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Incertitudes
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3,5
Publiée le 12 mai 2016
De nos jours, Au revoir, à jamais, serait l'exemple parfait de la frontière existante entre le film d'action des années 90 et celui d'aujourd'hui. A ceux qui sont aujourd'hui gavés de films Marvel et autres blockbusters blindés d'effets spéciaux jusqu'à plus soif, regardez ce que nous on allait voir au cinoche en 1996. Déjà, un film de Renny Harlin. Ça paraît anodin de dire ça mais quand on voit la filmographie du Finlandais depuis Peur Bleue, Au revoir à jamais, c'était l'époque où ses films tenaient encore la route. Et croyez-le ou non mais avec 58 minutes pour vivre et Cliffhanger, on avait là un des plus fameux réalisateur d'action des années 90. Aujourd'hui, encore, je conserve un peu d'indulgence pour lui même si je n'ai vu aucun de ses films depuis Peur Bleue. Et Peur Bleue, c'est 1998. Pour autant, je ne nie pas la stupidité de ce film. J'ai même rien compris à l'histoire et d'ailleurs, il n'y a rien à comprendre. C'est juste une instit' qui, du jour au lendemain, constate qu'elle a été une tueuse d'élite pour le gouvernement américain dans une vie antérieure et qu'elle en a gardé les capacités. Point. Shane Black a greffé par-dessus une histoire passe-partout de terroristes voulant tout faire sauter, il y a même une référence au World Trade Center qui fait froid dans le dos, et emballé, c'est pesé. Ce qui compte avant tout, c'est que le quota de fusillades et d'explosions soit respecté et, à ce titre, la scène finale reste impressionnante encore aujourd'hui. Y a Samuel L. Jackson de présent pour venir distiller ses petites blagues parce que dans un film américain, faut toujours qu'il y ait un rôle de black cool. Et puis Geena Davis qui était un peu la muse du réalisateur à l'époque. Mariés depuis 1993 (c'était alors son troisième mariage pour elle), ils venaient de signer ensemble L'Ile aux pirates l'année précédente qui fut un échec cuisant et ils n'eurent pas plus de chance avec Au revoir, à jamais. Sa transformation à la moitié du film fait toujours son effet et j'imagine sans peine l'entraînement physique qu'elle a dû se coltiner. Tout n'était pas cool dans les années 90 mais les nostalgiques de cette période où sévissaient encore certains survivants des années 80 comme Stallone et des petits nouveaux comme Snipes, Reeves ou L. Jackson, auront, comme je l'ai eu, un souvenir ému pour Au revoir, à jamais. C'est du cinéma d'action à l'ancienne et avec Daylight sorti la même année, on tient là un des derniers spécimens du genre.
Classique, basique et simpliste : ces quelques mots résument très clairement l’ambiance que propose cet énième policier d’un ennui dont on aimerait se passer ces dernières années. À force d’enchainer les maladresses, il n’est pas surprenant que le charisme et le potentiel du cinéaste Renny Harlin (« L’exorciste : le commencement » mais aussi « Peur bleue ») soit remis en cause, et cela malgré un casting très fleurissant. À éviter, même en soirée de pluie.
Sans un être un sommet de subtilité, "The Long Kiss Goodnight" est un bon buddy movie, drôle, surprenant et rythmé! Quant au pitch, "Jason Bourne" est passé par là depuis mais, en 1996, l'ensemble devait paraitre plutôt original. Survivants de l'immense échec "L'Ile aux Pirates" de 1995, le duo Harlin-Davis donne tout ici, bien aidé par le scénariste star Shane Black ("L'Arme Fatale", "Last Action Hero"...). Le résultat n'a donc rien de déshonorant, se révèle gentiment badass et possède même son petit lot de fans! Sympa!
C’était trop drôle ce moyen film d’action à couper le souffle, bourré de d’invraisemblances et de grenades déflagrations à faire péter le cadre du décor de studio. L’amnésique super-héroïne envoie du lourd grâce au scénariste réalisateur d’intrigues moyennes, son duo avec Samuel Lee Jackson en ex-flic ripou devenu détective chelou est divertissant, la galerie est épaté. Ce n’est pas une mémorable réalisation, ça se laisse regarder avec ces doubles agents à la vie palpitante de mission périlleuse dont les souvenirs reviennent petit à petit. Le poste d’institutrice et de mère de famille sage pépère n’est qu’une couverture d’innocence, les talents d’assassin ne s’y risque pas.
Ayant vu la bande-annonce, il y a bien longtemps sur une cassette vidéo, je me suis réintéressé à ce film grâce à Samuel L. Jackson, à contre-emploi dans ce film.
Véritable héros du film, sorte de Murtaugh avant l'heure, il accompagne Geena Davis dans ce qui est aujourd'hui un classique du film d'action des 90's. A l'instar de Bilko pour la comédie ou L’Arme Fatale 4 pour le policier, ce film est en sorte le derniers des films d'action à l'ancienne, à l'époque d'or des années 80's. Le scénario est un peu compliqué et on s'en moque très vite, admirant comment un tâcheron comme Renny Harlin puisse sortir un bon film, avec une actrice qui n'a absolument pas le profil de l'emploi. Remarquez, le méchant, qui jouera l'idiot de service dans Scary Movie 4, 10 ans après non plus, Craig Bierko, ne l’a pas non plus. Mais ça marche plutôt bien, même si les coupes au montage sont assez ennuyeuses, pour le personnage de Brian Cox surtout. Mais, mené tambour battant, ce film en est passionnant et drôle (vraiment).
A noter l'apparition de Melina Kanakaredes et de Rex Linn, futurs fers de lances des Experts Manhattan et Miami. Ma Note : 16/20
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1,0
Publiée le 1 avril 2021
Une femme assassin amnésique sort de son brouillard tranquille lorsque son passé violent la rattrape. Ce thriller d'action mi sérieux, mi plaisant n'est en fait qu'un gâchis total. On n'arrive jamais à cerner le personnage de Geena Davis peut-être parce qu'elle n'en a pas vraiment ou du moins pas de façon attrayante. Samuel L. Jackson joue avec peu de conviction le rôle d'un acolyte. Ce film lourd n'a pas d'objectif et pas de point de vue. Les méchants sont tout droit sortis d'une chaîne de montage et le cynisme du film n'est pas enjoué c'est juste aigre et plein de mépris. Dans l'ensemble le film n'offre pas grand-chose de plus qu'un masochisme aux couleurs vives et une actrice enfant agaçante qui pleurniche et boude comme un bambin dans un magasin...
Ce film est passé assez inaperçu à sa sortie en 1996 ; on peut certes lui reprocher un scénario inutilement embrouillé et simplement destiné à relier entre elles des scènes d'action, et malgré la qualité de son casting (un bon Samuel Jackson, un excellent David Morse, au rôle trop court, un toujours bon Brian Cox), il ne fait pas partie des classiques du film d'action. Cependant, on peut prendre du plaisir devant ce James Bond au féminin qui a été conçu sur mesure pour Geena Davis, et réalisé par son mari d'alors avec la même efficacité que "Cliffhanger". C'est de l'action 100% adrénaline, bétonnée par des scènes spectaculaires, et dont l'originalité est une femme héroïne sévèrement burnée.
Perte de mémoire, patin à glace en fusillade et Samuel L. Jackson pour le meilleur des 90's. Renny Harlin au meilleur de sa forme. Un chef cuistot sur un navire, un flic dans le nakatomi Plaza, des voleurs perdue en montagne, une référence à ne pas négliger. Tu vas crier quand tu le verras, et moi j'apprécierais...
"Au revoir à jamais", film d'action américain réalisé Renny Harlin, sorti en 1996. Un bon gros film d'action des années 90. Avec Geena Davis et Samuel L. Jackson. Une belle et de l'action. Très bien réalisé, le film est culte pour les amateurs du genre dans cette décennie, et bien sûr réputé pour sa bonne grosse scène finale généreuse en cascades et tôle froissée. Un bon succès à sa sortie. Un plaisir de le revoir.
Un pitch de départ aussi osée qu'improbable (une bonne mère de famille amnésique découvre qu'elle était tueuse au service du gouvernement) qui passe grace à un casting impeccable (Geena Davis métamorphosée, Samuel L. Jackson - et c'est quasiment unique - humilié par une femme, Craig Bierko étonnant...) et une mise en scène décompléxée qui ne soucie guère de problème de crédibilité (les reflexes qui reviennent immédiatement, le flingue sorti de l'eau mais qui tire sans problème, des explosions hallucinantes, Jackson encore plus increvable que John McLane...) On n'est ni devant un film d'auteur, ni devant un chef d'oeuvre mais ça détend bien!