En s’éloignant des classiques films de braquages dans lesquels les bandits planifient avec minutie leur plan, Sidney Lumet s’inspire d’une histoire vraie pour nous présenter les conséquences d’un hold-up foireux fomentés par un duo de bras cassés. Pris au piège d’un siège policier avec leurs otages, les deux compères savent d’ors et déjà les heures comptées sont donc face à un drame intense souligné par l’excellent jeu de John Cazale et tout particulièrement d’Al Pacino. Celui trouve là un rôle qui s’avère finalement terriblement émouvant et qui restera parmi ses meilleures prestations. Mais alors que le huis-clos vire doucement vers la tragédie psychologique, le fait divers devient un événement médiatique faisant passer les deux braqueurs pour les défenseurs de leur cause. Le film s’avère donc être également une critique d’une société américaine manipulée par les journalistes. Malgré son rythme inégal, le long-métrage bénéficie d’une mise en scène diffusant à la perfection son propos.
Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de son réalisateur, Sidney Lumet (déjà responsable du génial "12 hommes en colère"), "Une après-midi de chien" m’a toujours laissé dubitatif quant à son statut, surtout au vu de son pitch minimaliste. Comment faire du braquage d’un banque un sommet du cinéma des 70’s ? Mais, au final, force est d’admettre que le film n’a pas usurpé sa flatteuse réputation. Car, "Une après-midi de chien" ne se contente pas de suivre le sort des braqueurs et de leurs otages, comme n’importe quel téléfilm lambda. Il dresse un portrait sans concessions du New-York des années 70 qui découvrent le chômage, la violence mais également une homosexualité qui commence à s’afficher. Le décor de cette prise d’otage est donc un des éléments clé de la réussite du film puisque lui offre une crédibilité inespérée et prend le pouls d’une société en pleine mutation. A ce titre, chacune des sorties dans la rue du héros, Sonny est un moment extraordinaire. Mais, plus qu’un conteur de talent, Lumet est, avant tout, un formidable metteur en scène qui magnifie ce huis-clos en limitant au maximum la musique et en accordant une place de choix aux échanges entre personnages (les dialogues sont excellents et très naturels). Mais surtout, Lumet ne craint pas de prendre le spectateur à rebrousse-poil. Et c’est peu dire que l’intrigue est une succession ininterrompue de contre-pied, que ce soit dès le début du film où les braqueurs se révèlent être des amateurs peu organisés (et lâchés par un de leur complice), lors de la révélation des véritables motivations de Sonny (qui veut payer l’opération de changement de sexe de son petit ami) ou, encore, à travers les relations entre les braqueurs et leurs otages, le tout teinté d’un humour inattendu qui réussit l’exploit de ne pas désamorcer la tension palpable tout au long du film jusqu’à son implacable final. L’autre point fort de Lumet, c’est sa capacité à rendre ses personnages atypiques et attachants. Ainsi, il présente le héros Sonny (époustouflant Al Pacino, sur la corde du début à la fin et qui tient incontestablement un de ses meilleurs rôles) comme un braqueur civilisé et attentif au sort de ses otages… mais tente pas, pour autant, de nier sa folie (il harcèle et violente son amant). On est loin du héros américain typique et le spectateur passe le film à découvrir une nouvelle facette de sa personnalité, pour le moins complexe, en apportant des explications à son état (ses conversations avec son amant et, surtout, avec son insupportable femme, sont fantastiques). Il parvient même à éviter le piège du ridicule ou de la caricature homophobe lorsqu’il évoque son homosexualité qu’il traite comme une histoire d’amour normale... ce qui était pour le moins avant-gardiste dans l’Amérique des 70’s. Les seconds rôles sont, également, extraordinaires avec le mutique John Cazale en complice limité, Charles Durning en flic de bonne volonté mais complètement dépassé, James Broderick et Lance Henriksen en flippants agents du FBI ou encore Chris Sarandon en transsexuel terrorisé. "Un après-midi de chien" est donc un très grand film réalisé par un grand réalisateur et porté par un monstre sacré au sommet de son art. Un classique immanquable quoi…
Ce qui est bien avec "Un après midi de Chien" c’est que ce n’est pas un simple braquage. Il y a aussi une dénonciation des médias mais aussi de la police. Sidnet Lumet ne nous présente pas un braquage commun, mais un braquage « raté ». Les protagonistes ne s’étaient pas préparés a ce que ca se passe mal. Al Pacino interprète très bien ce looser qui fait tout ca pour que son amant puisse changer de sexe. Une histoire vrai et une fin a laquelle on ne s’attend pas. En revanche j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs mais globalement c’est assez rythmé.
Encore un monument du cinéma à mettre en partie sur les épaules d'Al Pacino qui est du début à la fin phénoménal. Inspiré d'une histoire vrai, ce braquage est très efficace. Et nous spectateur, tout comme la foule s'agglutinant autour de la banque, on se prend d'affection pour ses deux malfrats. Une réussite !!!
Très bon film qui raconte l'histoire de deux losers qui braquent une banque. Al Pacino est parfait dans son rôle de petit malfrat, la réalisation est classique. C'est l'histoire qui est folle. Voir un braquage se passer comme ça, ça ne doit pas arriver souvent.
Avec Un après-midi de chien on entre vite dans le sujet, par d'égarement, le film nous prend d'emblée dans son filet. Vif et intelligent malgré une baisse de régime vers le milieu Un après-midi de chien est un film à découvrir. Du bon cinéma des années 70.
Le scénario est parfait , Al Pacino est remarquable comme à son habitude sa prestation fait tout le film , pour moi c'est l'un de ses meilleurs roles comme pour beaucoup je pense . Un Après-Midi De Chien n'est pas un film de braquage comme tous les autres , il est unique en son genre . la personnalité de Sonny le braqueur est à la fois hilarant et antipathique , a le don de nous énerver par sa trop grande gentillesse et naiveté . Un Classique , Un très Grand Film .
Un film culte de braquage mais sans twists ou fusillades. Le scénario montre autant des petits malfrats paumés que l'incompétence de la police. Al Pacino est excellent et John Cazale n'est pas en reste, la mise en scène est énergique.
Derrière un aspect de série B policière quelconque se cache un des trésors de la filmographie de Pacino. L'intrigue est fromidable, le suspense est entretenu pendant toute la durée du film avec brio ; on a souvent bien du mal à deviner comment l'histoire va progresser d'une minute à l'autre, l'humour n'est jamais loin. Pacino trouve un personnage presqu'à contre-emploi, ce qui rend son interprétation encore plus jouissive ; il est secondé par un John Cazale au top, qui trouve un rôle lui convenant peut-être mieux encore que celui de Freddo dans le Parrain. La conclusion est parfaite, on sort de ce film franchement satisfait.
Culte. Al Pacino est complètement intégré dans son rôle et la mise en scène est grandiose. De plus, on trouve tous les sentiments possibles dans ce film, qui pour moi n'appartient à aucun genre car il peut nous faire sourire comme nous faire pleurer.