Le Cadet d'eau douce
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Hotinhere

791 abonnés 5 477 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2026
Un classique du cinéma burlesque muet de Buster Keaton qui brille notamment par son inventivité visuelle, ses cascades et son final légendaire sous la tempête.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
Avec Cadet d’eau douce, Buster Keaton pousse le burlesque vers une forme de pure chorégraphie du chaos, où le monde semble littéralement s’effondrer autour de lui. La mise en scène atteint une précision sidérante dans la gestion des catastrophes, culminant avec la célèbre séquence de la façade qui résume à elle seule l’art du gag keatonien. Derrière la virtuosité physique, le film développe une dynamique touchante entre fragilité et persévérance, faisant de Keaton une figure de résistance face aux forces qui le dépassent. Le récit, simple en apparence, sert de terrain de jeu à une inventivité visuelle constante. Une comédie spectaculaire et millimétrée, qui confirme Keaton comme l’un des grands architectes du cinéma muet.
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2025
Chapeau pour les cascades de Buster Keaton, et les effets spéciaux impressionnants pour un film de 1928 !
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2025
Dans Steamboat Bill, Jr. se trouve l’un des plans les plus célèbres de l’histoire du burlesque américain, celui où la façade d’une maison tombe sur Buster Keaton qui n’en réchappe que parce qu’il passe pile à travers la fenêtre, restée ouverte tout en haut de cette façade (voir photo). Cette scène était si risquée qu’une partie de l’équipe quitta le lieu de son tournage de peur d’assister à l’écrabouillement de l’artiste !
Mais il ne faut surtout pas réduire le film à cette scène d’anthologie, ni même à l’incroyable tempête de la fin du film. Ici tout est merveille, le comique, l’émotion, les cascades ahurissantes et les trucages d’une rare inventivité. Tout cela en 1h10 à peine, un authentique chef-d’œuvre !
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 865 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2025
Il faut être sensible à cet humour gagesque, potache, reposant sur du comique de geste et la maladresse constante du héros pour apprécier l'humour du film - même si la prestation de Buster Keaton manifeste un talent indubitable pour le second degré et une certaine mélancolie, en phase avec cette critique extrêmement moderne de ces pères qui veulent imposer à fils ou fille leur vision du monde et régenter leur vie. Un scénario prétexte aux facéties (parfois spectaculaires) du réalisateur-acteur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mai 2024
M comme miraculé ou mathématicien.
Ce Buster Keaton est un génie de la cascade et du gag. Tout est millimétré pour réaliser la chute d’un pan d’une maison sur lui. Il est sauvé grâce à l’encadrement d’une fenêtre. Et tout ça sans effets spéciaux.
A cette époque, il fallait user de beaucoup d’imagination pour réaliser des effets extraordinaires comme Mélies par exemple mais Buster Keaton n’usait pas toujours d’effets pour illustrer ses cascades. Il se donnait corps et corps pour réaliser ses effets cascades. Et celle-là fait partie des plus impressionnantes de sa carrière. Il faut être sûr qu’un grain de sable ne vienne pas décaler de quelques millimètre la chute. J’imagine que la scène n’a fait l’objet que d’une prise.
Cela dit, on peut user d’astuces comme filmer à l’envers la chute…

« Steamboat Bill, Jr » est une variante de Roméo et Juliette. Deux êtres qui s’aiment et dont les pères ne veulent pas en entendre parler.
Deux familles de classe sociale différente qui plus est.

Le jeune William Canfield rejoint un père autoritaire et brutal. Cependant, cet homme rustre n’apprécie pas qu’on lève la main sur son fils au physique frêle et timide de surcroît. Toutefois, le jeune homme fait preuve de caractère pour rejoindre de nuit sa dulcinée jouée par Kitty (Marion Byron), toute pretty !

Comme la plupart des films de Buster Keaton, le dernier quart d’heure est prolifique en gags et cascades. Il sera seul à se battre contre les éléments et à sauver sa belle, son père enfermé en prison emportée par des eaux déchaînées (!!) et son futur beau-père.
Allez, je me répète : encore un bon Buster Keaton...
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2023
Célèbre pour sa scène de la tempête, qui constitue la fin du film, ce n'est pourtant pas mon film de Keaton préféré. Une grosse première moitié enchaîne les situations convenues, et pas franchement drôles car les gags s'étirent trop en longueur. La suite est plus convaincante, et il faut reconnaitre à Buster Keaton, comme dans tous ses films, un talent exceptionnel pour les cascades et acrobaties en tout genre ! Reste qu'à part quelques sourires, je reste sur ma faim. A voir, mais pour moi pas au niveau du "Mécano de la Générale", "Sherlock Junior", ou d'autres...
Alain D.

734 abonnés 3 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2023
D'une excellente qualité technique et avec de bons effets spéciaux, ce film muet en N&B a été réalisé par Buster Keaton et Charles Reisner en 1928.
Une Comédie émouvante à la fois dramatique et drôle nous offrant un joli témoignage d'époque, de bons gags et des scènes épiques. Elle nous révèle également, si cela était nécessaire, les talents d'acteur de Buster Keaton.
Le pitch ; Steamboat Bill possède un vieux Steamer navigant sur le Missisipi. Il aimerait l'aide de son fils Willy, mais Junior est plus préoccupé par Kitty, la fille de JJ Kink le banquier qui inaugure son nouveau Steamer, palace flottant bien plus moderne.
Patjob
Patjob

44 abonnés 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2022
Un excellent Buster Keaton. On y retrouve son personnage habituel, tendre et naïf, qui souhaite faire plaisir à tout le monde ; ce qui, lorsqu’il doit pour cela apparaitre sous deux jours différents (vis à vis de son père et vis-à-vis de la jeune fille qu’il aime), donne lieu à des situations et des gags savoureux. Mais un personnage également ingénieux, volontaire et pugnace dans l’adversité. Ce qui culmine dans la scène de la tempête : rien ne peut freiner Buster dans sa lutte contre les éléments contraires. Cette scène mérite le qualificatif d’anthologique, pour son rythme, ses gags (la mémorable chute de la façade) et son coté « grand spectacle » qui a dû impressionner à l’époque. Je ris assez difficilement au cinéma ; là j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises. Dans d’autres films, Buster m’avait aussi énormément ému ; plus qu’ici, où l’émotion affleure plus rarement, comme lors de ces merveilleux plans successifs où les deux amoureux apparaissent et se croisent en se voyant seulement à tour de rôle.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2020
Dernière apothéose du génie comique et démiurge burlesque Buster Keaton avant un déclin qui sera fatal, et qui est déjà amorcé depuis 1926, Cadet d’eau douce reste dans le patrimoine cinématographique muet avec l’un des plans les plus célèbres du genre, expression visuelle d’une maitrise impressionnante des gags et du cadre.
Après l’échec du Mécano de la Général, en 1926, les activités de Buster Keaton sont placées sous le contrôle de son producteur et beau-frère, Joseph M. Schenck. Malgré cette mise sous tutelle qui ne porte pas son nom, l’acteur comique parvient à intégrer l’équipe de production de la nouvelle création de la Buston Keaton Comedies. Et bien que le travail de réalisation de Keaton ne soit pas mentionné au générique, cette absence ne doit pas faire oublier l’influence qu’il apporte sur le style du film, sa mise en scène et son écriture. Cadet d’eau douce, dont le titre résume à lui seul le ridicule et la maladresse involontaire du personnage principal, est sans doute l’un des films les plus intimistes de Buster Keaton, avec une délicate et complexe relation père-fils au cœur du sujet.
Sur le Mississipi, un capitaine brut et autoritaire sillonne le fleuve à la barre de son vieux bateau à vapeur, lorsqu’il apprend par télégraphe la visite imminente de son fils, William Canfield Junior. Face à la concurrence impitoyable de son rival, John James King, capitaine d’un navire plus imposant, le père Canfield forge un grand espoir dans le retour de son fils, qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années et qu’il espère aussi vaillant et fort que lui. Mais à la gare, c’est un jeune homme frêle, benêt, coiffé d’un béret et équipé d’un ukulélé qui fait son apparition, au grand dam d’un père découragé.
Dans une première partie du film, l’accent comique sera donc mis sur cette opposition entre un père et un fils que tout oppose, et sur la tentative du premier de faire du second un fils à son image. Dans cette situation déjà tendue, l’arrivée inopinée de Marion, la fille du capitaine rival, achève de placer le jeune Canfield dans un dilemme cornélien : correspondre à l’image du fils soumis et volontaire pour plaire à son père, ou devenir chic et indépendant pour parvenir à séduire la femme dont il est épris.
En fait, l’opposition est un thème qui apparait en filigrane mais occupe une place prépondérante dans les relations entre les personnages et les classes sociales. En effet, un an avant le jeudi noir d’octobre 1929, il est intéressant de porter son attention sur le duel engagé entre un riche capitaine et son concurrent bien plus modeste, un affrontement inégal qui aboutit même à un abus de pouvoir et à une justice expéditive conduisant le père Canfield à la case prison. Cette confrontation presque stéréotypée ne cache pas la dénonciation d’une hiérarchie sociale, à une époque où le taylorisme aliène les ouvriers, les soumet au rythme intensif de l’économie capitaliste, et subit des critiques croissantes.
Dans une deuxième partie, qui voit l’expression du talent de mise en scène de Buster Keaton, ces antagonismes s’estompent face à un cyclone et la nécessité primordiale d’y survivre. D’ailleurs, Keaton avait initialement prévu une inondation pour conclure le film, mais la proposition fut refusée par les producteurs, alors que le souvenir de la terrible crue du Mississipi l’année précédente était encore présent dans les mémoires.
Quoiqu’il en soit, balayés par une nature en colère (le vent était produit par quatre ou six gros moteurs d’avion, capables à plein régime de soulever un camion, et les maisons soulevées par une gigantesque grue), tous ces postulats de départ ne résistent pas et sont emportés dans un tourbillon de créativité scénaristique, aboutissant à un épilogue qui voit la réunification et l’union des partis antonymiques. De même que les barrières sociales sont soulevées par le vent violent, la ville s’effondre autour d’un Canfield junior qui plie mais ne casse pas. Dans une scène mythique du cinéma muet où la façade d’une maison manque d’écraser Buster Keaton, le génie burlesque y exprime tout son talent dans l’art de se trouver au bon endroit, dans le cadrage et la mise en scène des gags, voire son inconscience. En effet, la façade fut construite en matériaux lourds, contrairement à d’autres productions précédentes (« La maison démontable » notamment), et la marge d’erreur habituelle fut également revue à la baisse par Keaton. Une bonne partie de l’équipe préféra ne pas assister à la scène, craignant un accident qui pourrait être volontairement orchestré par l’acteur, à une période où il affrontait plusieurs problèmes personnels et professionnels. Défiant la pesanteur sur un arbre soulevé par le vent, Buster Keaton affronte néanmoins la tempête et exprime une inventivité de mise en scène dans une séquence qui porte son talent créatif à son paroxysme.
Après la sortie du film, qui est une fois de plus un échec commercial, sa société de production est dissoute par Joseph Schenck, qui lui annonce également son refus de produire ses futurs longs-métrages. De plus, son beau-frère lui conseille de rejoindre la récente Metro-Goldwyn-Mayer (fondée en 1924). Contre l’avis de Charlie Chaplin et d’Harold Lloyd (une autre célébrité du cinéma muet burlesque apparue dans « Monte là-dessus », en 1923), Buster Keaton quitte la direction de l’United Artists pour rejoindre les studios MGM. Cette décision marque le début de la fin pour sa carrière : perte d’indépendance, de liberté artistique et scénaristique, de collaborateurs. Bien qu’il parvienne à réaliser un ultime film convenable, « L’Opérateur », la même année, Buster Keaton ne parviendra plus à atteindre son apogée d’antan, à une époque où le cinéma parlant devient la norme à Hollywood et que le muet est engagé vers un déclin inévitable.
chrischambers86

16 175 abonnés 13 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2019
L'un des classiques du muet! Ici, la reprèsentation de la vie pacifique d'un village du Sud est aussi importante que la lutte inègale de Buster Keaton contre un cyclone! On ne prèsente plus la sèquence d'anthologie du cyclone et surtout cette façade de maison qui s'ècroule sur l'acteur en l'èpargnant in extremis grâce à une minuscule fenêtre miraculeusement situèe à sa hauteur! L'exploit est immense et mèrite d'être saluè comme le plan le plus pèrilleux de l'histoire du cinèma! Dommage qu'il faille attendre le dernier quart d'heure pour que "Steamboat Bill Jr." devienne vraiment gènial! Comme on le voit, la fragile immortalitè sur pellicule ètait gagnèe à la force du poignèe et souvent hèroïquement, spoiler: telle la scène où Keaton s'agrippe comme il peut à un arbre qui se dèracine sous ses yeux pour l'emmener un peu plus loin dans la rivière!
Et tout ceci sans la moindre image de synthèse! Chapeau bas...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 avril 2019
Excellent. Très belle photographie avec des gags incroyables. Le rythme est extrêmement bien maîtrisé.
weihnachtsmann

1 619 abonnés 5 734 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2017
Film burlesque moyennement drôle qui ne décolle vraiment que dans le vif du sujet, à savoir lorsque la tempête se lève avec cette deuxième partie qui sauve le film par son rythme totalement survolté et les scènes hallucinantes qui se succèdent.
Cadet d'eau douce
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

50 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2016
Dans la lignée de Charlie Chaplin, Buster Keaton est une icone du cinéma comique du début du XXe siècle. Je connaissais déjà l'acteur de nom mais Le Cadet d'eau douce fut mon premier film avec lui et je ne le regrette pas! La mise en scène est soignée, les acteurs sont bons, la musique ne m'a pas forcément plu à tous les coups mais elle accompagne bien le film. Les décors ont pris un petit coup de vieux mais restent agréables à l’œil et bien sûr, les scènes comiques sont un pur régal: elles se concentrent surtout sur le comique de situation, ainsi que sur le visage de Keaton qui reste impassible quelle que soit la situation et les cascades sont désopilantes.
Le seul point faible du film pour moi est la scène de la tempête, qui est trop longue et lassante à mon goût.
Néanmoins, le film m'a beaucoup fait rire et je le reverrai avec grand plaisir!
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2015
Alors dans l’ensemble on peut dire que j’ai beaucoup aimé ce film mais je ne peux m’empêcher de ressentir un petit arrière-goût d’amertume. Mon avis se retrouve en fait nuancé à cause d’une première demi-heure qui, je dois l’avouer, m’a bien emmerdé. L’introduction des personnages et des enjeux s’avère bien longue pour ma part, peu drôle et assez anodine. Autant Buster Keaton avait l’habitude de proposer une évolution progressive dans l’humour qui fait très souvent mouche, autant là il y a un défaut de rythme qui porte préjudice au film. Du coup j’ai trouvé cette première moitié peu palpitante et vraiment molle, ce qui n’est pas forcément habituel des films de l’acteur.

Par contre le reste du métrage, c’est clairement du Keaton comme je l’aime avec des idées de mise en scène, des cascades à la pelle et beaucoup de tendresse. Et surtout, c’est un film avec un rythme retrouvé où les scènes aussi impressionnantes que drôles s’enchaînent à cent à l’heure. Je m’éclate toujours comme un fou devant ces séquences où tu ne peux t’empêcher de te dire « putain, il a osé ». Je pense notamment au passage de la tempête avec la maison qui s’effondre. Il faut quand même avoir un sacré cran pour tourner des séquences pareilles. Incroyable d’ailleurs que Keaton ne soit pas décédé sur l’un de ses tournages. Difficile à mon sens de rester insensible face à ces séquences saisissantes tant la mise en scène est d’une grande efficacité.

On a donc le droit à un spectacle effréné où le contraste entre le désastre ambiant et l’impassibilité du personnage de Keaton fonctionne toujours autant. Toute la séquence de la tempête est d’ailleurs l’exemple parfait du comique typique de l’acteur/réalisateur. L’image suffit à elle seule, pas besoin de dialogues, pas besoin de textes. Un pur comique de situation qui traverse les époques et fait encore mouche. Et mine de rien, le fait que cela fonctionne encore plus de 80 ans après, ce n’est pas anodin. Une comédie d’une grande générosité encore une fois, dommage donc que le début soit si peu passionnant.
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