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inspecteur morvandieu
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4,5
Publiée le 6 février 2025
Roland Joffé décrit la guerre au Cambodge avec un souci de réalisme qui fait la valeur et la force du film, un réalisme qui provient à la fois des faits réels relatés par un journaliste américain et de la rigueur d'une mise en scène qui se détourne d'un contenu et d'un emballage romanesques. En deux parties distinctes, le réalisateur fait l'état des lieux d'un Cambodge soumis à l'horreur et qu'il prend en compassion. Dans un premier temps, Joffé filme la panique au moment où les Khmers rouges sont aux portes de Pnomh Penh, décrit les étapes despoiler: l'évacuation des occidentaux et les efforts du journaliste Shanberg pour emmener avec lui son traducteur Dith Pran.
Le cinéaste reproduit parfaitement l'état de guerre civile puis l'absurde régime de terreur qui accablent la population. La folie meurtrière des Khmers et le désordre installent une tension et un climat anxiogène à travers lesquels Joffé exprime ce que sont les réalités de la guerre, de toutes les guerres. Film dense et abrupt, "La déchirure est résolument un film d'action mais une action sans complaisance, allant dans le sens du témoignage et de l'édification du spectateur. Sans généralités ni discours -ainsi qu'on peut le mesurer déjà à l'évocation sobre de l'amitié entre Shanberg et Dith Pran- le film ne poursuit que l'objectif de dire la misère du Cambodge et le sort des cambodgiens.
Très sincèrement, le film raconte une histoire assez peu racontée, celle des Khmers rouges et il y avait tout pour faire un film marquant et poignant. Mais on en est bien loin. Malgré quelques scènes fortes et des moment supposément choquants, eh bien on s'ennuie avec un rythme qui ne tient et des lenteurs qui rendent le tout encore plus long. Plus de 2 heures pour un film qui n'en méritait pas autant et un casting composé d'acteurs amateurs, ce qui se ressent. C'est on ne peut plus dommage car la photographie est intéressante et l'histoire méritait d'être racontée. Mais on dirait que le réalisateur ne croit pas en ce qu'il veut dire et on se retrouve face à un film paradoxal dont le propos se veut marquant mais le film oubliable.
17 avril 1975, Phnom Penh, la capitale cambodgienne sombre dans le chaos. Un pont aérien sans précédent rapatrie des dizaines de milliers de ressortissants étrangers, laissant un pays livré à lui-même dans ce qui allait devenir un des pires génocides du XXème siècle. En cause, la contagion du conflit vietnamien débordant bien au-delà de ses frontières provoquant par là même, la montée en puissance du mouvement militaire et politique appelé : Khmers rouges. Durant plus de 2h20’, Rolland Joffé («Mission»), cinéaste britannique, à travers les yeux du correspondant de guerre pour le New York Times, Sydney Schanberg (Sam Waterston) et ceux de son interprète cambodgien Dith Pran (Haing S.Ngor), va nous dévoiler les rouages d’une sanglante dictature dont la folie identitaire entrainera toute une nation vers l’horreur. Abandonné par l’Occident coupable d’une politique extérieure calamiteuse (les gouvernements américains de l’époque y sont pointés du doigt), seules une poignée de journalistes idéalistes et parfois inconscients relayent encore au péril de leur vie les informations de ce petit pays tombant dans l’oubli. Dans une première partie de film, Roland Joffé, dans un souci de réalisme, donnera une patine quasi-documentaire à son long-métrage grâce à des images d’archives poignantes et une reconstitution incroyable du contexte de l’époque. Après le départ des Occidentaux, notamment des journalistes, Joffé dans une deuxième partie absolument glaçante, va recadrer son récit sur Dith Pran, (la représentation du martyre cambodgien), prisonnier des camps de réhabilitation qui donneront leur nom au titre original du film : «Killing fields». Au-delà de la barbarie, «La déchirure» à travers la solide amitié voire la quasi-fraternité entre Sydney et Dith Pran rend un vibrant hommage à un journalisme d’investigation désintéressé dont le leitmotiv est l’humain avec un grand "H".
Entre la Doctrine Nixon et le Génocide des Khmers rouges
L'histoire de Sydney Schanberg, journaliste au New York Times, et de son collègue à Phnom Penh, Dith Pran, entre 1973 et 1979, est brillamment portée au grand écran par Roland Joffé.
Des bombardements aveugles de Nixon à la prise de pouvoir des Khmers rouges, en passant par l'évacuation des ambassades aux camps d'endoctrinement et aux champs de la mort de Pol Pot, nous suivons l'emprise des ténèbres qui s'est abattue sur le Cambodge dans les années 1970. Ceci à travers les yeux de Sydney Schanberg et Dith Pran, qui sont magistralement incarnés par Sam Waterston et le Dr Haing S. Ngor, dans sa première performance exceptionnelle, avec des rôles secondaires tout aussi excellents, incluant notamment John Malkovich, Athol Fugard et Craig T. Nelson.
“The Killing Fields” (“Les Champs de la Mort” en français) est un film incontournable, qui compte parmi les meilleurs jamais réalisés sur les tenants et les aboutissants de la géopolitique de l'Asie du Sud-Est dans la seconde moitié du siècle dernier. C'est aussi un film pédagogique pour ne pas oublier les horreurs du régime khmer rouge et ne pas les répéter sous quelque forme que ce soit.
Il s'agit finalement d'une œuvre d'une puissance émotionnelle intense, dans laquelle les interprètes ont mis tout leur cœur et leur âme pour rappeler ce qui ne doit plus jamais arriver et rendre hommage aux victimes, qui a été à juste titre récompensé par de nombreuses distinctions dans le monde libre.
Je précise « monde libre », car si les puissances occidentales se sont rendues coupables de crimes de guerre, elles ont aussi participé activement à la réalisation de ce film, pour dénoncer et se souvenir de tels crimes contre l'humanité. Une œuvre tout simplement inimaginable là où l'État de droit, la liberté d'expression et la responsabilité individuelle et collective ne sont pas des droits inaliénables.
Dans La Déchirure nous suivons les pas d'un reporter au Cambodge en pleine avancée des Khmers Rouges. Au-delà de son utilité indispensable au travail de mémoire, ce film marque. Il y dépeint la dure réalité de cette époque et ne laisse pas insensible. On s'accroche pendant plus de 2h devant ce qu'il nous est donné de voir, sans bouger le moindre cil. La photographie nous propose des visuels époustouflants meurtris par le contexte politique. A voir absolument, chef d'œuvre : 5/5.
Inspiré d’une histoire vraie, le premier long-métrage du réalisateur britannique Roland Joffé, sorti en 1984, retrace un événement dramatique bouleversant. Le récit évoque, à travers les yeux d’un journaliste américain et de son traducteur local, le génocide des Cambodgiens par les Khmers rouges au milieu des années 1970. Au-delà de cette investigation historique et du caractère éprouvant de certaines scènes, le film dénonce le retrait puis le désintérêt des institutions occidentales pour cette guerre civile. La mise en scène reste sobre avec des acteurs efficaces dont John Malkovich dans l’une de ses premières apparitions au cinéma. Bref, un travail de mémoire et une aventure humaine déchirante.
Franchement je ne sais pas ce que les gens trouvent à ce film de bien ça fait deux fois que je le vois et je le trouve vraiment nul au niveau de la scénographie et les Américains jouent mal les cambodgiens plus que mal, il y a du placement de produit pour Mercedes tout le long du film.... C'est lent, même pour l'époque, on se fait vraiment chi.... Même les scènes d'action ou de soit disant violence sont pitoyable, les maquillages sont bien trop visibles. Nul
Un excellent film sur le drame terrible vécu par le Cambodge, jusqu'au Génocide cambodgien ( 1975-1979) opéré par les Khmers Rouges. Le spectateur est immergé dans cette réalité terrifiante à travers les yeux du reporter et son ami local.
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1,5
Publiée le 23 avril 2021
La Déchirure tente de raconter l'histoire de l'holocauste cambodgien à travers ses deux personnages principaux le journaliste du NY Times Sidney Schanberg et le Cambodgien Dith Pran. Malheureusement le film ne réussit qu'à raconter le point de vue de Schanberg sur l'holocauste cambodgien. La réticence de Dith Pran à voir les Khmers rouges pour ce qu'ils étaient vraiment est brièvement évoquée mais elle est excusée par le journaliste qui tente de faire porter le chapeau de l'holocauste à l'administration Nixon et à sa campagne de bombardements. Cela étant dit l'histoire de l'holocauste cambodgien est une histoire très importante qui devrait être connue de tous. J'espère que cette histoire sera traitée de manière plus équilibrée à l'avenir par quelqu'un à Hollywood. Mais étant donné son aversion actuelle pour les films sur les crimes du communisme je ne retiens pas mon souffle...
A côté de l'histoire du Vietnam voisin, la guerre au Cambodge est plus rarement sujet d'inspiration au cinéma. Avec la Déchirure, racontant les destins séparés du journaliste américain Sidney et de son assistant cambodgien Dith Pran, Roland Joffé nous décrit la période sanglante des khmers rouges dès leur arrivée dans la capitale Phnom Penh. Ce qu'il est montré voire suggéré du génocide et des camps de de travail est suffisant pour nous faire prendre conscience de l'horreur de ces quatre années interminables, même si inévitablement les images sont édulcorées par rapport à la réalité des évènements. Un film historique poignant pour son histoire, porté par la musique électronique de Mike Olfield et surtout par le jeu remarquable d'Haing Ngor (oscar du meilleur second rôle pour son interprétation de Dith Pran).
Magnifique ! Vu en 1985 dans une grande salle de Dijon. C'est la seule fois où j'ai vu des spectateurs, qui étaient sortisdès le début du générique de fin, revenir dans la salle en voyant que les autres spectateurs ne sortaient pas. Et tout le monde est resté là devant l'écran à l'image figée jusqu'aux dernières notes du générique. Moment très fort ! Un film à voir et à revoir.
Je suis peut être un peu vache avec ce film. Mais il souffre d'un énorme problème : on ne rentre pas dedans. La narration est ratée et n'arrive jamais à nous captiver... Seulement vaguement nous occuper, mais très vite on décroche. Je n'ai peut être pas regardé le film dans de bonnes conditions, ou je ne sais quel excuse on pourrait trouver. Mais simplement, quand on lui applique les règles de bases d'une narration efficace, et bien on se rend compte que le film est à coté de la plaque et a du mal à venir au but. Le film a une réalisation correcte, sans sortit du lot. Les acteurs sont également correcte... sans sortir du lot. Je pense que le film est trop long pour ce qu'il veut raconter.
Il est vraiment dommage que le film ne recontextualise pas plus les événements ! Qui sont les khmers rouges ? D'où viennent-ils ? Que font-ils ? Pourquoi agissent-ils ainsi ? Le film aurait dû être plus didactique. Toutes les personnes ne connaissant pas l'histoire de la période khmers rouges au Cambodge seront peut-être un peu perdues ou ne rentreront pas vraiment dans l'histoire... Et c'est dommage car le génocide cambodgien est l'une des plus grandes tragédies du 20ème siècle !
Basé sur une histoire vraie, ce fim nous plonge au coeur du terrible régime totalitaire des Khmers rouges au Cambodge. En suivant le récit de Dith Pran, journaliste cambodgien, qui préféra rester pour couvrir les événements qui secouèrent son pays, on découvre toute la brutalité du régime des Khmers rouges. Le film nous montre l'amitié entre Dith Pran et un journaliste américain, Sydney Schanberg. Ce dernier fut un des rares journalistes à dénoncer le régime et essaiera par tous les moyens de faire sortir Dith Pran du pays. Outre cet aspect documentaire, ce récit est aussi un bel exemple de résistance et du combat d'un homme pour survivre dans un pays soumis à la dictature. Roland Joffé signe une très belle oeuvre qui n'a pas du tout vieilli. A voir ou revoir.
Un film revu en 2019 et qui a un peu vieillit. Un style de cinéma un peu poussiéreux , parfois trop didactique . La tombée du Cambodge au mains des Khemrs rouges,les deniers instants de la communauté occidentale sur place, l'entrée dans la ville; tout cela est bien reconstitué mais manque un peu de subtilité. Un cinéma de témoignage qui privilégie le Drama et le pathos .