La Brune brûlante est une savoureuse comédie américaine des années 50, il y a une scène très marrante avec Paul Newman et Joan Collins, tous les 2 sont un peu pompette et Paul Newman commence à se prendre pour Tarzan en se balançant avec le lustre. Une gentille comédie très agréable à voir.
Comédie américaine type des années 50/60,gentillette et bon enfant,prêtant plus à sourire qu'à rire sauf quand Joanne Woodward danse en faisant le clown; là c'est franchement drôle. L'histoire est cul cul la praline ce qui fait que les acteurs doivent entièrement porter le film. La satyre est nette et les moeurs locales sont malmenées. Derrière la dérision on sent pointer un certain mal de vivre. McCarey aux commandes,c'est quand même une grosse déception;on est vraiment loin de Billy Wilder et pourtant ces deux réalisateurs sont de même niveau. Tout se joue sur des détails et sans doute aussi sur les acteurs. La mise en scène est peu critiquable en dehors des scènes de rêves malvenues,lourdes et laides. Je crois surtout que la mode de ces films soit passée et que contrairement aux westerns qui sont mythiques seules quelques une survivront en dehors des cinémathèques. C'est un film difficile à conseiller et je ne m'y risquerai pas.
le début est excellent et ironique à souhait montrant une société américaine parfaite qui semble tout droit sortie d'un film publicitaire d'époque. Ensuite cela se tasse et on a droit à une comédie plutôt exubérante, bien jouée mais sans plus
« La brune brûlante » est l’avant-dernier film réalisé par Leo McCarey dont il faut rappeler qu’il fut avec Fred Guiol, Clyde Bruckman et James Parrott l’un des artisans de la popularité du duo mythique formé par Stan Laurel et Oliver Hardy, les dirigeant dans plusieurs courts-métrages de leur période muette. Par la suite il dirigea avec « La soupe au canard » le film réputé pour être le plus abouti des Marx Brothers. Spécialisé dans le domaine de la comédie burlesque, McCarey tournera avec WC Fields, Charles Laughton et Mae West. Il ne négligera pas pour autant le drame avec des films romantiques ou plus engagés comme « Elle et lui » (deux versions seront proposées par McCarey en 1939 et 1957), « La route semée d’étoiles » (1944) et « Les cloches de Sainte-Marie » (1945). Un Oscar reçu en 1937 pour « Cette sacrée vérité » achèvera de le classer parmi les grands réalisateurs de son époque. En 1958, il est contacté par Buddy Adler qui vient tout juste de remplacer Darryl F. Zanuck à la tête de la Fox pour adapter « Rally’Round the Flag, Boys ! », pamphlet anticonformiste et antimilitariste écrit par Max Shulman. Avec George Axelrod qui vient d’accéder à la notoriété en écrivant successivement les scénarios de deux films à succès avec Marilyn Monroe (« Sept ans de réflexion », « Bus Stop »), McCarey travaille sur l’adaptation du livre de Shulman. Mais cette version jugée trop éloignée de l’esprit du livre est rejetée par Buddy Ader. McCarey alors reprend l’écriture avec Claude Binyon lui aussi rodé à la narration comique. Dans la ville imaginaire de Putnam’s Landing située dans la banlieue de New York, « l’american way of life » a trouvé sa véritable acception avec ses jolies villas soigneusement alignées et joliment décorées. Les maris vont chaque jour au travail par le train dans la grande cité pendant que leurs épouses s’activent au foyer et animent les différents comités caritatifs et festifs qui rythment la vie de la petite ville où en entame du film il nous a été dit qu’il ne se passait jamais rien de bouleversant. spoiler: L’arrivée sur le territoire de la petite commune d’une base militaire étiquetée mystérieusement « Top Secret » va secouer ce havre de paix qui ronronnait gentiment.
Le couple Bannerman formé par Paul Newman et Joanne Woodward ne va pas échapper à la tornade d’autant plus que Harry (Paul Newman) voit sa tonitruante voisine en mal d’affection (Joan Collins) jeter sur lui son dévolu avec un empressement non feint. C’est Grace (Joanne Woodward) très impliquée dans la vie locale qui va être désignée pour mener la révolte afin de contrecarrer le projet militaire . Leo McCarey maître ès-comédie va parvenir à transcender cette intrigue plutôt minimaliste grâce à son sens du rythme et du gag bien senti. Il parvient notamment à tirer tout le parti de la très explosive Joan Collins qui fait feu de tout bois depuis qu’arrivée de son Angleterre natale elle s’est fait remarquer dans « La Terre des pharaons », le péplum très réussi d’Howard Hawks. Tout aussi volcanique qu’ingénue et sensuelle, l’actrice britannique vole quelque peu la vedette au duo charismatique formé par Joanne Woodward et Paul Newman qui ne sont malgré tout pourtant pas en reste notamment Paul Newman que l’on n’attendait pas à pareille fête, redoutant qu’il soit un peu emprunté dans un registre inhabituel pour lui, biberonné aux méthodes de l’Actors Studio. Joanne Woodward de son côté, à l’aise dès qu’elle se place devant une caméra, est comme toujours juste. On suit donc avec plaisir cette gouleyante pochade tournée en Cinémascope dans une gamme de couleurs qui renforce le côté convenu de l’american way of life qu’il a toujours été de bon ton de brocarder en raison du repli sur soi qu’il générait. Mais de manière plus générale n’est-ce pas le tropisme inhérent à une classe sociale intermédiaire qui même quand elle se pare d’une attention désintéressée retombe très vite dans ses travers dès qu'elle se sait à l’abri des regards ? Atteignant la soixantaine après une très longue carrière derrière lui, Leo McCarey pouvait donc envisager sereinement une retraite bien méritée qu’il prendra quatre ans plus tard après « Une histoire de Chine » film engagé qui n’était pas forcément indispensable à sa filmographie.
Avant dernière réalisation de Léo Mac Carey (1958), réalisateur défendu par le courant critique des " mac mahoniens" et notamment parJacques Lourcelles, " la brune brûlante est un des rares titres comiques de la filmographie de Paul Newman.
Réflexion amusée sur l'American way of life et son côté ennuyeux, qui fait vaguement penser à sept ans de réflexion de Wilder.
Ici ce sont deux personnages mariés qui se morfondent dans leur couple et son tentés par l'adultère. La morale sera sauve !
L'actrice anglaise Joan Collins, malgré son second rôle, domine la distribution de sa beauté et on ne pourra que regretter ses mauvais choix de carrière ( elle avait l'étoffe et le charisme d'une très grande actrice).
La première partie est nettement plus réussie que la seconde qui s'embourbe parfois en raison de transition scénaristiques pas toujours au point.
Aujourd'hui, le film a gardé une certaine réputation justifiée malgré ses ( selon moi) indéniables petites imperfections.
Une réussite, Leo MC Carey utilise .dérision, humour et analyse avec pertinence cette société américaine. Dont Paul Newman, à contre emploi est un spécimen. prude hypocrite et Joan Collins une tentatrice très crédible. Pas de cadeau à l'armée qui est ridiculises.
Un homme marié et une femme mariée qui se connaissent se mettent soudain à flirter gentiment, sans réelles arrières-pensées a priori, juste parce que parfois ça fait du bien de savoir qu'on peut encore plaire. Petites allusions, sourire charmeur et oeil-de-biche se suffisent ainsi le temps de quelques minutes. On s'étonne des dialogues, qui en 1958 ont dû en faire sursauter plus d'un, remplis de sous-entendus ouvertement sexuels mais souvent particulièrement bien amenés et savoureux. Les charmes de Paul Newman et de Joan Collins font le reste, cette dernière volant la vedette sans sourciller à la trop sage Joanne Woodward. La partie camps militaire est très sympathique aussi même si elle sert de contexte social, qui amène à un jeu de rôle aussi burlesque que loufoque, un délire réjouissant mais peut-être un peu trop délirant comparé au reste du film, plus fin et plus conjugal. Néanmoins, les situations cocasses ne manquent pas comme ces intermèdes "fantasmagoriques" ou la danse éthylique. C'est très drôle souvent et d'une acuité plus que certaine sur le fond. Parfois il y a quelques longueurs mais dans l'ensemble c'est une comédie pleine de vitalité agrémentée, une fois n'est pas coutume, d'une voix Off satirique qui ne manque pas de sel. Site : Selenie