John Boorman sans tact ni tendresse "s'amusait" à faire comprendre aux "angéliques créatures humaines que nous sommes" que la nature n'est pas si bonne, et que l'instinct de l'Homme sauvage, de l'Homme rustre, est profondément mauvais... Le gentil sauvage, Boorman il connait pas... Si Rousseau avait pu voir ce film... le duel au banjo est une scène culte du Septième Art .
Avec cet excellent film, le réalisateur met en évidence la nature primitive de l'homme a l'état sauvage et apporte ainsi un contrepoint a l'idéologie hippie prônant le retour de l'homme a l'état sauvage. Cette expédition dans l'oeuvre est un symbole dans la réalité, elle est rendue comme un hommage a la nature défigurée par l'homme. L'expérience finale du héros à la fin du film pourrait faire penser à une métaphore de le guerre du Vietnam. nature envoûtante et finalement cruelle, hommes à demi sauvages et scène de viol, enfant qui joue du banjo de manière inquiétante. Au final, "Délivrance" montre que c'est un très bon film.
Délivrance est un film éprouvant tant l'ambiance est pesante grâce aux sons naturels et un ryhtme de banjo lancinant comme cette rivière qui conduit finalement nos 4 citadins vers leur pire cauchemard. La scène de viol a dû choquer pour l'époque (Tarantino a du s'en inspirer pour Pulp Fiction) et les scènes sont toutes réglées de façon à ce qu'on vive les aventures avec les personnages au plus près comme si on ressentait les mêmes choses. La nature est omniprésente et la rivière symbolise le dicton "se méfier de l'eau qui dort" car la nature se révèle cruelle lorqu'elle cache en son sein des fous dangereux. C'est un film à voir car il est marquant et qu'il symbolise également le Survival.
Delivrance est il un film ? Je n'arrive pas à le qualifier de film. Faut l'avoir vu pour comprendre, tant il respire le réalisme, tant cette œuvre est spéciale et traumatisante, bref c'est indescriptible il faut le voir pour comprendre, un point c'est tout. Ce que je peux par contre assurer, c'est que les acteurs jouent tellement bien qu'on a l'impression que tout cela est arrivé en vrai, je peux aussi affirmer sans aucune hésitation qu'on est forcément marqué par ce (film????). En tout cas quoi que ça soit c'est un chef d'œuvre unique et incontournable.
Un film dont on ne ressort pas indemne. L'univers est stressant, les situations extrêmes ( surtout celle du viol, atroce mais monumentale). Un classique signé Boorman!
John Boorman nous convie aux joies du canoë. Le problème est que sur les quatre "sportifs" concernés, trois sont novices. De plus, le milieu est sauvage, hostile, et peuplé de gens plutôt rustres... Boorman parvient aisément à créer une atmosphère lourde, où le danger sourd. Les personnages principaux sont bien travaillés, avec une profondeur qui les rend attachants - ou détestables. Ils sont incarnés par d'excellents acteurs, à commencer par Jon Voight. Le film est captivant, sans être toutefois exceptionnel. Les rodomontades à répétition de Burt Reynolds qui tient le rôle obligé de "casse-cou" du film, ou le caractère particulièrement primitif et négatif des "hommes des montagnes" font partie des clichés que véhiculent le film. Mais l'ensemble se regarde sans déplaisir.
Si beaucoup de films montrent la ville comme inquiétante, sombre, angoissante, là c'est plutôt le contraire. En effet, le réalisateur filme une nature malveillante, peuplée d'hommes presque aussi inquiétants. Les protagonistes, coupés du restes du monde, sont comme prisonniers, à la fois de cette rivière, mais aussi de la forêt environnante. La mise en scène permet de donner une vraie intensité à certaines scènes, qui se révèlent être très efficaces. Toutefois, le réalisateur a du mal à tirer réellement profit de l'ambiance qu'il parvient à créer peu à peu dans son film.
Lorsque l'on parle de Délivrance, l'on a souvent tendance à le mettre en relation avec Les chiens de paille, ce qui est je pense une mauvaise idée tant le film de Peckinpah lui est supérieur. Le film de Boorman pose des questions sur la nature humaine, sur notre côté animal, mais sans jamais transcender sa réflexion. Au final, nous avons un film bien fait, captivant parfois, mais jamais exceptionnel, d'où mon incompréhension pour son étiquette de "film culte".
En 1972, John Boorman signait un classique du survival. Une oeuvre traumatisante à la tension telle qu'on en arracherait les accoudoirs de son fauteuil : Délivrance, où quand une simple virée entre potes se transforme en véritable cauchemar remettant en question toutes les valeurs morales qui les ont guidés jusque là. Car c'est de ça qu'il s'agit : de la limite, plus fine qu'on ne le pense, qui sépare la civilisation de la nature sauvage, l'homme de l'animal. Servi par un casting incroyable et une réalisation exceptionnelle (le contraste entre la gravité du thème et la majesté des décors naturels est à ce titre saisissant), ce film choc n'a rien perdu de son impact 40 ans après sa sortie.
Quatre amis "civilisés", un brin écolos sur les bords, décident de descendre une rivière en canoë avant que celle-ci ne soit détruite par un barrage. Quand la prétendue civilisation goute à la prétendue arriération, quand deux Amériques se rencontrent, le choc ne peut être que frontal. Voulant rendre hommage à Dame Nature, ils vont la voir dans toute sa splendeur. Un demi-siècle après sa sortie, "Délivrance" n'a rien perdu de son insoutenable tension. En adaptant le roman de James Dickey (qui d'ailleurs fait une apparition en fin de film), John Boorman tord le cou au mythe angélique d'une nature innocente et bienveillante avec les hommes. Ses rochers escarpés et hostiles, puis les hommes qui y vivent achèvent d'enterrer une bonne fois pour toutes l'idéal rousseauiste. Pourvu d'une photographie sublime et d'un rythme envoûtant, "Délivrance" enchaîne les moments d'anthologie, avec en tête la formidable scène du banjo. Un très grand film.
Excellent film sur le rapport de l'homme moderne à la nature. La réalisation est toujours aussi brillante, les acteurs sont brillants, le scénario excellent aussi. Le film prend son temps à démarrer (l'excellente scène de musique) mais une fois la descente commencé, le suspense nous tient en haleine jusqu'au bout. Je préfère toutefois largement "Excalibur" du même réalisateur.
Scénario bien charpenté, longues séquences aquatiques le spectateur se laisse submergé dans un film digne des torrents les plus tortueux. Vice de forme cependant : l'homme au fusil qui décampe sans son arme et réapparaît 3 plans plus tard bien armé sans parler de l'affiche du film qui représente 3 hommes en cayak et non 4...