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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 décembre 2019
Tout est parfait dans ce film, il s'agit peut d'être du chef d'oeuvre ultime de Coppola (avec Apocalypse Now). Moi qui suis très friand du monde de la mafia, il faut dire qu'on nous sert du caviar: l'écriture est fine, maîtrisé et nous livre un récit presque shakespearien où la noblesse anglaise fait place aux grandes familles de la pègre sicilienne à New-York. Impossible de ne pas passer à côté de la photographie qui sublime la réalisation de Coppola avec notamment le travail sur l'éclairage et le jeu d'ombres qui renforce la tragédie de la famille Corleone (la scène de la morgue en est un exemple parfait). La réalisation est proche de la perfection car le film raconte son histoire autant par les dialogues que la mise en scène. Uniquement avec le découpage et le jeu d'acteur, Coppola fait passer beaucoup d'informations capitales qui aide à comprendre l'évolution de l'intrigue. L'exemple parfait du "montre moi, ne me dit pas" qu'on oublie beaucoup aujourd'hui au cinéma. Les acteurs sont stratosphériques avec un Brando qui se fond littéralement dans le personnage de Vito Corleone, la BO est culte, les dialogues finement écrits et je n'arrive pas à compter le nombres de scènes inoubliables dans ce long-métrage. Bref je multiplie les superlatifs élogieux mais clairement s'il y a un film à la hauteur de sa réputation, c'est bien celui-ci.
Le film est entré dans la panthéon du cinéma, et on peut voir pourquoi, le tout est assez bien orchestré, les personnages sont charismatiques et donnent un bon allant au film, en revanche on note quelques longueurs.
Un homme écoute attentivement hors-champ le discours d'un individu venu se confier. D'abord invisible, il devient par un léger travelling arrière une silhouette surgissant dans la pénombre. Qui est-il ? La scène pourrait se dérouler dans un confessionnal. Les personnages pourraient être un pêcheur et son confesseur. Ce sont les premières minutes du " Parrain " (1972). Rien ne laisse présager qu'il s'agit d'un parrain de la mafia sicilienne et d'un homme lui demandant de commettre un meurtre. Le visage de Vito Corleone apparaît brutalement en contre-champ. Vêtu d'un smoking et d'une rose, il n'a rien d'un prêtre. La réussite de Coppola tient à cette image. En mettant en scène sous une forme religieuse la rencontre entre Vito Corleone et un italo-américain souhaitant se venger, Coppola se révèle lui-même en réalisateur rigoureux. En magnifiant le visage de Marlon Brando, acteur considéré comme appartenant au passé par la Paramount, il ressuscite la légende de celui-ci. En ressuscitant celle de Marlon Brando, Coppola entre lui-même dans la légende. Par sa manière de mettre en scène le personnage de Vito Corleone, d'abord invisible, puis une silhouette et enfin un visage, le cinéaste parvient à se faire un nom et créer un héros mythique. Un cinéaste naît. Un acteur ressuscite. Un personnage entre dans la culture populaire. En somme, la scène d'ouverture du " Parrain " est à l'image de l'ensemble du film: une Révélation.
Ce film est juste un pure chef-d'oeuvre que tout le monde doit avoir vu les acteurs son juste génialissime en particulier Marlon Brando pour don Corleone si vous ne l'avez pas vu foncez le voir c'est juste un des meilleur film de tout les temps
On démarre ici la saga des Corleone, une famille de la Mafia de New-York. Il faut bien s’accrocher dès le début car il y a énormément de noms, de visages, d’histoires et de “magouilles”. Le moindre détail, la moindre parole peut s’avérer avoir de l’importance. Pour autant, je n’a pas vu le temps passer malgré la longueur du film (3h) car on va de rebondissements en rebondissements, entre vengeances, traîtrises, coups de bluff, intimidations et pressions en tout genre entre les uns et les autres. Le tout est orchestré par le fameux chef de famille : Don Vito Corleone, interprété par Marlon Brando. Il incarne son personnage à la perfection, quand il est à l’écran, on ne voit que lui, même s’il ne parle pas, il a une présence incroyable, il impose le respect. Il donne de l’intérêt à chaque scène dans laquelle il apparaît, il EST clairement Don Vito Corleone, avec tout le poids et l’importance que cela implique, que ce soit dans son attitude, ou dans ses paroles. Dans le premier tiers du film, spoiler: alors qu’on pense qu’il a été assassiné, on est déçu à l’idée de se dire qu’on ne le verra peut-être plus à l’écran . Mis à part ce personnage central, les autres personnages sont également bien fouillés, notamment avec les enfants de Don Vito : Mike, celui qui ne voulait pas être mêlé aux affaires de la famille ; Sonny, le colérique et impulsif qui n’a pas froid aux yeux et qui est au plus proche des affaires de son père ; Freddo, impliqué dans les affaires mais à qui on ne confie pas les missions trop stratégiques ; Connie, la soeur qui se fait malmener par son mari ; et enfin Tom, pas un fils biologique mais qui est très proche de la famille et qui considère Vito comme son père (ce personnage m’a d’ailleurs beaucoup plus, de par son côté rassurant et réfléchi). Bref, la saga familiale tient ses promesses, on reste en haleine du début à la fin, la musique - magnifique - participe à la bonne impression que laisse ce film.
chef d'oeuvre ultime, aucun défauts, j'en vois pas, d'habitude, j'aime pas les films à rythme lent comme les films de kubrick mais là, c'est de la pure qualité cinématographique
Le Parrain est le meilleur film de son genre. Ses codes sont repris dans tous un tas de films sur la mafia dont un série actuelle: The Soprano. C'est déjà la preuve que c'est un excellent film. Ensuite, la musique, la mise en scène, les acteurs, les décors, les éclairages et ambiances, font du Parrain un film agréable à regarder et à étudié. Je vous le recommande ! : )
Quelques années avant la sortie de l'un des autres films de gangsters les plus connus du cinéma, Il était une fois en Amérique (réalisé par Segio Leone, l'un des cinq autres candidats pour la réalisation du Parrain), Francis Ford Coppola reçoit la consécration avec l'adaptation cinématographique du roman de Mario Puzo. Considéré comme un chef d'oeuvre du cinéma et le modèle des films du genre, le Parrain inspira de nombreux réalisateurs et eut une grande influence dans les futures techniques de réalisation. Coppola, ruiné lors du lancement du projet, fut contraint de subir de fortes pressions de la part des studios Paramount, peu confiants à l'égard de celui que l'on considère aujourd'hui comme un réalisateur de génie. Presque inconnu du grand public à la sortie du film, le cinéaste reçoit un accueil élogieux pour son travail et se voit même consacrer de l'Oscar et du Golden Globes du meilleur film en 1973. Dès lors, il devient une référence cinématographique incontestable. Bien plus qu'un film de gangsters, le Parrain est le tableau d'une réalité sociale des Etats-Unis d'après guerre : la vie d'immigrés italiens dans la plus grande ville américaine, l'importance des traditions siciliennes et la place fondamentale de la religion dans la vie de ces hommes et de ces femmes. Et c'est peut-être l'une des plus grandes forces du film. L'univers de ces Italo-Américains est richement développé et permet au spectateur de s'immerger complètement dans leur quotidien et leur culture. D'ailleurs, bien que les racines de la famille Corleone n'apparaissent que très peu au cours du film, les quelques décors siciliens, des champs arides aux falaises escarpées, sont d'une grande beauté. Mais Coppola n'est pas le seul à être méconnu au moment de la sortie du film, Al Pacino, dans le rôle du fils de Vito Corleone, atteint également la consécration grâce à sa prestation, pour certains, convaincantes, pour moi, un peu trop juvénile et timide. D'ailleurs, il passe à côté de sa nomination pour l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1973. Mais peut-on réellement lui en vouloir ? Pour le reste du casting, que dire de Marlon Brando... Rien, hormis son exactitude bluffante dans le rôle du Parrain. On imagine mal qu'un autre acteur ait pu faire mieux. Totalement impliqué jusqu'à utiliser certaines astuces pour approcher le mieux possible l'apparence du chef mafieux, sa prestation est parfaite, charismatique et impressionnante. L'Oscar du meilleur acteur qu'il reçoit est amplement mérité, même si ses motivations pour l'avoir refusé sont tout aussi compréhensibles. Enfin, la bande-son est un chef d'oeuvre à part entière que tout le monde connait, sur une composition de Nino Rota, qui reçoit deux des trois récompenses de sa carrière grâce à ce travail.
Ce chef d'oeuvre est tout simplement parfait. Toutes les scènes, du début à la fin, sont réussies, les acteurs, que ce soient des rôles principaux ou secondaires sont tous géniaux (Al Pacino et Marlon Brando, quand même...), la mise en scène de Coppola, est juste parfaite, et l'excellente musique de Nino Rota (le thème du parrain) est juste inoubliable. Et puis, le sort dramatique et universel de Michael Corleone, pris au piège dans cette société dans laquelle il évolue, est émouvant, tellement il change entre le début et la fin du film. Bref, les thèmes vus dans de nombreux chefs d'œuvre y sont : la famille, les rivalités au sein de celle-là, le pouvoir, les traîtrises, les embuscades, l'amour, le sang. Si 3 heures sont nécessaires à expliquer une histoire aussi dense que celle du Parrain (en vrai, 6 heures, en comptant la 2nde partie, et 9 heures en comptant les 3 parties), elles valent le coup et passent même vite. Un chef d'œuvre dans tous les domaines majeurs du cinéma (mise en scène, jeu d'acteur, musique, scénario...), qui marie le cinéma d'auteur et les grosses productions (c'est une œuvre de commande, et qui a explosé les records du box-office à sa sortie). Bref, un film à voir absolument, et à ne manquer sous aucun prétexte !
Depuis le temps que je passais pour une inculte à ne pas avoir vu ' Le Parrain' et bien, je l'ai regardé et... Culte ? Culte en quoi ? C'est long, lent, inter-minable ( pour faire un jeu de mots), surjoué ou mal interprété, surfait... Absolument pas crédible, si ce n'est qu'en saga famialiale dramatique... Mauvais, tout est mauvais ! Penser qu'en mettant du coton dans les joues et en donnant cette voix inaudible à un acteur, en l'occurence M. Brando, cela lui donnerait de la crédibilité et le ' poids ' d' un ' Parrain '? Et ce n'est qu 'un exemple parmi d'autres, trop caricatural tout cela... Mais peut- être n'ai- je pas compris le message sous- jacent ou pas compris du tout!
Première chose, assez rare pour un film d'action des années 70, cela a peu vieilli. C'est rythmé, il y a du punch, une mise en scène vivante. Les dialogues ont de l'étoffe, en tout cas si on le voit en VO. Marlon Brando est évidemment fascinant, et Al Pacino se transforme peu à peu en un successeur très dur et incarne son personnage magistralement. Musiques, sens de la famille, jeux de pouvoirs, tout le film dépeint de l'intérieur la logique de fonctionnement d'un clan mafieux avec ses propres règles, en écart avec bien entendu celles de l'Etat.