Comédie dramatique française à l’humour noir et provocateur. Elle peint une famille dysfonctionnelle avec une certaine tendresse. Le ton oscille entre burlesque et tragique. Un film atypique et marquant dans son genre.
un témoignage d'une époque, la fin des années 60 - un questionnement sur le sens de cette révolution de 68, questionnement 30 ans après - constat amer, d'un échec de cette révolution, d'un désenchantement du monde, d'une liberté qui n'est pas venue - mais une vision assez anar du monde, qui ne peut pas fonctionner non plus - reste un bon numéro d'acteurs, des dialogues exceptionnels, et une chaleur humaine
Une histoire ? Et puis quoi encore ? Faudrait peut-être voir à pas en demander de trop les gars ! Non, "Les démons de Jésus", c'est simplement Bernie Bonvoisin qui se fait plaisir et se laisse aller à un jeu de massacre (auditif et physique) grandeur nature. Tout le monde y prend dans la tronche. Et c'est quand même bien réjouissant comme combine ! Et par l'intermédiaire de dialogues qui oscillent sans cesse entre l'argot parisien et la vulgarité. A ce titre, il est d'ailleurs dommage de constater que Bonvoisin a inclus des éléments de langage typiques des années 90, alors que son film se passe à la fin des années 60. Tout comme on regrettera certains jeux d'acteur approximatifs.
« Normal normaux, bicyclette vélo ! » Les Démons de Jésus, c’est du pur régal ! Ce film de Bernie Bonvoisin n’a ni queue ni tête, mais il déborde d’énergie brute et d’humour décalé. Entre dialogues cultes et ambiance rock’n’roll, il offre un moment de plaisir simple et jouissif, parfait pour se détendre sans se prendre la tête. Un OVNI du cinéma français des 90s qui mérite d’être (re)découvert !
Ancien leader du groupe de musique Trust, Bernie Bonvoisin se lance dans le cinéma. Pour son premier long-métrage, sorti en 1997, on retrouve indéniablement son côté rock’n’roll. A la veille de mai 68, on suit les aventures d’une famille de gitans vivant de combines et consommant beaucoup d’alcool. Entre comédie et drame, l’auteur en profite pour livrer un regard amusé et tendre sur la misère sociale. Les deux personnages principaux (Thierry Frémont et Patrick Bouchitey) amusent la galerie, mais ce sont surtout les seconds rôles (Victor Lanoux, Martin Lamotte et Elie Semoun notamment) qui frôlent l’hilarité. Enfin, les dialogues truculents ne sont pas sans rappeler ceux de Michel Audiard si ce n’est leur caractère très cru. Bref, un film qui mérite son statut de culte.
Une balade rock´n´roll dans la France agitée de 68, avec une famille follement attachante, un casting d´enfer qui fait fuser les répliques à la vitesse d'un Beretta.
Extrêmement bien dialogué, le film raconte l'histoire dans les années 60 d'une famille de gitans sédentaires à la petite arnaque. C'est très drôle, les personnages sont tous assez savoureux et même si le film ne raconte pas grand chose au final j'ai passé un très bon moment de cinéma. Du cinéma français comme j'aimerai en voir plus souvent !
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2,5
Publiée le 27 septembre 2023
Ce premier film de Bernie Bonvoisin a marquè les esprits à sa sortie durant l'hiver 1997! Pas totalement culte, mais des acteurs difficilement oubliables (Frèmont, Bouchitey, Lanoux...) et des dialogues façon « Audiard » qui fusent de partout! Poivrasses, flemmards, bas du front, beau parleur, il faut aimer le bèton et la ferraille pour se risquer à voir « les dèmons de Jèsus » qui ont une bien ètrange façon d'aborder la vie, mais ne reniant jamais leurs racines et la famille! Si vous êtes OK pour la poiscaille, le jaune à volontè et la tripote alors foncez sans vous retourner! Les autres trouveront que ces gens du voyage sont souvent vulgaires et que l'histoire aurait mèritè d'être mieux exploitèe, en particulier la fin! Mention : Fabienne Babe (sublime) qui s'introduit avec aisance chez les Jacob sans y être attendue! Blâme : Elie Semoun qui joue avec excès les Joe Pesci du pauvre...
Une véritable pépite de années 90 , tant le film tranche avec tout ce qui se fait . il faut le prendre comme un témoignage d’une époque , celle de mai 68 vu de la banlieue . Le casting 5 étoiles savoureux ( Lanoux , Bouchitey , Semoun , Fremont , Garcia , Fares , etc.. ) y est pour beaucoup , ainsi que les dialogues hyper réalistes et hilarants .
Mais les authentiques qualités de la reconstitution historique par Bonvoisin sont aussi son défaut principal , et explique sa relative disparition en tant que réalisateur : qui comprend encore le propos politique franchouillard et gaullien des 30 glorieuses , tel qu’il est ( parfaitement ) décrit dans le film ? La description cash par les protagonistes des HLM , des immigrés et de la révolte de mai 68 fait rire , autant que frémir de malpensance en 2023 . On peut comparer ce film à « Vaincre ou mourir » qui vient de sortir : trop de réalités oubliées mise sur la pellicule , Comme dit la chanson "malheur à celui qui dit la vérité"
Très surpris de cette péloche de Bernie Bonvoisin qui a clairement de la gueule. Sur des dialogues assez savoureux et un casting intéressant et parfaitement dirigé, l'ancien leader de Trust nous offre une tranche de vie déguingandée de familles de beaufs à une époque révolue. L'ambiance fin des 60's est top, ça gouaille sans cesse façon Audiard ou Tarantino et l'ami Bernie a pour l'époque de sacrées idées de mise en scène. Il nous gratifie également d'une excellente bande originale. Dommage que ce soit un rien trop long avec forcément quelques trous dans le rythme, mais nul doute que ces Démons de Jésus méritent d'être vus et devraient clairement ressortir du placard.
On aime ou on aime pas. Mais quand on l'aime... IL faut bien saisir le côté décalé, les personnages hauts en couleur mais attachant, des grandes gueules et des grands cœurs . Pour ce qui me concerne, c'est un film culte que j'ai vu jeune avec mes potes, c'est un des films dont je me souviens le plus, celui qui m'a laissé le plus de souvenir. Un Victor Lanoux magistral dans son rôle, Fremont, Bouchitey, la regrettée marie Trintignant, les acteurs prennent leur pied à jouer les grandes gueules et ça marche, il faut reconnaitre que les dialogues sont touffus ! Regardez ce film comme une caricature à peine exagéré.
C'est incontestablement un film qu'on peut qualifier de "sympathique" dans sa volonté de faire rire et dans la galerie des trognes présentées. Mais, au risque de m'attirer les foudres de certains aficionados, je trouve l'ensemble assez faiblard par bien des aspects. Le réalisateur hésite entre satire sociale et comédie trash avec quelques scènes vaguement romantiques et bavardes qui privent progressivement le film de l'élan sulfureux donné au départ.. Il finit hélas par s'enliser dans un mélange de vulgarité facile, d'incessantes allusions sexuelles de cour de récré et de vociférations permanentes a propos de tout et de rien. C'est d'ailleurs peut-être ça qui a fait le succès du film : un mélange de situations absurdes mises bout à bout dans un film au scénario qui ne cherche pas la cohérence. On peut le voir en effet comme ça. Mais alors pourquoi avoir fait cette fin si consensuelle où tout le monde rentre dans le rang ? Je lis ici ou là que les dialogues se situent dans le droit fil d'un Michel Audiard... mais au moins dans Audiard on comprend ! Là ce sont des tirades entières balancées par des acteurs qui tantôt avalent la moitié des phrases tantôt semblent réciter leur texte (à l'exception de Lanoux, Bouchitey et encore...). Et je ne parle pas de la prise de son complètement bâclée qui ne facilite pas les choses. Une direction d'acteurs mal maîtrisée, un scénario qui louvoie, une réalisation un peu terne et qui manque de punch... On finit par être gagné par l'ennui.