Il faudrait vraiment être difficile pour ne pas être conquis devant cet immense chef-d'oeuvre du cinema burlesque. La mise en scène est franchement exceptionnelle et elle nous offre bon nombre de séquences d'anthologie. Evidemment ce sont les scènes concernant la tornade qui marqueront et étonneront le plus les cinéphiles. En tête d'affiche, Buster Keaton provoque à la fois le fou rire et le respect chez les spectateurs, dans le rôle du jeune héros placide, tandis que le reste du casting s'avère tout aussi épatant. Une oeuvre vraiment impressionnante, car totalement maîtrisée, et qui s'avère subtilement drôle et captivante, et elle se doit donc d'être visionner par tout le monde.
Un excellent Buster Keaton. On y retrouve son personnage habituel, tendre et naïf, qui souhaite faire plaisir à tout le monde ; ce qui, lorsqu’il doit pour cela apparaitre sous deux jours différents (vis à vis de son père et vis-à-vis de la jeune fille qu’il aime), donne lieu à des situations et des gags savoureux. Mais un personnage également ingénieux, volontaire et pugnace dans l’adversité. Ce qui culmine dans la scène de la tempête : rien ne peut freiner Buster dans sa lutte contre les éléments contraires. Cette scène mérite le qualificatif d’anthologique, pour son rythme, ses gags (la mémorable chute de la façade) et son coté « grand spectacle » qui a dû impressionner à l’époque. Je ris assez difficilement au cinéma ; là j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises. Dans d’autres films, Buster m’avait aussi énormément ému ; plus qu’ici, où l’émotion affleure plus rarement, comme lors de ces merveilleux plans successifs où les deux amoureux apparaissent et se croisent en se voyant seulement à tour de rôle.
Le dernier film de Buster Keaton chez United Artists est à mon avis un peu trop surestimé (de la même façon que "Go West" est sous-estimé, selon moi). Ici, le personnage principal cherche à se faire aimer de son père, qui ne le trouve pas assez costaud, tout en courtisant la fille du rival de son père, l'ensemble ayant pour cadre les rivières de Louisiane. Plus que par son aspect comique un peu plus faible que dans ses autres films, "Steamboat Bill Jr" est surtout remarquable pour ses scènes d'action impressionnantes, notamment lors de la tempête, avec un Buster titubant entre des maisons peu solides et enclines à lui tomber dessus. Sympathique, mais cela n'atteint pas les sommets du "Mécano de la Général".
Excellent film, c'est le premier Buster Keaton que je vois et aucun regret. Y a vraiment un côté bon enfant, avec ce gars vachement gauche, qui met toujours les pieds là où il ne faut pas, qui fait toujours le geste de trop ou de pas assez, non vraiment, juste excellent ! Un peu enfantin mais ça touche pile-poil là où il faut ! Pas de dialogues forcément mais une petite musique entraînante, des bruitages poilants, plein de facteurs qui donnent ce charme si particulier à ce film ! Rajoutez à ça des performances techniques bluffantes : la tempête, la célèbre scène de la maison qui lui tombe dessus etc... C'est frais, c'est mignon, c'est drôle, en gros il n'y a aucune raison de s'en priver !
Un des films les plus spectaculaires de Buster Keaton : l'ancêtre du film catastrophe, qui relate le passage d'un typhon sur le Mississipi, film mythique dont chacun a pu déjà apercevoir des extraits à la TV. Jouant la carte de l'aventure, le réalisateur n'en oublie pas pour autant ses thèmes les plus chers : amours semés d'embûches, rivalités diverses, difficulté d'être différent... Le film se divise clairement en deux parties, toutes deux très réussies : d'abord la rencontre du personnage de Keaton et de son père, qui joue sur les contrastes, et le désespoir du père déçu par ce fils qui ne lui ressemble pas, ainsi que la différence de classe sociale entre les steamers du fleuve... Ensuite, la seconde partie avec l'emprisonnement du père, le déchainement du typhon... il s'agit alors d'une séquence d'action non stop pendant près d'une demi heure. Tout en restant burlesque, pleine d'émotions, de clins d'oeils, truffée de gags, inventive à chaque instant, cette séquence est impressionnante visuellement même aujourd'hui, 80 ans plus tard, sous le règne de l'image de synthèse. Un chef d'oeuvre intemporel léger comme une plume.
Sans être mon Buster Keaton préféré, Cadet d'eau douce n'en reste pas moins une comédie muette assez réussie, grace bien sur au génie de Keaton, toujours aussi exceptionnel dans son génie créateur, et à sa manière de transformer presque chaque gag en moment d'anthologie. De plus, la scène finale est une grande réussite. Un très bon moment à passer.
Le début fait craindre le pire, c'est en effet très lourd (même lourdingue par moment) et puis soudain la seconde partie nous laisse scotché devant notre écran avec un déluge de gags surréalistes qui s'enchaînent sans nous laisser aucun répit et nous rendant sans voix devant tant d'inventivités. Jamais catastrophe naturelle n'a été aussi réjouissante !
Keaton est incomparable donc unique et tous ses grands films sont et resteront des chef-d'œuvres.Celui-ci n'échappe pas au lot,il est beau du début à la fin et parfaitement construit pour que l"intérêt du spectateur augmente sans cesse.Que les séquences soient intimes ou à grands spectacles comme l'ouragan aussi dévastateur sur les constructions humaines que sur nos rires.Keaton est drôle,émouvant sans jamais tirer sur la corde sensible et l'harmonie de ses mouvements toujours inattendus est douce aux regards.Le numéro 1 du cinéma muet : c'est lui mais il n'a pas su se vendre.
Dans la lignée de Charlie Chaplin, Buster Keaton est une icone du cinéma comique du début du XXe siècle. Je connaissais déjà l'acteur de nom mais Le Cadet d'eau douce fut mon premier film avec lui et je ne le regrette pas! La mise en scène est soignée, les acteurs sont bons, la musique ne m'a pas forcément plu à tous les coups mais elle accompagne bien le film. Les décors ont pris un petit coup de vieux mais restent agréables à l’œil et bien sûr, les scènes comiques sont un pur régal: elles se concentrent surtout sur le comique de situation, ainsi que sur le visage de Keaton qui reste impassible quelle que soit la situation et les cascades sont désopilantes. Le seul point faible du film pour moi est la scène de la tempête, qui est trop longue et lassante à mon goût. Néanmoins, le film m'a beaucoup fait rire et je le reverrai avec grand plaisir!
Un film vraiment hallucinant. Le film commence très lentement, sans doute trop lentement ( c'est la raison pour laquelle je ne mets pas 4 étoiles ). Mais ensuite c'est jouissif, Buster Keaton enchaîne les gags, les acrobaties, et les cascades sont vraiments incroyables, avec des timings incroyablements précis. Personnellement, voir Buster Keaton, Jakie Chan se fait passer pour un joueur de la marelle. Au fur et à mesure, l'imbécile qu'on voit au départ devient un personnage attachant, et la fin conclut à merveille le film. un petit chef d'oeuvre.
Dans Steamboat Bill, Jr. se trouve l’un des plans les plus célèbres de l’histoire du burlesque américain, celui où la façade d’une maison tombe sur Buster Keaton qui n’en réchappe que parce qu’il passe pile à travers la fenêtre, restée ouverte tout en haut de cette façade (voir photo). Cette scène était si risquée qu’une partie de l’équipe quitta le lieu de son tournage de peur d’assister à l’écrabouillement de l’artiste ! Mais il ne faut surtout pas réduire le film à cette scène d’anthologie, ni même à l’incroyable tempête de la fin du film. Ici tout est merveille, le comique, l’émotion, les cascades ahurissantes et les trucages d’une rare inventivité. Tout cela en 1h10 à peine, un authentique chef-d’œuvre !
Avec Cadet d’eau douce, Buster Keaton pousse le burlesque vers une forme de pure chorégraphie du chaos, où le monde semble littéralement s’effondrer autour de lui. La mise en scène atteint une précision sidérante dans la gestion des catastrophes, culminant avec la célèbre séquence de la façade qui résume à elle seule l’art du gag keatonien. Derrière la virtuosité physique, le film développe une dynamique touchante entre fragilité et persévérance, faisant de Keaton une figure de résistance face aux forces qui le dépassent. Le récit, simple en apparence, sert de terrain de jeu à une inventivité visuelle constante. Une comédie spectaculaire et millimétrée, qui confirme Keaton comme l’un des grands architectes du cinéma muet.