Une adaptation d'un roman de guerre assez singulier, sans scènes de combat (ou presque), avec comme cadre un camp japonais de prisonniers pendant la Seconde guerre mondiale. Un film sur l'honneur, la bravoure, le sens du devoir. L'ambiguïté du personnage du colonel Nicholson est liée à son tiraillement entre sens du devoir et patriotisme. Qui prendra tout son sens à la fin, quand il doit choisir son camp. Néanmoins le film est trop long, et les temps faibles plus présents que les temps forts.
Un grand film humaniste, subtil et contemplatif de David Lean qui n'a pas du tout vieilli et qui bénéficie d'un scénario admirablement construit et de dialogues bien écrits. La deuxième partie, celle où le sabotage se planifie et se met en œuvre, est la plus intéressante. Tout ceci se met en place d'une façon très crédible et prenante et le suspense est bien présent. On est en pleine immersion dans ce camps de prisonnier prit sous le joug nippon, et dans cette splendide jungle Birmane étouffante. On pourrait croire cela extrêmement manichéen de prime abord, mais les scénaristes nous présente le camp japonais et le camp britannique comme ayant chacun leur propre raison et motivation respective pour agir ainsi. Une importante circonstance atténuante de perspective de mort pour Saito, et des valeurs patriotiques et de fierté bien anglaises pour le colonel britannique. Des positions quand même anecdotiques, voire vaines, dans un contexte de Guerre. Parce que "The Bridge on river Kwai" semble dénoncer la Guerre en s'attardant sur les limites des valeurs de résistance qui en découlent. Qu'elles soient représentée par des actes physiques, ou bien psychologiques, celles-ci paraissent futiles dans un climax pareil à si grande échelle. Quand bien même, d'un côté, cela finit par fédérer autour d'un projet. spoiler: La mort des deux figures opposables (mais pas tellement opposées) et le plan sur la pancarte de bois à l'effigie de l'armée britannique flottant sur la rivière en sont des indicateurs. Pour finir la direction d'acteur et l'air mythique fredonné durant le métrage achèvent de nous rendre l'expérience encore plus convaincante et mémorable. Pour ma part il m'aurait fallu d'un peu plus d'émotion pour que je mette la note maximale. Bref, un classique de Guerre americano-anglais à voir pour la culture cinématographique.
Après avoir revu ce film hier soir, j'avoue que le début et sa morale m'indisposent. Bien évidemment, on peut comprendre la rigueur militaire et l'observation du règlement, mais cette obstination à ne faire travailler manuellement que les "sans dents" (comme on dirait de nos jours) a quelque chose de malsain. Et voir tous ces "petits" fêter le colonel, comme s'il avait gagné la guerre, alors qu'il a seulement obtenu que MM. les officiers ne touchent pas un marteau... est encore plus malsain. Bon, on dira que c'est du cinéma et du très beau spectacle par ailleurs.
David Lean ne fait jamais de films médiocres, Ils sont au moins bien, bons, au mieux excellents. Ici, porté par un casting de Titans du cinéma, une histoire cousue main par des scénaristes et un écrivain Français, Pierre Boulle, à qui on doit le roman "La planète des singes", ce chef-d’œuvre de technique et d'écriture, fait exploser l'écran par ses couleurs et la puissance du bras de fer entre Alec Guinness et Sessue Hayakawa. Fabuleux moments de cinéma, de suspens jusqu'au retournement final haletant, posée, crédible, cette réalisation est une des meilleures du septième art.
quand on pense que ce grand film de guerre a plus de 50 ans.... d'une grande intelligence, les personnages sont tous très bien travaillés, aucune caricature facile, un scénario redoutable pour un modèle du genre, qui parle des conditions parfois épouvantables de détention. vu 5 ou 6 fois avec le même plaisir. culte.
On voit une partie de ce qu'il se passe dans les camps de prisonniers japonais. Mais le film est loin de la réalité. Cela reste bon et donne un aperçu du devoir du soldat, de ses valeurs et de sa frustration quand il faut accomplir son devoir pour le bien du plus grand nombre.
Film majeur parmi les films de guerre, Le pont de la rivière Kwaï est un film dont on ressort rarement indemne. Une exception dans le genre, le film ne dénonce pas les japonais, contrairement à ce que l'on peut croire, mais l'ensemble de la guerre. Un peu à la manière d' Apocalypse now, on nous montre la folie de cette seconde guerre mondiale, qui fait plonger ceux qui la font dans la folie également. Alec Guinness est le plus marquant. Il livre une prestation remarquable ( récompensé par un oscar mérité ) et interprète un colonel britannique qui pense avoir de l'honneur à résister aux japonnais, mais met la vie de ses soldats en danger pour cette soi-disant bravoure, et se met en tête de "vaincre" les japonnais en construisant le pont, sans se rendre compte qu'il trahit son pays. L'image est belle, le paysage magnifique, la BO culte et les acteurs sont bons. Certes ce film ne contient pas d'action, mais on ne s'ennuie pas pour autant. Un des rares reproches que l'on peut lui faire est sa longueur de près de 3 heurs ( Lean a l'habitude de faire de longues fresques ). Pour conclure, David Lean nous offre un film mythique, culte et en plus avec un final d'exception.
Un film à la motivation anti-militariste plus que louable avec d'excellents acteurs tout en étant très réaliste grâce à l'excellente mise en scène et à de beaux décors. Mais ensuite tout s'arrête là. L'oeuvre, peu rythmée, s'avère très longue et parfois ennuyante.
Superbe réalisation de David Lean et premier opus de la seconde carrière du "poète du cinéma des horizons" (selon l'AFI), ce film enchante les sens, enflamme notre intelligence, éblouit notre esprit... De l'art de positionner des hommes ordinaires (ici non convenus) dans un cadre extraordinaire. Exemplaire et toujours vivant !
Enorme classique des films de guerre, "Le Pont de la Rivière Kwaï" a beaucoup vieilli mais n'en demeure pas moins toujours aussi intéressant à voir. Le film de David Lean est extrêmement bien réalisé, très bien joué, seule une musique un peu trop grandiloquente à des moments pas forcément utiles plombe un peu le début du film (je ne parle pas du fameux tube siffloté, évidemment). Les décors de la jungle birmane sont magnifiques. La première heure est vraiment passionnante, même si sa conclusion spoiler: qui nous explique ô combien la main de fer du colonel Nicholson remettra au travail ces "sauvages" plongeant dans la rivière Kwaï, mais surtout comme l'ingénieur britannique est plus intelligent que le japonais, incapable de savoir où construire un pont solide, vient salement tâcher l'ensemble, tout comme la glorification du système pyramidal d'obéissance du monde dit "civilisé". Heureusement, le film n'est pas vraiment manichéen, notamment grâce à ce colonel japonais Saïto, qui n'est que l'alter-ego de son interlocuteur britannique finalement - obnubilé par ses codes culturels spoiler: (bon par contre qu'il autorise une fête des prisonniers à la fin de la construction du pont, c'est too much). Enfin, le dénouement est mémorable, mais quand même un peu exagéré sur quelques points, notamment la chute... Ceci dit, "Le Pont de la Rivière Kwaï" demeure un colossal monument de guerre.
Oeuvre culte, "Le Pont de la rivière Kwai" se dote de bases solides en adaptant un roman. En effet, l'histoire est prenante. D'autre part, la réalisation est réussie et les acteurs sont convaincants. Ainsi, le film est plaisant malgré une touche politique dissimulée et on est plutôt captivé.
La longueur du film ma fait peur, car les longes fresques historiques comme cela, ont tendances à m'ennuyer si le rythme et la progression de l'histoire sont trop lent. Mais étonnamment cela n'a pas du tout été le cas, la première partie rend conte de l'ambiguïté de la situation du prisonnier de guerre (obéir aux japonais,construire le pont mais dans quels conditions ? ) La seconde partie ce concentré sur l'opération américain pour détruire le pont. Cela abouti a une scène final d'anthologie, à la fois spectaculaire (surtout pour un film de cet époque ) et dramatique.
"Le pont de la rivière Kwai" marque un tournant dans la carrière de David Lean puisqu'il s'agit de sa première fresque historique et épique avant "Lawrence d'Arabie" ou "Le docteur Jivago". Si le cinéaste britannique est devenu si doué dans le genre, c'est parce qu'il n'a jamais sacrifié ses personnages au spectaculaire et il parvient ici à les nuancer.
J'ai vu un film... qui est un véritable chef-d'oeuvre de David Lean... Passé les premières minutes, on est pris dans cette histoire à hauteur d'homme d'un officier britannique qui a tout compris des règles du management de projet... capable de galvaniser les hommes et de transcender les différences pour bâtir ce "fameux" pont sur la rivière Kwaï... On suit son évolution, sa domination face aux conditions difficiles dans ce camp japonais... Et son "amour immodéré" pour son "oeuvre", au-delà de ses objectifs de militaire. Ce film d'exception prend le temps de poser les émotions, les sentiments, les situations et nous embarque dans une aventure humaine au coeur de la jungle asiatique. Le scénario, tiré du livre de Pierre Boulle, est époustouflant, et livre tout une série de messages profonds. Ce film porté est par Alec Guinness, William Holden, Sessue Hayakawa qui livrent une prestation tout en finesse et en subtilité. L'humour n'est pas absent, malgré des tensions fortes. Pour de nombreuses raisons, ce film est devenu un des grands classiques du cinéma, et a largement mérité les Oscars obtenus, compte tenu de la minutie de la reconstitution et du jeu des acteurs. La BO est envoutante et originale, et malgré les décennies, la fameuses marches est aujourd'hui entrée dans l'inconscient collectif. La scène finale nous fait entrer dans un état paroxysmique de tension et de déchirement.
Meme si je remets dans le contexte de l époque ce film, il est évident que ce dernier malgré le fait qu il soit collector a quand meme du mal a vieillir. A l' instar de certain monument de l époque celui ci a perdu avec le temps sa qualité le film est très long , lent sans réel rythme , peu entrainant , les relations entres les personnages , prisonniers peu passionnante ..... L action est ringarde .... J ai eu beaucoup de mal a le finir l ennui ma souvent guette..... On se rend compte de l évolution du cinema quand on pense que ce film etait une superproduction et quand on voit ce que l on fait aujourd hui.....