Sur les quais
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Avec Sur les quais, Elia Kazan signe un drame social d’une intensité remarquable, où la violence des rapports de pouvoir se mêle constamment à une profonde interrogation morale sur la loyauté et la culpabilité. Le réalisme presque documentaire des docks new-yorkais donne au film une rugosité humaine qui tranche avec le classicisme hollywoodien de l’époque. Marlon Brando y impose une présence révolutionnaire, faite de fragilité nerveuse, de spontanéité et de colère contenue, culminant dans la célèbre scène du taxi d’une émotion déchirante. Derrière son récit de corruption syndicale, le film explore surtout le poids de la peur collective et la difficulté de préserver son intégrité dans un système fondé sur l’intimidation. Malgré les débats persistants autour de la dimension autobiographique et politique du film liée à Kazan, Sur les quais demeure une œuvre majeure du cinéma américain.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2025
J'avais adoré "Gentlemen's agreements" de Elia Kazan, on atteint l'excellence avec "On the Waterfront".

L'histoire est "classique", la mafia contrôle un marché et personne n'ose dénoncer les membres par peur des représailles. Cependant la performance de Marlon Brando, la bande son et la réalisation en font un film bien plus que "classique".

Brando mérite totalement l'Oscar du meilleur acteur pour cette performance magistrale. Son personnage semble perdu, tiraillé mais poussé vers la rédemption. C'est ce long combat qui va animer Marlon, n'ayant jamais connu la gloire il se contente de sa vie sans se soucier des activités de son boss Lee. J. Cobb (qui joue très bien le mafieux). Cependant à la suite d'évènements tragiques et l'intervention du prêtre il va commencer à se poser des questions sans pour autant y risquer sa vie. Ce film évoque l'impossible problématique pour les victimes de la mafia de survivre mais souffrir ou risquer une meilleur au vie au prix de la sienne.

La moral pour autant montre que la masse est plus forte que l'individu, que lorsque les travailleurs (qui permettent à la mafia de proliférer) se rebellent rien ne peut les arrêter. Pour cela il fallait un splendide Marlon Brando, courageux, déterminé et invulnérable qui va montrer la voie à tout ceux qui restés à l'écart écrasés par la peur et la crainte. En cela, la scène de fin est saisissante avec un retournement de situation extrême, Brando étant lynché au début finira en Empereur Romain, suivi par le peuple.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2025
Un drame psychologico-social poignant bénéficiant d’une dramaturgie aiguisée ainsi que du sens de la mise en scène d’Elia Kazan mais surtout de la prestation inspirée et vibrante de Marlon Brando incarnant un docker faisant face à la main mise de la mafia sur le syndicat des dockers.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2024
"Sur les quais" est un film en noir et blanc de Elia Kazan qui a beaucoup vieilli. Le docker interprêté par Marlon Brando a beau draguer sur son toit et soigner ses colombes avec une classe folle, le film est mou. Le film est à voir surtout pour la présence de Brando, c'est un film culte mais qui est désormais vraiment marqué par le temps. Un film pour les puristes et cinéphiles aguerris
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2024
Un très bon cru que cette réalisation d' Elia Kazan, il reçu 8 oscars en 1955. Marlon Brando est (ce qui n'est pas une surprise) juste excellent, tout comme le reste du casting d'ailleurs. Le film nous montre la dure vie de dockers qui doivent pour avoir le droit de travailler se soumettre à un syndicat véreux et à la loi du silence sous peine de payer de leurs vies la trahison. Un grand classique du film noir qui happe le spectateur dès les premières minutes.
Yves Echard
Yves Echard

1 abonné 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2024
Film très politique dans le meilleur sens du terme avec un Brando et une Eva Marie saint splendides et émouvants un film qui a dû décider Hitchcock à la recruter au côté de Gary Grant
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2024
Un film d’une grande puissance. Sa beauté narrative et sa mise en scène sobre et efficace en font un chef d’œuvre. La psychologie des personnages, évolutive, est très complexe. Les discours, renversants et bluffant de sincérité, sont un exemple du genre. En particulier le monologue du personnage Terry Malloy campé par Marlon Brando.
Le réalisateur Elia Kazan traite avec brio plusieurs sujets, comme celui de la délation, de l’injustice sociale et de la religion. Mais il ne se pose pas en moralisateur, chacun se fera son propre avis.
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2024
"Sur les quais" en 1954 avec Marlon Brando et "A l'est d'Eden" en 1955 avec James Dean. Deux monuments du cinéma signés Elia Kazan, le premier en noir et blanc, le second en cinémascope et couleurs. Marlon et James, huit ans d'écart, tous deux Actor's Studio, c'est à dire physiques, tout dans le masque, sans effets oratoires. Ce qui m'était resté à l'époque du premier film, outre le trio Brando, Malden, Saint, c'était le personnage du frangin ripou joué par Rod Steiger. Or j'ai constaté aujourd'hui qu'il n'avait ici qu'un petit rôle. Sa prestation se résume en fait au dialogue entre les deux frères dans le taxi. Dialogue décisif pour la suite du scénario, et marquant en soi par conséquent. Le nom de Steiger est écrit en petit dans le générique mais c'était pour lui le point de départ d'une brillante carrière de personnages tortueux et psychologiquement compliqués. Kazan c'est du beau cinéma, bien éclairé, bien cadré, des gros plans suggestifs, du mouvement, des acteurs bien dirigés. Il a réussi à rassembler une troupe d'acteurs secondaires très typés, avec mines patibulaires pour les méchants. Naturellement, et comme d'hab chez Kazan, c'est très théâtral. Lee J Cobb, le chef des méchants, en fait des tonnes dans l'éructant et le grimaçant. Malden est parfait en prêtre, catholique puisqu'il donne des confessions, mais un peu trop disert, solennel et didactique dans ses sermons improvisés aux dockers. Les duos d'approche ou amoureux entre Eva Maria Saint et Brando sont émouvants. Eva Maria n'est pas la froide séductrice hitchcockienne qu'elle sera plus tard avec Cary Grant. Cette fois-ci j'ai remarqué la musique : c'est du Léonard Bernstein et cela ponctue bien l'action dramatique. Je ne vais pas brûler aujourd'hui ce que j'ai aimé autrefois. "Sur les quais" c'est la révélation de l'acteur Brando vu par Kazan, et cela vaut le coup de le voir.
jean-marie Mouveroux
jean-marie Mouveroux

87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2024
Très vieux film et portant ne vieillit pas. Très bon. La fin sans être mauvaise n'est toutefois pas à la hauteur du reste.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2024
Un Drame en N&B mêlant Romance et action réalisé par Elia Kazan en 1954. Bien que le dénouement de l'histoire soit trop prévisible. Le scénario déchirant est heureusement superbement interprété.
Le film démontre de grandes qualités avec la mise en scène d'Elia Kazan, la musique remarquable de Leonard Bernstein, et un casting impressionnant. Il nous montre des acteurs de grand talent comme Eva Marie Saint la belle et charmante Edie, Karl Malden dans le rôle du curé, et bien sur Marlon Brando, comme toujours exceptionnel, dans son personnage de docker et ancien boxeur.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2024
Le titre, On the Waterfront, renvoie à la fois au lieu unique où se déroule le récit, décor portuaire que perturbe, à plusieurs reprises, un autre lieu qui le conteste, la place de l’église – nous ne connaissons pas la distance qui la sépare le port – et à la posture des personnages engagés dans une lutte sociale, soucieux de défendre ce qu’ils considèrent comme leur appartenant, placés en cela « sur le front » : d’un côté le cartel mafieux dirigé par le mal nommé Johnny Friendly, qui organise la répartition du travail et qui impose aux travailleurs un ensemble de taxes contre une prétendue protection ; de l’autre côté, Terry Malloy, ancienne vedette de la boxe tombée dans l’oubli et qui, pour survivre et par insouciance, rend des services auxdits gangsters.
Tout l’enjeu du film réside alors dans la peinture d’un groupe social égaré entre deux familles – la mafia versus la religion – et entre deux modes de justice : une justice arbitraire, illégale, reposant sur la loi du plus fort et émanant du milieu dans lequel il a grandi, et la justice constitutionnelle, légale, rendue au tribunal, qui l’effraie dans la mesure où elle ne saurait le protéger et qu’elle suppose un temps long, depuis la convocation du procès jusqu’à sa tenue et à l’application des peines. Le dilemme de Terry consiste à interroger la délation au regard de la morale, préoccupation chère à Elia Kazan qui, peu auparavant, avait dénoncé plusieurs membres de son entourage dans le cadre de la Commission des activités antiaméricaines, instrument du maccarthysme d’État. L’ambiguïté du protagoniste interprété par Marlon Brando correspond à l’ambiguïté de Kazan lui-même, qui s’y réfléchit dans ses contradictions fondamentales : il est un homme qui, pour devenir le héraut d’une cause qui le dépasse, doit être incompris et détesté par son entourage ; il est un homme tiraillé entre le Bien et le Mal, entre le haut (le pigeonnier) et le bas (les ruelles, les bars), entre le prêtre, la religieuse et la mafia, entre l’intérêt personnel et la défense du collectif ; il est un homme dont l’engagement en faveur des travailleurs advient par la nécessité des choses et par la révolte face à l’injustice.
La métaphore christique en clausule suppose, après le martyre, la fin d’un âge et le début d’un autre, ainsi que la disparition du corps au profit du symbole de la lutte sociale.
Situé entre les polars américains des années 30 et la pièce de Bertolt Brecht Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui (1941), anticipant le spectacle musical West Side Story (1957 à Broadway, 1961 à Hollywood) pour son New York dynamisé par Leonard Bernstein, On the Waterfront surprend par la grande complexité de ses personnages principaux, qu’il retranscrit à l’image par une direction d’acteurs rigoureuse et par un soin porté à la photographie et aux jeux de lumière signés Boris Kaufman.
Kirob
Kirob

45 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2024
Un très grand Marlon Brando, et une présence aussi de Lee J. Cobb, déjà aperçu notamment dans le film "12 angry men". Nous avons ici, un excellent film de cette époque des années 50, avec une société divisée et "controlée" par un chef de bande. L'intrigue est superbe, le jeu d'acteur également, et une histoire d'amour intéressante se met en place, qui revisite l'enjeu complet du film. A voir absolument, c'est un incontournable du cinéma !
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2023
Un grand Marlon Brando, quel acteur franchement et quelle gueule surtout. Dès qu'il est à l'écran, il aspire tout comme un trou noir et rayonne devant la caméra. Aux côtés de Lee J.Cobb, ça fait forcément mouche. Film noir dans une ambiance très sombre qui fonctionne bien sur les quais d'un port où l'on suit un ancien boxeur raté reconverti comme docker qui va prendre part malgré lui à un meurtre. Les bases sont posées.
La réalisation a assez mal vieilli, les dialogues et le jeu des acteurs aussi mais ce film se regarde vraiment bien notamment grâce à son acteur principal et à son histoire bien menée.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2022
Le film date de 1954 et ne semble pas avoir pris une ride. La modernité et l’authenticité de la mise en scène d’Elia Kazan y sont bien entendu pour quelque chose. Le scénario est socialement engagé mais la tension dramatique de « Sur Les Quais » est rarement élevée. Faisant preuve de beaucoup sentiments sous sa carapace de gros dur, Marlon Brando est au sommet de son art et met tout le monde d’accord en montrant sa sensibilité et sa fragilité face à Eva-Maria Saint dans son premier rôle au cinéma. Lee. J. Cobb, Karl Malden et Rod Steiger complète brillamment l’affiche.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2022
Un film à 8 statuettes, et pourtant, il ne transporte pas au plus loin que de notre vision. Certes c'est un film sur la dureté sociale, la corruption, le meurtre autour d'une profession, et la misère qui coule entre les doigts d'un homme. Alors oui, il y a matière à oscars. Le film est sublime de part sa distribution, que de beaux noms au générique, que de grands acteurs, la vedette est presque volée à Brando par un nommé Karl Malden, tous ces caractères si puissant, du chef des dockers, à la jeune fille amourachée du bad boy un peu simplet. La masculinité sauvage d'un Brando torturé, manipulé, tous cela fait de Sur les Quais une œuvre majeure dans le paysage cinématographique.
Un vrai bémol toutefois sur la bande son, qui est toujours présente pour appuyer ici le mélo, ici l'intensité, ici l'espoir, et les seuls moments où la musique cesse, c'est vraiment là que l'on est pris à la gorge, où les émotions sont les plus fortes.
Le cinéma de Elia Kazan transpire l'honnêteté, les valeurs, la responsabilité de chacun de vouloir faire du monde qui nous entoure, un monde meilleur.
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