Un Singe en hiver
Note moyenne
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235 critiques spectateurs

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dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2010
Un classique impérissable du cinéma français mais surtout un petit bijou ! Pourtant, avec un sujet aussi glissant que l’alcool, il n’était pas évident de faire un chef d’œuvre. Mais, le film ne tombe pas dans le piège de la leçon de morale et préfère se concentrer sur l’ivresse plutôt que sur l’alcoolisme. Car, en transformant ces 2 âmes en peine (un nostalgique de l’armée et un père célibataire venu chercher sa fille) en princes de la cuite élevant l’ivresse au rang d’art, Henri Verneuil va au-delà du simple film d’ivrognes et réussit à rendre son film passionnant de bout en bout en l’agrémentant de scènes inoubliables (la corrida avec les voitures, la beuverie finale…). Mais que serait le film sans les merveilleux dialogues de Michel Audiard (parmi les perles, on retiendra le culte "Nous, on ne paie plus, on ne connaît plus, on ne salue plus… on méprise" ou l’excellent "Vous avez le vin petit et la cuite mesquine... Dans le fond, vous méritez pas de boire") et le duo formé par 2 monstres sacrés du cinéma (Jean Gabin en alcoolique repenti et Jean-Paul Belmondo en jeune tentateur) ? Chacune de leurs scènes communes est un moment de pure extase pour tout cinéphile qui se respecte. Ainsi, malgré quelques baisses de rythme par moments (un mal récurrent pour les vieux films), "Un singe en hiver" reste un petite merveille qui nous rappelle qu’avec de bons acteurs et de bons dialogues, on se plante rarement.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2007
Le jeu spontané de Gabin et Belmondo ainsi que les dialogues percutants d'Audiard font d'"Un singe en hiver" un régal de cinéma à voir et à revoir...
boies
boies

13 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2013
C'est tout sinplement un chef-d'oevre le duo gabin et belmondo et legendaire par ce que ce duo naura jamai l ocasion de se revoire.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2014
Cela commence par un grand moment éthylique et poétique, la description par Gabin du Yang Tsé Kiang, le fleuve bleu, avec ses millions de mètres cubes d'or et de fleurs qui descendent vers Nankin... Alors bien sûr, l'acteur cabotine à mort. Mais quel texte... Les dialogues de Michel Audiard apposés au roman d'Antoine Blondin, dont le film est l'adaptation, sont le régal de ce Singe en hiver qui demeure, avec le temps, l'une des oeuvres les plus mémorables sur la biture, sur une certaine philosophie de la biture. Où le flacon importe peu... "Si quelque chose me manquait, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse", dit Albert, le personnage interprété par Gabin. L'ivresse, c'est ici l'appel du large, les visions fantastiques, les rêves d'ailleurs qui libèrent des chaînes du quotidien, qui font oublier, par exemple, l'amour étouffant d'une épouse modèle mais gentiment emmerdante, qui n'offre que du "bonheur rangé dans une armoire"... Les deux personnages principaux sont présentés ici comme des princes de la beuverie, qui s'élèvent par leurs aspirations au-dessus de la plèbe picoleuse. "Vous avez le vin petit et la cuite mesquine, vous ne méritez pas de boire", lance Albert aux gens du port. De la rencontre entre ces deux aristos de la bibine, aventuriers perdus loin de leurs terres d'aventures, naît une brève histoire d'amitié ponctuée de coups de folie (la corrida avec les voitures, le feu d'artifices...) qui révèlent au passage l'excentricité d'autres villageois (le commerçant prêt à tout pour satisfaire ses clients, la religieuse qui parle anglais par snobisme...). Tout cela est assez jubilatoire. Pas parfait : aspect un peu décousu de la narration, quelques petites longueurs ici et là. Mais le cocktail dans son ensemble est détonant. Et touchant, aussi, par sa teneur en solitude, par sa nostalgie, par sa jolie métaphore filée des singes d'Asie, perdus dans les villes en hiver, et que l'on fait monter dans des trains pour qu'ils retournent chez eux... Il est ainsi facile d'éprouver une vraie affection pour ce mélange de drôlerie, de tendresse et de mélancolie, magnifiquement accentué par la musique de Michel Magne.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2015
Unique rencontre cinématographique de Gabin et Belmondo, cette adaptation du roman d'Antoine Blondin leur permet de savoureux numéros d'acteurs au nom de ce qui peut être considéré comme une sorte d'apologie de la beuverie homérique. Le duo est bien épaulé par Suzanne Flon (qui sera encore l'épouse de Gabin dans d'autres films) et par les excellents Noël Roquevert et Paul Frankeur, avec une apothéose nocturne sur une plage normande. Le film qui compte parmi les meilleurs réalisés par Henri Verneuil, cinéaste injustement décrié par les critiques intellos, permet aussi à Michel Audiard de donner libre cours à sa fantaisie poétique de boulevard et sa culture fleurie des métaphores pittoresques, à travers un brillant dialogue. Un petit chef-d'oeuvre populaire..
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2015
Au début, j'ai cru que j'allais m'ennuyer ferme, car ça commençait assez lentement. Et bien je l'avoue j'ai eu sacrément tord. A partir de l'arrivé en ville du personnage de Belmondo, le film prend une tournure plus mélancolique, plus beau. Les deux personnages principaux deviennent de plus en plus attachants, campés par un duo Belmondo/Gabin très complice à l'écran et très drôle. Le film doit aussi beaucoup à ses dialogues extrêmement bien écrits (en même temps c'est du Audiard) et à sa très belle musique.
Un film beau et profond sur l'amitié, les souvenirs, la vie...
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2021
Malgré des dialogues de Michel Audiard et la présence de Gabin et Belmondo, "Un singe en hiver" ne décolle jamais, on s'ennuie affreusement. De plus, cette apologie de l'alcoolisme n'est pas franchement intéressante. Entendre chanter des gens bourrés en permanence n'est pas ce qu'il y a de plus passionnant. D'autres scènes toutes aussi pénibles telles que Belmondo en toréador en plein milieu de la route ou le feu d'artifices arrivant de nulle part ameutant tout le quartier renforcent la nullité de l'ensemble. Des idées d'ivrognes qui ne sont pas plus inventives que ce que l’alcoolo du bistro du coin pourrait imaginer. Un film que j'ai enduré et qui m'a été bien difficile de finir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2013
Une pure merveille du cinéma français signé par le grand Verneuil. Des acteurs, des dialogues éblouissants et une ambiance magique. Une pépite de notre patrimoine à voir et revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juin 2014
L'apologie de la latte ! Jean-Paul Gabin et Jean Belmondo au top de leur forme. J'ai pas pu mettre 6 étoiles...
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2013
Film grandiose, grâce à l'alchimie des deux acteurs principaux qui se valent l'un l'autre dans ce film.
PLV : de l'élegance, de la complicité, rares sont les films où les acteurs jouent tant ensembles.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2021
"Un singe en hiver" grand classique du cinéma français réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1962.
Une magnifique comédie dramatique adaptée du roman d'Antoine Blondin. Dialogué par Michel Audiard avec une musique : de Michel Magne.
Superbe duo entre Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo. Avec aussi Suzanne Flon, Paul Frankeur, Noël Roquevert,
Un film truculent, touchant et poétique, magnifiquement réalisé. Des scènes et des répliques cultes.
Un chef-d'oeuvre du cinéma français.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2020
Où certains discernent une ode à l'alcoolisation légère et un hymne à l'amitié virile, j'avoue distinguer deux personnages fort pathétiques, minés par leurs échecs, leurs douleurs et leur passé, s'abandonnant à la boisson pour oublier et s'évader quitte à révéler leur égocentrisme et à déranger autrui voire à faire souffrir chacun sans vergogne celle qui les aime. Malgré un certain apaisement apparent à la fin, les derniers mots semblent vouloir nous indiquer que l'illusion et l'aveuglement sont préférables à la réalité. Et c'est là que se pose le vaste débat non seulement de l'amoralisme mais surtout de l'immoralité en art... Par ailleurs ce qui vaut dans ce dramatique vaudeville c'est évidemment son équipe, derrière la caméra, avec la gouaille d'Audiard et devant, avec le tandem virevoltant Gabin/Belmondo et ses seconds rôles, savoureux par leur aspect déconcertant. Une vision ambivalente des effets de l'enivrement physique.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2016
Une ode à l'ivresse avec un duo inédit et inoubliable: Belmondo une des icônes du cinéma français (avec déjà de belles références comme "A bout de souffle") avec le patriarche Gabin dans sa période de personnages farfelus ("Le baron de l'écluse", "le Gentleman d'Epsom"). Le tout écrit notamment par Audiard et réalisé par Verneuil donc des expérimentés et des habitués. Le résultat est pétillant, tant le duo et leur personnage respectif captivent et entraînent le spectateur avec eux dans leur aventure. Un film qui ne vieillit pas symbolisant ce grain de folie si important pour les hommes. Un classique du cinéma français.
lilybelle91
lilybelle91

83 abonnés 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2012
Un sacré duo de comédiens pour un grand classique de la comédie Française : Un pur régal !!!
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2025
Il y a des films qui semblent avoir été tournés pour figer l’instant, d'autres pour le transcender. Un singe en hiver fait bien davantage : il le rêve. Dans ce chef-d’œuvre signé Henri Verneuil, l’écran devient théâtre de la mémoire, sanctuaire d’une amitié improbable entre deux hommes que tout sépare sauf une chose – l’absolue nécessité de l’évasion. Ce n’est pas un film que l’on regarde : c’est un songe lucide, une parenthèse suspendue entre deux silences, où les dialogues ciselés d’Audiard résonnent comme une poésie brute, ivre et magnifique.

Dès les premières images, la photographie en noir et blanc impose un climat crépusculaire, non pas mortifère, mais chargé d’une douce mélancolie, comme si chaque plan portait le poids d’un monde disparu. Tigreville, village figé dans le temps, est un écrin parfait pour l’affrontement discret et poignant entre deux générations d’oubliés : Jean Gabin, colosse fatigué, et Jean-Paul Belmondo, comète nerveuse. Leur rencontre n’est pas un simple moment de cinéma : c’est une alchimie. L’ancien fusilier marin devenu hôtelier et le publicitaire en fuite ne partagent pas tant un goût pour l’alcool qu’une aptitude commune à rêver à voix haute.

Gabin est monumental. Son regard porte la mer, la guerre, la Chine et la promesse faite à sa femme – promesse qu’il honore non par vertu, mais par amour. Il incarne le devoir comme on endosse une armure : avec résignation. À ses côtés, Belmondo, félin en errance, allume les feux d’artifice de la parole et de l’ivresse. Il ne joue pas : il vit Fouquet de l’intérieur, avec cette élégance naturelle qui transforme chaque réplique en confidence.

Il faut entendre leurs échanges, les déguster comme on sirote un cognac lentement vieilli. L’écriture de Michel Audiard atteint ici une forme de perfection – jamais gratuite, toujours nourrie de ce que le cinéma français a de plus précieux : une vérité populaire et littéraire à la fois. Audiard fait parler ses personnages comme on chante le blues, avec gouaille, rage et pudeur.

Et puis il y a les silences. Ceux de Suzanne Flon, toute en retenue, pilier discret de l’auberge et de la promesse. Ceux de la petite Marie, miroir innocent de ce que les adultes ne peuvent plus être. Et surtout, ce silence final, lorsque les deux hommes se séparent. La gare de Lisieux devient un purgatoire de fortune, un passage entre deux mondes, entre l’euphorie de la fuite et le retour au réel.

La mise en scène de Verneuil, souvent sous-estimée, trouve ici une justesse rare. Il filme les visages comme des paysages, les rues comme des souvenirs. Le feu d’artifice sur la plage, surréaliste, devient apothéose visuelle d’un voyage immobile. La musique de Michel Magne, quant à elle, ponctue le film comme un soupir entre deux éclats de rire, entre deux hoquets de désespoir.

Un singe en hiver n'est pas un film sur l'alcool. Il est une déclaration d’amour à l’ivresse – celle de l’imaginaire, de l’amitié, de la parole libérée. Il aurait pu être une comédie, il aurait pu sombrer dans le pathétique ; il choisit une troisième voie, celle de la grâce.

Et si parfois le rythme s’attarde, si certains détours paraissent anachroniques, c’est parce que le film ne court pas vers une fin : il contemple, il respire, il attend. Comme le singe perdu en hiver, il cherche un chemin dans la jungle des âmes.

En définitive, il ne reste qu’une certitude : ce film ne s’oublie pas. Il hante, il console, il élève. Comme un vieil ami qu’on n’aurait vu qu’une fois, mais dont on se souvient toute une vie.
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