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Shékiinä .
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2,0
Publiée le 13 octobre 2012
Le point de non retour du réalisateur John Boorman mérite plus d'éloges que Délivrance, même si ce n'est pas le même genre. Devenu culte que grâce à la scène du viol (première scène de viol homosexuel au cinéma dit-on), et la rencontre musicale au début entre un banjo et une guitare avec le petit garçon au comportement étrange. Traité trop légèrement, le film ne décolle pas et ne parvient ni à émouvoir ni à terrifier, c'est lent, il ne se passe pas grand chose, on aurait dû l'appeler La rivière où l'on s’ennuie ferme. Ridicule. C'est une allégorie de la guerre du Vietnam, on sent bien que Voyage au bout de l'enfer s'en est inspiré.
Film culte, encore un. Scènes fortes, prises de risques et jeu d’acteurs physique sans aucun doute. Une première partie ou plane un certain mystère, et des personnages inquiétants. Forman dérive vers le film d’action glauque, sans pouvoir donner un sens profond à tout cela. La tension palpable qui monte en pleine nature sauvage et sans issue a inspirée un bon nombre de sequels sur la bande de citadins qui s’égare là où elle n’aurait jamais du s’aventurer. Dans cette version, ils laissent quelques plumes, leur fierté, mais arrivent à garder la tête froide et leurs illusions. La figure du héros surgit à point nommé au beau milieu d’une situation impossible pour sauver l’ego du mêle américain. C’est la seule explication que j’ai trouvé, à la transformation comme par magie d’un des quatre idiots en Rambo avant l’heure, qui arrive à soulever une montagne, (faux spoiler), et sauver tout le monde. Le film redevient un banal film d’aventures légèrement dérangeant, qui se passe dans la nature, avec une vision pas trop complaisante de la white trash, mais qui n’en a pas assez dans le ventre, vu le début qui promet trop, et qui ne donne pas assez après. Sinon Burt Reynolds est inattendu, et le thème à la guitare…virtuose et connu, il est plus dans les mémoires que le film lui-même.
Les années 70 ont vu un grand John Boorman et ce Délivranve en est une preuve éclatante. La violence sert la réflexion. Un film sans concession mais incontournable pour les cinéphiles. 5/5
Une épopée survivaliste au fin fond de l'Amériques profonde porter par un casting magnifique composé de Burt Reynolds et Jon Voight notamment. Un grand classique du cinéma américain !
Culte pour plusieurs générations, le film Délivrance est un peu tombé en désuétude depuis quelques années, ne passant plus à la TV et n’ayant toujours pas d’édition Blu-Ray Zone 2.
C’est bien dommage tant le film est un coup de poing dans la tronche de spectateurs habitués aux happy endings, à la fadeur des survivals de notre époque (seul Le Territoire des Loups se rapproche de la noirceur de ce film) et à la démonstration d’une amitié factice et contemporaine. Ici, tout est radical, pour le plus grand plaisir du spectateur. L’amitié virile n’est pas chantée sur tous les toits, mais elle est palpable dans les premières scènes entre Jon Voigt et Burt Reynolds (sans moustache !), le final peut être perçu joyeux comme triste et surtout, le film est sans pitié avec son spectateur. John Boorman enchaîne les scènes chocs, esthétiques comme mentaux. En effet, il enchaîne des plans fabuleux de la Géorgie et des forêts qui l’entourent avec des scènes de barbarie insoutenables, des dialogues fabuleusement réalistes avec des plans sur les consanguins des petits villages enfouis dans la campagne. Tout est dur et sans pitié pour un spectateur qui assiste, ébahi, à une chasse à l’homme jamais vraiment légitime, donc idéologiquement intéressante et à un retour à la civilisation lourd en émotions.
Il fallait une sacrée bande d’acteurs pour composer les 4 amis et John Boorman les avait en sa possession et en tire le meilleur. En effet, les quatre acteurs principaux sont excellents, avec un Ronny Cox qu’on oublie trop souvent et qui est absolument fantastique. Du côté des rednecks, le casting de tronches est réussi, et s’ils ne sont pas excellents acteurs, ils sont au moins très convaincants. Délivrance est un film passionnant, dur, remarquable en tout point, une vraie claque pour les amateurs de films de genre.
Une scène de ce film est particulièrement traumatisante. Ceux qui ont vu ce film savent de quoi je parle. Jon Voight (le papa d'Angelina) est, comme ses partenaires d'infortunes, excellents dans ce cauchemar d'où l'on ne ressort pas indemne. Un choc!
Que dire de plus hors mis que cette oeuvre est à la hauteur de ses convictions, les paysages sublimes à première vue tranquilles s'avère au fur et à mesure très inquiètant, Boorman montre les diverses réactions que l'Homme peut avoir face à ce qu'il ne contrôle pas.
Une virée entre copains qui vire au cauchemar. Virée dans une région magnifique où la nature est encore reine. Les personnages sont parfaitement définis. La musique joue un rôle primordial. Mais pourquoi se titre ? Peut-être car le fait, comme ces vaillants aventuriers, de quitter sa ville pour se retrouver dans la nature est un signe de délivrance. Peut-être aussi que survivre à leur aventure est une marque de soulagement. Peut-être encore qu'il n'y a pas de délivrance et que jamais rien ne pourra leur faire oublier leur descente.
Un bon vieux film qui prend aux tripes même si le rythme est un peu lent et peut dérouter par rapport aux films plus "contemporains" où il faut que tout aille vite...
Bien que l'histoire semble relativement simpliste, le film est à voir car ayant inspiré grand nombre d'oeuvres future. peut être considéré comme le premier des Survival.
Le père de tous les survival horreur movies. On trouve ici tout les poncifs du genre. Environnement dangereux, vacances, amis, tueurs non professionnels etc... L'excellent quatuor d'acteurs n'y est pas pour rien. Même s'il a vieillit un peu, il reste de par les règles qu'ils imposent pour les 40 années à suivre font de lui un chef-d'oeuvre indetrônable.
Quatre citadins en mal de verdure désirant contempler une nature dans ses dernières images immaculées apprennent à leurs dépens que sous la protection des arbres se cache les pires tourments qu’aucune moralité ne peut raisonner.
Il faut d’abord subir sans comprendre cette déferlante bestiale, se poser puis deviser sur l’acquisition d’une nouvelle peau à l’image de ces coups reçus qu’il faut rendre à l’identique pour ne pas mourir.
Le traqué devient traqueur, extermine à son tour dans un contexte ou le prédateur se retrouve chassé par une curiosité inoffensive venant des villes vite remplacée par une virilité acquise soudainement sur le terrain devant la détermination d’une espèce alignée sur le comportement animal.
La communication avec le rustre local ne dure que le temps d’un air de bandjo euphorique, juste le temps de souffler avant d’aller tester le primitif sur ses terres.
Le contenu est dur parfois insoutenable, récupérateur. Le public outré par les débordements d’une faune à la limite du cro-magnon devient un juge impitoyable appuyant la détermination vengeresse d'opprimés devant se surpasser pour survivre.
« Délivrance » film malsain enrobe citadins et autochtones dans un même produit, une violence subite réexpédiée à l’identique chez l’envoyeur dans des procédures faisant de persécutés de redoutables machine à tuer.
Ce film est un pur chef d'oeuvre... une oeuvre puissante... La découverte de soi-même dans la douleur et la violence... Vous n'irez plus jamais camper de la même manière après ce film... pour ma part, je ne regarde plus quelqu'un qui fait le cochon de la même manière....Aille! pauvre Ned Beatty!!!!