« Il faut que quelqu’un tue la babysitter. »
Deuxième long métrage de Ben Stiller après Reality Bites (1994), deuxième film rangé dans la filmographie du Frat Pack, ce groupe d’acteurs, actrices et humoristes récurrent·es des années ’2000, ce Disjoncté/Cable Guy en compte quelques-uns au générique : Jack Black, Ben Stiller lui-même, en caméo indirect, Owen Wilson, dans un tout petit rôle, et quelques interprètes souvent associé·es tel·les que Andy Dick, Leslie Mann et David Cross. S’y ajoutent encore quelques stars des années ’80 (Brat Pack) telles que Matthew Broderick et Eric Roberts (en caméo) et, surtout, la star du comique de ces années-là, Jim Carrey.
Si le film se veut une critique féroce de la télévision, l’overdose de celle-ci expliquant l’état psychopathologique du Cable Guy et son pouvoir mafieux, ainsi que la mise en place d’une emprise toxique, assez bien pensée, il perd néanmoins beaucoup de son intérêt à cause des grimaces énervantes d’un Jim Carrey alors incapable d’autre chose que ses gesticulations débiles et ses cris débilisants, opposé à un Matthew Broderick mollasson, vraisemblables causes premières de l’échec du film.
Et c’est dommage parce que le scénario, truffé de références à la culture télévisée (films et émissions) pouvait donner lieu à un vrai thriller cynique, plutôt que grotesque, au moment où la technologie commençait à révolutionner nos vies (apparition d’internet via la câble) d’autant que la réalisation de Ben Stiller n’est pas à jeter, reprenant, parfois, certains codes du genre. Un meilleur casting ou une direction d'acteurs plus professionnelle aurait donné une grande oeuvre.
Le film vaut ainsi surtout pour la dernière demi-heure qui rachète partiellement l’ensemble.