le respect. "Le château de l'araignée" n'en déroge pas à la règle, et devient mon favoris Kurosawa. Pourquoi? Car peut-être mon géant et magnifique que "Ran" ou encore moins ennuyant que "Rashômon", il se trouve qu'il pêche même dans le bestiaire horrifique nippon. Avec ces cris d'oiseaux, cette sorcières, ces nuits qui font monter le stress ou encore ce sang giclé sur les murs. Sans oublié les fameuses champs de batailles qui sont quand même beaucoup moins spectaculaire, on retrouve des personnages obnubilés par le pouvoir et qui en deviennent complètement fou, surtout un personnage qui avait lancée et poussé tout les autres. Une personne qui change le destin d'un millier d'autres. Passionnant, grand, maîtrisé, caméra et plan magnifique comme ce travelling qui suit Washimizu et son compatriote dans la forêt, jusqu'à qu'un rire glaçant leur sang, fait rapprocher la caméra vers les visages de ces peureux et avides de pouvoir. Excellent style et n'a pas vieillit. Le film de Kurosawa qu'il faut voir!
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse