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Jean-Marie S
36 abonnés
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4,0
Publiée le 24 novembre 2012
John Boorman est vraiment l'un des plus grands réalisateurs du siècle passé. Sur un pitch qui tiendrait sur un ticket de caisse, où quatre amis partent faire du kayak sur une rivière un peu retirée et tombent sur des individus un peu dérangé du ciboulot, il en fait une oeuvre dantesque. L'ambiance typique de ce cinéma 70's qui filme constamment en plan moyen voir large, cette propension à instaurer une distance avec la réalité pour mieux nous emprisonner sur les pas de ces hommes ou cette ambiance musicale folk et électronique qui rappelle Cannibal Holocaust et d'autres oeuvres où la réalité est mêlée par le fantasme, le délire. Il y a tout ça et plus encore dans les mésaventures vécues par Jon Voight et Burt Reynolds, tout deux impeccables. Une expérience de visionnage viscérale qui fait encore aujourd'hui de Délivrance l'un des survivals les plus efficace jamais tourné.
Quelle claque ! On a une boule au ventre du début à la fin ! Une ambiance absolument géniale et pesante au milieu de cette Amérique profonde des années 70 !
Des randonneurs du dimanche lors d'une descente en rapide où ils ne seront pas confrontés seulement aux dangers de la nature, mais aussi à des montagnards détraqués. L'ambiance est bien lourde (dans le bon sens du terme) et angoissante, malgré que les personnalités de ce groupe hétéroclite ne soient pas toujours très convaincantes. Mais globalement le côté thriller est très bien réussi et très prenant, avec un Jon Voight qui finit par spoiler: prendre le dessus . Mais que dire de son personnage intéressant et de son soutien actuel des crimes sionistes, son mépris des droits des palestiniens, ou son soutien aux guerres injustes et sanguinaires de g.w.bush!?
Delivrance est vraiment un film singulier et unique. L'histoire est assez lente à se mettre en place avec cette descente en canoë entre amis. La suite du scénario est bien pensée et s'avère beaucoup plus captivante. Une prestation d'acteurs convaincante, une réalisation maitrisée avec de très jolis décors, en bref un bon film qui laisse pensif si l'on reste patient pendant quelques minutes.
L'amérique sauvage, dans tous les sens du terme... On a l'impression que les acteurs sont en freelance, et ca rend le film très réaliste. Quelques longeurs tout de même...
Très bon survival, qui inspira bon nombre de films récents. Les acteurs sont excellents, l'histoire très bien maitrisée et racontée. Quelques longueurs cependant, mais ça n'entache que très peu la qualité du film. A voir!
Décidemment dans la vie il y a toujours des imprévus, qui parfois peuvent être de taille et très dangereux. Ce qui devait être une simple descente en canoé-kayak entre quatre citadins américains, se transforme progressivement en un véritable cauchemar, une terrible descente aux enfers. Un film qui fit polémique à sa sortie par sa violence encore assez rare à l'époque dans le monde du 7ème art. J'en veux bien sur pour preuve cette fameuse scène malheureusement culte du viol homosexuel, le premier dans l'histoire du cinéma. A défaut d'être particulièrement réaliste, cette scène est vraiment atroce pour le spectateur qui ne voit rien mais qui devine tout et je crois honnêtement que c'est encore pire... Délivrance est un classique du genre "survival" mais on pourra déplorer une fin un peu trop simpliste, mais il n'empêche que les protagonistes qui ont vécu cette aventure à la tournure dramatique en resteront traumatisés profondément et de manière définitive...
Survival culte des années 70, ce film est toujours pour moi une référence. Dans une première partie le réalisateur prend le temps de présenter ses personnages et la rivière qui tient une place importante dans l'histoire. Evidemment, il n'évite pas les stéréotypes (le dur, le lâche, l'intellectuel...) mais ne sommes nous pas tous des stéréotypes ? spoiler: Arrive la scène du viol qui a fait la réputation du film. Pourtant le réalisateur a le bon goût de ne presque rien montrer excepté la nudité, une claque sur les fesses et des gémissements des plus humiliants. Puis vient la suite passionnante avec la vengeance/erreur et les mensonges durant l'enquête. Ce qui m'a choqué, c'est l'image du corps au membre tordu (le bras formant un angle bizarre derrière le dos) par les flots d'un des protagonistes, un mari et père de famille parfait, mort noyé.
Le début est longuet , puis on part sur une action trouble . Pas terrible . Une chute un peu spéciale mais bof quoi . spoiler: En gros deux gros pervers homo font des sienne sur un groupe d'amis en canoé
Pour les décors somptueux , regarder le , mais ne dépenser pas trop pour ça .
On m'en a beaucoup parlé de ce film, résultat : j'ai réussi à être déçu. Je ne lui ai rien trouvé d'extraordinaire, évidemment il faut le remettre dans son contexte, un film de 1972 qui est intéressant certes, mais comparé à l'éloge dont on m'avait fait part... Je n'ai pas accroché sur la scène trash du film (le viol) qui manque de réalisme, et je trouve Jon Voight bien meilleur acteur avec des années de plus dans la gueule. De même, certaines longueurs sont présentes dans le film et on ne peut pas dire que le scénario soit exceptionnel : une randonnée en barque. Bon j'exagère un peu, mais c'est vrai que je m'attendais à un petit bijou, ce sera pour une autre fois. A voir tout de même.
Délivrance, de John Boorman, est un peu le Stand By Me version adulte, pour le périple dans la nature de quatre amis, venus faire du canyoning avant que la rivière ne disparaisse pour construction d'un barrage. Un périple en pleine forêt qui va rapidement se transformer en thriller, où vengeance et survie feront partis du quotidien de nos personnages. Les dialogues y sont soignés, son étude du subconscient humain également mais on était en mesure d'en attendre davantage, au vu des notes qui le représentaient.
John Boorman nous plonge dans des aventures nous réservant bien des surprises, basées sur le roman éponyme de James Dickey qui en profite pour être scénariste. Synopsis : quatre randonneurs partent au fin fond des Etats-Unis pour descendre une rivière en canoë. Mais rien ne se passe comme prévu. Dans ce scénario fichtrement bien foutu, on arrive à reconnaître les consonnances écologiques pures et dures avec, en toile de fond, une symbolique parfaite des éléments, à savoir la peur de l'eau, l'appel de la forêt et l'instinct de survie notamment. Au travers des personnages super bien travaillés et excellement campés, on sent naître la symbiose parfaite de ces quatre copains partis faire une virée. Ici, on ne palpe pas, on arrive à dresser le portrait type d'une Amérique désabusée qui, à l'instar de ces héros, se portent garant d'une société en plein essor. Nos quatre compatriotes imprègnent ce film d'une ambiance étourdissante blasphèmatoire subtile et sublime. Jon Voight (déjà vu dans l'anthologique "Macadam cow boy"), Ronny Cox (il devra beaucoup à Verhoeven par la suite : "Robocop", "Total recall"), Burt Reynolds (révélé lui aussi ici, on le retrouve ensuite à l'affiche de "Plein la gueule" d'Aldrich et de "Striptease" d'Andrew Bergman) et Ned Beatty (vu par la suite dans "Superman", "Les hommes du président", ...) irradient (le terme est faible !) l'écran à souhait. Chapeau bas, chapeau haut, et plus de chapeau !!! A celà, ajoutons une musique pas désagréable du tout et plutôt revigorante (le morceau de guitare avec le gamin est sans doute le moment le plus intense), une réalisation baroque et assez violente sur les bords, un montage frénétique alliant suspense et évolution crescendo de la psychologie des personnages, et l'on obtient un film culte du septième art. Pourquoi 2 étoiles ? L'enfer est non seulement vu sommairement mais il aurait pu aussi être montré dans toute sa splendeur dans une fin qui, je trouve, se termine légèrement en queue de poisson. Sinon, l'intensité en vigueur est bien présente. "Délivrance" a sans doute marqué les esprits (je ne remets pas en cause ses 2 nominations) mais n'est plus aussi consistant que "L'exorciste" je trouve. Spectacle racé (et peut être un peu trop court ?) mais qui a tendance à s'effriter. Il n'en reste pas moins un film à voir pour l'ingénieux Boorman. Âmes sensibles, s'abstenir.
J'ai attendu d'avoir bientôt 40 ans pour voir ce film. J'aime cette idée de garder des films en réserve , avec l'intention de les voir un jour tout en laissant s'écouler les années et un jour , c'est le grand jour, vous vous décidez à le regarder car vous considérez que c'est LE moment. Et bien , pas déçu du voyage en canoë. Très étonné de découvrir après coup que ce film est duré 1h50 tellement cela a déferlé plutôt que ruisselé. Je crois que Boorman aurait pu nous faire un film d'aussi bonne qualité de 2h30, cela aurait passé sans problème tant on s'attache très vite aux 4 personnages des embarcations. Beaucoup de choses on été dites dans les critqiues précédentes, pas la peine de faire redondance, si ce n'est pour vous conseille de voir ce film, c'est un grand moment !