Le Pont de la rivière Kwaï
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Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2011
Un brillant film de guerre! Enfin si on peut appeler ce film comme ça... Le pont de la rivière Kwaï aborde la guerre sous un point de vue assez novateur, loin des clichés habituels. A vrai dire il s'agit davantage d'un film sur la guerre et les hommes qui la décident, la font, la commandent...
Alec Guiness trouve ici sûrement le rôle de sa vie dans son personnage de colonel anglais complètement aveuglé par ses principes militaires de la vieille école. Le film sera basé sur ce personnage ainsi que sur celui de Shears, le major américain sans scrupules, et du colonel Saito, le commandant japonais du camp de prisonniers qui a lui aussi sa ligne de conduite dictée par ses principes et ses pressions hiérarchiques. Le film comporte une grande dimension humaine.

La mise en scène de Lean est majestueuse, on le sent bien que derrière la caméra il s'agit de l'homme qui va réaliser Lawrence d'Arabie quelques années plus tard. Il n'a pas peur de la démesure sans jamais tomber dans le tape à l'oeil. Le décor est à la hauteur de la mise en scène: grandiose. C'est sûr que Lean s'en est donné les moyens. La photographie a un certain cachet, le technicolor renforce ce côté aventuresque.
D'un point de vue scénaristique le film est brillant. Non seulement d'approfondir certaines thématiques, le film reste bien calibré. Il n'y a rien de trop, ce qu'on pouvait craindre au départ à la vue des 2h40 qui composent le film. Le pont de la rivière Kwaï arbore également un côté pacifiste assez subtil car sa critique de la guerre n'est pas unilatérale. Lean nous expose des moments de bravoure tout en les mêlant à la folie guerrière.
Les dialogues sont également très bien écrits, certaines répliques font mouche et la qualité du jeu d'acteur sert bien cela. Outre la superbe prestation de Guiness qui illustre à merveille toute l'ambiguité de son personnage, il y a aussi Holden qui brille.
En fait Le pont de la rivière Kwaï pourrait se résumer par une équation toute simple: de très bons acteurs un très bon scénario une très bonne mise en scène une très bonne Bo = Un très bon film.

C'est épique, intelligent, très divertissant, jamais lourd. C'est à la fois du grand cinéma et du spectacle, c'est fin, c'est maîtrisé de bout en bout et ça se conclut par un final tendu et magistral. Un grand moment de cinéma!
Tiger V.
Tiger V.

116 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2016
Un vrai chef d'oeuvre ce film. Un des meilleurs films de guerre que j'ai jamais vu. Un scénario bien compensé sur les plus de deux heures de film pour une histoire de prisonniers contrefaisant un pont avec tous les problèmes rencontrés. Un casting qui joue bien leurs rôles. On ne s'ennuie pas du tout. Le film nous conduit à des problèmes différentes comme des désaccords entre des officiers et un général, le sabotage et les problèmes d'environnement. Le film dégage quelque chose qu'il nous empêche de nous ennuyer. Une bonne qualité de réalisation. Le film retrace une belle fierté des soldats construisant le pont. Tout est bien détaillé sur les différents étapes de la construction du pont. Il y a un peu de suspense. Décors et costumes impeccables. Un film de guerre que je vous recommande bien.
flushroyal
flushroyal

52 abonnés 910 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2011
Un classique, très bien réalisé par David Lean et adapté du roman du français Pierre Boulle. Le film, malgré qu'il ait été tourné il y a plus de 50ans, a bien vieillit et l'histoire de ces soldats en captivité, leur rapport complexe avec l'ennemi, leurs réflexions sur le sens de l'honneur, du courage dans ces conditions etc est assez passionnante. Comme dans tous les grands films l'interprétation est excellante avec notamment Alec Guiness qui est parfait en officier borné, fier et d'une grande force morale mais dont l'orgueil va en faire malgré lui un collaborateur avec l'ennemi. L'atmosphère des Indes donne un ton particulier au film ( les conditions de tournage ont du être éprouvantes ). Si comme dans tous les grands films d'épôque, il y a quelques longueurs qui peuvent nuire à la narration, l'ensemble se suit avec intérêt, sans manichéisme malgré le sujet. La séquence finale, prenante, est très poignante et réussie. On peut aussi relever l'air de musique sifflé par les soldats devenue mythique et à jamais associé à ce grand film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 31 août 2024
En eurocentriste qu'il est, Lean néglige les crimes coloniaux et les souffrances infligées par l'empire britannique pour centrer son film sur l'honneur militaire et la fierté nationale. L’humour, qu'on peut apprécier pour la légèreté qu'il apporte au récit, minimise les conditions des prisonniers et donne davantage de l'importance au destin des officiers.

La guerre est vue sous le prisme de la grandeur et du sacrifice, plutôt qu'en tant que tragédie humaine où les intérêts économiques des dominants sont imposés au détriment des masses. Les personnages asiatiques occupent des rôles tertiaires ou antagonistes, renforçant une vision occidentale impérialiste.

On peut quand même tirer du film, à travers l’obsession de Nicholson à construire un pont parfait servant son ennemi, une représentation de l'aliénation au travail, d'un productivisme au-delà de la morale et de l'humain. Reste que cette lueur d'esprit critique s’embrume du désir d'impressionner la galerie de Lean, via des films à gros budgets, aux décors exotiques et aux sujets mastocs.
Stephenballade

456 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2016
Une fois n’est pas coutume, la Seconde Guerre Mondiale est abordée en Birmanie, dans un camp de prisonniers tenu par les japonais. L’idée vient du roman éponyme de l’écrivain français Pierre Boulle, mais l’adaptation se démarque de l’œuvre littéraire sur bien des points. Comme souvent dans ces cas-là, il ne s’agit que d’une adaptation, et non d’une retranscription. Il n’empêche que ce film fleuve (il dure quand même 2h35) prend des airs de fresque historique. Effectivement, le scénario s’appuie sur des faits historiques, bien que modifiés pour certains comme le lieu de construction du pont. Mais à y réfléchir d’un peu plus près, il existe quelques incohérences quant aux conditions de détention : le colonel Saïto connait parfaitement la langue anglaise, alors que je l’aurais davantage vu s’adresser aux prisonniers anglais par le biais d’un interprète, ce qui lui aurait permis d’assoir un peu plus sa suprématie et surtout son autorité. En plus, il prend à partie un officier anglais simplement parce que ce dernier a tenté d’invoquer la Convention de Genève, mais le colonel Saïto consent à ce que le colonel Nicholson soit nourri alors qu’il est mis au four pour soi-disant des mesures disciplinaires. Les conditions (sûrement atroces) de détention ont, à mon sens, été ainsi allégées, carrément édulcorées de façon assez naïve. Il n’empêche que David Lean a réussi à cacher ces erreurs grossières par une réalisation très réussie, tout en parvenant à instaurer de la tension. Ainsi nous prenons toute la mesure de l’affrontement que se livrent les deux officiers ennemis, mais c’est lors des instants précédant le dynamitage du pont que la tension va monter à son paroxysme, par le biais d’une bande son qui donne la part belle aux bruits de la faune locale (oiseaux, grenouilles…), mais aussi au clapotis de la rivière, ainsi que le claquement des bottes des sentinelles en ronde sur la plate-forme en bois du pont, le tout sans la moindre note de musique. L’effet rendu est excellent, et c’est ce qui explique sans doute la razzia qui a été faite par ce film aux Oscars avec 7 récompenses (excusez du peu) et pas des moindres : meilleur film (Sam Spiegel), meilleur réalisateur (David Lean), meilleur acteur (Alec Guiness), meilleure photographie, meilleure musique, meilleur montage, et meilleur scénario adapté. Il est vrai que le rendu général du film est particulièrement immersif, ce qui enlève tout obstacle que les 2h35 peuvent dresser. Alec Guiness représente à la perfection la psychologie d’un officier inflexible, sans ne jamais perdre ni la face, ni le raffinement typiquement britannique malgré le contexte, ni cette rigidité nécessaire au grade de colonel. Sessue Hayakawa, malgré les incohérences dont j’ai parlé plus haut, parvient à camper un personnage dur tel qu’on l’attend pour un officier en charge d’un camp de prisonnier, tout en étant pris dans un dilemme dû à un duel psychologique auquel il ne s’attendait pas et auquel il n’était aucunement préparé, ce qui va le pousser malgré lui à ne devenir plus que l’ombre de lui-même et à ne plus rien décider du tout. Quant aux décors, ils sont magnifiques et nous donnent envie de voyager, malgré une technologie en technicolor au sommet de sa qualité, bien que devenue désuète de nos jours. "Le pont de la rivière Kwaï" est un film de guerre atypique, avec très peu de scènes d’action, et très courtes. Atypique parce que le patriotisme est supplanté par la fierté personnelle : ne pas perdre la face, et ça commence par le déplacement des troupes, en colonnes bien rangées, dans une cadence parfaitement maîtrisée, malgré le fait que ce sont des prisonniers de guerre. Et pour couronner le tout, elles bougent sous l’entêtante "Marche du Colonel Bogey", que tout le monde a fredonné à son tour en sifflotant. Tout ceci rend la musique signée Malcolm Arnold inoubliable, bien que quelque part les notes militaires de la fanfare font penser à des thèmes musicaux de cirque. Au final, il est vrai que ce camp de prisonniers est un vrai cirque, car ici rien ne se passe comme dans un camp de prisonnier traditionnel… (quoique je n’ai jamais connu de tels endroits, alors je ne peux guère en juger, mais avec un brin de jugeotte, on imagine aisément…). Comme quoi, même des films sans effets spéciaux (juste un peu de pyrotechnie maîtrisée), et le talent des acteurs, du metteur en scène, du compositeur et du réalisateur peuvent faire toute la différence avec la plupart des films d’aujourd’hui.
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2012
Un incontournable.

Un pur film d'aventure, un pur divertissement.

Bien filmé, bien interpréter.

Que dire?

Il s'agit juste d'un des meilleures films du cinéma.
Si ce n'est que l'histoire met en honore les qualités du peuple Anglais.

Force est de constater qu'on ne met pas souvent en scène la tyrannie de l'empire Britannique.
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2010
Tourné dans de formidables paysages, un superbe film jouant plus sur la psychologie que sur le spectaculaire, décrivant la folie des hommes dans toute son absurdité, porté par une troupe de comédiens talentueux (mention spéciale au grand Alec Guiness) et par la mise en scène de David Lean.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 513 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2012
Un film culte d'une intelligence rare, le despote du Japonnais, le flegme de l'Anglais, la nonchalance de l'Américain, que de clichés, mais, qui sont exploités avec brio. Le film de bout en bout est maîtriser et donne une leçon de cinéma. L'envers de l'histoire, la folie qui se transmet et se croise. A travers le temps, pas une ride n'a de prise sur les chefs d'oeuvre. En voici la preuve.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2013
Il y a des films dont le statut se discute peu, et celui-là en fait partie. Tout le monde a entendu le thème sifflé par les prisonniers, ça fait presque cliché. Et je me suis dit que je vais le revoir, car la dernière fois j’étais trop jeune pour avoir un avis qui tienne la route. C’est classique car ça associe les éléments du cinéma de la grande époque, le spectacle total, une histoire épique et réaliste, un dépaysement total lui aussi, des grands sentiments pas gnan gnan. Le combat que se livrent cet officier anglais, et ce gradé japonais, l’un trop fier qui se fera avoir par sa vanité, et l’autre à l’incompétence effarante, fait que l’on voit deux symboles sur pattes, sec comme un roc. Un déserteur américain va rajouter son grain de sable, et on comprendra son importance bien plus tard, le film est en effet long, mais le film est bon, et l’immersion est totale. C’est bien écrit, référencé, reconstruit, filmé, et Lean a l’intelligence de ne pas s’attarder sur le choc culturel, (trop exotique sûrement à son goût), et préfère l’étude des caractères, et peint une fresque monumentale qui satisfera tout cinéphile exigeant. Une fin pleine de bruit et de fureur, qui termine une dernière partie au suspense bien amené, dirigé, avec une conclusion fatale et tonitruante ! chef-d’œuvre, donc.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2015
David Lean ne fait jamais de films médiocres, Ils sont au moins bien, bons, au mieux excellents. Ici, porté par un casting de Titans du cinéma, une histoire cousue main par des scénaristes et un écrivain Français, Pierre Boulle, à qui on doit le roman "La planète des singes", ce chef-d’œuvre de technique et d'écriture, fait exploser l'écran par ses couleurs et la puissance du bras de fer entre Alec Guinness et Sessue Hayakawa. Fabuleux moments de cinéma, de suspens jusqu'au retournement final haletant, posée, crédible, cette réalisation est une des meilleures du septième art.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 décembre 2013
Le pont de la rivière Kwai est long, très long, près de 3 heures d'aventure dans la jungle de Sri Lanka (en Thaïlande dans le film). Le scénario est très intéressant, le casting est très bon. Les décors sont sublimes, les paysages sont grandioses. Le spectateur est captivé par les décors. Et bien évidemment; la dernière scène du film est une scène culte. On s'ennuie souvent tout au long du film, mais les décors rattrapent l'attention ainsi qu'une intrigue intéressante : 4/5.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juin 2007
Le plus grand film de guerre de l'histoire du cinéma. Une mise en scène prodigieuse, des acteurs phénoménaux, le tout pour cerner la nature humaine et la vulnérabilité des idéaux. l'ouverture et la fermeture du film montre un aigle royal survolant la misérable nature humaine, ces humains qui ont vécu manipulés et figés dans leurs propres conditions, l'aigle royal existera et tournoiera encore après leur disparition, cet insert relève de Beckett et souligne l'absurdité de tout conflit. Le plus grand film de l'histoire du cinéma ?
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2016
Grand classique du cinéma américain, ce film aux moyens financiers considérables bénéficie d'une mise en scène irréprochable signée David Lean, spécialiste des fresques à gros budgets. Chronique de la vue de prisonniers britanniques capturés par les Japonais pendant le Seconde Guerre Mondiale et contraints de construire un pont ferroviaire, sa première partie se concentre sur un formidable face-à-face entre un officier anglais – remarquablement interprété par Alec Guinness, qui remporta un Oscar – et un chef de camp japonais. La seconde partie décrit le projet du Britannique de reprendre la main sur la construction du pont, ce qui le conduira à adopter une attitude de plus en plus ambiguë, tant avec ses geôliers nippons qu'avec ses propres soldats. Une très intéressante réflexion sur la complexité et l'ambivalence des comportements humains.
Ghibliste
Ghibliste

96 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2014
Enorme classique des films de guerre, "Le Pont de la Rivière Kwaï" a beaucoup vieilli mais n'en demeure pas moins toujours aussi intéressant à voir. Le film de David Lean est extrêmement bien réalisé, très bien joué, seule une musique un peu trop grandiloquente à des moments pas forcément utiles plombe un peu le début du film (je ne parle pas du fameux tube siffloté, évidemment). Les décors de la jungle birmane sont magnifiques. La première heure est vraiment passionnante, même si sa conclusion spoiler: qui nous explique ô combien la main de fer du colonel Nicholson remettra au travail ces "sauvages" plongeant dans la rivière Kwaï, mais surtout comme l'ingénieur britannique est plus intelligent que le japonais, incapable de savoir où construire un pont solide,
vient salement tâcher l'ensemble, tout comme la glorification du système pyramidal d'obéissance du monde dit "civilisé". Heureusement, le film n'est pas vraiment manichéen, notamment grâce à ce colonel japonais Saïto, qui n'est que l'alter-ego de son interlocuteur britannique finalement - obnubilé par ses codes culturels spoiler: (bon par contre qu'il autorise une fête des prisonniers à la fin de la construction du pont, c'est too much).
Enfin, le dénouement est mémorable, mais quand même un peu exagéré sur quelques points, notamment la chute... Ceci dit, "Le Pont de la Rivière Kwaï" demeure un colossal monument de guerre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juillet 2009
Un film de guerre des années 50, ça sent le carton-pâte et les effets spéciaux démodés, pensais-je avant de le visionner. Et bien, je crois que c'est le meilleur film de guerre que j'ai vu ! La tension latente entre les prisonniers et leurs gardiens, le combat moral mené par le général américain contre son homologue japonais (suscitant des scènes heurtantes, que je n'imaginais pas dans un film de cette époque) et l'entêtement de ce même général à finir sa mission en respect de l'honneur militaire, alors même qu'il est contre les intérêts de son pays, représentent autant de choses fortes présentes dans ce film marquant.
A voir !!
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