Le Cadet d'eau douce
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AMCHI

6 943 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2010
Buster Keaton est très bondissant dans Steamboat Bill Jr en marin d'eau douce notamment dans le final avec cette scène de tempête mais tout au long du film on a droit à des scènes très loufoques.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 octobre 2011
Buster Keaton au top dans cet étrange film entre la tragédie pure et la comédie burlesque. On se questionnera ainsi sur l'origine de cette tempête très déroutante qui permettra à Buster d'user de ses talents. Un film très bon donc, dont l'analyse s'avererait très riche.
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2023
Célèbre pour sa scène de la tempête, qui constitue la fin du film, ce n'est pourtant pas mon film de Keaton préféré. Une grosse première moitié enchaîne les situations convenues, et pas franchement drôles car les gags s'étirent trop en longueur. La suite est plus convaincante, et il faut reconnaitre à Buster Keaton, comme dans tous ses films, un talent exceptionnel pour les cascades et acrobaties en tout genre ! Reste qu'à part quelques sourires, je reste sur ma faim. A voir, mais pour moi pas au niveau du "Mécano de la Générale", "Sherlock Junior", ou d'autres...
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2015
Alors dans l’ensemble on peut dire que j’ai beaucoup aimé ce film mais je ne peux m’empêcher de ressentir un petit arrière-goût d’amertume. Mon avis se retrouve en fait nuancé à cause d’une première demi-heure qui, je dois l’avouer, m’a bien emmerdé. L’introduction des personnages et des enjeux s’avère bien longue pour ma part, peu drôle et assez anodine. Autant Buster Keaton avait l’habitude de proposer une évolution progressive dans l’humour qui fait très souvent mouche, autant là il y a un défaut de rythme qui porte préjudice au film. Du coup j’ai trouvé cette première moitié peu palpitante et vraiment molle, ce qui n’est pas forcément habituel des films de l’acteur.

Par contre le reste du métrage, c’est clairement du Keaton comme je l’aime avec des idées de mise en scène, des cascades à la pelle et beaucoup de tendresse. Et surtout, c’est un film avec un rythme retrouvé où les scènes aussi impressionnantes que drôles s’enchaînent à cent à l’heure. Je m’éclate toujours comme un fou devant ces séquences où tu ne peux t’empêcher de te dire « putain, il a osé ». Je pense notamment au passage de la tempête avec la maison qui s’effondre. Il faut quand même avoir un sacré cran pour tourner des séquences pareilles. Incroyable d’ailleurs que Keaton ne soit pas décédé sur l’un de ses tournages. Difficile à mon sens de rester insensible face à ces séquences saisissantes tant la mise en scène est d’une grande efficacité.

On a donc le droit à un spectacle effréné où le contraste entre le désastre ambiant et l’impassibilité du personnage de Keaton fonctionne toujours autant. Toute la séquence de la tempête est d’ailleurs l’exemple parfait du comique typique de l’acteur/réalisateur. L’image suffit à elle seule, pas besoin de dialogues, pas besoin de textes. Un pur comique de situation qui traverse les époques et fait encore mouche. Et mine de rien, le fait que cela fonctionne encore plus de 80 ans après, ce n’est pas anodin. Une comédie d’une grande générosité encore une fois, dommage donc que le début soit si peu passionnant.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2012
Un Buster Keaton exceptionnel, pour une comédie hilarante !
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2020
Dernière apothéose du génie comique et démiurge burlesque Buster Keaton avant un déclin qui sera fatal, et qui est déjà amorcé depuis 1926, Cadet d’eau douce reste dans le patrimoine cinématographique muet avec l’un des plans les plus célèbres du genre, expression visuelle d’une maitrise impressionnante des gags et du cadre.
Après l’échec du Mécano de la Général, en 1926, les activités de Buster Keaton sont placées sous le contrôle de son producteur et beau-frère, Joseph M. Schenck. Malgré cette mise sous tutelle qui ne porte pas son nom, l’acteur comique parvient à intégrer l’équipe de production de la nouvelle création de la Buston Keaton Comedies. Et bien que le travail de réalisation de Keaton ne soit pas mentionné au générique, cette absence ne doit pas faire oublier l’influence qu’il apporte sur le style du film, sa mise en scène et son écriture. Cadet d’eau douce, dont le titre résume à lui seul le ridicule et la maladresse involontaire du personnage principal, est sans doute l’un des films les plus intimistes de Buster Keaton, avec une délicate et complexe relation père-fils au cœur du sujet.
Sur le Mississipi, un capitaine brut et autoritaire sillonne le fleuve à la barre de son vieux bateau à vapeur, lorsqu’il apprend par télégraphe la visite imminente de son fils, William Canfield Junior. Face à la concurrence impitoyable de son rival, John James King, capitaine d’un navire plus imposant, le père Canfield forge un grand espoir dans le retour de son fils, qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années et qu’il espère aussi vaillant et fort que lui. Mais à la gare, c’est un jeune homme frêle, benêt, coiffé d’un béret et équipé d’un ukulélé qui fait son apparition, au grand dam d’un père découragé.
Dans une première partie du film, l’accent comique sera donc mis sur cette opposition entre un père et un fils que tout oppose, et sur la tentative du premier de faire du second un fils à son image. Dans cette situation déjà tendue, l’arrivée inopinée de Marion, la fille du capitaine rival, achève de placer le jeune Canfield dans un dilemme cornélien : correspondre à l’image du fils soumis et volontaire pour plaire à son père, ou devenir chic et indépendant pour parvenir à séduire la femme dont il est épris.
En fait, l’opposition est un thème qui apparait en filigrane mais occupe une place prépondérante dans les relations entre les personnages et les classes sociales. En effet, un an avant le jeudi noir d’octobre 1929, il est intéressant de porter son attention sur le duel engagé entre un riche capitaine et son concurrent bien plus modeste, un affrontement inégal qui aboutit même à un abus de pouvoir et à une justice expéditive conduisant le père Canfield à la case prison. Cette confrontation presque stéréotypée ne cache pas la dénonciation d’une hiérarchie sociale, à une époque où le taylorisme aliène les ouvriers, les soumet au rythme intensif de l’économie capitaliste, et subit des critiques croissantes.
Dans une deuxième partie, qui voit l’expression du talent de mise en scène de Buster Keaton, ces antagonismes s’estompent face à un cyclone et la nécessité primordiale d’y survivre. D’ailleurs, Keaton avait initialement prévu une inondation pour conclure le film, mais la proposition fut refusée par les producteurs, alors que le souvenir de la terrible crue du Mississipi l’année précédente était encore présent dans les mémoires.
Quoiqu’il en soit, balayés par une nature en colère (le vent était produit par quatre ou six gros moteurs d’avion, capables à plein régime de soulever un camion, et les maisons soulevées par une gigantesque grue), tous ces postulats de départ ne résistent pas et sont emportés dans un tourbillon de créativité scénaristique, aboutissant à un épilogue qui voit la réunification et l’union des partis antonymiques. De même que les barrières sociales sont soulevées par le vent violent, la ville s’effondre autour d’un Canfield junior qui plie mais ne casse pas. Dans une scène mythique du cinéma muet où la façade d’une maison manque d’écraser Buster Keaton, le génie burlesque y exprime tout son talent dans l’art de se trouver au bon endroit, dans le cadrage et la mise en scène des gags, voire son inconscience. En effet, la façade fut construite en matériaux lourds, contrairement à d’autres productions précédentes (« La maison démontable » notamment), et la marge d’erreur habituelle fut également revue à la baisse par Keaton. Une bonne partie de l’équipe préféra ne pas assister à la scène, craignant un accident qui pourrait être volontairement orchestré par l’acteur, à une période où il affrontait plusieurs problèmes personnels et professionnels. Défiant la pesanteur sur un arbre soulevé par le vent, Buster Keaton affronte néanmoins la tempête et exprime une inventivité de mise en scène dans une séquence qui porte son talent créatif à son paroxysme.
Après la sortie du film, qui est une fois de plus un échec commercial, sa société de production est dissoute par Joseph Schenck, qui lui annonce également son refus de produire ses futurs longs-métrages. De plus, son beau-frère lui conseille de rejoindre la récente Metro-Goldwyn-Mayer (fondée en 1924). Contre l’avis de Charlie Chaplin et d’Harold Lloyd (une autre célébrité du cinéma muet burlesque apparue dans « Monte là-dessus », en 1923), Buster Keaton quitte la direction de l’United Artists pour rejoindre les studios MGM. Cette décision marque le début de la fin pour sa carrière : perte d’indépendance, de liberté artistique et scénaristique, de collaborateurs. Bien qu’il parvienne à réaliser un ultime film convenable, « L’Opérateur », la même année, Buster Keaton ne parviendra plus à atteindre son apogée d’antan, à une époque où le cinéma parlant devient la norme à Hollywood et que le muet est engagé vers un déclin inévitable.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2017
Film burlesque moyennement drôle qui ne décolle vraiment que dans le vif du sujet, à savoir lorsque la tempête se lève avec cette deuxième partie qui sauve le film par son rythme totalement survolté et les scènes hallucinantes qui se succèdent.
Cadet d'eau douce
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2012
Buster Keaton, au sommet de son art, nous offre avec "Steamboat Bill Jr." un spectacle simplement hilarant, plein de tendresse et de bonne humeur, et surtout d'une poésie divinement infantile, presque nostalgique, et totalement délectable! Ça fourmille de trouvailles, de gags, d'esprit et de prouesses (tant techniques et artistiques que physiques!), l'ensemble est enjoué, rythmé, sans temps mort... Vive le loufoque, vive l'humour, vive le rire tout simplement. Et cet immense artiste qu'est Buster Keaton l'a fort bien compris, et arrive à le produire avec une facilité désarmante! Voilà, un chef-d'œuvre.
chrischambers86

16 163 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2019
L'un des classiques du muet! Ici, la reprèsentation de la vie pacifique d'un village du Sud est aussi importante que la lutte inègale de Buster Keaton contre un cyclone! On ne prèsente plus la sèquence d'anthologie du cyclone et surtout cette façade de maison qui s'ècroule sur l'acteur en l'èpargnant in extremis grâce à une minuscule fenêtre miraculeusement situèe à sa hauteur! L'exploit est immense et mèrite d'être saluè comme le plan le plus pèrilleux de l'histoire du cinèma! Dommage qu'il faille attendre le dernier quart d'heure pour que "Steamboat Bill Jr." devienne vraiment gènial! Comme on le voit, la fragile immortalitè sur pellicule ètait gagnèe à la force du poignèe et souvent hèroïquement, spoiler: telle la scène où Keaton s'agrippe comme il peut à un arbre qui se dèracine sous ses yeux pour l'emmener un peu plus loin dans la rivière!
Et tout ceci sans la moindre image de synthèse! Chapeau bas...
Charlotte28
Charlotte28

202 abonnés 2 815 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2025
Il faut être sensible à cet humour gagesque, potache, reposant sur du comique de geste et la maladresse constante du héros pour apprécier l'humour du film - même si la prestation de Buster Keaton manifeste un talent indubitable pour le second degré et une certaine mélancolie, en phase avec cette critique extrêmement moderne de ces pères qui veulent imposer à fils ou fille leur vision du monde et régenter leur vie. Un scénario prétexte aux facéties (parfois spectaculaires) du réalisateur-acteur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mai 2024
M comme miraculé ou mathématicien.
Ce Buster Keaton est un génie de la cascade et du gag. Tout est millimétré pour réaliser la chute d’un pan d’une maison sur lui. Il est sauvé grâce à l’encadrement d’une fenêtre. Et tout ça sans effets spéciaux.
A cette époque, il fallait user de beaucoup d’imagination pour réaliser des effets extraordinaires comme Mélies par exemple mais Buster Keaton n’usait pas toujours d’effets pour illustrer ses cascades. Il se donnait corps et corps pour réaliser ses effets cascades. Et celle-là fait partie des plus impressionnantes de sa carrière. Il faut être sûr qu’un grain de sable ne vienne pas décaler de quelques millimètre la chute. J’imagine que la scène n’a fait l’objet que d’une prise.
Cela dit, on peut user d’astuces comme filmer à l’envers la chute…

« Steamboat Bill, Jr » est une variante de Roméo et Juliette. Deux êtres qui s’aiment et dont les pères ne veulent pas en entendre parler.
Deux familles de classe sociale différente qui plus est.

Le jeune William Canfield rejoint un père autoritaire et brutal. Cependant, cet homme rustre n’apprécie pas qu’on lève la main sur son fils au physique frêle et timide de surcroît. Toutefois, le jeune homme fait preuve de caractère pour rejoindre de nuit sa dulcinée jouée par Kitty (Marion Byron), toute pretty !

Comme la plupart des films de Buster Keaton, le dernier quart d’heure est prolifique en gags et cascades. Il sera seul à se battre contre les éléments et à sauver sa belle, son père enfermé en prison emportée par des eaux déchaînées (!!) et son futur beau-père.
Allez, je me répète : encore un bon Buster Keaton...
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2023
D'une excellente qualité technique et avec de bons effets spéciaux, ce film muet en N&B a été réalisé par Buster Keaton et Charles Reisner en 1928.
Une Comédie émouvante à la fois dramatique et drôle nous offrant un joli témoignage d'époque, de bons gags et des scènes épiques. Elle nous révèle également, si cela était nécessaire, les talents d'acteur de Buster Keaton.
Le pitch ; Steamboat Bill possède un vieux Steamer navigant sur le Missisipi. Il aimerait l'aide de son fils Willy, mais Junior est plus préoccupé par Kitty, la fille de JJ Kink le banquier qui inaugure son nouveau Steamer, palace flottant bien plus moderne.
real-disciple
real-disciple

113 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2012
Ce qui est incroyable ce sont les trucages pour l'époque (la scène de l'ouragan est génialement mise en scène). Comme toujours Keaton étonne par son inventivité, il part déjà doucement avec une description des deux mondes et la réconciliation après le drame de la tempête qui lui était mené tambour battant. Moins parfait que Le Mécano de la général, il reste un de ses meilleurs.
dragon_ryu
dragon_ryu

19 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2009
L'avantage avec les films de Keaton ou Chaplin c'est qu'ils n'ont aucune chance de vieillir ou d'ennuyer le spectateur puisque c'est dans leur essence spectaculaire que le cinéma (art de forain avant tout) trouve ses racines. Ainsi Le Cadet D'Eau Douce enchaine les morceaux de bravoure comiques sur un tempo soutenu, le jeu outrancier, à la limite du mime, des acteurs fait merveille. Le film n'hésite pas à mettre en scènes des situations spectaculaire, dépassant largement la logistique de l'époque, avec astuce. Un bon moment.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 848 abonnés 8 156 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2008
Avec Le cadet d’eau douce (1928), on retrouve un Buster Keaton survolté, survitaminé, en plein cœur du Mississippi, il doit choisir entre rester avec son père colérique où être avec celle qu’il aime.
Alors qu’au même moment un cyclone dévastateur surgit de nul part, il doit tout faire pour sauver sa peau ainsi que celle de ceux qu’il aime.
Prouesse technique et visuelle pour ce film en noir et blanc et muet, où à l’aide de maquettes et diverses reconstitutions, Charles Reisner donne vie à un cyclone crédible et impressionnant.
Keaton égal à lui même nous sidère, quelque soient les plans du film, il est excellent, acrobaties, cascades, rien ne l’arrête, ce film est l’un des ses meilleurs avec le cultissime & chef d’oeuvre Le Mécano de la General (1927).
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