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NomdeZeus
132 abonnés
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4,0
Publiée le 7 janvier 2014
Pour son deuxième film, Paul Thomas Anderson présente une immense fresque socioculturelle aussi sévèrement membrée que son personnage principal. L'ambition de Boogie Nights est immense: restituer l'évolution de l'industrie pornographique entre la fin des années 70 et le début des années 80 à travers l'histoire d'un célèbre harder américain. Pour parvenir à ses fins, le jeune réalisateur dispose d'un casting absolument incroyable, d'une bande originale restituant parfaitement l'ambiance de l'époque, et d'une mise en scène extrêmement dynamique, enchainant avec insouciance les plans séquences spectaculaires. Résultat: les 2H30 de film s'envolent en un instant et le spectateur médusé se rend compte qu'il vient d'assister à un grand moment de cinéma.
A t on le droit de qualifier Paul Thomas Anderson de monstre? Je pense! Il ramene le cinéma classique a son apogée et n'est pas si loin du maitre qu'il s'est imposé en la présence de stanley kubrick! Des plans séquences hallucinants, un scénario béton et de super acteurs!
Grandeur et décadence dans une "famille" de l'industrie du porno. Casting impressionnant pour une galerie de caractères plus déjantés les uns que les autres. Plans séquences intéressants et délires à la Tarantino mais...Dieu que c'est long ! Bien trop long et trop lassant surtout qu'Anderson ne montre pas où il veut mener sa satire.
Sorti en 1997, ce film est le second long métrage de Paul Thomas Anderson. Ce film nous entraîne dans les coulisses du porno dans les années 70 et 80, en suivant un jeune acteur à l'ego sur-dimensionné nommé Dirk Diggler. Parlant d'un sujet assez osé pour un film "d'auteur", Anderson évite ce qui aurait pu être un gros problème, le coté vulgaire du sujet. En effet, tout en le mettant en scène, Anderson évite de rendre le coté sexuel exagéré et reste dans un coté plus visuel et travaillé, tout en rendant l'ensemble assez érotique. Visuellement, le film est une totale réussite et aucun plan ne jure, certains étant tout bonnement magnifique. Le casting est très bon et les second rôle sont attachant même si leur présence à l'écran se fait de manière sporadique. La musique permet de situé l'ensemble dans un contexte historique et suit une chronologie logique. Au final, on a affaire à un film sympathique qui réussi a bien rendre à l'écran une histoire qui aurait pu virer au dégueulasse.
Énorme choc sur ce 2ème film de Paul Thomas Anderson, lui, qui m’avait impressionné Après Magnolia, il vient encore de signé à mes yeux, un immense film intense et plein d’émotions. 
Sur fond de décennies disco joyeuse et lunatique. Dirk Diglers aka 33 cm, pas mauvais garçon mais pas franchement brillant se découvre une véritable passion dans l'industrie du X et cherche par tous les moyens à devenir une star dans son métier. Gloire nostalgique des 70s-80s, star déchue, tout y passe dans cette belle Amérique glorieuse et libérée ! La bande son est géniale, et les performances des acteurs sont tout à fait respectables !
L'industrie du porno 70/80 vu par l'excellent Paul Thomas Anderson. Mise en scène parfaite presque sans perte de rythme avec une patte un peu "scorsesienne", le réalisateur montre sans trop prendre parti les devenirs de plusieurs personnes cotoyant ce milieu si spécial à l'époque. Traité avec justesse, humour et légèreté, (on suggère plus qu'on montre) le tout avec une bande son disco et une ambiance funky, un très bon film. A noter aussi la performance des acteurs tous excellents surtout Mark Whalberg étonnant de maturité pour ses débuts.
Boogie Nights impressionne par son énergie et par la façon dont Paul Thomas Anderson filme cette petite “famille” du porno américain. Le rythme est fluide, les plans-séquences sont superbes, et la mise en scène dégage déjà une maturité rare pour un si jeune réalisateur. Les acteurs sont tous impeccables, avec une mention spéciale pour Julianne Moore, bouleversante de justesse. La fin fonctionne un peu moins bien, mais l’ensemble reste un grand film : vif, drôle, tragique, et incroyablement maîtrisé.
L'ascension de cette jeune star du porno est plutôt gentillette et assez bon enfant mais l'excellent Burt Reynolds et les "fameux" longs plan séquences de Paul Thomas Anderson permettent de patienter dans de bonnes conditions jusqu'à la descente aux enfers des principaux protagonistes. C'est le moment où le film prend toute son ampleur avec le choix judicieux d'une musique de fond au son de cloche et c'est un vrai régal de les voir tous sombrer les uns après les autres dû à leur choix de vie si particulier. J'ai beaucoup d'admiration pour PTA mais je dois dire que sur le même thème, Olivier Dahan a fait beaucoup mieux avec "Déjà mort" l'année d'après...
Avant Magnolia et Thre will be blood, paul Thomas Anderson sort son deuxième film en 1998 "Boogie nignts", une véritable fable à la fois drôle et dramatique dans le milieu du X dans les années 70 l'âge d'or du porno. Un casting exeptionnel composé de Wahlberg, Julianne Moore, Reynolds ou encore heather graham pour ne citer qu'eux. Une B.O réunissant les plus grands groupes de l'époque. Boogie Nights mérite son statut de film culte et de chef d'oeuvre.
De 1977 à 83, dans une ambiance libertaire encore épargnée du sida et du mercantilisme dévastateur de l’industrie de la cassette vidéo adulte, un réalisateur de films érotiques repère un grand ado exceptionnellement bien monté, dont la carrière le propulsera très vite au rang de star nationale du porno. La première partie relate l’ascension fulgurante d’une célébrité transitoire, bientôt suivie de son inévitable déchéance, programmée par ces règles de superficialité triomphante et de course au spectaculaire transitoire. Sous le ton d’un vaudeville glauque et désinvolte, valsant avec les puissances de l’argent, du sexe et de la drogue, ce film est un pamphlet sur la dangereuse inconscience de l’école de l’illusion éphémère, filmée depuis les coulisses coïtales insolites et banalisées d’un certain cinéma, avec la finesse de ne jamais montrer la moindre scène de cul. L’intérêt se focalise dans le syndrome de la star, dans le feu d’une ascension insolente autant que dans la menace de la disjonction identitaire par narcissisme mégalomane. A mes yeux le personnage le plus paradoxal, c’est l’attachant réalisateur blasé (Burt Reynolds) qui conserve malgré tout l’âme d’un cinéma poétique, tournoyant autour de ce grand gamin doué (Mark Wahlberg) dont l’immaturité ne lui permet pas de voir venir la perversion du succès facile, l’altération toxicomane, l’artifice financier et la duperie d’un trône illusoire. A l’instar de ces jeunes filles exploitées le temps de l’éclat passager de leur beauté, et reléguées dans le caniveau d’où elles proviennent une fois épuisée leur moment de gloire et de séduction, ce destin masculin se mêle à d’autres portraits tout aussi touchants. Car ce drame psychologique de 1997 s’enrichit des aventures d’autres acteurs déçus ou périmés, et de celui de l’épouse du réalisateur, incarnés par une flopée d’authentiques vedettes (Don Cheadle, Luiz Guzman, Alfred Molina, Julianne Moore, Philipp Seymour Hoffman, Thomas Jane, William H. Macy, John Reilly…), toujours très sympas à revoir, surtout avec leur look d’il y a 20 ans.
A ce jour, Boogie Nights est le moins bon film de Paul Thomas Anderson...mais il est déjà très remarquable ! Un casting prestigieux : le jeune Mark Walhberg qui campe à merveille Dirk Diggler, l'excellent Burt Reynolds, la délicieuse Julianne Moore ou encore le phénoménal Philip Seymour Hoffman. On sent déjà le talent monstrueux de P.T. Anderson qui maîtrise son scénario de bout en bout : le film, traitant de la pornographie, n'est jamais vulgaire. La mise en scène est virtuose et certains plans évoquent le Soy Cuba de Kalatozov ( notamment certains plans séquences ), mais le jeune cinéaste parvient à se détacher de ses modèles en affirmant aussi son propre style : fluidité des mouvements de caméra, humour grinçant...Un très bon premier film, plus noir qu'il n'y paraît ( le titre est teinté d'ironie ), porté par des comédiens d'exception et par un réalisateur à convictions. Un petit bijou jouissif et suggestif...Seul ombre au tableau : le dernier quart d'heure s'essouffle un peu. A découvrir absolument !
Sur une super intro où la caméra se balade au milieu d'un night club dans les années 70 sur une chanson du pure disco, j'ai tout de suite vu que j'allais kiffer mon moment. Et c'est bien le cas, Paul Thomas Anderson réalisant un film à la mise en scène parfaite au ton franchement comique sur un scénario pour le moins original. Il arrive à faire un film sur le milieu du porno en suggérant bien plus qu'en montrant (oh frustration). Si Wahlberg fait une prestation correcte, le reste du casting brille, à commencer par Julianne Moore et Burt Neynolds dont le rôle lui va parfaitement. Un léger ventre mou au bout d'1h30 et un trop plein de musiques à certains moments (bien que les choix sont excellents) m'empêchent de mettre plus. Néanmoins, certaines scènes restent et quand la fin arrive, sans véritable clôture du récit, je suis déçu tant j'ai passé un excellent moment.
Avec la mise en scène virtuose d'un Scorsese et la narration ambitieuse d'un Altman, accompagné d'une interprétation irrésistible des acteurs, Boogie Nights s'impose sans mal comme l'un des plus grands films des années 90. On disait sûrement déjà à l'époque que PT Anderson ira loin...
Film culte de toute une génération, je n’avais encore jamais vu «Boogie Nights» second long métrage de Paul-Thomas Anderson (PTA pour les intimes) qui nous plonge dans les coulisses du cinéma pornographique. Malgré ses couleurs chatoyantes, son ambiance musicale très ‘‘Beach Boys’’ qui nous donne terriblement envie de retourner en vacances, et son excellente distribution : ce long-métrage se révèle plus complexe qu’il n’y paraît.
Avec «Boogie Nights» son réalisateur qui convoque à la fois exercice de style (avec des plans de caméras qui font à la fois penser aux films des années 70 comme ‘‘Grease’’ ou ceux de Martin Scorssese) et livre surtout une critique acerbe, cynique et bien penser dans ce milieu. On est comme le personnage de Mark Whalberg qui est vraiment remarquable dans son rôle d’abord fasciner par l’histoire qui se joue puis étouffer. C’est trash et crue mais jamais vulgaire. On sent que le réalisateur cherche la véracité dans son propos, même si c’est parfois maladroit. Outre tout cela il y a de très bons numéros d’acteurs. Bien sûr, Mark Whalberg dont j’ai déjà parler mais également Julianne Moore et surtout Burt Reynolds qui écrase presque de son talent les autres membres de la distribution.
Enfin de compte, j’ai passer un très bon moment, assez surpris d’accrocher à l’intrigue du film et son propos. Bien avant le «Loup de Wall Street» il y a avait «Boogie Nights» tract paradoxale sur la pornographie. Qui à la fois la dénonce, et l’encense. Moi qui n’avais vu de PTA que ‘‘Phantom Thread’’ que j’avais bien aimé mais que je trouver tout de même un peu aseptiser, mon visionnage m’as convainque de m’intéresser davantage à son univers.