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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2007
Delivrance de John Boorman (Pas besoin de grande critique pour décrire une telle claque)
Embarquez pour une promenade en canoë qui, contrairement à la Croisière, ne s'amuse pas... bien au contraire. Ce qui partait comme une sympathique, drôle et rythmée virée en lac se transforme rapidement - et (mal)heureusement !- en survival malsain et fascinant, l'un des meilleurs du genre. Jon Voight, Burt Reynolds et les deux autres compères luttent pour survivre dans un milieu perdu et hostile, auxquels nul ne sortira évidemment indemne, et c'est ce qui choque : Les sequelles laissés aux héros...
Une mise en scène sobre et éclatante dotée d'une certaine "beautée" mélée d'un sentiment de dégout, qui règnent dans cet univers, dont certaines longueurs nuisent assez peu, si l'on adore la musique Country (Yeeea-haaah !) envoutante qui l'accompagne.
Un chef d'oeuvre du "Survival", qui ne perd -presque- pas son pouvoir choquant et sombre. A voir au moins une fois dans sa vie pour se faire une idée.
Référence des seventies, inspiration du futur "La colline a des yeux" et autres "Détour mortel", ce film est sans aucun doute un poil surestimé mais reste un très grand film. 4 amis partent faire du canoë mais croisent 2 montagnards... La force du film est d'abord son scénario (rencontre, banjo, descente, drame, vengeance et enquête) très structuré et en même temps sans temps mort. Les acteurs sont tous bons. On peut être agacé par la longueur des premiers 3/4 d'heures et quelques erreurs de raccords mais ça restent peu important. Avec 2-3 scènes fortes et un très bon suspense ( à défaut d'une vraie angoisse) ce film reste un must.
Film Culte du cinéma américain des années 70(s), Delivrance s'impose comme une oeuvre majeur. Un 1er plan nous montre une belle forêt, mais la désillusion arrive trés rapidement lorsque l'on voit des grue ravager le paysage. La forêt sauvage est violée par les machines humaines. Un "viol" qui annonce celui de Ned Betty dans une scène d'anthology. Démarrant sur une intrigue simple, proche du film d'épouvante, Délivrance dévie vers le "road movie"? le "survival"? ou alors le "thriller"? Difficilement classable, le film de Boorman nous parles des Etats-Unis en 70(s) et surtout du meurtre du "Père", de "L'Autre", je parle bien sur de "L'Indien". Mais ce dommage qu'ils causent leurs retournera dessus de façon trés violente et quasi inexplicable. D'ailleurs, la mésentante entre le joueur de banjo et l'un des touristes américain est synonyme de l'imposibilité de communication entre les 2 cultures. Parlons de l'ensemble maintenant; les décors sont superbes et surtout impréssionants, trés présent, ils jouent un rôle déterminant. Jon Voigt, Burt Reynold, Nick Nolt et autres sont inoubliables, ils marquent leur personnages au fer rouge. La mise en scène joue avec nous. Les apparitions en sont t-elles? Les moments de silences et de regard entre les dégénérés et les voyageurs sont inquiétants, voire oppréssants. Il reste la mort mystèrieuse de Nick Nolt, succide ou meurtre? Un passage trés dérangeant car sa mort n'est même pas suggéré, ou alors à peine. Délivrance est trés important, c'est une expèrience à voir absolument.
Authentique et surtout premier "Survival" de l'histoire du cinéma, ce film a beaucoup marqué les esprits lors de sa sortie en salles dans les années 70. Toujours d'actualité et n'ayant pas trop subi les affres du temps, le "Delivrance" de John Boorman est à re(découvrir) d'urgence, surtout pour la nouvelle génération sevrée aux "Hostel" et consorts. D'une violence et d'un sadisme rare pour l'époque, filmé dans un décor naturel d'une beauté sauvage où même la nature peut se révéler aussi dangereuse que les fous qui s'y trouvent... Le père du "Survival", c'est ce film ! Respect total.
Un superbe film aux scènes magnifiques et parfois terrifiants. De trés bons acteurs, une très bonne réalisation, une histoire prenante et une très agréable bande son font de film de ce film, un vrai film d'aventure !!!!
Avec "Délivrance", John Boorman signe un chef d'oeuvre et marque de son empreinte un genre qu'il crée: le Survival. 4 trentenaires, décident de descendre la tumultueuse rivière de Chatooga en canöe, avant que celle-ci ne disparaisse à cause de la construction d'un barrage. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'autre chose, de bien plus menaçant que des rapides, les attends... En "cassant" le mythe new-age d'une nature idyllique et protectrice, Boorman prend le contre-pied total de l'air du temps. Ici la nature est hostile, menaçante, et ses "rejetons", sont des bouseux de l'Amérique profonde, consanguins, pervers et brutaux. Le mythe du bon sauvage en prend aussi, au passage, un sacré coup! La mise en scène de Boorman, contemplative au début (paysages paradisiaques, scène culte du banjo), devient nerveuse et une violence sourde s'installe progressivement jusqu'à la fameuse scène choc du viol. A partir de ce moment, les héros basculent en enfer, la civilisation ne les protège plus, la morale disparait, seul la survie compte. Le scénario en béton, démontre définitivement que l'homme est un loup pour l'homme. Le casting, notamment Burt Reynolds et Jon Voight est parfait. Mais le véritable personnage centrale du film est la Rivière elle même. Condamnée à brève échéance, elle semble vouloir se venger en tentant d'emporter dans un dernier râle, la vie de quatres citadins un peu trop sûr d'eux et symboles d'un monde moderne empiétant inexorablement sur des espaces encore vierges... Le film est aussi une confrontation, de l'homme contre la Nature, de citadins contre des ruraux, mais aussi un duel psychologique et moral, un duel intérieur dont chaque personnage ne sortira pas indemne. Grand film d'aventure, référence ultime du Survival, Délivrance se vit comme une expérience, captivante, éprouvante et qui a marqué pour longtemps toute une génération. Un des grand film culte des seventies!
Un classique du film d'aventure qui dérive sur le cadre des conséquences qui suivent l'histoire. Quelques scènes cultes et choques. Note: excellente musique de guitarre et de banjo au début du film. Domage que le son ne soit développé qu'en Mono. Note :On aimerait que l'aventure dure encore plus longtemps!
Brutal, violent par moments (la scène de l'aggression, culte et prenante, qui prend litéralement par surprise les spectateurs comme les héros), le film sait aussi se faire beau et contemplatif. Néanmoins un électrochoc, un film sur la violence et l'autodéfense. Jon Voight et Burt Reynolds (sans moustache !!) sont grandioses, Ned Beatty et Ronny Cox aussi. La scène des 'Duelling Banjos', avec cette musique archiculte, est superbe. Celle, finale, que je ne révèlerai pas pour ceux qui n'ont pas encore vu le film (qu'attendez-vous donc ? Une victoire de l'extrème-gauche ?), est on ne peut plus marquante. Un vrai grand film, dont je ne me lasse pas.
Une nouvelle vision, quarante ans après sa sortie, n'a pas tari mon enthousiasme envers ce film, une splendeur, le meilleur de John Boorman. Délivrance garde intacte sa force d'évocation, boostée par la puissance de sa mise en scène et la qualité des interprètes du film. Sous couvert de l'affrontement de quatre citadins de l'upper middle class avec une nature hostile et ses ploucs arriérés, voire violents, Boorman cherche en fait à mettre en évidence le problème du dialogue entre quatre hommes et leurs semblables bruts de décoffrage, autistes, d'une autre époque d'une part et avec une nature sauvage et belle qui sait qu'elle n'a plus rien à perdre - le fleuve envahit par les eaux d'un barrage - d'autre part. Il s'agit aussi de la vision d'un monde qui s'effondre, de la fin d'une époque (nous sommes en 1971, début des seventies). L'expulsion des habitants de la vallée menace et, à l'issue d'une terrible scène, même les morts sont dérangés dans leur sommeil. Délivrance est un film violent, sans concession. La scène du viol au milieu du film a dû choquer plus d'un spectateur. Le film montre aussi le problème du refoulement pulsionnel à travers le retour de l'animalité (le personnage joué par Ned Beatty réduit à l'obligation de mimer le cochon). Autre signe de régression préhistorique : l'usage étonnant de l'arc et des flèches. D'ailleurs, on peut s'étonner de la scène où John Voigt vise le cerf et ne peut tirer comme Robert de Niro dans Voyage au bout de l'enfer. Film pessimiste, sans espoir, anti moralisateur, seul cependant l'art à travers la musique laisse aux hommes la seule chance de communiquer. On n'oubliera pas de sitôt la scène du banjo au début du film. Le personnage joué par Ronny Cox interpelle et peut se faire comprendre avec un adolescent autiste, fermé mais éveillé par les sons mélodieux du banjo. Délivrance peut aussi être vu comme le rite initiatique d'un trio qui s'est vu trop fort pour affronter une nature sauvage une dernière fois quitte à la souiller et à être aussi, à leur tour souillé (le viol) ou cassés, au sens propre, voir le corps disloqué du cadavre. John Boorman est un véritable artiste sur le plan visuel, il photographie au mieux les cadres tant qu'à la lumière que dans la pénombre où les sons prennent le pas sur l'image, sons hostiles ou merveilleux : la menace qui rôde sur les personnages envahit la sérénité du cinéphile. Les êtres humains sont très fragiles, fétus de paille dans la nature. La scène où le quatuor d'amis dort à la belle étoile le montre bien, comme si ils avaient la nécessité d'une protection supplémentaire à leur tente. Finalement, ce sont les deux "victimes" du viol qui sortent les vainqueurs de cette histoire laissant le dépositeur moral de la loi mort et le téméraire quasi amputé. Suprême ironie, ce sont les "ploucs" qui nourriront les deux rescapés à la fin de leur aventure tragique. John Boorman, par le professionnalisme de sa mise en scène, le règlement des problèmes techniques des effets spéciaux (les scènes des rapides sont très maîtrisées et semblent hyper réalistes), a vaincu les éléments. Saluons aussi, dans leurs meilleurs rôles, les performances de Ned Beatty (à la palette de jeu très variée) et de John Voight (à la fébrilité ambiguë). Délivrance sera la source future d'inspiration de bien des cinéastes. Un film inoubliable et grandiose.
Ce film est indispensable à la culture cinématographique de chacun ! Il est vrai que les acteurs ne sont pas excellents, mis à part peut être burt reynolds. En tout cas, j'ai adoré l'idée de ce film. Une nature hostile à l'homme, alors que jusqu'à maintenant, c'ètait absolument l'inverse. La nature était faite pour l'homme etc... Une violence inouïe se dégage de ce film, notamment la scène de la rencontre avec les deux chasseurs. Au niveau scénario, ce film est quasi-parfait ( la fin peut-etre un peu longuette). Le début du film est mémorable: la scène des deux banjos, où l'enfant représente purement la nature, joue trop vite pour un homme peu habitué à ce rythmr effréné. Un film fort, dur, puissant, quifait donc beaucoup réfléchir.
Ce film, culte pour une génération de quarantenaires, et pas pour rien...une vrai leçon de cinéma. Comment l'éternel sujet du "se perdre pour se trouver" atteint ici sa quintessence avec beaucoup de justesse et de simplicité. Un voyage, des acteurs, une musique...