Malheureusement même si ce Délivrance a été bien considéré, il a considérablement vieilli et s’est largement fait surpasser en termes d’intrigue, de nature, « d’horreur » et d’à peu près tout. Le film est lent, mou, long, il ne se pas grand-chose avec des plans qui s’éternisent ou de simple balade en canoë. Les dialogues sont incroyablement vides, le casting est pourtant bon mais l’ensemble et particulièrement certaines scènes ne font pas crédibles. Une note « gentille » plutôt pour ce qui l’était que ce qu’il est devenu.
Ambiance lourde, personnages inquiétants, une réalisation de qualité, ... Tout est réuni pour faire de ce film une tuerie, sans faire de jeu de mot minable. Mais en fait non. C'est trop mou, ça parlemente des heures, l'action se résume en deux lignes, donc finalement on s'emmerde. C'est bien dommage, car il y avait beaucoup mieux à faire.
Un film dont on ne ressort pas indemne. L'univers est stressant, les situations extrêmes ( surtout celle du viol, atroce mais monumentale). Un classique signé Boorman!
Mouais. Vu il y a 10 ans, j'avais été choqué par la scène du viol. Revu hier et finalement c'est assez inoffensif. J'aime beaucoup le début du film -générique inclus- jusqu'à la scène du banjo et je trouve que ce cinéma à le mérite d'être très vivant tout en étant très simple, dénué d'artifice, sobre, mais ce qui vient après... je ne sais pas, c'est très bien fait et assez épatant pour un film de 1972 (encore que je manque de point de comparaison) mais même si l'histoire est accrocheuse et assez bien rythmé, avec le recul je ne trouve pas le film marquant ou essentiel. Il manque peut-être un propos, comme souvent, j'imagine... A voir une fois.
Terrifiant , délivrance est un film définitivement monumental. Boorman mérite vraiment considération au regard de sa filmographie , ou délivrance tient l'un des rôles majeurs .
Un film culte mais un peu vieillot comparé aux films d'aujourd'hui qui sont cent fois plus choquant. Alors oui, il est un modèle du genre et il en faut bien pour permettre au cinéma de progresser (par ailleurs, certaines scènes ont dues inspirer les réalisateurs de La Colline a des Yeux).Cependant et mise à part la scène de viol (d'un homme!),le film a été à mon sens un peu suréstimer. C'est quand même pas mal grâce aux acteurs (Reynolds, Voight...) et à l'analyse psychologique des personnages. L'homme livré à la nature et par la suite à lui-même (en phase avec ses propres pulsions déstructrices) est un thème très intéressant. Je deviens philosophe,ma parole. Selon Hobbes,l'homme est un loup pour l'homme. A vous de vérifier.
Très avant-gardiste pour l'époque dans le genre gore On ne sort pas indemne de cette aventure Un sentiment de mal-être nous tient tout le long du film Je le recommande
Reflet symbolique de la nature double de l'homme, aspirant au confort et au vernis de la civilisation tout en éprouvant de viles pulsions sauvages, la rivière alterne entre un calme apparent et de dangereux rapides. Tandis que Lewis exprime avec délectation son entité profonde voulue en adéquation avec les règles de survie en milieu hostile, ses trois compagnons sont confrontés à des doubles primaires d'eux-mêmes dont ils vont se rapprocher moralement dans leur désir de leur échapper. Battant en brèche le mythe du "bon sauvage", le récit illustre les bas instincts de l'Homme qui prend la nature pour prétexte soit d'un sursaut d'écologie hypocrite soit de catalyseur à sa violence. Un pamphlet qui questionne, malmène, bouscule.
Film choc des années 70 qui a perdu de sa superbe au fil des ans. Il reste un très grand film surtout pour ses qualités cinématographiques. Exclusivement tourné en milieu naturel et sans trucages numériques évidemment ! Images impressionnantes quand on sait que c’est de l’authentque ! Le film fut précurseur pour son message – la nature belle et idyllique, c’est du pipeau de baba cool – et sa violence, moins affichée à l’époque – dont la première scène de viol masculin dans un film ! On est saisi par la montée lente de la tension et du suspense, en revanche déçu par une interprétation très standard, à l’exception de Jon Voight. Il reste cependant une référence à revoir.