Rencontre au sommet entre le jeune Belmondo et la légende J. Gabin, dialogues de M. Audiard et le tout sous la caméra d'H. Verneuil. Oui mais voilà, au-delà des noms rutilants de l'affiche, que reste-t-il ? Une séquence d'intro mortelle, une mise en place longue et laborieuse et un feu d'artifice qui fait un peu pétard mouillé. Acteurs au top, image soignée, dialogues parfois percutants mais aussi des scènes de cinéma d'auteur un peu relou, des moments pas toujours réussis ou aboutis et certaines pistes narratives pas vraiment approfondies. Un classique pour beaucoup certes, un beau film sur l'amitié mais rien qui laisse un trace indélébile dans mon esprit. D'autres critiques sur
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5,0
Publiée le 5 mai 2021
Un Singe en Hiver est célèbre pour avoir réuni la France de la première moitié du siècle symbolisée par son plus grand acteur Jean Gabin et le plus grand acteur de la seconde moitié du siècle Jean Paul Belmondo. Non seulement il les a réunis mais il a créé de la magie à l'écran. Le film respecte les trois unités grecques de création l'unité d'action c'est l'histoire d'un homme qui vient récupérer sa fille et qui rencontre par hasard un vieil homme qui ressemble beaucoup à l'homme qu'il pourrait devenir. L'unité de lieu tout se déroule dans la ville côtière de Tigreville en Normandie et l'unité de temps tout se déroule sur 3 ou 4 jours. C'est un film français où il ne se passe rien mais où l'on raconte beaucoup de choses. Chaque mot a son poids chaque phrase en dévoile davantage sur l'histoire ou le passé des deux personnages centraux joués par Gabin et Belmondo. Il y a peu de films qui peuvent à la fois vous faire rire vous toucher et vous inspirer comme le fait le film d'Henry Verneuil. C'est une histoire d'hommes bons qui ont parfois besoin de vivre un peu et de se divertir de profiter de la vie et de rêver un peu. Il est peu probable que nous ayons encore un jour un film comme celui-ci c'est un bijou à conserver précieusement jusqu'à la fin des temps...
Bien qu'il ne se passe rien de bien spécial dans ce film, je ne me suis pas ennuyé une seule minute alors que ce n'était pourtant pas la première fois que je le voyais. Quant aux acteurs, tous formidables, des principaux rôles aux plus petits et surtout très content de revoir Noël Roquevert.
Un certain humour, une certaine poésie, une certaine philosophie (discutable), les bons dialogues d’Audiard et d’excellents acteurs (numéro de Gabin impressionnant)… tous les ingrédients d’un film épatant.
Les dialogues sauce Audiard sont évidemment inoubliables, et avec une saveur qui semble avoir été inventée pour être goutée et relatée avec passion par Jean Gabin. Son corps et sa voix les immortalisent, les fait résonner, les magnifient et les rendent intemporels. Et finalement, c’est un peu tout ça Un singe en Hiver, le meilleur du meilleur dans la mise en scène, de la prose, des vers, des textes d’Audiard que l’on peut panthéoniser et dont chaque réplique pourrait devenir un titre de film. Des plans caméras fous de multiplicité qui esthétisent les scènes et les acteurs. Une petite musique souvent drolatique et discrète qui accompagne subtilement. Gabin et Bebel, avec un jeu d’une justesse de vie jamais égalé. En clair, dans Un singe en Hiver, chaque scène pue le cinéma. Verneuil, Audiard, Gabin, Belmondo, on est dans l’art, le vrai, le pur. C’est une renaissance permanente d’une poésie cinéphile intarissable, insatiable et finalement éternelle.
Un singe en hiver dans la vérité de son tableau patriarcal d’une époque, pratique un cabotinage total, et si Belmondo appelle ironiquement Gabin « Papa », ce n’est pas pour rien… Un film qui a 60 ans aujourd’hui et qui se regarde, s’écoute, se sent, avec beaucoup de rires et de tendresse. « Et le vieil homme entra dans un long hiver… ».
Un chef-d'oeuvre, peut-être même le meilleur film du cinéma francais. A la fois émouvant et vraiment très drôle. Le duo parfait. Je ne m'en lasserai jamais, un régal à voir et à revoir. (et dire que la 1ère fois, tout gamin j'avais détesté...)
Les acteurs, les dialogues tous cela mélangé donne un résultat plein d'humour et de poésie. Je l'ai vu au moins 5 fois et je ne m'en lase jamais c'est sans doute le voyage.
La rencontre de deux hommes dans une petite ville portuaire normande. Tenancier d'hôtel, Albert est un ancien alcoolique qui n'a pas bu une goutte depuis 15 ans. Gabriel est un publiciste de passage, qui se lamente d'une relation ratée avec une femme qui vit maintenant à Madrid, et qui a un gros penchant pour la bouteille... Pas vraiment d'intrigue, il est davantage question ici de chronique (certains parlent même de "soulographie"...). Le film s'appuie donc beaucoup sur ses interprètes, et il faut dire qu'il y va très fort. Outre les nombreux seconds rôles de caractère, "Un Singe en hiver" c'est la rencontre entre la vieille garde du cinéma français (Jean Gabin) et la Nouvelle Vague (Jean-Paul Belmondo). Deux comédiens hauts-en-couleurs, qui donnent toute sa saveur à ce film, les bonnes répliques de Michel Audiard aidant. Avec en prime un très joli cadre, combinant plusieurs villes normandes. Et quelques scènes amusantes, notamment lorsque Gabriel se prend pour un danseur espagnol ou un toréador. Par contre, le propos sur l'alcool me parait trop naïf. J'ai malheureusement des connaissances alcooliques ou ex-alcooliques, il n'y a rien de glorieux ni de joyeux à les voir se détruire à petit feu, dans des cuites pathétiques. Le film semble suggérer qu'une grosse soulerie permet de "voyager" de manière poétique. Avec certes quelques trouvailles, mais on n'est parfois pas loin d'une apologie ou d'une banalisation de la bouteille. Je dirais presque que le film a mal vieilli à ce niveau... mais déjà à l'époque il fut pointé du doigt pour cela (j'ai du mal à trouver la confirmation, mais il semble qu'il fut interdit aux moins de 18 ans à sa sortie !).
Un Singe En hiver ou comment faire croire qu'etre ivre que picoler et faire de la pseudo philosophie est cool alors que non mais évidemment c'est un film il faut donc prendre cela au second degrés. On se doutait bien que la rencontre, dans le même film, de Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo ne pouvait être qu'extraordinaire. Mais le résultat dépasse toutes nos espérances. L’humanité est mesquine et la vie un pesant fardeau pour les sages et les seigneurs telle est la sinistre “morale” de cette œuvre à la fois piètre et révoltante dans son esprit.Ils sont rythmés par les dialogues de Michel Audiard, toujours aussi ciselés et taillés sur mesure, nous amenant une belle collection de répliques . Un vrai régal pour nos esgourdes. histoire de la bonne vie d'amitié . écriture un peu faiblarde du scénario même à cette époque. On s'ennuie vite de voire ses 2 amie boire encore est encore .
résumé :En juin 1944, Albert Quentin (Jean Gabin), ancien fusilier marin en Chine, tient, avec sa femme Suzanne (Suzanne Flon) rencontrée à La Bourboule, l'hôtel Stella dans le village de Tigreville, sur la côte normande aux environs de Deauville.Quinze ans plus tard, débarque un soir Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo), homme jeune et remuant, publicitaire de son état. Fouquet boit pour effacer l'échec de sa vie sentimentale avec Claire qui vit à Madrid, « voyager » en Espagne grâce à l'alcool, et rêver de tauromachie.