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Film très politique dans le meilleur sens du terme avec un Brando et une Eva Marie saint splendides et émouvants un film qui a dû décider Hitchcock à la recruter au côté de Gary Grant
J'avais adoré "Gentlemen's agreements" de Elia Kazan, on atteint l'excellence avec "On the Waterfront".
L'histoire est "classique", la mafia contrôle un marché et personne n'ose dénoncer les membres par peur des représailles. Cependant la performance de Marlon Brando, la bande son et la réalisation en font un film bien plus que "classique".
Brando mérite totalement l'Oscar du meilleur acteur pour cette performance magistrale. Son personnage semble perdu, tiraillé mais poussé vers la rédemption. C'est ce long combat qui va animer Marlon, n'ayant jamais connu la gloire il se contente de sa vie sans se soucier des activités de son boss Lee. J. Cobb (qui joue très bien le mafieux). Cependant à la suite d'évènements tragiques et l'intervention du prêtre il va commencer à se poser des questions sans pour autant y risquer sa vie. Ce film évoque l'impossible problématique pour les victimes de la mafia de survivre mais souffrir ou risquer une meilleur au vie au prix de la sienne.
La moral pour autant montre que la masse est plus forte que l'individu, que lorsque les travailleurs (qui permettent à la mafia de proliférer) se rebellent rien ne peut les arrêter. Pour cela il fallait un splendide Marlon Brando, courageux, déterminé et invulnérable qui va montrer la voie à tout ceux qui restés à l'écart écrasés par la peur et la crainte. En cela, la scène de fin est saisissante avec un retournement de situation extrême, Brando étant lynché au début finira en Empereur Romain, suivi par le peuple.
L'histoire est "classique", la mafia contrôle un marché et personne n'ose dénoncer les membres par peur des représailles. Cependant la performance de Marlon Brando, la bande son et la réalisation en font un film bien plus que "classique".
Brando mérite totalement l'Oscar du meilleur acteur pour cette performance magistrale. Son personnage semble perdu, tiraillé mais poussé vers la rédemption. C'est ce long combat qui va animer Marlon, n'ayant jamais connu la gloire il se contente de sa vie sans se soucier des activités de son boss Lee. J. Cobb (qui joue très bien le mafieux). Cependant à la suite d'évènements tragiques et l'intervention du prêtre il va commencer à se poser des questions sans pour autant y risquer sa vie. Ce film évoque l'impossible problématique pour les victimes de la mafia de survivre mais souffrir ou risquer une meilleur au vie au prix de la sienne.
La moral pour autant montre que la masse est plus forte que l'individu, que lorsque les travailleurs (qui permettent à la mafia de proliférer) se rebellent rien ne peut les arrêter. Pour cela il fallait un splendide Marlon Brando, courageux, déterminé et invulnérable qui va montrer la voie à tout ceux qui restés à l'écart écrasés par la peur et la crainte. En cela, la scène de fin est saisissante avec un retournement de situation extrême, Brando étant lynché au début finira en Empereur Romain, suivi par le peuple.
Sur les quais voila un film qui prend aux tripes. Avec sa mise en scène renversante,percutante et son final qui donne la chaire de poule j'ai été conquis du début à la fin,bravo mister Kazan. Marlon Brando est comme toujour formidable avec une interprétation criant de vérité. Marlon Brando qui d'ailleur décrochera pour ce rôle son premier oscar du meilleur acteur. Karl Malden trés convainquant dans son role de prêtre et Eva Marie Saint en fille de caractère apporte également énormement au film. Une franche réussite donc et on peut noter au passage que "sur les quais" a inspiré "ghost dog" de Jim Jarmusch vu que ce dernier pour son film a repris l'idée du pigeonnier sur le toit.
Ne serait-ce que pour la scène du taxi et cette replique devenue culte, ce film doit être vu. Un Marlon Brando au sommet de son art, qui prend vraiment la dimension du personnage. Grandiose.
En vous promenant sur ces lieux intriguants, il faudra faire un choix: accepter les règles ou écouter sa conscience; tout comme le rôle de BRANDO, vous serez tourmenté mais n'ayez pas peur la réalisation de KAZAN sera là pour vous sauver...
Elia Kazan et Marlon Brando pour un film d'anthologie sur la loi du silence. A noter la bonne prestation de Karl Malden, meilleur à mon sens dans le rôle du Père que de l'amant dans un Tramway nommé désir..
Très vieux film et portant ne vieillit pas. Très bon. La fin sans être mauvaise n'est toutefois pas à la hauteur du reste.
Dans "Le Parrain", Marlon Brando était comme à son habitude génial et talenteux, c'est ce qui m'a donné l'envie de visionner d'autres films phares de sa filmographie (une longue filmographie) et comment passer à coté de ses films réalisés par Elia Kazan : "Viva Zapata" (que je n'ai pas encore visionné), "Un Tramway Nommé Désir" et enfin le film que je vais critiquer "Sur Les Quais" ("On The Waterfront en VO).
Ce film est tout simplement génial et pour moi Brando est MAGISTRAL dans ce rôle, celui d'un dockeur qui se rebelle contre un despote !
Sa performance ainsi que celle des autres acteurs (Eva Marie-Saint) et le scénario font de ce film un véritable chef d'oeuvre que tous les cinéphiles doivent avoir vu !
Du grand Brando !
Ce film est tout simplement génial et pour moi Brando est MAGISTRAL dans ce rôle, celui d'un dockeur qui se rebelle contre un despote !
Sa performance ainsi que celle des autres acteurs (Eva Marie-Saint) et le scénario font de ce film un véritable chef d'oeuvre que tous les cinéphiles doivent avoir vu !
Du grand Brando !
simplement un mot, un nom:Brando. tout le reste n'est que bavardage steril
Inspiré d’histoires vraies, tourné avec de vrais dockers parmi les figurants, dans des décors naturels, le film offre d’abord une peinture réaliste et vibrante d’un univers portuaire aux États-Unis dans les années 1950. Un univers de travailleurs modestes, dominé par un puissant syndicat au fonctionnement mafieux. C’est dans ce cadre qu’évolue le personnage principal, ancien boxeur, plutôt “bas du front” apparemment, dont la conscience s’éveille face à un dilemme moral et affectif. Entre soumission silencieuse et révolte justicière, entre un amour rédempteur pour une femme et un lien corrompu avec un frère. Dans ce rôle de “tocard” en quête de dignité, Marlon Brando est exceptionnel. Désinvolture et tourment, force et fragilité. Il véhicule une mélancolie particulièrement touchante, notamment lorsque son personnage fait le bilan d’une vie manquée dans une tirade restée célèbre, dont Martin Scorsese, grand admirateur du film, se souviendra au moment de tourner Raging Bull. Marlon Brando mange la pellicule comme aucun autre acteur au cinéma, dans un noir et blanc superbement contrasté (l’œuvre de Boris Kaufman) et dans une orchestration savamment pensée par Elia Kazan, que ce soit en termes de direction d’acteur (Kazan avait déjà dirigé Brando dans Un tramway nommé Désir et Viva Zapata), de réalisation et de montage narratif. Ce récit d’une prise de conscience, d’une rébellion intime avec amplification sociale, va crescendo en intensité, jusqu’au dénouement “coup de poing”. Puissant. Mémorable.
Mais le film est aussi troublant, au sens de malaisant, si l’on confronte sa symbolique générale aux événements qui ont précédé la sortie en 1954. La thématique de la dénonciation, au cœur du récit, entre fortement en résonance avec le passage d’Elia Kazan et de Budd Schulberg (scénariste du film) devant la commission des activités anti-américaines. C’était en 1952 pour le premier, un an plus tôt pour le second. En plein maccarthysme, les deux hommes ont donné les noms de plusieurs membres ou sympathisants du parti communiste dans la communauté artistique, les condamnant à figurer sur la tristement célèbre liste noire. Une dénonciation par conviction ? Par peur personnelle ? Par souci de carrière ? Plus tard, dans son autobiographie, Kazan ne regrettera pas cette dénonciation qu’on lui a beaucoup reprochée, au nom de la dangerosité d’un système communiste auquel il avait lui même adhéré un temps, avant de s’en désengager. Mais il reconnaîtra combien sa situation post-délation l’a affecté. On peut ainsi voir Sur les quais et son histoire de dénonciation courageuse d’un système pour le bien de tous comme une tentative de justification morale et comme une façon de transcender un malaise. Difficile, toutefois, d’adhérer à la pertinence d’un parallèle établi entre la dénonciation dans le film d’une organisation mafieuse, meurtrière, et la dénonciation de personnes communistes qui n’avaient rien commis d’illégal… On peut donc être très admiratif de ce film, cinématographiquement parlant, tout en étant critique sur les intentions qui lui ont donné naissance.
Mais le film est aussi troublant, au sens de malaisant, si l’on confronte sa symbolique générale aux événements qui ont précédé la sortie en 1954. La thématique de la dénonciation, au cœur du récit, entre fortement en résonance avec le passage d’Elia Kazan et de Budd Schulberg (scénariste du film) devant la commission des activités anti-américaines. C’était en 1952 pour le premier, un an plus tôt pour le second. En plein maccarthysme, les deux hommes ont donné les noms de plusieurs membres ou sympathisants du parti communiste dans la communauté artistique, les condamnant à figurer sur la tristement célèbre liste noire. Une dénonciation par conviction ? Par peur personnelle ? Par souci de carrière ? Plus tard, dans son autobiographie, Kazan ne regrettera pas cette dénonciation qu’on lui a beaucoup reprochée, au nom de la dangerosité d’un système communiste auquel il avait lui même adhéré un temps, avant de s’en désengager. Mais il reconnaîtra combien sa situation post-délation l’a affecté. On peut ainsi voir Sur les quais et son histoire de dénonciation courageuse d’un système pour le bien de tous comme une tentative de justification morale et comme une façon de transcender un malaise. Difficile, toutefois, d’adhérer à la pertinence d’un parallèle établi entre la dénonciation dans le film d’une organisation mafieuse, meurtrière, et la dénonciation de personnes communistes qui n’avaient rien commis d’illégal… On peut donc être très admiratif de ce film, cinématographiquement parlant, tout en étant critique sur les intentions qui lui ont donné naissance.
Avec Sur les quais, Elia Kazan signe un drame social d’une intensité remarquable, où la violence des rapports de pouvoir se mêle constamment à une profonde interrogation morale sur la loyauté et la culpabilité. Le réalisme presque documentaire des docks new-yorkais donne au film une rugosité humaine qui tranche avec le classicisme hollywoodien de l’époque. Marlon Brando y impose une présence révolutionnaire, faite de fragilité nerveuse, de spontanéité et de colère contenue, culminant dans la célèbre scène du taxi d’une émotion déchirante. Derrière son récit de corruption syndicale, le film explore surtout le poids de la peur collective et la difficulté de préserver son intégrité dans un système fondé sur l’intimidation. Malgré les débats persistants autour de la dimension autobiographique et politique du film liée à Kazan, Sur les quais demeure une œuvre majeure du cinéma américain.
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