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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 août 2012
Rien à redire vraiment un très beau film où l'on va suivre l'histoire d'un professeur et de son collège. Le personnage principal est intéressant et Depardieu est encore un fois excellent ! Cela raconte bien ce qu'il se passe dans les banlieues difficiles avec une belle fin pour ceux qui veulent s'en sortir et qui s'accroche, élèves ou professeurs.
Un film sympa que je recommande. Le casting est vraiment chouette (Gérard Depardieu excellent comme à son habitude) et la musique signée Cosma est top. Un petit film français sans prétention, agréable à voir.
Plongée dans une citée, dans les années 1990, ou comment instruire ceux qui en ont le plus besoin, mais n'en ont aucune envie. Comment aussi rendre fou le plus motivé des enseignants sous la pression des caïds de banlieue. Le foulard islamique au collège, posait déjà suffisamment de difficultés en 1996 pour être traité dans un film. Il aura fallu attendre huit ans pour que le voile à l'école soit interdit par la loi en France. En attendant, comme on peut le voir dans le film, les équipes enseignantes faisaient comme elles pouvaient, au risque de soulever des émeutes ou de se retrouver devant un juge. Le personnage de Laurent Monier (Gérard Depardieu) se perd dans ce milieu si éloigné des collèges parisiens auxquels il était habitué. Dommage d'en avoir rajouté en montrant la fragilité de ses relations amoureuses avec son ex-femme (Michèle Laroque) et avec Radhia (Souad Amidou). Le scénario aurait gagné en profondeur en se concentrant sur la difficulté du métier de professeur dans les collèges difficiles. Vu vingt-huit ans après sa sortie, ce film montre une réalité devenue ingérable aujourd'hui, comme une alerte préfigurant les errances politiques actuelles.
Un professeur de lycée bourgeois est affecté en seine saint denis à sa demande. On peut mesurer a quel point tout était déjà là sous nos yeux en 1994. La critique bienveillante est sympathique. Depardieu étonne dans ce rôle. Le film est en quelque sorte un trésor sociologique et historique. Une bonne comedie sociale.
Le plus beau métier du monde - avec un Depardieu en forme et un scénario qui coule de source. Tout y est sur les cités et leur populations. La vie d’un professeur qui choisit d’être muté. 3,3/5
Chouette reconstitution de la vie de quartier et de l’école de la république ! Quelques séquences sont vraiment bien drôle. Déjà à l’époque c’était bien réaliste, je suppose que maintenant on doit être largement en dessous de la vérité. Divertissant.
Certes, le film est caricatural et les traits un peu forcés, il n’empêche qu’il dépeint assez habilement les problèmes sociétaux que sont les conditions de vie ardues dans les banlieues et les conséquences d’un divorce. Il se montre également très juste quand il décrit la vie des professeurs dans ces lycées dits « difficiles ». Heureusement, la pilule passe mieux avec un casting trois étoiles (mentions spéciales à : Guy Marchand en proviseur à cran, Roschdy Zem en caïd de cité agressif et Daniel Prévost en voisin raciste) et quelques situations comiques et autres gags bien sentis.
Une comédie perçue au premier abord par l'affiche, qui se révèle être un Class 1984 à la française, dont on plonge sans problème dedans : Depardieu est très bon ainsi que l'ensemble des acteurs. Les méchants sont très manichéens, et remplissent leur fonction d'être haïs par le spectateur. Et le sujet rend compte du problème des écoles de banlieues difficiles.
Le film de Lauzier est inégal. S'il parvient à poser les problèmes récurrents de la banlieue, et particulièrement -c'est le sujet du film- la difficulté d'y enseigner, le réalisateur emprunte parfois des raccourcis qui confinent à la caricature. Cependant, les démélés de Gérard Depardieu, prof d'Histoire peu au fait des contigences de la banlieue, avec les cancres de sa classe ou avec ses voisins de HLM, sont cocasses, parfois plus sérieux, mais toujours significatifs.
C'est un sujet risqué duquel Lauzier, cinéaste généralement médiocre, se tire honorablement, dans le registre de la comédie s'entend...Car, si les types qu'on rencontre dans le film semblent révélateurs de l'état d'esprit des cités, ils ne sont pas bien nuancés. Surtout, le discours de Lauzier est très politiquement correct, voire moralisateur: abnégation de l'enseignant et vertus de la scolarité, refus de la déliquance et du racisme. Un propos consensuel qui n'a rien de singulier. Le dénouement, par trop optimiste et joyeux, fera même sourire, et plus précisément les enseignants...Le triomphe du petit prof -mise à l'écart des indésirables, réussite scolaire de sa petite protégée- encensé par ses élèves, est franchement com...plaisant. Quant aux déboires sentimentaux du prof, traités sur le mode du vaudeville, et appoints fantaisistes au récit "social", ils sont des artifices un peu vains, voire digressifs.
Jusqu'à présent, je n'avais jamais regardé ce film car je m'attendais à un humour potache mal dosé. Et en lisant le synopsis, celui-ci m'a attiré. J'ai été très étonnée par le film, celui-ci aborde un sujet intéressant, bien qu'aujourd'hui souvent exploité. Je dirais que ce qui fait la différence c'est que Laurent Monier, en plus d'exercer dans un collège de banlieue, vie au quotidien dans cette banlieue. Il y découvre donc davantage les coutumes et les codes. J'a trouvé cet aspect très intéressant. Gérard Depardieu joue un rôle intéressant, bien qu'ambivalent. Il peut être sensible, avenant, conciliant et passionné par son métier, il devient un gros lourd devant les femmes, de fait c'est l'aspect le moins intéressant du personnage. J'avoue mettre pas mal retrouvé dans le personnage de Monier, on en prend plein la poire, mais on est tellement passionné qu'on y revient. Une bonne surprise pour moi, un film intéressant qui m'a laissé une bonne impression, si on laisse de côté la lourdeur du personnage envers les femmes, et le passage en psy. La bande originale est très intéressante et très éclectique.
On dirait qu’on entre dans la période « maquillée » de Depardieu, où la moumoute précède le mammuth. Planté comme un légume dans un jardin de mauvaise graine, il a la réplique bien pendue mais le charisme en grève. En ça, on ne peut pas l’accuser de mal jouer son rôle, qui va consister, en tant que professeur, à subir sa classe pendant un long moment.
De cette torture qui peine à soulever l’idée que la dureté d’une tête de vauriens ne peut égaler le prof-essionnalisme, on retiendra des piques de bon sens et d’humour salé mais goûtu – pas sûr qu’on puisse encore rire des « chiffres rebeus » au cinéma aujourd’hui.
Les motifs émergent selon une forme qu’on reconnaît aussi chez le second rôle principal caché derrière sa porte : on ne sait dire si Prévost prévaut en sa manière de star face à une autre, ou s’il faut l’interpréter pour son personnage. Celui de Depardieu est prof d’Histoire et peut-être aurait-il pu assister le scénariste dans la sienne, en le fait notamment de rendre le gougnaffier plus propice.
Les motifs, donc, sont sans contraste : des cordes de l’humour tendent une espèce de vaudeville mal détouré qui tente de faire place à des intrigues conjugales hors de propos qu’un bisou semble d’ailleurs suffire à combler. Non, vraiment, c’est dans la satire scolaire qu’il faut savoir trouver son plaisir, même si l’on doit se contenter de voir la loi faire mollement son bout de chemin moral pour mettre de l’ordre dans un Depardieu qui a fait du bien format Hollywood (vive la jeune élève prodigue qu’on a sauvé à coups de mots gentils) tout comme du mal format Samy Naceri, avec un embouteillage qu’on rend passable grâce à un bras d’honneur et une police dont la compassion est rendue crédible par d’égaux coups de gueule du commissaire. Il est beau, l’exemple.
La morale, le divertissement, le propos, tout peut être dispensable. Mais ce n’est pas en perruquifiant Depardieu qu’on fera croire que son crâne protège l’héritage des quartiers difficiles.
3 grosses étoiles pour cette bonne comédie Franco maghrébine qui sort de l’ordinaire. Un prof bourgeois muté en 4em techno à Cergy, Depardieu assoiffé dans ce film joue très bien son rôle. -----Septembre 2010-----
Revu sur TMC, et sa fait plaisir. -----Aout 2012----
Le collège Serge Gainsbourg est bien une fiction. Un film qui détend et qui reflète bien se qui se passe dans nos collèges et lycées de l'autre côté du périph parisien. ------Janvier 2014------
21 ans après, ils n'ont pas changés, ils sont même pire et plus nombreux mamamia où allons nous? Bravo à W9 qui à raflé les droits du film, qui devient un classique. 4 étoiles. ----Janvier 2017----
Parfois sans trop savoir pourquoi un film attire votre attention plus qu'un autre...et bien "le plus beau métier du monde" fait partie de cette tranche. Depardieu trouve un rôle taillé pour lui, les dialogues sont fin et parfois même très drôle, on prend plaisir à suivre ses péripéties, agréable.
un prof d’histoire géo en plein divorce se fait muter dans un collège difficile de la banlieue parisienne pour se rapprocher de ses enfants. il hérite de la pire classe du collége.
Le film qui dans sa première partie est assez satirique réussit à nous montrer l'envers du métier de prof avec toutes ses difficultés .Si la mise en scéne est plutôt plan plan , l'ensemble est relevé par ses acteurs qui jusque dans les moindres seconds rôles sont tous très bons