Avec "Un Singe En Hiver", Henri Verneuil nous livre un très bon film. On y suit deux personnages qui vont se rencontrer, l'un est un ancien alcoolique, pendant que l'autre est un jeune alcoolique. C'est vraiment très bien écrit, le scénario déjà et surtout les dialogues, c'est souvent très marrant et parfois très poétique. La rencontre entre ces deux personnages et vraiment excellente, et donne lieu à de très belle scènes. Et puis celle des claquettes avec un Belmondo extraordinaire, tout comme Gabin et le duo marche à merveille. Ces deux acteurs prouvent leur grande valeur. C'est aussi un bel hymne à la liberté, avec par moment quelques touches de poésie. La mise en scène est bonne, c'est plutôt bien réalisé. Un très bon film, beau, libre et touchant comme malheureusement on en voit de moins en moins.
Il y a tout dans ce film, tout. Comédie grandiose, drame intime, dialogues, scénario, mise en scène, image, tout est impeccable. Un chef-d’œuvre absolu porté par des géants, devant comme derrière la caméra. A voir, revoir, et revoir encore toute sa vie.
La connexion entre Gabin et Belmondo est évidente, la belle réalisation de Verneuil saute aussi aux yeux. A travers ce film, Verneuil évoque l'alcool heureux, quelques verres qui permettent de se rendre plus festif. Une histoire familiale passe sous le reste, quasiment inutile, si ce n'est pour 2-3 scènes dans le film. Mais cela confirme surtout mon incapacité à apprécier à sa juste valeur un film français des années 50-60. Les acteurs, hormis Gabin, sont tantôt en surjeu, tantôt à côté de la plaque et même si les répliques sont bien écrites et que certains sont devenues cultes, elles sont entachées par les acteurs et par leur jeu plus que moyen.
"un singe en hiver" ou "Championnat normand de la tise en double".
Adaptation d'un roman de soiffard (Antoine Blondin) par des champions de la soulographie (Verneuil et Audiard) et interprété par un maître en levage de coude (Gabin) et un débutant dans la carrière de poivrot...
Si la vérité n'est pas au fond du verre, les deux interprètes principaux nous montrent une histoire de vin joyeux pour oublier que leur vie aurait pu être différente avec des si...
Le truc difficile à comprendre c'est que ces deux énergumènes deviennent de plus en plus poètes et spirituels à mesure que le spiritueux prend le pas sur le sang dans leurs veines... Mais n'est pas Blodin ou Audiard qui veut... Au bar en bas de chez moi c'est sûr je les ai jamais rencontrés...
Avant tout, une belle histoire d’amitié entre deux personnages que tout semble éloigner, à commencer par leur âge. A partager la même solitude, voire le même désespoir, les liens se tissent et finissent par déboucher sur une réelle complicité que Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo portent si bien à l’écran. Bien décidés à secouer la communauté bien pensante et pleine de préjugés, ils offrent à tous l’explosion de couleur qui redonne momentanément vie à ce coin perdu de Normandie.
Je viens de le terminer et je prends à nouveau conscience du talent incroyable de Jean Gabin. Jean-Paul Belmondo lui donne bien le change mais ce n'est pas pareil. Chez Jean Gabin ça semble tellement naturel. Concernant l'histoire il ne se passe finalement pas grand chose mais les dialogues et les comédiens font preuve de tant de maestria qu'il serait dommage de passer à côté de ce film.
La rencontre entre deux écorchés de la vie, un ivrogne repenti et un un ivrogne fier de l’être, saupoudrée par les dialogues brillants d’Audiard, ne pouvait faire que des étincelles. Gabin et Belmondo forment un duo grandiose.
"Nous, on ne paie plus, on ne connait plus, on ne salue plus… on méprise" ! "Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond, vous ne méritez pas de boire" ! ... Ah ! Ce Audiard ! "Un Singe en Hiver" c'est avant tout des dialogues ciselés et des performances d'acteurs éblouissantes. Et puis il y a le scénario, ordinaire, mais où se cache un film profondemment humain... un hymne à la vie plus qu'un hymne à l'alcool... Biensur les répliques cultes sont un vivier inaltérable pour tout bon soulard qui se respecte, ( de moins en moins tout de même ; mais qu'attend la jeunesse pour regarder "un singe en hiver" ), mais ce n'est finalement pas le principal. Grand film !
Le film a vieilli, malheureusement. Même si certains dialogues sont bons, il manque de dynamisme à mon goût. J'ai préféré les scènes de "La traversée de Paris" que je recommande pour un Jean Gabin également en grande forme ! Mais un meilleur duo (A mon goût) avec Bourvil. ( le passage bonus avec Louis de Funès :))
Que reste-t-il de "Un singe en hiver" 53 ans après sa sortie ? Pas grand chose. Henri Verneuil, déjà passé par la case Fernandel ("Le mouton à cinq pattes", "La vache et le prisonnier"), s'empare de Belmondo tout juste après le succès de société "A bout de souffle", ainsi que du "Président" Jean Gabin. Ce duo, mémorable pour les joutes verbales orchestrées avec maestria par Audiard lui-même, permet encore aujourd'hui de ne pas raccrocher immédiatement. Tout comme Noël Roquevert ("Le corbeau", "Les diaboliques", "Les barbouzes"...) dans son personnage d’hurluberlu qui fait sauter à grands coups de pétards usés le village normand dans lequel il tient boutique. Usée, la mise en scène l'est aussi. Désolé Monsieur Verneuil, mais vos "Mélodie en sous-sol", "Peur sur la ville" et autres "Clan des siciliens" sont beaucoup plus rythmés. Alors oui, le sujet (l'amitié ne s'attrape pas comme un verre de vin) ne se prêtait sans doute pas à un exercice de style, mais je m'attendais à un Verneuil en bonne et due forme. Je me suis certes ennuyé mais j'ai pu attendre la fin car il s'agit d'un Verneuil qu'on boit jusqu'à la dernière goute, comme tout film culte populaire qui se respecte. Et "Un singe en hiver" est d'abord un film culte pour le duo formé par Gabin-Bébel (ce dernier nous offrant une séquence de toréador de voitures dans les rues du village), et un film populaire car il respecte le schéma traditionnel réalisateur/acteurs/dialoguiste connus de tous. Ce film basé sur l'amitié d'un marginal et d'un hôtelier (ayant juré de ne plus boire d'alcool) nous tient le cou en l'air le temps d'ingérer le contenu du contenant puis se dissipe une fois la digestion entamé. Pour une culture cinéphilique française incontournable. Les autres, direction l'Espagne ou... le Yang-Tsé-Kiang ! Spectateurs, la monnaie de singe est de vigueur ce soir.
Vous mélangez une grande dose de vide, deux acteurs qui cabotinent, un soupçon d'alcool, et vous obtenez Un Singe en Hiver. On s'ennuie ferme devant la succession de scènes qui nous est proposée, toutes plus ennuyantes les unes que les autres, avec en toile de fond un propos assez douteux : l'apologie de l'alcoolisme. Une déception compte-tenu de la réputation du film.
Il pourrait y avoir 10 étoiles, je les mettrais. C'est vraiment drôle, des dialogues savoureux, des comédiens hors pair. Et oui, ils tenaient leur rôle à l'époque ! De la justesse, de la poésie et beaucoup d'émotion pour l'un des plus grands films du cinéma Français.